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Des députés communistes utiles pour faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance

Le quinquennat qui s’engage sous la présidence d’Emmanuel Macron est lourd de menaces pour les conquêtes sociales et les droits des salariés. Il appelle la mobilisation de toutes celles et ceux qui, à gauche, aspirent à faire reculer enfin les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance pour œuvrer à la construction d’une société plus juste, plus démocratique, sociale et écologique.

Au cours de la précédente législature, les députés du Front de Gauche ont été les seuls à combattre, dès 2012, les forces de l’austérité et les mauvais coups d’une majorité aux ordres du patronat. Leur fermeté et leur ténacité ont permis de construire des convergences avec les députés issus des rangs socialistes et écologistes, qui ne se reconnaissaient plus dans les choix gouvernementaux. Convaincus qu’il est possible de reconstruire une gauche de combat porteuse de progrès social, économique et écologique, les députés du Front de Gauche ont multiplié les initiatives législatives, exercé un travail permanent d’alerte et de contrôle sur l’action gouvernementale, poussé leurs collègues au dépôt d’une motion de censure contre la loi Travail.

Le débat sur le projet de loi travail a ainsi permis de tracer les contours d’une autre gauche, décidée à retrouver le chemin de l’émancipation et du progrès social et fière de l’héritage des luttes sociales qui, du repos dominical aux 35 heures en passant par les congés payés, du salaire minimum au droit à la retraite en passant par la Sécurité sociale, ont permis de forger ce modèle social et républicain qui est aujourd’hui le patrimoine commun de millions de nos concitoyens.

Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, il est plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets antilibéraux et de transformation de la société. Les députés du Front de Gauche ont vocation à jouer un rôle moteur dans cette reconstruction attendue de la gauche, à créer des passerelles, à faciliter le dialogue et l’élaboration de stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Nous ne pouvons nous permettre de ruiner en de vaines querelles intestines l’espérance de ceux qui aspirent à voir la gauche relever la tête et se battre, pied à pied, contre ceux qui tentent d’imposer à la France la voie d’un libéralisme forcené.

Nous devons prendre la mesure des défis qui nous attendent : le programme d’Emmanuel Macron s’inscrit dans l’exacte continuité de la politique conduite ces quinze dernières années. Il ne se fixe aucun objectif ambitieux ni en matière de croissance, ni en matière d’emploi, mais il veut en revanche prolonger le travail de casse du droit du travail et des droits sociaux.

Il promet ainsi de renforcer la loi Travail, de faciliter les licenciements, de plafonner les indemnités prud’homales, de promouvoir le travail dominical, de soirée et de nuit, d’institutionnaliser la précarité par l’ubérisation du marché du travail… Il veut encore réformer l’assurance chômage, en privant les salariés de tout pouvoir de décision en matière de couverture chômage, réduire également de 20 milliards d’euros supplémentaires l’imposition des entreprises, inciter les entreprises à proposer des heures supplémentaires à l’heure où des millions de Français sont privés d’emploi.

Emmanuel Macron ambitionne enfin de réduire de moitié l’impôt sur la fortune au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de réduire de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la Sécurité sociale et des services publics.

Toutes les préconisations de ce programme rejoignent celles de Bruxelles et passent sous silence les enjeux essentiels de la maîtrise sociale de l’argent des banques et des entreprises, de la répartition des richesses, du renforcement des mécanismes de solidarité, de l’augmentation des revenus et des minimas sociaux, de l’élaboration d’une véritable stratégie industrielle, de la conduite d’une politique énergétique et environnementale ambitieuse…

Son programme, inspiré par les vieilles lunes du néolibéralisme patronal et technocratique, flatte la réussite individuelle, la concurrence de tous contre tous, pour mieux renforcer les inégalités sociales et affaiblir notre pacte social.

Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de la finance sera demain plus que jamais au cœur des combats de la gauche. Pour bâtir une majorité de gauche et mettre en échec l’archéo-libéralisme de Macron, il nous faut fédérer le peuple de gauche, dialoguer et unir nos forces. C’est la tâche difficile et exaltante qui nous attend au long de cette campagne législative et qui nous attendra demain dans l’hémicycle ! 

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