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Synthèse de l'assemblée générale de la section de Pierre-Bénite - 69

 
 
 
 

Synthèse de l'assemblée générale de la section de Pierre-Bénite - 69

le 01 June 2011

Trois AG se sont tenues. Le 4 avril, le 9 mai et le 28 mai. Elles ont  rassemblé plus d'une cinquantaine d’adhérents. Un débat public a eu lieu  le samedi 14 mai avec 45 personnes adhérentes et non adhérentes ayant  soutenu nos candidats à la cantonale de mars 2011. Ces débats ont porté  sur la situation politique, sociale et économique – les résultats des  cantonales – les échéances électorales de 2012 avec les éléments  fournis par le Conseil National. Quels éléments se dégagent de ces débats très riches ? Il y a accord pour affirmer que la situation politique, économique et  sociale se dégrade rapidement, démontrant que la crise est toujours là en  France et en Europe, avec un élargissement du nombre de ses victimes et une  aggravation des inégalités entre le plus grand nombre privé de tout et une  minorité très réduite qui continue de s’enrichir honteusement. Il est  inacceptable que les Etats, l’Europe et le FMI veuillent encore faire payer  les peuples au travers d’une austérité renforcée qui contribuerait à  aggraver la crise. Cette situation appelle du courage politique pour mettre en œuvre une  nouvelle politique économique et sociale en rupture avec celle menée ces 25  dernières années en France et en Europe par la droite ou la social-  démocratie. Les mouvements de luttes engagées dans les pays arabes, dans les pays  européens comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, la Grande Bretagne, le  Portugal et en France contre la réforme des retraites sont appréciés. Ils  démontrent que du nouveau émerge redonnant espoir et combativité. Les  expériences progressistes en Amérique du sud vont aussi dans ce sens.  C’est cet ensemble qui contribue à mettre le capitalisme sur la  défensive. Il est possible de changer la donne, du local au mondial. Une nouvelle politique économique, sociale et écologique dans notre pays  doit reposer sur 4 grands axes : répondre aux attentes et besoins sociaux  urgents en tout domaine – engager des transformations radicales visant à  produire beaucoup plus de richesses et à les répartir autrement en faisant  reculer la domination de l’argent, des marchés financiers et des  multinationales sur l’économie et les secteurs d’activité de notre pays  – une avancée de la démocratie avec des droits et pouvoirs nouveaux pour  les salariés, leurs organisations et les citoyens, articulée avec la  construction d’une VI ème  République – la construction d’une autre  Europe débarrassée de son carcan des traités de Lisbonne, ce qui appelle  dès maintenant une désobéissance européenne de la France. Les premiers éléments se dégageant du programme Populaire Partagé (P.P.P)  vont dans ce sens. Mais il est important de mettre plus fortement en avant  les propositions des communistes démontrant que la France a les moyens et  des atouts considérables pour répondre à la satisfaction des besoins  économiques et sociaux. Elles rendraient le P.P.P crédible et cohérent et  faciliteraient la tâche militante pendant les campagnes électorales, tout  en faisant la différence avec les autres partis de droite et de gauche, qui  vont  proposer « de raser gratis » sans dire comment ils financeront. La création nécessaire de nouvelles richesses et leur nouvelle répartition  doivent être affirmées, non pas en général mais de manière concrète,  avec par exemples : - de nouveaux critères de gestion fondée sur l’emploi,  le progrès  social, la participation des entreprises à la protection sociale solidaire.  L’entreprise, qu’elle soit publique ou privée, ne doit plus être la  chasse gardée du patronat, le politique a une responsabilité à assumer  pour le développement des salaires, de l’emploi, de la formation et la  promotion de la démocratie dans les entreprises ;- Une sécurité d’emploi et de formation afin d’aller progressivement  vers l’éradication du chômage ;- Le développement des services publics démocratisés pour la gestion  publique des biens communs de nos concitoyens et de notre pays ;- Un nouveau crédit hors des marchés financiers, avec la création d’un  pôle national financier  public articulé avec des Fond régionaux pour  l’emploi et la formation et avec un rôle nouveau des banques dont les plus  influentes doivent être nationalisées et un rôle nouveau de la BCE  démocratisée ;- S’affranchir du carcan européen, ce qui passe simultanément par la  désobéissance européenne et par une nouvelle constitution car l’actuelle  fait allégeance à l’Union Européenne et interdit « toute politique de  gauche » engageant un dépassement du capitalisme. Il est important que le P.P.P se prononce clairement pour l’abrogation de 7  lois : celles dites sécuritaires et sur l’immigration – la réforme des  retraites de Sarkozy – la RGPP – la Recherche – la réforme des  collectivités territoriales et la loi Bachelot sur la santé et  l’Hôpital. Sur ces points, des constructions nouvelles devront être  entreprises d’urgence dans la concertation sociale et en visant  le  développement des services publics et des droits. Le Front de Gauche doit porter ces exigences auprès de nos concitoyens et  contribuer à leur rassemblement dans les luttes et dans les urnes avec pour  ambition qu’il soit majoritaire lors des élections de 2012. Il est  possible de battre la droite et l’extrême droite et d’engager un  processus de dépassement du capitalisme. La situation est ouverte avec des périls, mais aussi des atouts pour de  telles ambitions. Mais cela suppose que le PCF joue pleinement son rôle,  refuse de s’effacer et affirme ses conceptions et propositions avec des  adhérents mis en confiance, rassemblés et moteur de l’union et du  rassemblement qui sont incontournables. Une majorité des communistes de notre section partagent cette opinion. Ils  ont pu vérifier avec les Européennes – les Régionales et les cantonales  que la stratégie du Front de Gauche avait permis un progrès régulier,  d’élection en élection. Ce progrès a atteint plus de 5% aux dernières  cantonales et 19% sur la ville communiste de Pierre Bénite dont le maire  était candidat aux cantonales. Ces résultats positifs ont été atteints grâce à la qualité de nos  candidatures et à l’activité déployée par la section du PCF et ses  élus (es) qui ont porté nos positions et propositions (tracts, bulletins,  initiatives, repas républicains, portes à portes, débats etc.) avec une  démarche citoyenne permettant aux personnes porteuses des valeurs de gauche  de former un Front de Gauche élargi aux citoyens et non réduit à un cartel  national de trois partis politiques,  qui tend à diluer le rôle du PCF dans  ce rassemblement en construction. C’est un sujet d’inquiétude de nos adhérents avivé dans la dernière  période, par plusieurs journalistes qui affirment  que l’avènement de  Jean Luc Mélenchon comme candidat à la présidentielle, confirme que le PCF  est mort confortant ainsi la non invitation des dirigeants du PCF et de  l’Humanité par les médias. La direction nationale doit réagir devant  cette situation. Nos adhérents sont satisfaits de la position de Pierre Laurent à Lyon qui  considère que le débat interne, qui dure depuis 10 ans, sur le devenir du  PCF est clos et que le choix de faire vivre le PCF serait respecté par la  direction nationale. Certains adhérents pensent que cette position ferme et  juste, doit être mise en cohérence avec les actes de la direction nationale  et nos choix stratégiques y compris dans le cadre des échéances de 2012. Par exemple, affirmer dès maintenant la création d’un groupe Front de  Gauche à l’Assemblée Nationale contribue à diluer notre légitimité  électorale et à anticiper une démarche discutable avivant l’inquiétude  des communistes devant la disparition annoncée du groupe parlementaire des  députés communistes. Le PCF doit jouer son rôle avec 3 axes qui ne s’opposent pas mais se  nourrissent et se complètent : - d’une part l’affirmation publique, nourrie d’initiatives et de  batailles idéologiques, de ses propositions incontournables pour une  politique en rupture avec celle suivie par la droite et la social-  démocratie, - d’autre part, être un acteur actif de la construction d’un  rassemblement majoritaire construit dans l’union avec nos partenaires et  avec la participation effective de nos concitoyens. - Enfin des élus (es) communistes engagés (es) qui du local au plan  européen se battent dans les institutions élus (es) pour faire avancer les  positions et propositions du PCF et du Front de Gauche. Concernant les élections de 2012. Les communistes de notre section estiment  qu’il est indispensable que les deux campagnes, présidentielle et  législatives, soient très étroitement imbriquées et conduites  simultanément. Ils refusent fermement et condamnent toute forme de chantage des partenaires  du PCF qui viserait,  au nom d’une candidature à la présidentielle  prédéterminée, à remettre en cause la stratégie de rassemblement du  Front de Gauche ou à réduire le nombre des candidats communistes aux  législatives ou à abaisser le contenu transformateur possible et  nécessaire du P.P.P. Ils jugent non acceptable que l’accord global et national du Front de  Gauche soit conditionné par « l’acceptation forcée des communistes »  d’avoir  J.L Mélenchon comme candidat à la présidentielle. Céder à ce  chantage contribuerait à diviser les communistes et à amoindrir leur  engagement dans les campagnes électorales à venir. Pour être efficace le Front de Gauche a besoin de l’engagement des  communistes, de leur unité et de leur participation effective aux choix à  faire. Cela est fondamental et doit être intégré par la Conférence  Nationale dont les participants doivent avoir connaissance, dans la plus  grande clarté, des éléments constituant l’accord global et national :  accord politique national, P.P.P, accord sur les législatives et accord sur  le principe d’une candidature commune du Front de Gauche à la  présidentielle qu’il restera à désigner officiellement. Les participants à la Conférence Nationale tout comme les communistes  doivent connaître de manière claire les motivations, les engagements, la  démarche et les objectifs de chacun des deux candidats à la candidature :  André Chassaigne et Jean Luc Mélenchon. Majoritairement les adhérents de  notre section partagent l’idée que se sont les deux seuls candidats   porteurs de la stratégie du Front de Gauche. Il est juste de les retenir  comme postulants à la candidature commune du Front de Gauche à la  présidentielle. Mais ils regrettent que la direction du PCF n’est pas ouvert un débat sur  la nécessité ou pas, pour le PCF, de proposer un candidat à la candidature  commune comme l’ont fait le Parti de Gauche et Gauche Unitaire. Il n’est  pas juste qu’André Chassaigne ait du seul faire feu de tout bois visitant  plus de 40 départements, pour défendre sa candidature alors que la  direction nationale restait muette et que les médias l’ignoraient. Le scepticisme s’est aggravé avec le choix personnel du secrétaire  national du PCF pour Jean Luc Mélenchon avant les débats des communistes et  de la conférence nationale. Cela a  conduit certains communistes à penser  et à dire : « Il ne sert  à rien  de débattre puisque le choix est déjà  fait quoi qu’on dise ! » ou «  Tout est bouclé d’avance ». Nous pensons que si ce débat préalable avait eu lieu, le débat  démocratique interne aurait été plus serein, plus rassembleur car  respectueux de la diversité des points de vue, alors que maintenant, les  communistes sont plus partagés voire divisés, et qu’une nouvelle coupure  est apparue entre la direction nationale et les adhérents. Pour les adhérents de notre section, il y a nécessité que chaque candidat  s’engage clairement à respecter la place et le rôle de notre parti et de  ceux constitutifs du Front de Gauche, à mener une campagne collective avec  les candidats aux législatives et animée par un collectif national  représentatif de chacune des forces du Front de Gauche et à porter le  P.P.P.  Les communistes ont pu vérifier qu’André Chassaigne entendait  respecter ces engagements, par contre ils sont plus interrogatifs sur ceux de  Jean Luc Mélenchon. Les communistes de notre section sont partagés sur le choix à faire entre  ces deux candidatures. Certains sont sensibles au fait que Jean Luc Mélenchon soit le plus connu  des deux candidats mais d’autres pensent que le choix des communistes ne  doit pas être issu de la volonté des médias de donner une place  privilégiée à Jean Luc Mélenchon alors qu’André Chassaigne est  ignoré. Certains autres pensent que si les conditions fixées ci-avant sont  respectées, peu leur importe le candidat commun choisi. L’essentiel pour  eux est d’une part que cela rassemble les communistes et d’autre part  crée une dynamique pour les législatives et pour la gauche. Ils pensent que  cela serait un signe fort des communistes à tous ceux qui veulent gagner et  pour cela se rassembler au sein du Front de Gauche. D’autres encore émettent des réserves sérieuses sur la candidature  Mélenchon qui leur apparait un « électron libre » qui favorise dans ses  critiques fortes l’idée de deux gauches contribuant à faire peur à une  partie de l’électorat et qui dans la dernière période a pris des  positions dangereuses comme l’acceptation de l’intervention militaire en  Libye, le devenir du nucléaire après la catastrophe au Japon. Par ailleurs  son engagement timoré sur la désobéissance européenne et sur les  réformes à entreprendre à ce niveau fait douter de sa volonté d’œuvrer  à une véritable transformation en rupture avec les logiques libérales  actuelles. Pour certains, Jean Luc Mélenchon est le candidat du cœur, car parfois  sympathique et percutant par ses coups de gueule, même si le fond est  discutable, alors qu’André Chassaigne est le candidat de la raison par sa  démarche, les contenus qu’il avance et par sa volonté de respecter le  P.P.P qu’il veut faire vivre dans une démarche citoyenne offensive dans le  cadre d’une animation collective et respectueuse des partenaires du Front  de Gauche. Concernant le processus démocratique interne au PCF, les adhérents de notre  section estiment que la conférence nationale devra apprécier le contenu de  l’accord global national conclu avec nos du Front de Gauche et décider en  conséquence de ses choix. Ils estiment qu’elle doit débattre des deux  candidatures proposées, souligner les atouts de l’un et de l’autre, et  soumettre les deux au vote des adhérents. Faire voter sur une seule candidature retenue par la conférence nationale  provoquerait des incompréhensions et désaccords handicapant la mobilisation  et la détermination. Enfin, les communistes de notre section souhaitent que la conférence  nationale anticipe les suites de la présidentielle et des législatives, et  notamment les critères et modalités sur lesquels le PCF se déterminera  dans ses rapports avec les autres forces de gauche et sur les modalités de  la participation du PCF aux pouvoirs en cas d’une victoire des forces de  gauche en 2012. P.P.P : Programme Populaire Partagé Ce compte rendu est adopté à l’unanimité des présents à l’AG du 25  mai 2011. Il est considéré comme reflétant bien la diversité des  échanges ayant eu lieu dans notre section. . 15 adhérents ont participé à cette AG qui avait pour objectif la mise en  forme de ce compte rendu et 8 s’étaient faits excuser. Un vote indicatif  qui ne saurait représenter l’opinion majoritaire des adhérents de notre  section a eu lieu : - 5 adhérents ont soit refusé de participé au vote soit ont considéré  qu’ils n’avaient pas encore assez d’éléments pour faire leur choix ;- 9 se sont prononcés pour la candidature d’André Chassaigne ;- 1 pour celle de Jean Luc Mélenchon.

    A propos de cette contribution

    le 01 June 2011

       

      Extrait

      Trois AG se sont tenues. Le 4 avril, le 9 mai et le 28 mai. Elles ont  rassemblé plus d'une cinquantaine d’adhérents. Un débat public a eu lieu  le samedi 14 mai avec 45 personnes adhérentes et non adhérentes ayant  soutenu nos candidats à la cantonale de mars 2011. Ces débats ont porté  sur la situation politique, sociale et économique – les résultats des  cantonales – les échéances électorales de 2012 avec les éléments  fournis par le Conseil National. Quels éléments se dégagent de ces débats très riches ? Il y a accord pour affirmer que la situation politique, économique et  sociale se dégrade rapidement, démontrant que la crise est toujours là en  France et en Europe, avec un élargissement du nombre de ses victimes et une  aggravation des inégalités entre le plus grand nombre privé de tout et une  minorité très réduite qui continue de s’enrichir honteusement. Il est  inacceptable que les Etats, l’Europe et le FMI veuillent encore faire payer  les peuples au travers d’une austérité renforcée qui contribuerait à  aggraver la crise. Cette situation appelle du courage politique pour mettre en œuvre une  nouvelle politique économique et sociale en rupture avec celle menée ces 25  dernières années en France et en Europe par la droite ou la social-  démocratie. Les mouvements de luttes engagées dans les pays arabes, dans les pays  européens comme la Grèce, l’Irlande, l’Espagne, la Grande Bretagne, le  Portugal et en France contre la réforme des retraites sont appréciés. Ils  démontrent que du nouveau émerge redonnant espoir et combativité. Les  expériences progressistes en Amérique du sud vont aussi dans ce sens.  C’est cet ensemble qui contribue à mettre le capitalisme sur la  défensive. Il est possible de changer la donne, du local au mondial. Une nouvelle politique économique, sociale et écologique dans notre pays  doit reposer sur 4 grands axes : répondre aux attentes et besoins sociaux  urgents en tout domaine – engager des transformations radicales visant à  produire beaucoup plus de richesses et à les répartir autrement en faisant  reculer la domination de l’argent, des marchés financiers et des  multinationales sur l’économie et les secteurs d’activité de notre pays  – une avancée de la démocratie avec des droits et pouvoirs nouveaux pour  les salariés, leurs organisations et les citoyens, articulée avec la  construction d’une VI ème  République – la construction d’une autre  Europe débarrassée de son carcan des traités de Lisbonne, ce qui appelle  dès maintenant une désobéissance européenne de la France. Les premiers éléments se dégageant du programme Populaire Partagé (P.P.P)  vont dans ce sens. Mais il est important de mettre plus fortement en avant  les propositions des communistes démontrant que la France a les moyens et  des atouts considérables pour répondre à la satisfaction des besoins  économiques et sociaux. Elles rendraient le P.P.P crédible et cohérent et  faciliteraient la tâche militante pendant les campagnes électorales, tout  en faisant la différence avec les autres partis de droite et de gauche, qui  vont  proposer « de raser gratis » sans dire comment ils financeront. La création nécessaire de nouvelles richesses et leur nouvelle répartition  doivent être affirmées, non pas en général mais de manière concrète,  avec par exemples : - de nouveaux critères de gestion fondée sur l’emploi,  le progrès  social, la participation des entreprises à la protection sociale solidaire.  L’entreprise, qu’elle soit publique ou privée, ne doit plus être la  chasse gardée du patronat, le politique a une responsabilité à assumer  pour le développement des salaires, de l’emploi, de la formation et la  promotion de la démocratie dans les entreprises ;- Une sécurité d’emploi et de formation afin d’aller progressivement  vers l’éradication du chômage ;- Le développement des services publics démocratisés pour la gestion  publique des biens communs de nos concitoyens et de notre pays ;- Un nouveau crédit hors des marchés financiers, avec la création d’un  pôle national financier  public articulé avec des Fond régionaux pour  l’emploi et la formation et avec un rôle nouveau des banques dont les plus  influentes doivent être nationalisées et un rôle nouveau de la BCE  démocratisée ;- S’affranchir du carcan européen, ce qui passe simultanément par la  désobéissance européenne et par une nouvelle constitution car l’actuelle  fait allégeance à l’Union Européenne et interdit « toute politique de  gauche » engageant un dépassement du capitalisme. Il est important que le P.P.P se prononce clairement pour l’abrogation de 7  lois : celles dites sécuritaires et sur l’immigration – la réforme des  retraites de Sarkozy – la RGPP – la Recherche – la réforme des  collectivités territoriales et la loi Bachelot sur la santé et  l’Hôpital. Sur ces points, des constructions nouvelles devront être  entreprises d’urgence dans la concertation sociale et en visant  le  développement des services publics et des droits. Le Front de Gauche doit porter ces exigences auprès de nos concitoyens et  contribuer à leur rassemblement dans les luttes et dans les urnes avec pour  ambition qu’il soit majoritaire lors des élections de 2012. Il est  possible de battre la droite et l’extrême droite et d’engager un  processus de dépassement du capitalisme. La situation est ouverte avec des périls, mais aussi des atouts pour de  telles ambitions. Mais cela suppose que le PCF joue pleinement son rôle,  refuse de s’effacer et affirme ses conceptions et propositions avec des  adhérents mis en confiance, rassemblés et moteur de l’union et du  rassemblement qui sont incontournables. Une majorité des communistes de notre section partagent cette opinion. Ils  ont pu vérifier avec les Européennes – les Régionales et les cantonales  que la stratégie du Front de Gauche avait permis un progrès régulier,  d’élection en élection. Ce progrès a atteint plus de 5% aux dernières  cantonales et 19% sur la ville communiste de Pierre Bénite dont le maire  était candidat aux cantonales. Ces résultats positifs ont été atteints grâce à la qualité de nos  candidatures et à l’activité déployée par la section du PCF et ses  élus (es) qui ont porté nos positions et propositions (tracts, bulletins,  initiatives, repas républicains, portes à portes, débats etc.) avec une  démarche citoyenne permettant aux personnes porteuses des valeurs de gauche  de former un Front de Gauche élargi aux citoyens et non réduit à un cartel  national de trois partis politiques,  qui tend à diluer le rôle du PCF dans  ce rassemblement en construction. C’est un sujet d’inquiétude de nos adhérents avivé dans la dernière  période, par plusieurs journalistes qui affirment  que l’avènement de  Jean Luc Mélenchon comme candidat à la présidentielle, confirme que le PCF  est mort confortant ainsi la non invitation des dirigeants du PCF et de  l’Humanité par les médias. La direction nationale doit réagir devant  cette situation. Nos adhérents sont satisfaits de la position de Pierre Laurent à Lyon qui  considère que le débat interne, qui dure depuis 10 ans, sur le devenir du  PCF est clos et que le choix de faire vivre le PCF serait respecté par la  direction nationale. Certains adhérents pensent que cette position ferme et  juste, doit être mise en cohérence avec les actes de la direction nationale  et nos choix stratégiques y compris dans le cadre des échéances de 2012. Par exemple, affirmer dès maintenant la création d’un groupe Front de  Gauche à l’Assemblée Nationale contribue à diluer notre légitimité  électorale et à anticiper une démarche discutable avivant l’inquiétude  des communistes devant la disparition annoncée du groupe parlementaire des  députés communistes. Le PCF doit jouer son rôle avec 3 axes qui ne s’opposent pas mais se  nourrissent et se complètent : - d’une part l’affirmation publique, nourrie d’initiatives et de  batailles idéologiques, de ses propositions incontournables pour une  politique en rupture avec celle suivie par la droite et la social-  démocratie, - d’autre part, être un acteur actif de la construction d’un  rassemblement majoritaire construit dans l’union avec nos partenaires et  avec la participation effective de nos concitoyens. - Enfin des élus (es) communistes engagés (es) qui du local au plan  européen se battent dans les institutions élus (es) pour faire avancer les  positions et propositions du PCF et du Front de Gauche. Concernant les élections de 2012. Les communistes de notre section estiment  qu’il est indispensable que les deux campagnes, présidentielle et  législatives, soient très étroitement imbriquées et conduites  simultanément. Ils refusent fermement et condamnent toute forme de chantage des partenaires  du PCF qui viserait,  au nom d’une candidature à la présidentielle  prédéterminée, à remettre en cause la stratégie de rassemblement du  Front de Gauche ou à réduire le nombre des candidats communistes aux  législatives ou à abaisser le contenu transformateur possible et  nécessaire du P.P.P. Ils jugent non acceptable que l’accord global et national du Front de  Gauche soit conditionné par « l’acceptation forcée des communistes »  d’avoir  J.L Mélenchon comme candidat à la présidentielle. Céder à ce  chantage contribuerait à diviser les communistes et à amoindrir leur  engagement dans les campagnes électorales à venir. Pour être efficace le Front de Gauche a besoin de l’engagement des  communistes, de leur unité et de leur participation effective aux choix à  faire. Cela est fondamental et doit être intégré par la Conférence  Nationale dont les participants doivent avoir connaissance, dans la plus  grande clarté, des éléments constituant l’accord global et national :  accord politique national, P.P.P, accord sur les législatives et accord sur  le principe d’une candidature commune du Front de Gauche à la  présidentielle qu’il restera à désigner officiellement. Les participants à la Conférence Nationale tout comme les communistes  doivent connaître de manière claire les motivations, les engagements, la  démarche et les objectifs de chacun des deux candidats à la candidature :  André Chassaigne et Jean Luc Mélenchon. Majoritairement les adhérents de  notre section partagent l’idée que se sont les deux seuls candidats   porteurs de la stratégie du Front de Gauche. Il est juste de les retenir  comme postulants à la candidature commune du Front de Gauche à la  présidentielle. Mais ils regrettent que la direction du PCF n’est pas ouvert un débat sur  la nécessité ou pas, pour le PCF, de proposer un candidat à la candidature  commune comme l’ont fait le Parti de Gauche et Gauche Unitaire. Il n’est  pas juste qu’André Chassaigne ait du seul faire feu de tout bois visitant  plus de 40 départements, pour défendre sa candidature alors que la  direction nationale restait muette et que les médias l’ignoraient. Le scepticisme s’est aggravé avec le choix personnel du secrétaire  national du PCF pour Jean Luc Mélenchon avant les débats des communistes et  de la conférence nationale. Cela a  conduit certains communistes à penser  et à dire : « Il ne sert  à rien  de débattre puisque le choix est déjà  fait quoi qu’on dise ! » ou «  Tout est bouclé d’avance ». Nous pensons que si ce débat préalable avait eu lieu, le débat  démocratique interne aurait été plus serein, plus rassembleur car  respectueux de la diversité des points de vue, alors que maintenant, les  communistes sont plus partagés voire divisés, et qu’une nouvelle coupure  est apparue entre la direction nationale et les adhérents. Pour les adhérents de notre section, il y a nécessité que chaque candidat  s’engage clairement à respecter la place et le rôle de notre parti et de  ceux constitutifs du Front de Gauche, à mener une campagne collective avec  les candidats aux législatives et animée par un collectif national  représentatif de chacune des forces du Front de Gauche et à porter le  P.P.P.  Les communistes ont pu vérifier qu’André Chassaigne entendait  respecter ces engagements, par contre ils sont plus interrogatifs sur ceux de  Jean Luc Mélenchon. Les communistes de notre section sont partagés sur le choix à faire entre  ces deux candidatures. Certains sont sensibles au fait que Jean Luc Mélenchon soit le plus connu  des deux candidats mais d’autres pensent que le choix des communistes ne  doit pas être issu de la volonté des médias de donner une place  privilégiée à Jean Luc Mélenchon alors qu’André Chassaigne est  ignoré. Certains autres pensent que si les conditions fixées ci-avant sont  respectées, peu leur importe le candidat commun choisi. L’essentiel pour  eux est d’une part que cela rassemble les communistes et d’autre part  crée une dynamique pour les législatives et pour la gauche. Ils pensent que  cela serait un signe fort des communistes à tous ceux qui veulent gagner et  pour cela se rassembler au sein du Front de Gauche. D’autres encore émettent des réserves sérieuses sur la candidature  Mélenchon qui leur apparait un « électron libre » qui favorise dans ses  critiques fortes l’idée de deux gauches contribuant à faire peur à une  partie de l’électorat et qui dans la dernière période a pris des  positions dangereuses comme l’acceptation de l’intervention militaire en  Libye, le devenir du nucléaire après la catastrophe au Japon. Par ailleurs  son engagement timoré sur la désobéissance européenne et sur les  réformes à entreprendre à ce niveau fait douter de sa volonté d’œuvrer  à une véritable transformation en rupture avec les logiques libérales  actuelles. Pour certains, Jean Luc Mélenchon est le candidat du cœur, car parfois  sympathique et percutant par ses coups de gueule, même si le fond est  discutable, alors qu’André Chassaigne est le candidat de la raison par sa  démarche, les contenus qu’il avance et par sa volonté de respecter le  P.P.P qu’il veut faire vivre dans une démarche citoyenne offensive dans le  cadre d’une animation collective et respectueuse des partenaires du Front  de Gauche. Concernant le processus démocratique interne au PCF, les adhérents de notre  section estiment que la conférence nationale devra apprécier le contenu de  l’accord global national conclu avec nos du Front de Gauche et décider en  conséquence de ses choix. Ils estiment qu’elle doit débattre des deux  candidatures proposées, souligner les atouts de l’un et de l’autre, et  soumettre les deux au vote des adhérents. Faire voter sur une seule candidature retenue par la conférence nationale  provoquerait des incompréhensions et désaccords handicapant la mobilisation  et la détermination. Enfin, les communistes de notre section souhaitent que la conférence  nationale anticipe les suites de la présidentielle et des législatives, et  notamment les critères et modalités sur lesquels le PCF se déterminera  dans ses rapports avec les autres forces de gauche et sur les modalités de  la participation du PCF aux pouvoirs en cas d’une victoire des forces de  gauche en 2012. P.P.P : Programme Populaire Partagé Ce compte rendu est adopté à l’unanimité des présents à l’AG du 25  mai 2011. Il est considéré comme reflétant bien la diversité des  échanges ayant eu lieu dans notre section. . 15 adhérents ont participé à cette AG qui avait pour objectif la mise en  forme de ce compte rendu et 8 s’étaient faits excuser. Un vote indicatif  qui ne saurait représenter l’opinion majoritaire des adhérents de notre  section a eu lieu : - 5 adhérents ont soit refusé de participé au vote soit ont considéré  qu’ils n’avaient pas encore assez d’éléments pour faire leur choix ;- 9 se sont prononcés pour la candidature d’André Chassaigne ;- 1 pour celle de Jean Luc Mélenchon.

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