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Dossier : l'Europe des Indignés

 

Après l'Amérique du sud, après les pays arabes, voici la vague de révolte citoyenne qui atteint aujourd'hui l'Europe. Elle est légitime. En Espagne, Grèce, Irlande, Islande, France, des indignés clament leur fureur envers une Europe qui bafoue le cœur même de leur existence au profit des banques et des marchés financiers. Une Europe dont nos dirigeants, messieurs Sarkozy, Barroso, Cameron et madame Merkel en tête, tirent évidemment profit.

Au delà des politiques engagées dans chaque pays, c'est contre ce dangereux virage pris par l'Europe des riches, cette oligarchie des banques et de la finance, cette société du tout marchand que les indignés européens, à l'unisson, se rebellent. Il s'agit d'un ras-le-bol général contre une hyper-austérité. D'un dégoût contre un « pacte euro plus » qui creuse les écarts, précarise encore plus les peuples et les prend à la gorge. Un essai d'insoumission face à des agences de notation qui décident désormais seules du cours que prennent nos vies. Une révolte face à un FMI qui, par son « aide » dévastatrice ne fait qu'accélérer les privatisations et les restrictions.

Cette union des indignés européens est un exemple de pacifisme engagé. Elle surprend par la multiplicité de ses formes, de ses âges et de ses visages et reflète un désir de changement. Ce dernier a pour vocation d'aller vers une Europe sociale, solidaire et respectueuse des droits des citoyens. Cette tentative est l'occasion de construire ensemble une véritable démocratie participative et de faire de la politique autrement.

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Indignés de tous les pays…

 

Les indignés ? Nous en sommes ! De leur colère, de leur volonté de se réap­proprier leur vie, de s’évader des semelles de plomb fixées par les marchés pour rêver à des futurs plus libres. Indignés… Le mot naît d’un livre, court la vieille Europe d’un pays à l’autre, recueil­lant les échos des secousses de Tunisie ou d’Égypte. Ces mouvements s’insurgent aussi contre la destruction de l’idéal démocratique dont se targuait le Vieux Continent et dont les gouvernants font litière dès que les bulletins de vote contre­disent l’austérité, qu’ils érigent en loi absolue. Au point que ce bon M. Trichet rêve de devenir un tout puissant ministre des Finances de l’UE, qui, redevable devant personne, édicterait les purges des­tinées aux peuples. Les scrutins espagnols qui balaient des socialistes compromis pour remettre en selle une droite encore plus brutale souli­gnent 
une impasse politique 
à laquelle ces jeunes, assemblés sur les 
places sym­boliques, cherchent une issue. Il appartient à la gauche d’inventer autre chose que les mouvements de balancier et la démission devant l’argent roi. Le Front de gauche ouvre une porte en France. 
Il reste à ses partisans 
à s’y engouffrer.     Gérard Streiff.

 

"Pour une démocratie réelle", paroles d'Indignés grecs

« Cette crise, nous ne la paierons pas »

« Cette crise, nous ne la paierons pas »
 

Les mouvements d'indignés se propagent à travers toute l'Europe. Ils unissent, ceux qui aspirent à une autre Europe. Pas la dangereuse Europe du renflouement des banques, du pacte pour l'euro et de l'austérité non, mais une Europe différente, solidaire, juste et démocratique. Une Europe ou le peuple serait écouté et cesserait d'être bafoué.

Ces mouvement de solidarité à travers l'Europe sont l'occasion pour Patrick le Hyaric de créer un front "populaire, citoyen et progressiste", un front qui serait le "fer de lance de toute la gauche". Tout en encourageant ces mouvements à se poursuivre, Patrick le Hyaric propose de créer une véritable alternative progressiste. Explications.

Patrick Le Hyaric Par Patrick Le Hyaric