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Réunion publique à l'initiative du Snesup à Toulouse, le 14.10.2011

 

Présents les partis politiques suivants (par ordre de prise de parole): NPA, PS, EELV, PCF et PG. Pour les syndicats: le Snesup et le SNTRS-CGT. Si la finalité de la réunion était d’exposer les propositions des différents partis de gauche et de faire interpeller les partis par les syndicats qui énonceraient ainsi leurs priorités (à prendre en compte par un prochain gouvernement de gauche), on peut dire qu’elle était plus ou moins réussie. Mais si elle avait été conçue comme un « débat contradictoire », c’était raté. Les idées des uns et des autres étaient juxtaposées et leurs interventions même après les questions du public consistaient pour la plupart à un ajout de ce qui avait été omis lors des exposés initiaux. Ce n’était donc pas un vrai débat.   Si quelqu’un arrivait à cette soirée ne connaissant rien des thèses des partis sur l’université et la recherche, il ne partirait que partiellement informé. Le PS, pour des raisons qui tiennent à l’entre-deux-tours des primaires, aux changements successifs d’avis de son représentant (Aubry-Montebourg => Hollande, on venait d’apprendre ce même jour le soutien de Montebourg à ce dernier) et à sa volonté de conquérir un électorat qu’il pense propice à voter pour lui, a soigneusement lissé son discours en laissant exprès dans le flou la suppression (ou non ?) de la LRU et des Idex. Le discours des Verts s’efforçait de se montrer plus à gauche que celui du PS, avec quelques idées plus claires (quant au positionnement de ce parti prônant, par exemple, à fond l’Europe des régions et donc « l’enracinement dans l’écosystème » [sic] des universités et de la recherche). Il a même avancé des chiffres! Mais là aussi, l’objectif était clairement la conquête des voix, la séduction d’un électorat réputé favorable à ce parti, surtout d’un électorat proche de la social-démocratie mais inquiet d’une dérive droitière du PS ou désireux de plus d’écologie (ou « d’écologisme » ?). Seules nos thèses, et celles du NPA, étaient formulées avec clarté. Mais peut-on mesurer leur impact sur le public ?

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