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Synthèse de la presse : MERCREDI 13 DECEMBRE 2006

le 13 December 2006

Les Unes des quotidiens :

L'iran conteste la Shoah et provoque l'indignation (Le Monde) Clearstream fait pschitt (Libération) La moitié de l'humanité se concentre désormais dans les villes (Le Figaro) L'Europe lance la chasse aux produits chimiques dangereux (Les Echos) Les salaires des patrons de PME (La Tribune) Zidane en Algérie Quel accueil ! (Le Parisien) Produits chimiques, le grand ménage (La Croix) Baulet cogneur radical (France Soir) La droite ne digère pas la décolonisation (L'Humanité).

Les thèmes dominants :

L'adoption du projet Reach par le Parlement européen :

Les eurodéputés doivent adopter aujourd'hui la réglementation Reach, qui prévoit l'enregistrement progressif, sur onze ans, de 30.000 substances chimiques utilisées en Europe, et leur possible substitution par des produits moins nocifs. L'industrie doit maintenant se préparer à l'application du règlement. (9 articles et 3 éditoriaux).

Le projet de loi sur la Nouvelle-Calédonie :

Les députés débattent aujourd'hui du corps électoral du territoire du Pacifique sud pour les élections locales. (12 articles).

Autres thèmes : La campagne de Ségolène Royal, la réforme de la justice, le nucléaire israélien, le complément de ressources pour les handicapés, le bilan écologique des partis, le budget italien, la directive européenne sur les OGM, l'affaire Clearstream, la situation au Liban.

A Signaler :

Politique : Elections présidentielles. « L'ordre juste » dit l'une, « la rupture tranquille » dit l'autre. Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont tous deux trouvé des formules fortes pour étiqueter leurs programmes. Ségolène Royal a surpris son monde en proposant dès février dernier de « rétablir un ordre juste par le retour à la confiance, par le retour de repères clairs, par le bon fonctionnement des services publics » . Un mois plus tôt le Pape avait employé la même expression dans son encyclique Deus caritas est (Dieu est amour) : « L'ordre juste de la société et de l'État est le devoir essentiel du politique. » L'inspiration de Nicolas Sarkozy, quant à elle, ne remonte pas si loin. Pendant longtemps, il s'est fait l'apôtre de la « rupture » toute nue, jusqu'à ce qu'il lui adjoigne le qualificatif de « tranquille » . On y décela immédiatement un clin d'oeil habile à « la force tranquille » du candidat à la présidence François Mitterrand en 1981. Il faut y voir aussi une référence, au moins implicite, à la « révolution conservatrice » lancée en 1980 par le président américain Ronald Reagan. Après tout, la « rupture tranquille » de Nicolas Sarkozy renvoie également au « changement dans la continuité » de Valéry Giscard d'Estaing en 1974. Voilà qui est certainement moins compromettant que la révolution des « reaganomics » outre-Atlantique. De même serait-il excessif de prendre au pied de la lettre la formule d'« ordre juste » de Ségolène Royal. Ses amis politiques, de Martine Aubry au sénateur Jean-Luc Mélenchon, ont fait mine de s'en offusquer. Elle parle désormais d'un « ordre économique et social juste » . Les querelles de mots ne porteraient pas à conséquence, si elles n'étaient révélatrices d'un malaise plus profond de nos débats politiques et économiques. Sous prétexte qu'il faut se méfier des idéologies, nous avons tendance à évacuer tout débat d'idées sérieux. Cette attitude méprisante vis-à-vis des idées est l'une des caractéristiques de la vie politique française. Le nec plus ultra pour un dirigeant n'est-il pas de se présenter comme un « pragmatique » ? Les discussions de politique économique tendent à être remplacées par d'illusoires querelles de chiffres. Au lieu de s'interroger sur les mécanismes de la croissance et de la prospérité, ce que tout un chacun est à même de comprendre, on s'envoie à la figure des comptes d'apothicaires. (Figaro).

La campagne de Ségolène Royal. Nicolas Hulot ne cache pas sa surprise en découvrant qu'il est attendu par les journalistes. « C'est une séance de travail qui avait vocation à se faire dans la discrétion. C'est un peu raté. » À sa sortie, plus d'une heure plus tard, Hulot, qui fait le tour des candidats à la présidentielle pour leur demander de signer son « pacte écologique », affirme que, entre Royal et lui, il y a « des convergences, mais pas sur tout ». Elle rend hommage à cette « personnalité exceptionnelle », à « son engagement, sa connaissance des sujets ». Son pacte, « je le signerai, mais je souhaite aussi lui apporter des compléments pour aller au-delà ». Et Royal de faire la liste de ce qu'elle veut y rajouter : la question des transports publics, la dimension européenne et notamment l'aide à la filière d'excellence environnementale, une fiscalité incitative pour la recherche en matière d'économies d'énergie ou l'interdiction de toutes les substances dangereuses pour la santé publique. Manière de dire à l'élève Hulot qu'il peut mieux faire. Elle n'est pas très chaude non plus pour créer la taxe carbone. « L'environnement ne doit pas être punitif », dit-elle, préférant « baisser les taxes » sur tous les équipements qui préservent l'environnement. Elle prend un engagement : « Je le dis aux professionnels du bâtiment. Si je suis élue, tous les permis de construire devront intégrer des installations en énergies renouvelables. Ils doivent anticiper ces nouvelles normes et les voir non pas comme une contrainte mais comme une chance de conquérir des marchés extérieurs. » Et si Hulot décide de se présenter, malgré tous ces engagements ? « Il est libre. Le plus important, c'est que les Français choisissent celui qui est crédible. Je revendique cette crédibilité. J'ai mené des combats pour l'environnement et je les ai gagnés », assure-t-elle. (Figaro).

Les circonscriptions cédées au MRC par les socialistes auraient dû théoriquement revenir à des femmes. « A chaque fois que nous passons un accord avec un partenaire, c'est la même chose », s'est plaint Yvette Roudy. Laurence Rossignol, secrétaire nationale chargée des femmes, a embrayé en soulignant qu'il fallait « tout faire pour tenir le cap » des 50 % de candidates, fixé en interne il y a plusieurs mois. D'autant que l' « accord avec les Verts n'est pas encore finalisé ». L'accord politique considéré par tous comme « hautement symbolique » de la dynamique à gauche a néanmoins été validé. Claude Bartolone a ainsi évoqué cette « synthèse bienvenue » avec Chevènement. Ses amis fabiusiens n'ont pourtant pas participé au vote, pour « exprimer un mécontentement sur la manière dont l'accord a été négocié ». (Libération).

UMP. Devant les chefs de la majorité, le président de l'UMP s'est montré irrité par les nouvelles conditions posées par le ministre de la Défense pour participer au deuxième forum, qui doit se tenir vendredi à Lyon. Elle a prévenu qu'elle ne viendrait pas vendredi à Lyon si « le forum devait être aussi ennuyeux que le premier ». « Franchement, j'ai autre chose à faire », a-t-elle lancé. Avant de poser des conditions précises pour sa participation : des thèmes définis à l'avance, les mêmes questions pour chacun et le même temps de parole. Devant les chefs d'entreprise, elle a attaqué le thème de la « rupture tranquille » cher à Nicolas Sarkozy. « On ne va pas faire table rase de ce qui a été construit. La rupture est anxiogène. » Les députés UMP, eux, commencent à se lasser du feuilleton des primaires. Ils souhaitent que Michèle Alliot-Marie annonce rapidement sa décision d'être ou non candidate à l'intérieur de l'UMP. (Figaro).

FN. Au FN, on affecte de s'étonner de l'étonnement suscité par l'une des affiches de la campagne Le Pen : une jeune fille métisse ou « beurette », « lookée » comme beaucoup de jeunes filles de sa génération. D'un geste de la main elle manifeste son accord avec ce slogan : « Nationalité, assimilation, ascenseur social, laïcité, la droite et la gauche ont tout cassé ». « Ce qui change , déclare la vice-présidente du mouvement lepéniste, c'est que nous rendons visible ce qu'est réellement le FN : un parti qui se bat contre le communautarisme. » « Les propositions du FN ne changent pas. Mais la question des Français d'origine étrangère est posée », explique Jean-François Touzé, secrétaire national aux élus. C'est pourquoi, ajoute-t-il, « avec cette affiche, nous adressons un message aux Français d'origine étrangère... Nous indiquons que la préférence nationale, pour nous, doit s'appliquer à tous les Français d'où qu'ils viennent ». Selon Martial Bild, « des jeunes issus de l'immigration maghrébine » commenceraient à « s'intéresser au FN ». « C'était inenvisageable il y a quelques années. (Figaro).

Affaire Clearstream. L. Joffrin édito : « Les juges ont remué ciel et terre, Matignon et Beauvau, la finance et l'informatique, ils n'ont pas plus de charges à produire que Michèle Alliot-Marie d'idées neuves en politique. On sait qu'il y a eu manipulation, on devine pourquoi : avant même la présidentielle lancée, empêcher l'un de prendre la succession de l'autre au poste suprême. Mais d'élément concret, de témoignage décisif, d'élément convaincant, il n'y en a point.. Nicolas Sarkozy aura hurlé le grand air du calomnié, le général Rondot dévoilé une partie insuffisante mais confondante de l'affaire, le monde du pouvoir admis le coup tordu, seuls restent salis une plume et des seconds couteaux. Une fois encore, les responsables échappent aux responsabilités, les tireurs de ficelle aux projecteurs et les cyniques à la sanction. L'opinion demandait non pas des têtes mais des éclaircissements. Elle restera sur son impression première : Clearstream est un règlement de comptes entre puissants dissimulé dans une inaccessible obscurité.. » (Libération).

Economie-social : Conférence sur l'emploi et les revenus. « Plus j'ai avancé dans les discussions, plus j'ai vu l'occasion de nous appuyer sur cette réunion pour mettre la France en perspective par rapport à l'élection de 2007 » , confie Gérard Larcher. Même si le premier ministre se réserve quelques annonces concrètes, la réunion sera surtout consacrée à faire un état des lieux pour faciliter des négociations ultérieures ou des réformes, un peu comme l'avait fait le Conseil d'orientation des retraites à la fin du mandat de Lionel Jospin. C'est avant tout ces classes moyennes « qui représentent un des soubassements de la démocratie » que le gouvernement veut rassurer. Et plus particulièrement, selon Gérard Larcher, « à ces deux étapes que sont l'obtention d'un premier emploi et l'accès à la propriété » . De ces entretiens avec les partenaires sociaux, le ministre a retenu un triptyque qui constituera d'ailleurs l'ossature des discussions : salaires, logement, emploi. « Avec la réforme du dialogue social qu'ils ont voulue » , insiste Gérard Larcher, « les partenaires sociaux ne pourront pas faire l'impasse sur un certain nombre de sujets qui vont être évoqués pendant la conférence ». Et encore moins au moment où les candidats à la ­présidentielle élaborent leur programme. (Figaro).

La revalorisation du SMIC, qui intervient au 1er juillet, pourrait être dévoilée en début d'année afin que les entreprises mènent les négociations salariales en connaissance de cause. Il s'agit d'éviter que des minima de branche redeviennent, chaque été, inférieurs au SMIC. Cette mesure, qui doit être soumise aux partenaires sociaux demain, lors de la conférence sur l'emploi et les revenus, peut avoir un effet notable sur le résultat des négociations salariales de branche. Elle a d'ailleurs reçu un accueil favorable des leaders syndicaux, consultés au cours des deux dernières semaines. (Echos).

Logements. Les locataires ont subi de plein fouet la flambée de l'immobilier. L'accession à la propriété intervient de plus en plus tard et devient réservée aux plus aisés. L'accès à la propriété s'est globalement accru depuis 1988 : 57 % des ménages étaient propriétaires fin 2005, contre 53 % en 1988. L'enquête souligne que la génération des baby-boomers a bénéficié de conditions plus favorables pour constituer un patrimoine que les générations suivantes. Conséquence : alors que les jeunes sont particulièrement exposés à l'évolution des prix immobiliers, une part croissante des plus de 50 ans « n'est plus sensible » au problème du coût du logement. (Tribune).

Commerce extérieur. P. Aubert édito : « Hier, le côté sombre de l'affaire, en l'occurrence un chiffre du commerce extérieur qui retrouve les vieilles habitudes en la matière, en l'occurrence un nouveau creusement du déficit commercial en octobre, un trou de 2,7 milliards d'euros qui a bien vite fait oublier les bonnes surprises de septembre. Le tout devant nous conduire à un déficit commercial record cette année, avec un trou déjà supérieur à 23 milliards en dix mois. Et ce, alors que la facture énergétique s'est sérieusement dégonflée. Bien sûr, on va forcément crier au loup, en fustigeant l'euro qui empêcherait nos belles entreprises de gagner des parts de marché à l'exportation.. la France souffre, en la matière, de deux maux. Le premier est du ressort des entreprises : elles ne produisent pas les bons produits sur les bons marchés. Ainsi, et même si les exportations progressent, nos entreprises ont bien du mal à accompagner le formidable essor des pays émergents.. Si le commerce extérieur se porte mal, c'est aussi et surtout parce que la consommation en France se porte bien. Car les Français sont d'abord friands de produits fabriqués par d'autres que nous.. » (Tribune).

Europe : Règlement Reach. J-M. Thénard édito : « Les générations futures auront du mal à le croire. Et pourtant, le fait est là. On ne connaît pas les effets sur la santé de la plupart des molécules chimiques à la base des produits de consommation courante.. Le principe de précaution voudrait que, tant qu'on ne sait pas, on ne touche pas, mais la réalité marchande fait qu'on utilise sans savoir. Alors, l'Europe, qui ne veut plus rester dans le doute sanitaire, choisit de se doter d'une législation, la première au monde, pour contrôler les produits chimiques.. Mais la grande affaire législative, à l'arrivée, a accouché d'une souris et mérite surtout les sifflets. Car elle expose les travers de cette Europe soumise aux vents dominants des lobbies. La puissante industrie chimique n'a pas mégoté ses efforts pendant trois ans pour tenter d'échapper aux contrôles.. Au finale, le compromis est décevant pour le consommateur. Sur les 100 000 substances commercialisées dans l'UE, seules 30 000 vont être étudiées d'ici 2018. Et parmi ces 30 000, près des deux tiers risquent d'échapper à tout contrôle, car produites à moins de 10 tonnes par an.. On comprend que les industries trouvent le compromis « équilibré »... Mais il révèle surtout les déséquilibres de l'institution européenne, moins préoccupée de la santé du citoyen que de celle des entreprises et de leurs actionnaires. » (Libération).

Italie. Le gouvernement italien va demander, aujourd'hui ou demain, la confiance au Sénat sur le vote du budget. Et il pourrait faire de même la semaine prochaine lors de la troisième lecture à l'Assemblée. La structure globale du texte est restée la même : il prévoit un retour du déficit au-dessous de 3 % du PIB, principalement par l'alourdissement de la fiscalité, notamment sur les revenus les plus élevés, sans grande diminution des dépenses. Mais il a suscité une vague de mécontentement qui s'est traduite, à droite, par une grande manifestation organisée par Forza Italia, il y a dix jours, à Rome, à gauche par la désillusion des ouvriers de Fiat, qui ont, à la fin de la semaine dernière, sifflé les syndicats, accusés de soutenir un gouvernement qui ne redistribue pas assez. (Echos).

Délocalisations. L'Europe va financer les victimes de la mondialisation. Aujourd'hui, le Parlement européen devrait voter la création d'un « Fonds d'ajustement européen à la mondialisation » . Doté de 500 millions d'euros par an jusqu'en 2013, il sera opérationnel le 1 er janvier prochain et devrait couvrir jusqu'à 50 % des dépenses sociales liées aux restructurations industrielles européennes. Destiné aux « salariés et non pas aux entreprises » , il est susceptible de financer durant un an maximum des formations individuelles ou des microcrédits à la création d'entreprises, plus exceptionnellement des aides à la mobilité géographique. 50 000 salariés en bénéficieraient chaque année. Pour en arriver à ce résultat, plusieurs États membres, en particulier la France, ont dû surmonter leur opposition à l'égard d'un mécanisme jugé trop coûteux et risquant de faire double emploi avec les crédits de la politique régionale. (Echos).

International : Banque mondiale. Accroissement des inégalités entre nations et au sein même des pays, déstabilisation des marchés du travail, réchauffement climatique ou encore destruction des ressources halieutiques... Dans son dernier rapport consacré aux perspectives économiques globales (1), publié aujourd'hui, la Banque mondiale ne manque pas de tirer la sonnette d'alarme devant les défis que devront affronter les nations dans les prochaines années. Selon son scénario, le produit intérieur brut global de la planète passerait de 35.000 milliards de dollars à 72.000 milliards en 2030 si, d'ici là, le taux de croissance moyen des pays riches s'élève à 2,5 % et celui des pays en développement à 4,2 %. Parallèlement, la population atteindrait 8 milliards d'habitants, contre 6,5 milliards aujourd'hui. Le revenu par tête dans les pays en développement atteindrait 11.000 dollars en 2030 (contre 4.800 dollars aujourd'hui). Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes si ces prévisions ne s'accompagnaient d'un revers de médaille. A commencer par le réchauffement climatique. Un autre revers consiste en l'accroissement de la concurrence entre les différents pays en termes d'emploi. Au lieu de préserver les emplois existants, les pays doivent soutenir les travailleurs touchés par les restructurations et leurs fournir de nouvelles opportunités via la formation et l'éducation. Sans oublier les risques de pandémies ou encore les problèmes posés par l'exploitation des ressources halieutiques, menacées, la Banque mondiale insiste sur la nécessaire coopération entre nations pour éviter un désastre majeur dans les décennies à venir. (Echos). Le rapport sur le développement dans le monde 2007 Consultez le rapport

Bombe nucléaire. Edito du Monde : « Israël est une puissance nucléaire militaire. Mais il était de bon ton de ne pas en parler.. Pourquoi le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, s'adressant, lundi 11 décembre, à des journalistes allemands, a-t-il rompu cette consigne du silence ?.. Alors qu'il énumérait les Etats dotés de l'arme nucléaire - Etats-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Chine -, il a ajouté benoîtement Israël à la liste sans que personne ne lui demande rien.. Cet aveu en forme de lapsus ne pouvait pas tomber à un plus mauvais moment. La communauté internationale essaie depuis plus de trois ans de décourager l'Iran d'utiliser son programme nucléaire civil pour se doter de l'arme atomique.. Si les déclarations de M. Olmert ne changent rien à la réalité, elles apportent de nouveaux arguments aux Etats qui veulent garantir leur sécurité en possédant l'arme nucléaire et qui considèrent, au moins implicitement, que le régime de non-prolifération a vécu.. »