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Revue marxiste d'économie du PCF

 
 
 

Enquête Patrimoine INSEE : « A la table des riches, les pauvres payent ! »

L'enquête Patrimoine 2010 de l'INSEE le révèle : les inégalités entre Français en matière de patrimoine se sont fortement accrues entre 2004 et 2010. L'écart entre les 10 % de ménages les plus pauvres et les 10 % de ménages les plus riches a augmenté de plus de 30% au cours de cette période. Voici la réalité toute crue de la politique de Nicolas Sarkozy : à la table des riches, ce sont les pauvres qui payent !

A la lumière des révélations de l'institut de statistiques, on comprend mieux l'acharnement du gouvernement à s'en prendre aux chômeurs, assurés sociaux, allocataires de minima sociaux ; tous accusés d'être des fraudeurs en puissance. C'est pour mieux cacher la razzia de la bande du Fouquet's qui depuis l'élection de Nicolas Sarkozy s'est largement servie grâce à la multiplication des cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations en tout genre.

Au lieu d'une TVA mensongèrement qualifiée de « sociale », c'est bien au revenus du capital et du patrimoine qu'il faut s'attaquer. Au vu de la lecture de l'enquête de l'INSEE, il y a là du grain à moudre. C'est toute l'ambition du Front de Gauche que de s'y attaquer. Dans son programme « L'humain d'abord », le Front de gauche propose d'établir un revenu maximum fixé à 20 fois le revenu médian. Aucun revenu ne pourra être fixé sous le seuil de pauvreté et les minimas sociaux seront fixés en référence au Smic et indexés sur celui-ci.

Il y a actuellement 3 réactions

  • INEGALITE MEME CHEZ LES PLUS RICHES

    Parmi les 10% les plus riches

    Entre les 10% les plus pauvres de ces 10% et les 10% les plus riches de ces 10% l'écart aussi s'est accentué

    Par BUROVSKI, le 08 December 2011 à 22:21.

  • Gestion des entreprises et partage juste des richesses

    Texte de la question

     

    M. Jean-Jacques Candelier interroge M. le ministre du travail, de l’emploi et de la santé sur les suites à donner à un sondage IFOP-Le Monde.

    Pour 63 % des salariés des grandes entreprises, le personnel doit participer à l’élaboration de la stratégie et 78 % estiment que la répartition de la valeur ajoutée entre dirigeants, actionnaires et salariés est inéquitable. 83 % des salariés interrogés affirment que « l’entreprise doit rendre des comptes à la société avant d’en rendre à ses actionnaires » et seuls 3 % sont « tout à fait d’accord » avec le fait que « la stratégie de l’entreprise doive être déterminée par ses actionnaires », situation qui prévaut pourtant actuellement !

    Ce sondage appelle à la fin du capitalisme, système de la dictature des actionnaires et de la dépossession des salariés, seuls créateurs des richesses produites.

    C’est lorsque la gestion des entreprises sera sous le contrôle des salariés que le produit du travail sera équitablement réparti et que la situation de la société dans son ensemble pourra s’améliorer.

    Au vu de ces chiffres incontestables, il lui demande donc s’il compte mener une politique de démocratisation de la vie au travail.

    Texte de la réponse

     

    Le ministre du travail, de l’emploi et de la santé a pris connaissance avec intérêt de la question relative au partage du pouvoir et des profits dans l’entreprise ainsi que sur la définition d’une politique de démocratisation de la vie au travail. S’agissant du partage du pouvoir et des profits, une réponse a été apportée cette année, puisqu’à l’instigation du gouvernement, et en l’absence d’accord des partenaires sociaux au niveau interprofessionnel sur la question, une prime de partage des profits a été instituée. Conformément aux dispositions de l’article 1er de la loi n° 2011-894 du 28 juillet 2011 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2011, les salariés pourront ainsi bénéficier d’une prime dès 2011 lorsque leur entreprise a retrouvé une santé financière lui permettant d’augmenter les dividendes attribués aux actionnaires, par rapport à la moyenne des dividendes des deux années précédentes. La mesure, applicable aux sociétés commerciales tant du secteur privé que du secteur public, est obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus et facultative pour les entreprises de moins de 50 salariés. Cette prime de partage des profits sera mise en place par voie d’accord. La discussion entre les partenaires sociaux portera, pour déterminer le niveau de la prime, sur la politique de dividendes de l’entreprise, sur sa situation financière présente et future, et donc corrélativement sur sa stratégie économique. Cette négociation sera l’occasion d’un partage de l’information et d’une décision sur le montant et le versement de la prime de partage des profits. D’ailleurs, cette mesure avait été précédée par d’autres dispositifs qui se caractérisaient par un même partage de l’information et du pouvoir de décision au moyen de la négociation d’entreprise, avec pour objectif un partage des profits : l’intéressement et la participation. Ces mesures se plaçaient elles-mêmes dans un cadre plus large affirmant les pouvoirs des représentants des salariés. Les prérogatives du comité d’entreprise, comme les impératifs de la négociation annuelle obligatoire, sont là pour le démontrer. En effet, à l’initiative du Gouvernement et dans le cadre de la procédure prévue par l’article 2 du code du travail, une délibération sociale entre partenaires sociaux s’est ouverte le 22 juin 2009 sur le dialogue social, les parcours professionnels des représentants des salariés, les institutions représentatives du personnel, la négociation collective et la gouvernance. Dans ce cadre, un état des lieux sur les attributions et les moyens des institutions représentatives du personnel a été dressé mais la délibération sociale n’a pas encore abouti. Le Gouvernement encourage d’ailleurs les partenaires sociaux à conclure sur la question des institutions représentatives du personnel et le partage de la valeur ajoutée. La loi n° 2011-894 de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2011 du 28 juillet 2011 instituant la prime de partage des profits, prévoit explicitement que celle-ci a vocation être remplacée, à terme, par le dispositif issu de la négociation interprofessionnelle sur le partage de la valeur ajouté si celui-ci aboutit à un accord.

    Par Gautier WEINMANN, le 08 December 2011 à 12:40.

  • TB

    Je suis d'accord.

    J'ajoute, pour une parfaite information, cette question du député PCF Jean-Jacques Candelier :

    http://www.jjcandelier.fr/spip.php?article454

    Fraternellement

    Gautier WEINMANN

    Par Gautier WEINMANN, le 08 December 2011 à 12:32.