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L’Europe macronienne de l’austérité, de la crise et de la guerre n’est pas la nôtre

Le Prince-Président Macron vient pour la seconde fois en un mois de se livrer à l’exercice d’un discours-cadre sur l’Europe. Loin de « refonder » l’Europe comme il le prétend, sa vision stratégique renforce les ferments de crise et de guerre que porte l’évolution de l’Union Européenne.

La réforme de la zone Euro n’est possible que si l’on rompt avec la logique carcérale avec laquelle l’Union Européenne et la BCE ont instrumentalisé la monnaie unique. La « refondation » de l’Union Européenne n’est possible si l’on rompt avec les diktats austéritaires et néolibéraux des traités européens. Cela commence par la rupture avec le pacte budgétaire, au besoin unilatéralement. Elle n’est possible que si la confrontation avec les conservateurs et néolibéraux est assumée, en particulier avec la droite allemande.

Comment parler de « refondation » alors qu’en France la destruction du code du travail et les mesures annoncées concernant le budget 2018 sont pleinement en lien avec les dogmes libéraux des traités européens ? La convergence fiscale et sociale annoncée par Macron renforcera les politiques austéritaires qui maintiennent le continent dans la crise et la stagnation économique et nourrissent les graves déséquilibres économiques internes.

Comment parler d’ « Europe de la défense » sans poser la question des liens avec l’OTAN ? L’Europe de la défense imaginée par Macron est soumise aux ambitions et à la dérive militariste des va-t’en guerre de tous poils qui ne font qu’exacerber les tensions, en particulier à l’est du continent.

Comment parler de défense de la démocratie et de valeurs européennes alors que dans le même temps en France l’état d’urgence et la soumission de la justice aux mesures administratives sont en train de passer dans la loi ?

Non, l’Europe macronienne de l’austérité, de la crise et de la guerre n’est pas la nôtre. Une « refondation » de l’Europe passe par la remise en cause profonde de la logique néolibérale qui sous-tend la construction de l’UE depuis l’Acte Unique et le traité de Maastricht. Nous récusons l’idée selon laquelle les peuples n’auraient le choix qu’entre le néo-libéralisme austéritaire et autoritaire, dont Macron se fait le promoteur, et les replis xénophobes et nationalistes. Il est urgent d’avancer vers d’autres accords européens qui se donnent pour ambition de construire une union des peuples libres, souverains et solidaires et qui font du continent européen un espace de coopération, de paix et de sécurité. C'est cette vision que nous construisons avec les forces progressistes européennes. Rendez-vous les 10 et 11 novembre, pour le Forum européen de Marseille, où de réelles alternatives seront proposées.

 

 

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