Accueil
 
 
 
 

Irma : L'urgence d'un développement humain et solidaire durable et planétaire

La solidarité financière et matérielle s'organise suite au passage du l'ouragan Irma qui a notamment frappé les îles Saint-Martin et Saint-Barthélémy, ainsi que Cuba et la Floride.

S'il est impossible d'établir un lien direct entre une catastrophe et le changement climatique, leur nombre interroge – des pluies torrentielles, ouragans et cyclones, coulées de boue ou effondrement de terrains, inondations ont touché des millions de personnes, cet été, dans des pays en développement. Surtout, la puissance, l'ampleur et la multiplication de ces événements à l'échelle planétaire conduit à établir une relation avec le réchauffement des températures globales, et notamment celui des températures de surfaces des océans dans diverses régions.

Au delà du traitement médiatique inégal selon les régions du monde, les peuples et les États, qui révèle des sympathies politiquement sélectives, on ne peut que constater que les conséquences de ces catastrophes sont différentes selon les pays. Elles sont en effet plus graves dans les pays pauvres où les États ne disposent, ni des moyens humains ni d'installations adaptées, pour protéger leurs populations.

L'urgence est au développement humain et solidaire durable et planétaire.

Il faut accélérer le rythme et le niveau des engagements climatiques des pays riches et industrialisés, premiers responsables du réchauffement climatique. Il est donc urgent de prolonger l'Accord de Paris par des mesures contraignantes et vérifiables, différenciées et fondées sur des principes de solidarité et d'équité.

Ces pays doivent également tenir leur engagement, en direction des pays en développement, de leur verser 100 milliards de dollars, par an, le plus rapidement possible et au plus tard en 2020, pour qu'ils puissent réaliser les projets d'adaptation à la hauteur des enjeux, développer la recherche et la coopération par le transfert des technologies avec les brevets associés, activer le mécanisme « pertes et dommages » au profit des pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles.

L'engagement, sans attendre, d'une négociation sur un prolongement de l'Accord de Paris concernant le versement d'une aide spécifique aux pays en développement afin d'accompagner leurs efforts, notamment en Afrique, pour se doter, conformément aux recommandations du GIEC, de ressources en électricité décarbonée (barrages hydrauliques, centrales solaires et nucléaires).

 

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.