En réponse à un journaliste de la Nouvelle République, au sujet des causes de difficultés scolaires à l’issue du cycle primaire, dans un article publié ce jour, madame la Rectrice d’Orléans-Tours déclare notamment : « « Si on enlève des statistiques les enfants issus de l'immigration, nos résultats ne sont pas si mauvais ni si différents de ceux des pays européens. Nous avons beaucoup d'enfants de l'immigration et devons reconnaître notre difficulté à les intégrer. Commençons par combattre l'illettrisme de leurs parents... »
S’il se confirme que ces propos ont réellement été tenus, le PCF tient à exprimer sa profonde indignation.
Aucune étude ou statistique n’indique de différence de résultats ou de trajectoire scolaires, à catégorie sociale égale, liés à l’origine ethnique.
Ce qui est en cause, ce ne sont pas les origines ethniques des enfants, mais les inégalités sociales de réussite scolaire. En stigmatisant les familles et les élèves, le représentant de l’Etat induit l’idée que l’école est impuissante, et qu’il n’y aurait pas à viser des objectifs égaux. Cette politique gouvernementale aggrave la situation de l’école, quand les postes d’enseignants sont supprimés par dizaines de milliers, la formation des maîtres est supprimée, l’Education prioritaire perd peu à peu tous ses moyens spécifiques, et que par ailleurs les difficultés de vie s’aggravent.
Au lieu de stigmatiser une population, la représentante de l’état dans cette académie, pour l’Education Nationale, ferait mieux de se faire le relai auprès du ministère, des besoins exprimés par les enseignants, les parents d’élèves et les élus, pour donner à l’école les moyens de remplir sa mission : permettre à tous les enfants, quels que soient leurs origines, où leur lieu d’habitation, de s’approprier les savoirs.
C’est une honte de culpabiliser les familles qui n’ont pas eu la chance de faire des études. Halte au renoncement scolaire ! L’école doit se faire à l’école !
Les communistes mettront toute leur énergie à combattre cette idéologie xénophobe qu’exprime maintenant au grand jour le gouvernement Sarkozy, et à agir pour que soit conduite une politique de démocratisation scolaire, avec les moyens nécessaires. Il n’y a pas de fatalité!
le 17 juin 2011
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