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Synthèse du Conseil départemental des Hauts-de-Seine

 
 
 
 

Synthèse du Conseil départemental des Hauts-de-Seine

le 01 June 2011

André   Nous sommes dans un moment de crise, de scandales et de désarrois qui nécessitent d’être très réactifs à l’évènement autant que porteurs de propositions alternatives de fond. Ainsi le rassemblement féministe de dimanche dernier contre le sexisme qui s’est manifesté suite à l’affaire DSK : c‘était très important que Marie George Buffet ait été des premières signataires de l’appel, que Martine Billard ait pris la parole comme députée, que d’autres élu-e-s, militant-e-s Front de gauche aient été présent-e-s. De même, ce samedi 28 mai, la manifestation « d’ailleurs nous sommes d’ici » contre le racisme, solidarité avec les migrants, sur la base de l’appel lancé il y a près d’un an par un collectif de nombreuses organisations, dont nous sommes parmi les premiers signataires : ne pas laisser passer les déclarations xénophobes de Guéant, il faut y être nombreux, avec Pierre Laurent, derrière la banderole PCF, bravo à l’Huma qui en fait l’évènement dans le quotidien du week-end. Ce qu’on attend de nous, c’est d’être à la hauteur de l’espoir que ça change en 2012, c’est l’essentiel de notre ordre du jour. La commission a fait un bon travail de synthèse des débats des communistes du 92. Je pense que les membres de notre conseil départemental doivent maintenant préciser leurs opinions sur la candidature à la présidentielle, inséparablement des législatives, qui correspond le mieux au travail de construction et d’enracinement du Front de gauche que nous avons décidé et commencé à mettre en œuvre, avec quelque succès aux élections locales. Il faut entendre la crainte d’effacement du PCF qui fait que des communistes veulent un candidat issu du PCF. Mais le passé nous montre que la présence ou nom d’un candidat PCF, ce n’est pas ce qui a empêché l’offensive néo libérale de remodeler notre société depuis la fin des Trente glorieuses, ni l’affaiblissement du PCF. Je ne regrette pas les efforts sincères que j’ai faits en 2007 pour montrer que Marie George Buffet était la meilleure pour rassembler les courants « anti libéraux », mais on a vu le résultat, les déchirements et les départs du PCF. Aujourd’hui, pour ceux et celles qui cherchent une alternative au social libéralisme, ce qui se passe de nouveau à gauche commence à prendre la forme médiatisée de probables candidatures communes du Front de gauche en 2012, dont celle de Jean Luc Mélenchon pour la présidentielle. Je crois qu’il ne serait pas pardonné au PCF de retarder, encore moins de compromettre, cette construction pour faire bouger toute la gauche, battre Sarkozy, la droite et l’extrême droite. Cela serait perçu de la même façon que le repli sectaire de la majorité du NPA. Loin de « liquider » le PCF, au contraire, notre engagement unitaire pour rassembler dans le Front de gauche nous ouvre un champ nouveau. Pas seulement pour renforcer notre groupe parlementaire : pour déployer et renforcer notre force militante, faire vivre notre identité de manière utile, pour un rassemblement crédible, riche de nos valeurs et convictions communistes, riche aussi de la diversité des forces qui veulent ensemble s’attaquer ensemble au capitalisme. L’essentiel reste à faire en quelques mois : élargir le Front de gauche, l’ouvrir pleinement à toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer au travail d’élaboration publique du programme partagé, qui est loin d’être terminé et faire autrement de la politique à gauche, créer une dynamique populaire. C’est pourquoi je pense que la Conférence nationale doit exprimer clairement l’opinion que la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, sur la base des accords acquis entre les composantes actuelles du Front de gauche, est le choix qui correspond à nos choix stratégiques et au contexte politique dans lequel nous devons, dès juin, engager en grand la campagne pour 2012. Evidemment, le bulletin de vote doit permettre à tous les communistes d’exprimer leurs choix, ce qui ne dispense pas nos assemblées, conseils, Conférence d’exprimer clairement leurs opinions argumentées.       Paule Dans les difficultés de la dernière période, je veux parler de la difficulté pour beaucoup d’entre nous de finir le mois financièrement, notre pétition « contre la vie chère » est bien accueillie à Suresnes. Nous indiquons au signataire le 1er rendez-vous de remise de pétitions auprès du ministre de l’économie. Nous en sommes à 230 signatures à ce jour.   En ce qui concerne les élections présidentielles à l’interne du PCF notre section a organisée les 23 et 24 mai une consultation de tous les communistes de Suresnes / Saint-Cloud ayant payé un trimestre de cotisation au minimum, et ceci avant notre comité départemental et la Conférence nationale pour comme le dit la synthèse des communistes des Hauts-de-Seine, montrer le fait que le processus démocratique doit être respecté : pour nous c’était donc de présenter les 4 candidats au vote des communistes de France. Je partage donc la synthèse des débats de notre fédération. Lorsque tu parles, Brigitte, de l’Espagne, de la crise, je parlerai des résultats des dernières élections, d’ailleurs comme celles de l’Italie, où le parti communiste totalise de 1 à 2 % et ce lorsqu’il est dans une coalition. Les seuls endroits où il fait un score supérieur, c’est lorsqu’il n’a pas respecté la consigne de vote. C’est pourquoi je crains, effectivement, la disparition de notre Parti dans le Front de gauche. Notre section est pour le Front de gauche élargi, mais pas comme en ce moment avec les décisions prises juste par les 3 principaux responsables. Nous voulons que le peuple concerné décide.   Annick   Moi aussi, je me prononce pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Comme je partage tout ce qu’a dit André, je ne vais pas m’étendre. Avec tout ce que j’entends sur l’union, il faudrait qu’on ait des débats sur la conception même du Front de gauche. On n’y met pas tous la même chose. C’est important qu’on revienne dessus si on veut élargir le Front de gauche. Sur l’affaire DSK, Brigitte a bien fait de souligner l’absence de la femme « présumée victime » des médias. Les droits des femmes sont en régression et je me félicite de la tenue du forum sur le travail des femmes qui a eu lieu vendredi 20 mai. Il y avait du monde, c’était large, jeune et il y a eu une bonne discussion. Nous devons faire mieux connaitre toutes ces initiatives. Nous avons organisé un petit débat dans notre cité qui a rassemblé une quinzaine de personnes dont 5 non-communistes. Ces derniers nous reprochaient de ne pas suffisamment agir. Ces réunions de proximité permettent de faire connaître nos initiatives et d’entendre ce que pensent les gens.   Gabriel   Dans l’actualité, il y a l’adoption de l’« acte motivé » de la Société du Grand Paris. Un nouveau pas décisif est franchi vers la réalisation d’un nouveau réseau de transport de 200 km de long, essentiellement de banlieue à banlieue.  C’est un projet que nous défendons depuis des années. Il est essentiel pour répondre aux besoins des Francilien-ne-s, indissociablement de l’amélioration des réseaux existants. 12 milliards d’euros vont être consacrés à l’amélioration et à la modernisation de l’existant et 20,5 milliards au nouveau métro.  C’est le résultat des débats publics sur Arc Express et le Grand Huit et la mobilisation des populations et des élu-e-s locaux qui ont permis d’aboutir. Les débats ont clairement montré qu’on ne pouvait en rester à une desserte rapide de pôles à pôles. Ils ont affirmé l’exigence indissociable d’un métro en rocade qui desserve les territoires et d’agir dès maintenant pour améliorer l’existant. Alors que la SGP proposait un projet de 39 gares, ce sont 72 gares qui devraient être réalisées, répondant à l’exigence de desserte fine et de désenclavement que nous avons portée. La création de deux arcs à l’est, en Seine-Saint-Denis, en Val-de-Marne et en Seine-et-Marne et le rajout à terme d’un deuxième dans le 92 passant par Colombes  Conformément à nos demandes, la liaison Orly-Versailles via Saclay ne sera pas un métro démesuré, mais une desserte légère – avec un métro de 250 places – qui répond aux besoins des territoires, avec 11 stations au lieu de 3, et préserve les terres agricoles.  Tout n’est pas encore écrit et du chemin reste à parcourir. La mobilisation doit encore continuer pour améliorer le projet de métro de banlieue à banlieue comme le réseau existant !  Les cinq gares optionnelles doivent être confirmées notamment celle de Nanterre La Boule.  Opposer l’urgence d’améliorer l’existant et le nouveau réseau est une ineptie. Il faut les deux car l’existant ne peut s’améliorer durablement sans lignes nouvelles pour le décharger. Concernant la Conférence nationale nous devons avoir une seule boussole : ce que vivent les populations et l’urgence de leur être utiles pour changer leur vie. Volonté de virer Sarkozy et de trouver des réponses à gauche. Tout calcul partidaire est d’avance sans issue car hors des attentes des populations. Un tête à tête PCF-PG n’intéresse pas grand monde… Il faut rassembler, ouvrir et nous devons être la force politique qui prends les initiatives au niveau de cette situation. Choisir Mélenchon à la présidentielle est une de ces initiatives en lien avec notre volonté de porter en même temps les législatives. J’exprime une demande forte, car nous devons créer les conditions d’un parti rassemblé à l’issue du processus, c’est d’être exigeant sur les conditions du choix démocratique des communistes. La Conférence nationale doit convaincre et non imposer ! Evidemment son choix doit être explicité sur le bulletin de vote ; mais tous les candidats qui se maintiennent à l’issue de la Conférence doivent apparaître sur le bulletin de vote.   Catherine Tout d’abord, quelques mots sur le débat que nous avons eu à Montrouge en soulignant que cela nous a permis d’avancer sur la stratégie du Front de gauche, sur le programme (encore beaucoup de travail !) sur le choix des candidatures et le rassemblement. Des camarades s’interrogent sur l’idée « qu’un non communiste serait plus rassembleur qu’un communiste » ou « que ce serait bien pour le Parti et que cela permettrait de le faire progresser ! » « Ce serait faire preuve d’élargissement » Je crois que certains ne veulent pas aller dans cette bataille car « c’est trop dur » mais le combat politique est difficile, ne pas l’affronter est une marque de faiblesse dans nos convictions, nos possibilités de changer véritablement. Et je pense surtout que pour certains «il faudrait à tout prix que le candidat aux Présidentielles ne soit pas communiste » C’est exactement le même débat qu’au moment des collectifs anti-libéraux. Nombreux sont ceux qui considèrent que la direction du parti a tout fait pour imposer Mélenchon. C’est la raison pour laquelle, des communistes n’ont pas voulu participer à ce « débat » puisqu’ils ont le sentiment que « tout est déjà réglé, ficelé ». Il faut mesurer tous les risques liés à ce passage en force. La Conférence nationale devrait donc décider d’un bulletin de vote comportant les quatre noms des candidats, y compris A. Chassaigne, pour que les communistes aient le choix. Faute de quoi, nous pourrions avoir de grandes difficultés pour les prochains mois. Il ne s’agit pas «d’intérêt étroit du Parti » mais le fait qu’avec Mélenchon, nous n’avons aucune garantie du contenu nécessaire pour répondre à l’urgence de la situation. C’est un électron libre qui ne respectera pas les principes « d’une campagne collective » ni même le « programme partagé ». La direction du Parti veut faire un coup « médiatique » mais cela va vite retomber et ce n’est pas comme cela que nous gagnerons de vrais changements politiques. Sur le travail de la commission des débats, j’ai participé à deux réunions et des comptes rendus de réunions nous ont été transmis. Mais il manque des sections telles que Bagneux, Nanterre, Gennevilliers, Colombes…, ce qui ne permet pas d’avoir une réelle prise en compte de tous les débats. J’ai regretté aussi que la synthèse proposée soit très édulcorée… et sur démocratie au sein du Parti, alors que plusieurs sections ont souligné leur étonnement quant à la proposition faite par P. Laurent de soutien à Mélenchon, cela n’apparaît pas dans le texte. Sur Sénatoriales, nous avons besoin d’informations complémentaires relatives à l’élection des délégués surtout quand nous sommes dans des villes gérées par la droite. Pour les entreprises de Montrouge, nous avons prévu la sortie d’un tract en lien avec la venue du Crédit agricole.   Raymond   Rappelons nous le débat sur la candidature aux présidentielles, dans le Front de gauche en 2007 qui a abouti au désastre électoral nous concernant. Ne sous estimons pas le rejet de la droite et ce qu'il laisse entrevoir de positif (vers nous) et de négatif (vers le front National) car si bien sûr la droite ne suscite pas d'enthousiasme, le PS non plus. Il y a donc de l'espace que nous devons occuper en liant bien les diverses problématiques, construction de résistances et propositions et enfin débouché dans les urnes aux présidentielles et législatives. Il faut mettre les gens en mouvement et la Campagne sur la Vie chère peut en être un bon support.   La question qui nous est posée est de faire vivre l'identité communiste dans ces deux campagnes conjointes (présidentielles et législatives) et au delà, y compris avec une candidature qui n'est pas communiste. Il en va pour moi du devenir du Front de Gauche et en son sein du PCF.   En tant qu’initiateur de Front de gauche et à la lumière de notre passé « Stalinien », il nous faut donner des signes tangibles de notre engagement unitaire, y compris sur la candidature. Aussi malgré ses défauts réels MELENCHON peut être l’homme de la situation. De plus je crois qu'Il ne faut pas oublier des choses en route, perdre le fil de notre analyse de la présidentialisation de la vie politique. Ce qui sera décisif ce sera notre travail sur le PPP, son contenu de réponses concrètes aux problèmes de gens en termes sociaux, économique et écologique.   Jean-Michel   Ne nous racontons pas d’histoires ! Jean-Luc Mélenchon qui a des qualités est totalement dans le rôle d’un présidentiable. Les événements nous le montrent, la personnalisation est une catastrophe. C’est l’état-major de Jean-Luc Mélenchon qui nous fait du chantage et nous dit de ne pas le « niveler ». Ne sous-estimons pas ses capacités de diviseur, ni le fait que les gens en ont par-dessus la tête du bal des présidentiables. Je soutiens la candidature d’André Chassaigne.     Nadine D’accord avec la synthèse proposée pour nos débats. Pour 2012, travailler à une candidature législative et présidentielle Front de gauche ensemble. Concernant A. Chassaigne, son appartenance au parti n’est pas l’obstacle. EN 2007, M.-G. Buffet était la meilleure candidate et à Nanterre, les élus communistes étaient les meilleurs pour rassembler dans le cadre du Front de gauche. Aujourd’hui on a pas un candidat capable de porter une dynamique de rassemblement. Il faut s’appuyer sur le programme populaire et partagé et se battre pour avoir une démarche collective pour la présidentielle. Il faut tout faire pour que la dynamique du Front de gauche grandisse. C’est possible (ex. le Congrès du NPA) mais ce sera aussi difficile dans une situation politique grave : abstentions, montée du FN, vote utile PS. C’est nous qui avons initié cette dynamique du Front de gauche, ne donnons aucun signe que nous irions à reculons cette fois-ci. Notre responsabilité, être utile pour ouvrir une alternative politique et dans le même temps organiser la riposte à la politique gouvernementale. A Nanterre, on construit une rencontre avec les chômeurs et les allocataires du RSA qui pourrait avoir un prolongement à la Fête de l’Huma.   Gisèle   Les gens sont pour le rassemblement, souhaitent le rassemblement mais quel rassemblement ? Ils veulent virer Sarkozy et les derniers sondages ne montrent pas un écroulement du PS après l’affaire DSK. Le Pen arrive en troisième position. Dans le pays, la candidature de Jean-Luc Mélenchon serait reconnue Front de gauche ? Mais sondage après sondage, il est le seul proposé pour le Front de gauche contrairement au PS, aux Verts pour lesquels on propose plusieurs candidats. Mais J.-L. Mélenchon navigue entre 3,5% et 4% que ce soit F. Hollande ou M. Aubry. On veut construire un rassemblement et être lisible sur ce rassemblement que nous voulons. Mais cette lisibilité dépendra de ce que porte le candidat comme type de rassemblement et ce que porte J.-L. Mélenchon sur ce point est mauvais. Contrairement à ce qu’il se dit ici ou là, la question n’est pas seulement de déterminer si c’est un candidat communiste ou non-communiste qui proposé, sinon, on gomme ce que les communistes ont posté dans le débat sur André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon. La qualité de la candidature d’André Chassaigne ne se limite pas à sa capacité de rassemblement, et Jean-Luc Mélenchon est fortement contesté sur sa capacité à mener une campagne collective, à être sur des propositions réellement en rupture avec le capitalisme. Le partage des richesses tel qu’il le porte, ne le différenciera pas du PS qui utilise aussi les mots « partage des richesses ». Je suis d’accord avec Gabriel Massou, il faut que le bulletin de vote propose aux communistes les quatre candidats. Beaucoup de communistes sont déjà frustrés de la façon dont la candidature de J.-L. Mélenchon a été portée par la direction. Si un candidat disparait, ce sera désastreux. Sur la délégation, je m’abstiendrais. Comme les communistes n’ont pas été consultés de façon précise, que vont porter les membres de la délégation à la Conférence ? Enfin, sur les élections législatives, il y a une inquiétude en ce qui concerne la circonscription de Nanterre-Suresnes. Sur ce que sera le candidat titulaire, sur le candidat suppléant. Nous ne voulons pas revivre l’expérience de 2007.   Guillaume   - L’Humanité : Vraies difficultés lourdes pourtant il ne manque que quelques abonnements pour atteindre enfin un équilibre structurel. Le lourd déficit , s’il se poursuit, nous envoie droit dans le mur ! Pourrait-on fixer des objectifs départementaux face à cette urgence ? - Conseil départemental : Besoin d’écoute dans le CD et pas seulement : « il a dit ça, c’est Gabriel » ou « elle a dit ça, c’est Gisèle ». - Offensive à droite très forte et tous azimuts : On ne peut pas se permettre une réélection de Sarkozy en 2012. Ils ont trop cassé ; ils ont de trop lourds projets pour la suite pour ce pays, il y a urgence ! Deux exemples pour les jeunes : 100 000 postes d’enseignant supprimés et J.-F. Copé qui propose un service civique obligatoire à 350€ par mois. - Le PS de 1981 est différent de celui de 2011 s’étonnent certains journalistes. Une des grandes raisons, c’est l’évolution du rapport de force à gauche. Le PS n’est pas le même quand il fait 15 % ou quand il fait 1,5 %. Quand on voit l’Europe, le Portugal ou la Grèce, l’urgence est claire, il faut que le FDG fasse un gros score et ce ne sera pas gagné, loin s’en faut ! - Attention aux sondages ! Ils pondèrent leurs pronostics « au doigt mouillé » en fonction des résultats de 2007. - Qui ? Puisque c’est la question ici posée. Je ne sais pas ! J.-L. Mélenchon pose de lourds problèmes que j’ai déjà évoqué à notre AG : je n’y reviens pas. Pierre Laurent lui-même le dit : il faut qu’il laisse son ego de côté pour jouer collectif. A. Chassaigne, c’est un fait, n’a pas émergé – l’a-t-on aidé… ? Je reconnais que, si nous le choisissons, ce sera sans doute plus difficile. Et si nous allons à la rupture, on sera pliés. Quel que soit notre candidat, il faut penser à 2017, qu’on ne se retrouve pas dans la même situation qu’aujourd’hui. - Dans tous les cas, la Conférence nationale doit laisser grand ouvert le choix des communistes c'est-à-dire 4 options. Pas de démocratouille ! C’est la condition d’une bonne campagne. Je ferai campagne évidemment, quoiqu’il arrive, car je suis un bon soldat, et, surtout, parce qu’il y a besoin et urgence d’un gros score du FDG pour le pays. Ce ne sera pas le cas de tous : nous ne pouvons pas nous permettre ce luxe. On a besoin d’une grosse campagne pour un beau score et un meilleur rapport de force global.   Caroline   - Aucun doute sur la logique Front de gauche, il peut y avoir un débat sur l’effacement du PCF dans cette campagne. Mais au contraire, il y a une attente de candidature commune. - Sur les candidats, je suis toujours en réflexion, en questionnement. Je partage l’idée que J.-L. Mélenchon est imprégné du moule du présidentialisme et je suis inquiète de sa capacité à jouer collectif. Au contraire pour moi, il s’apparente à un électron libre et je doute qu’il porte le PPP. Si on me demande ce soir si J.-L. Mélenchon est ma candidature, je dirai non. -Pour autant, je doute également de la candidature d’A. Chassaigne, malgré toutes ses qualités. Il faut également prendre en compte la position de nos partenaires pour se décider. Quel impact cela aurait-il que le PCF opte pour A. Chassaigne alors que le PG et la GU ont opté pour un autre ? - Je crois que le fait que mardi à l’AG de Nanterre on ait peu ou pas parlé de candidature c’est parce qu’il y a l’idée chez certains camarades que tout est joué. Alors les débats ont porté sur le programme populaire et partagé et sur la dynamique Front de gauche. En dehors des élections. Pour moi, c’est le bon bout : notre capacité à parler aux gens, à la fois à répondre aux urgences du quotidien et à créer de l’espoir. La présidentielle doit être un tremplin pour les législatives afin que nos idées soient partagées et discutées. - Sur les législatives, je m’inquiète de l’avancée des discussions alors que l’on devait avoir ces éléments pour décider sereinement lors de la Conférence nationale.   Michel   Un espace existe pour que le Front de gauche apparaisse et joue un rôle important lors des échéances de 2012. Mais tout cela reste aléatoire et du niveau des promesses. Pour que cet espace se concrétise, il faut imposer un débat de fond dans le pays et qu’il y ait à gauche du bouillonnement dans les idées. La dynamique repose essentiellement sur la venue aux côtés des partis fondateurs du Front de gauche d’un nombre suffisant de jeunes, de militants, de syndicalistes, d’intellectuels, apportant leurs énergies, leurs envies, leurs compétences.   C’est en pensant à eux que nous avons à faire le choix du candidat du Front de gauche aux élections présidentielles. Il faut faire sentir à tous nos soutiens potentiels, dont on veut faire des acteurs du processus, que le Font ébauché va aller de l’avant et que les choix étroitement partisans ne sont pas de saison. Si nous jugeons que de grands pas ont été accomplis sur le programme, la conception des campagnes, la cohérence des deux rendez-vous de 2012, faisons avec J.-L. Mélenchon, à moins de vouloir ouvrir une interminable période d’hésitations et de tractations, un choix identique à celui de nos deux partenaires politiques, le choix le plus logique au regard des batailles et des expressions des deux dernières années.   J’espère que la Conférence fera ce choix du bon sens, le soumettra au vote des communistes, et créera les conditions d’une consultation de qualité et empreinte de clarté, en appliquant bien entendu nos statuts permettant à chacun des autres camarades d’êtres présents dans ce vote s’ils le souhaitent, mais j’insiste, de clarté, en privilégiant les options en débat et leurs conséquences, et en s’efforçant ainsi d’échapper aux controverses sur les qualités et les défauts de tel ou tel, sport en vigueur chez d’autres, mais qui ne sont au final que des étouffoirs de la vie citoyenne. Marie-Pierre Boursier : Compte-rendu non parvenu   Christian   Nous serons toujours plus en accord avec un candidat communiste, pas n’importe lequel certes ! Nous n’interrogeons pas suffisamment la société dans laquelle nous vivons. Nous rassemblons différentes organisations dans le Front de gauche justement parce que nous ne trouvons pas en nous la capacité à travailler en profondeur les enjeux, les perspectives d’avenir. Il faut montrer les limites de la réalité de la société et arrêter de subir l’histoire.   Sylvie   - La synthèse reflète bien les débats qui ont eu lieu à Bagneux. - Dans la situation actuelle il faut créer du dynamisme pour lutter contre le front national et redonner l’espoir d’une alternative à gauche, articuler des initiatives dans le cadre du front uni contre la vie chère et nos choix stratégiques avec dans l’immédiat la perspective d’un candidat du Front de gauche dans quelques semaines. - Le bulletin qui sera soumis aux communistes doit permettre à tous de s’exprimer. Dans le cas contraire, il y aurait beaucoup de frustrations et moins d’engagement dans la campagne. On peut accepter d’être minoritaire, moins d’être censuré, ignoré. - Concernant les sénatoriales, OK pour la candidature de Brigitte et la liste d’union dans la perspective de faire basculer le sénat à gauche et de conserver notre siège, mais la personnalité proposée par le PS pour la tête de liste est un vrai problème. A l’heure où il y a tant de souffrance au travail, il est difficile d’accepter que la liste soit conduite par quelqu’un contre lequel pèse tant de charge de harcèlement moral. Les avis sont partagés à Bagneux sur les conséquences à en tirer, puisque le verdict du procès n’est pas rendu. L’avis général de l’AG est de ne pas s’engager avec cette tête de liste tant que le verdict n’est pas rendu. Le mien personnel est de demander dès maintenant au PS de changer.   Dans le débat sur l’avis du conseil départemental pour la Conférence nationale, j’étais favorable à un avis sur un bulletin permettant de choisir entre les 4 candidats à la candidature, en précisant bien leur choix de stratégie politique mais défavorable à la proposition d’associer dans le même texte un avis en faveur de JL Mélenchon, car il s’agit d’un mélange des genres, inacceptable pour certains camarades.   Discussion sur la possibilité d’émettre un avis du CD sur la candidature et sur le bulletin de vote qui sera élaboré à la Conférence nationale. Cette proposition n’a finalement pas été retenue.       Catherine   En réaction à l’intervention de M. Duffour qui consiste à proposer pour le bulletin de vote un candidat Front de gauche et un candidat communiste, je pense que cette hypothèse est catastrophique. Déjà qu’il y a beaucoup de mécontentement sur la façon dont ce débat a été organisé, priver les communistes d’un vrai choix serait terrible. Des adhérents voulaient se prononcer avant la Conférence nationale, cela n’a pas été possible. Donc après cette réunion, nous devons pouvoir voter réellement ! Nous sommes nombreux à le vouloir, quelles que soient nos options.       Brigitte   A l’image des débats que les communistes conduisent depuis plus de 6 semaines, nos échanges de ce soir ont été empreints de responsabilité et d’envie de sortie ensemble « par le haut » des questionnements complexes qui nous sont posés. Je m’en félicite. Ce sont plus de 600 communistes qui ont, participé à cette première phase du débat, nous plaçant bien au-delà de la participation des adhérentes et adhérents au dernier congrès.   Au premier plan des débats : - l’urgence sociale, des attentes populaires extrêmement fortes ; - notre utilité et de notre contribution de Parti communiste à la construction d’une véritable alternative à gauche. La question de savoir comment franchir un nouveau cap au Front de gauche par son élargissement populaire est posée par les communistes comme une condition essentielle. Dans cet objectif, la conclusion d’un accord politique national de haut niveau, articulant programme populaire partagé, candidat à la Présidentielle, candidates et candidats aux législatives respectant toutes les composantes du Front de gauche, campagne partagée, est indispensable. Dans ce cadre, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, des candidatures communes aux législatives constitueraient un signe important en direction des attentes de ceux et celles qui cherchent un nouveau récit collectif, ouverture, rassemblement, projet partagé et espoir d’un processus de construction s’attaquant à la crise de la politique. Le Parti en étant pleinement engagé dans cette construction s’en trouverait, de mon point de vue conforté et utiles à la promotion de contenus de anticapitalistes. Gagner dans ce cadre la réélection et l’élection de député-é-s communistes bousculerait la donne à gauche, offrirait aux attentes et luttes populaires de nouvelles opportunités.  

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    André   Nous sommes dans un moment de crise, de scandales et de désarrois qui nécessitent d’être très réactifs à l’évènement autant que porteurs de propositions alternatives de fond. Ainsi le rassemblement féministe de dimanche dernier contre le sexisme qui s’est manifesté suite à l’affaire DSK : c‘était très important que Marie George Buffet ait été des premières signataires de l’appel, que Martine Billard ait pris la parole comme députée, que d’autres élu-e-s, militant-e-s Front de gauche aient été présent-e-s. De même, ce samedi 28 mai, la manifestation « d’ailleurs nous sommes d’ici » contre le racisme, solidarité avec les migrants, sur la base de l’appel lancé il y a près d’un an par un collectif de nombreuses organisations, dont nous sommes parmi les premiers signataires : ne pas laisser passer les déclarations xénophobes de Guéant, il faut y être nombreux, avec Pierre Laurent, derrière la banderole PCF, bravo à l’Huma qui en fait l’évènement dans le quotidien du week-end. Ce qu’on attend de nous, c’est d’être à la hauteur de l’espoir que ça change en 2012, c’est l’essentiel de notre ordre du jour. La commission a fait un bon travail de synthèse des débats des communistes du 92. Je pense que les membres de notre conseil départemental doivent maintenant préciser leurs opinions sur la candidature à la présidentielle, inséparablement des législatives, qui correspond le mieux au travail de construction et d’enracinement du Front de gauche que nous avons décidé et commencé à mettre en œuvre, avec quelque succès aux élections locales. Il faut entendre la crainte d’effacement du PCF qui fait que des communistes veulent un candidat issu du PCF. Mais le passé nous montre que la présence ou nom d’un candidat PCF, ce n’est pas ce qui a empêché l’offensive néo libérale de remodeler notre société depuis la fin des Trente glorieuses, ni l’affaiblissement du PCF. Je ne regrette pas les efforts sincères que j’ai faits en 2007 pour montrer que Marie George Buffet était la meilleure pour rassembler les courants « anti libéraux », mais on a vu le résultat, les déchirements et les départs du PCF. Aujourd’hui, pour ceux et celles qui cherchent une alternative au social libéralisme, ce qui se passe de nouveau à gauche commence à prendre la forme médiatisée de probables candidatures communes du Front de gauche en 2012, dont celle de Jean Luc Mélenchon pour la présidentielle. Je crois qu’il ne serait pas pardonné au PCF de retarder, encore moins de compromettre, cette construction pour faire bouger toute la gauche, battre Sarkozy, la droite et l’extrême droite. Cela serait perçu de la même façon que le repli sectaire de la majorité du NPA. Loin de « liquider » le PCF, au contraire, notre engagement unitaire pour rassembler dans le Front de gauche nous ouvre un champ nouveau. Pas seulement pour renforcer notre groupe parlementaire : pour déployer et renforcer notre force militante, faire vivre notre identité de manière utile, pour un rassemblement crédible, riche de nos valeurs et convictions communistes, riche aussi de la diversité des forces qui veulent ensemble s’attaquer ensemble au capitalisme. L’essentiel reste à faire en quelques mois : élargir le Front de gauche, l’ouvrir pleinement à toutes celles et tous ceux qui veulent contribuer au travail d’élaboration publique du programme partagé, qui est loin d’être terminé et faire autrement de la politique à gauche, créer une dynamique populaire. C’est pourquoi je pense que la Conférence nationale doit exprimer clairement l’opinion que la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, sur la base des accords acquis entre les composantes actuelles du Front de gauche, est le choix qui correspond à nos choix stratégiques et au contexte politique dans lequel nous devons, dès juin, engager en grand la campagne pour 2012. Evidemment, le bulletin de vote doit permettre à tous les communistes d’exprimer leurs choix, ce qui ne dispense pas nos assemblées, conseils, Conférence d’exprimer clairement leurs opinions argumentées.       Paule Dans les difficultés de la dernière période, je veux parler de la difficulté pour beaucoup d’entre nous de finir le mois financièrement, notre pétition « contre la vie chère » est bien accueillie à Suresnes. Nous indiquons au signataire le 1er rendez-vous de remise de pétitions auprès du ministre de l’économie. Nous en sommes à 230 signatures à ce jour.   En ce qui concerne les élections présidentielles à l’interne du PCF notre section a organisée les 23 et 24 mai une consultation de tous les communistes de Suresnes / Saint-Cloud ayant payé un trimestre de cotisation au minimum, et ceci avant notre comité départemental et la Conférence nationale pour comme le dit la synthèse des communistes des Hauts-de-Seine, montrer le fait que le processus démocratique doit être respecté : pour nous c’était donc de présenter les 4 candidats au vote des communistes de France. Je partage donc la synthèse des débats de notre fédération. Lorsque tu parles, Brigitte, de l’Espagne, de la crise, je parlerai des résultats des dernières élections, d’ailleurs comme celles de l’Italie, où le parti communiste totalise de 1 à 2 % et ce lorsqu’il est dans une coalition. Les seuls endroits où il fait un score supérieur, c’est lorsqu’il n’a pas respecté la consigne de vote. C’est pourquoi je crains, effectivement, la disparition de notre Parti dans le Front de gauche. Notre section est pour le Front de gauche élargi, mais pas comme en ce moment avec les décisions prises juste par les 3 principaux responsables. Nous voulons que le peuple concerné décide.   Annick   Moi aussi, je me prononce pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Comme je partage tout ce qu’a dit André, je ne vais pas m’étendre. Avec tout ce que j’entends sur l’union, il faudrait qu’on ait des débats sur la conception même du Front de gauche. On n’y met pas tous la même chose. C’est important qu’on revienne dessus si on veut élargir le Front de gauche. Sur l’affaire DSK, Brigitte a bien fait de souligner l’absence de la femme « présumée victime » des médias. Les droits des femmes sont en régression et je me félicite de la tenue du forum sur le travail des femmes qui a eu lieu vendredi 20 mai. Il y avait du monde, c’était large, jeune et il y a eu une bonne discussion. Nous devons faire mieux connaitre toutes ces initiatives. Nous avons organisé un petit débat dans notre cité qui a rassemblé une quinzaine de personnes dont 5 non-communistes. Ces derniers nous reprochaient de ne pas suffisamment agir. Ces réunions de proximité permettent de faire connaître nos initiatives et d’entendre ce que pensent les gens.   Gabriel   Dans l’actualité, il y a l’adoption de l’« acte motivé » de la Société du Grand Paris. Un nouveau pas décisif est franchi vers la réalisation d’un nouveau réseau de transport de 200 km de long, essentiellement de banlieue à banlieue.  C’est un projet que nous défendons depuis des années. Il est essentiel pour répondre aux besoins des Francilien-ne-s, indissociablement de l’amélioration des réseaux existants. 12 milliards d’euros vont être consacrés à l’amélioration et à la modernisation de l’existant et 20,5 milliards au nouveau métro.  C’est le résultat des débats publics sur Arc Express et le Grand Huit et la mobilisation des populations et des élu-e-s locaux qui ont permis d’aboutir. Les débats ont clairement montré qu’on ne pouvait en rester à une desserte rapide de pôles à pôles. Ils ont affirmé l’exigence indissociable d’un métro en rocade qui desserve les territoires et d’agir dès maintenant pour améliorer l’existant. Alors que la SGP proposait un projet de 39 gares, ce sont 72 gares qui devraient être réalisées, répondant à l’exigence de desserte fine et de désenclavement que nous avons portée. La création de deux arcs à l’est, en Seine-Saint-Denis, en Val-de-Marne et en Seine-et-Marne et le rajout à terme d’un deuxième dans le 92 passant par Colombes  Conformément à nos demandes, la liaison Orly-Versailles via Saclay ne sera pas un métro démesuré, mais une desserte légère – avec un métro de 250 places – qui répond aux besoins des territoires, avec 11 stations au lieu de 3, et préserve les terres agricoles.  Tout n’est pas encore écrit et du chemin reste à parcourir. La mobilisation doit encore continuer pour améliorer le projet de métro de banlieue à banlieue comme le réseau existant !  Les cinq gares optionnelles doivent être confirmées notamment celle de Nanterre La Boule.  Opposer l’urgence d’améliorer l’existant et le nouveau réseau est une ineptie. Il faut les deux car l’existant ne peut s’améliorer durablement sans lignes nouvelles pour le décharger. Concernant la Conférence nationale nous devons avoir une seule boussole : ce que vivent les populations et l’urgence de leur être utiles pour changer leur vie. Volonté de virer Sarkozy et de trouver des réponses à gauche. Tout calcul partidaire est d’avance sans issue car hors des attentes des populations. Un tête à tête PCF-PG n’intéresse pas grand monde… Il faut rassembler, ouvrir et nous devons être la force politique qui prends les initiatives au niveau de cette situation. Choisir Mélenchon à la présidentielle est une de ces initiatives en lien avec notre volonté de porter en même temps les législatives. J’exprime une demande forte, car nous devons créer les conditions d’un parti rassemblé à l’issue du processus, c’est d’être exigeant sur les conditions du choix démocratique des communistes. La Conférence nationale doit convaincre et non imposer ! Evidemment son choix doit être explicité sur le bulletin de vote ; mais tous les candidats qui se maintiennent à l’issue de la Conférence doivent apparaître sur le bulletin de vote.   Catherine Tout d’abord, quelques mots sur le débat que nous avons eu à Montrouge en soulignant que cela nous a permis d’avancer sur la stratégie du Front de gauche, sur le programme (encore beaucoup de travail !) sur le choix des candidatures et le rassemblement. Des camarades s’interrogent sur l’idée « qu’un non communiste serait plus rassembleur qu’un communiste » ou « que ce serait bien pour le Parti et que cela permettrait de le faire progresser ! » « Ce serait faire preuve d’élargissement » Je crois que certains ne veulent pas aller dans cette bataille car « c’est trop dur » mais le combat politique est difficile, ne pas l’affronter est une marque de faiblesse dans nos convictions, nos possibilités de changer véritablement. Et je pense surtout que pour certains «il faudrait à tout prix que le candidat aux Présidentielles ne soit pas communiste » C’est exactement le même débat qu’au moment des collectifs anti-libéraux. Nombreux sont ceux qui considèrent que la direction du parti a tout fait pour imposer Mélenchon. C’est la raison pour laquelle, des communistes n’ont pas voulu participer à ce « débat » puisqu’ils ont le sentiment que « tout est déjà réglé, ficelé ». Il faut mesurer tous les risques liés à ce passage en force. La Conférence nationale devrait donc décider d’un bulletin de vote comportant les quatre noms des candidats, y compris A. Chassaigne, pour que les communistes aient le choix. Faute de quoi, nous pourrions avoir de grandes difficultés pour les prochains mois. Il ne s’agit pas «d’intérêt étroit du Parti » mais le fait qu’avec Mélenchon, nous n’avons aucune garantie du contenu nécessaire pour répondre à l’urgence de la situation. C’est un électron libre qui ne respectera pas les principes « d’une campagne collective » ni même le « programme partagé ». La direction du Parti veut faire un coup « médiatique » mais cela va vite retomber et ce n’est pas comme cela que nous gagnerons de vrais changements politiques. Sur le travail de la commission des débats, j’ai participé à deux réunions et des comptes rendus de réunions nous ont été transmis. Mais il manque des sections telles que Bagneux, Nanterre, Gennevilliers, Colombes…, ce qui ne permet pas d’avoir une réelle prise en compte de tous les débats. J’ai regretté aussi que la synthèse proposée soit très édulcorée… et sur démocratie au sein du Parti, alors que plusieurs sections ont souligné leur étonnement quant à la proposition faite par P. Laurent de soutien à Mélenchon, cela n’apparaît pas dans le texte. Sur Sénatoriales, nous avons besoin d’informations complémentaires relatives à l’élection des délégués surtout quand nous sommes dans des villes gérées par la droite. Pour les entreprises de Montrouge, nous avons prévu la sortie d’un tract en lien avec la venue du Crédit agricole.   Raymond   Rappelons nous le débat sur la candidature aux présidentielles, dans le Front de gauche en 2007 qui a abouti au désastre électoral nous concernant. Ne sous estimons pas le rejet de la droite et ce qu'il laisse entrevoir de positif (vers nous) et de négatif (vers le front National) car si bien sûr la droite ne suscite pas d'enthousiasme, le PS non plus. Il y a donc de l'espace que nous devons occuper en liant bien les diverses problématiques, construction de résistances et propositions et enfin débouché dans les urnes aux présidentielles et législatives. Il faut mettre les gens en mouvement et la Campagne sur la Vie chère peut en être un bon support.   La question qui nous est posée est de faire vivre l'identité communiste dans ces deux campagnes conjointes (présidentielles et législatives) et au delà, y compris avec une candidature qui n'est pas communiste. Il en va pour moi du devenir du Front de Gauche et en son sein du PCF.   En tant qu’initiateur de Front de gauche et à la lumière de notre passé « Stalinien », il nous faut donner des signes tangibles de notre engagement unitaire, y compris sur la candidature. Aussi malgré ses défauts réels MELENCHON peut être l’homme de la situation. De plus je crois qu'Il ne faut pas oublier des choses en route, perdre le fil de notre analyse de la présidentialisation de la vie politique. Ce qui sera décisif ce sera notre travail sur le PPP, son contenu de réponses concrètes aux problèmes de gens en termes sociaux, économique et écologique.   Jean-Michel   Ne nous racontons pas d’histoires ! Jean-Luc Mélenchon qui a des qualités est totalement dans le rôle d’un présidentiable. Les événements nous le montrent, la personnalisation est une catastrophe. C’est l’état-major de Jean-Luc Mélenchon qui nous fait du chantage et nous dit de ne pas le « niveler ». Ne sous-estimons pas ses capacités de diviseur, ni le fait que les gens en ont par-dessus la tête du bal des présidentiables. Je soutiens la candidature d’André Chassaigne.     Nadine D’accord avec la synthèse proposée pour nos débats. Pour 2012, travailler à une candidature législative et présidentielle Front de gauche ensemble. Concernant A. Chassaigne, son appartenance au parti n’est pas l’obstacle. EN 2007, M.-G. Buffet était la meilleure candidate et à Nanterre, les élus communistes étaient les meilleurs pour rassembler dans le cadre du Front de gauche. Aujourd’hui on a pas un candidat capable de porter une dynamique de rassemblement. Il faut s’appuyer sur le programme populaire et partagé et se battre pour avoir une démarche collective pour la présidentielle. Il faut tout faire pour que la dynamique du Front de gauche grandisse. C’est possible (ex. le Congrès du NPA) mais ce sera aussi difficile dans une situation politique grave : abstentions, montée du FN, vote utile PS. C’est nous qui avons initié cette dynamique du Front de gauche, ne donnons aucun signe que nous irions à reculons cette fois-ci. Notre responsabilité, être utile pour ouvrir une alternative politique et dans le même temps organiser la riposte à la politique gouvernementale. A Nanterre, on construit une rencontre avec les chômeurs et les allocataires du RSA qui pourrait avoir un prolongement à la Fête de l’Huma.   Gisèle   Les gens sont pour le rassemblement, souhaitent le rassemblement mais quel rassemblement ? Ils veulent virer Sarkozy et les derniers sondages ne montrent pas un écroulement du PS après l’affaire DSK. Le Pen arrive en troisième position. Dans le pays, la candidature de Jean-Luc Mélenchon serait reconnue Front de gauche ? Mais sondage après sondage, il est le seul proposé pour le Front de gauche contrairement au PS, aux Verts pour lesquels on propose plusieurs candidats. Mais J.-L. Mélenchon navigue entre 3,5% et 4% que ce soit F. Hollande ou M. Aubry. On veut construire un rassemblement et être lisible sur ce rassemblement que nous voulons. Mais cette lisibilité dépendra de ce que porte le candidat comme type de rassemblement et ce que porte J.-L. Mélenchon sur ce point est mauvais. Contrairement à ce qu’il se dit ici ou là, la question n’est pas seulement de déterminer si c’est un candidat communiste ou non-communiste qui proposé, sinon, on gomme ce que les communistes ont posté dans le débat sur André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon. La qualité de la candidature d’André Chassaigne ne se limite pas à sa capacité de rassemblement, et Jean-Luc Mélenchon est fortement contesté sur sa capacité à mener une campagne collective, à être sur des propositions réellement en rupture avec le capitalisme. Le partage des richesses tel qu’il le porte, ne le différenciera pas du PS qui utilise aussi les mots « partage des richesses ». Je suis d’accord avec Gabriel Massou, il faut que le bulletin de vote propose aux communistes les quatre candidats. Beaucoup de communistes sont déjà frustrés de la façon dont la candidature de J.-L. Mélenchon a été portée par la direction. Si un candidat disparait, ce sera désastreux. Sur la délégation, je m’abstiendrais. Comme les communistes n’ont pas été consultés de façon précise, que vont porter les membres de la délégation à la Conférence ? Enfin, sur les élections législatives, il y a une inquiétude en ce qui concerne la circonscription de Nanterre-Suresnes. Sur ce que sera le candidat titulaire, sur le candidat suppléant. Nous ne voulons pas revivre l’expérience de 2007.   Guillaume   - L’Humanité : Vraies difficultés lourdes pourtant il ne manque que quelques abonnements pour atteindre enfin un équilibre structurel. Le lourd déficit , s’il se poursuit, nous envoie droit dans le mur ! Pourrait-on fixer des objectifs départementaux face à cette urgence ? - Conseil départemental : Besoin d’écoute dans le CD et pas seulement : « il a dit ça, c’est Gabriel » ou « elle a dit ça, c’est Gisèle ». - Offensive à droite très forte et tous azimuts : On ne peut pas se permettre une réélection de Sarkozy en 2012. Ils ont trop cassé ; ils ont de trop lourds projets pour la suite pour ce pays, il y a urgence ! Deux exemples pour les jeunes : 100 000 postes d’enseignant supprimés et J.-F. Copé qui propose un service civique obligatoire à 350€ par mois. - Le PS de 1981 est différent de celui de 2011 s’étonnent certains journalistes. Une des grandes raisons, c’est l’évolution du rapport de force à gauche. Le PS n’est pas le même quand il fait 15 % ou quand il fait 1,5 %. Quand on voit l’Europe, le Portugal ou la Grèce, l’urgence est claire, il faut que le FDG fasse un gros score et ce ne sera pas gagné, loin s’en faut ! - Attention aux sondages ! Ils pondèrent leurs pronostics « au doigt mouillé » en fonction des résultats de 2007. - Qui ? Puisque c’est la question ici posée. Je ne sais pas ! J.-L. Mélenchon pose de lourds problèmes que j’ai déjà évoqué à notre AG : je n’y reviens pas. Pierre Laurent lui-même le dit : il faut qu’il laisse son ego de côté pour jouer collectif. A. Chassaigne, c’est un fait, n’a pas émergé – l’a-t-on aidé… ? Je reconnais que, si nous le choisissons, ce sera sans doute plus difficile. Et si nous allons à la rupture, on sera pliés. Quel que soit notre candidat, il faut penser à 2017, qu’on ne se retrouve pas dans la même situation qu’aujourd’hui. - Dans tous les cas, la Conférence nationale doit laisser grand ouvert le choix des communistes c'est-à-dire 4 options. Pas de démocratouille ! C’est la condition d’une bonne campagne. Je ferai campagne évidemment, quoiqu’il arrive, car je suis un bon soldat, et, surtout, parce qu’il y a besoin et urgence d’un gros score du FDG pour le pays. Ce ne sera pas le cas de tous : nous ne pouvons pas nous permettre ce luxe. On a besoin d’une grosse campagne pour un beau score et un meilleur rapport de force global.   Caroline   - Aucun doute sur la logique Front de gauche, il peut y avoir un débat sur l’effacement du PCF dans cette campagne. Mais au contraire, il y a une attente de candidature commune. - Sur les candidats, je suis toujours en réflexion, en questionnement. Je partage l’idée que J.-L. Mélenchon est imprégné du moule du présidentialisme et je suis inquiète de sa capacité à jouer collectif. Au contraire pour moi, il s’apparente à un électron libre et je doute qu’il porte le PPP. Si on me demande ce soir si J.-L. Mélenchon est ma candidature, je dirai non. -Pour autant, je doute également de la candidature d’A. Chassaigne, malgré toutes ses qualités. Il faut également prendre en compte la position de nos partenaires pour se décider. Quel impact cela aurait-il que le PCF opte pour A. Chassaigne alors que le PG et la GU ont opté pour un autre ? - Je crois que le fait que mardi à l’AG de Nanterre on ait peu ou pas parlé de candidature c’est parce qu’il y a l’idée chez certains camarades que tout est joué. Alors les débats ont porté sur le programme populaire et partagé et sur la dynamique Front de gauche. En dehors des élections. Pour moi, c’est le bon bout : notre capacité à parler aux gens, à la fois à répondre aux urgences du quotidien et à créer de l’espoir. La présidentielle doit être un tremplin pour les législatives afin que nos idées soient partagées et discutées. - Sur les législatives, je m’inquiète de l’avancée des discussions alors que l’on devait avoir ces éléments pour décider sereinement lors de la Conférence nationale.   Michel   Un espace existe pour que le Front de gauche apparaisse et joue un rôle important lors des échéances de 2012. Mais tout cela reste aléatoire et du niveau des promesses. Pour que cet espace se concrétise, il faut imposer un débat de fond dans le pays et qu’il y ait à gauche du bouillonnement dans les idées. La dynamique repose essentiellement sur la venue aux côtés des partis fondateurs du Front de gauche d’un nombre suffisant de jeunes, de militants, de syndicalistes, d’intellectuels, apportant leurs énergies, leurs envies, leurs compétences.   C’est en pensant à eux que nous avons à faire le choix du candidat du Front de gauche aux élections présidentielles. Il faut faire sentir à tous nos soutiens potentiels, dont on veut faire des acteurs du processus, que le Font ébauché va aller de l’avant et que les choix étroitement partisans ne sont pas de saison. Si nous jugeons que de grands pas ont été accomplis sur le programme, la conception des campagnes, la cohérence des deux rendez-vous de 2012, faisons avec J.-L. Mélenchon, à moins de vouloir ouvrir une interminable période d’hésitations et de tractations, un choix identique à celui de nos deux partenaires politiques, le choix le plus logique au regard des batailles et des expressions des deux dernières années.   J’espère que la Conférence fera ce choix du bon sens, le soumettra au vote des communistes, et créera les conditions d’une consultation de qualité et empreinte de clarté, en appliquant bien entendu nos statuts permettant à chacun des autres camarades d’êtres présents dans ce vote s’ils le souhaitent, mais j’insiste, de clarté, en privilégiant les options en débat et leurs conséquences, et en s’efforçant ainsi d’échapper aux controverses sur les qualités et les défauts de tel ou tel, sport en vigueur chez d’autres, mais qui ne sont au final que des étouffoirs de la vie citoyenne. Marie-Pierre Boursier : Compte-rendu non parvenu   Christian   Nous serons toujours plus en accord avec un candidat communiste, pas n’importe lequel certes ! Nous n’interrogeons pas suffisamment la société dans laquelle nous vivons. Nous rassemblons différentes organisations dans le Front de gauche justement parce que nous ne trouvons pas en nous la capacité à travailler en profondeur les enjeux, les perspectives d’avenir. Il faut montrer les limites de la réalité de la société et arrêter de subir l’histoire.   Sylvie   - La synthèse reflète bien les débats qui ont eu lieu à Bagneux. - Dans la situation actuelle il faut créer du dynamisme pour lutter contre le front national et redonner l’espoir d’une alternative à gauche, articuler des initiatives dans le cadre du front uni contre la vie chère et nos choix stratégiques avec dans l’immédiat la perspective d’un candidat du Front de gauche dans quelques semaines. - Le bulletin qui sera soumis aux communistes doit permettre à tous de s’exprimer. Dans le cas contraire, il y aurait beaucoup de frustrations et moins d’engagement dans la campagne. On peut accepter d’être minoritaire, moins d’être censuré, ignoré. - Concernant les sénatoriales, OK pour la candidature de Brigitte et la liste d’union dans la perspective de faire basculer le sénat à gauche et de conserver notre siège, mais la personnalité proposée par le PS pour la tête de liste est un vrai problème. A l’heure où il y a tant de souffrance au travail, il est difficile d’accepter que la liste soit conduite par quelqu’un contre lequel pèse tant de charge de harcèlement moral. Les avis sont partagés à Bagneux sur les conséquences à en tirer, puisque le verdict du procès n’est pas rendu. L’avis général de l’AG est de ne pas s’engager avec cette tête de liste tant que le verdict n’est pas rendu. Le mien personnel est de demander dès maintenant au PS de changer.   Dans le débat sur l’avis du conseil départemental pour la Conférence nationale, j’étais favorable à un avis sur un bulletin permettant de choisir entre les 4 candidats à la candidature, en précisant bien leur choix de stratégie politique mais défavorable à la proposition d’associer dans le même texte un avis en faveur de JL Mélenchon, car il s’agit d’un mélange des genres, inacceptable pour certains camarades.   Discussion sur la possibilité d’émettre un avis du CD sur la candidature et sur le bulletin de vote qui sera élaboré à la Conférence nationale. Cette proposition n’a finalement pas été retenue.       Catherine   En réaction à l’intervention de M. Duffour qui consiste à proposer pour le bulletin de vote un candidat Front de gauche et un candidat communiste, je pense que cette hypothèse est catastrophique. Déjà qu’il y a beaucoup de mécontentement sur la façon dont ce débat a été organisé, priver les communistes d’un vrai choix serait terrible. Des adhérents voulaient se prononcer avant la Conférence nationale, cela n’a pas été possible. Donc après cette réunion, nous devons pouvoir voter réellement ! Nous sommes nombreux à le vouloir, quelles que soient nos options.       Brigitte   A l’image des débats que les communistes conduisent depuis plus de 6 semaines, nos échanges de ce soir ont été empreints de responsabilité et d’envie de sortie ensemble « par le haut » des questionnements complexes qui nous sont posés. Je m’en félicite. Ce sont plus de 600 communistes qui ont, participé à cette première phase du débat, nous plaçant bien au-delà de la participation des adhérentes et adhérents au dernier congrès.   Au premier plan des débats : - l’urgence sociale, des attentes populaires extrêmement fortes ; - notre utilité et de notre contribution de Parti communiste à la construction d’une véritable alternative à gauche. La question de savoir comment franchir un nouveau cap au Front de gauche par son élargissement populaire est posée par les communistes comme une condition essentielle. Dans cet objectif, la conclusion d’un accord politique national de haut niveau, articulant programme populaire partagé, candidat à la Présidentielle, candidates et candidats aux législatives respectant toutes les composantes du Front de gauche, campagne partagée, est indispensable. Dans ce cadre, la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, des candidatures communes aux législatives constitueraient un signe important en direction des attentes de ceux et celles qui cherchent un nouveau récit collectif, ouverture, rassemblement, projet partagé et espoir d’un processus de construction s’attaquant à la crise de la politique. Le Parti en étant pleinement engagé dans cette construction s’en trouverait, de mon point de vue conforté et utiles à la promotion de contenus de anticapitalistes. Gagner dans ce cadre la réélection et l’élection de député-é-s communistes bousculerait la donne à gauche, offrirait aux attentes et luttes populaires de nouvelles opportunités.  

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