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Rencontre Macron-Poutine : Passer de l'opération de communication à une politique de sécurité et de coopération collectives

La recherche nécessaire d’un « dialogue exigeant » , voire celle d’un nouveau partenariat avec la Russie, au-delà des intentions, doit se traduire par une véritable implication de la diplomatie française dans des propositions et une politique extérieure portant sur la définition de nouveaux espaces communs de sécurité et coopération collectives, contrecarrant les logiques de guerre et promouvant au contraire la recherche d’une solution pacifique, politique et diplomatique, des conflits.

Or rien, dans les intentions affichées par le président Emmanuel Macron devant Vladimir Poutine, ce 29 mai, ne laisse entrevoir que la diplomatie française s’engagerait dans une telle direction.

S'agissant du conflit en Syrie, comment parler de « relancer une solution politique contre le terrorisme incluant la Russie » quand, dans le même temps, à l'occasion du sommet de l’Otan, c'est d'un engagement direct de l'Alliance atlantiste dans la coalition internationale, sous commandement américain, qui a été décidé ? Et cela, dans un contexte où le Président des États-Unis vient de conclure un accord d’armement avec l’Arabie saoudite de 100 milliards de dollars.

La France devrait notamment prendre ses distances avec la politique nord-américaine et œuvrer à la tenue d’une conférence internationale de l'ONU pour la paix et le développement au Proche-Orient, mettant autour de la table les représentants de tous les pays et forces impliqués dans les conflits dans la région.

S'agissant du conflit ukrainien, comment prétendre relancer la recherche d’un nouveau partenariat avec la Russie et relancer le processus de mise en œuvre des Accords de Minsk tout faisant porter sur la seule Russie l’entière responsabilité de la situation actuelle qui a déjà fait plus de 10 000 victimes ? et en menaçant la Russie de sanctions supplémentaires, comme lors du G7 de Taormina.

Sans dédouaner la Russie de ses propres responsabilités dans ce conflit, force est de constater que les pays occidentaux, États-Unis en tête, portent une très lourde responsabilité dans l’évolution catastrophique de la situation dans l'est de l'Ukraine et dans tout le pays, et dans les relations avec la Russe depuis déploiement des forces de l’OTAN dans son voisinage.

La France se grandirait en recherchant les conditions d’un authentique partenariat avec la Russie pour la sécurité et la coopération collectives en Europe, en rompant avec sa politique interventionniste et militariste déployée dans le cadre de l’Otan et inscrite dans le marbre des traités européens.

Le président Macron dont nulle vision ou ambition neuve de politique extérieure ne transparaît pour l'heure aurait été bien inspiré de plaider pour la proposition adoptée à l'unanimité en février au Parlement français à l'initiative des élus communistes et Front de gauche de l'organisation, sous égide de l'ONU, d'une COP de la finance mondiale, de l'harmonisation et de la justice fiscale

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