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Avec 60% des français, nous disons oui au droit de vote des étrangers

« Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux. »

« La délinquance, chacun sait qu'il y a des liens avec l'immigration. »

Non, ce n'est pas du Le Pen mais de Claude Guéant et Frédéric Lefebvre ! L'UMP emboîte le pas du Front national, adopte son langage et stigmatise les étrangers, les banlieues, les jeunes,... Sous nos yeux surgit une véritable xénophobie d'l'État à des fins électoralistes. C'est indigne et irresponsable.

 

Immigrés : les boucs émissaires de la droite

Sarkozy, Le Pen et Géant, montrent du doigt les immigrés. Mais le peuple ne marche pas dans la combine : il connaît les responsable de la crise et du mal de vivre. Leur politique au service des banquiers est la cause de tous les mots : chômage, déficit de la Sécurité sociale, pénurie de logements...

Ils cherchent à stigmatiser et dresser une partie de la population contre une autre. La ficelle est trop grosse : diviser pour mieux régner. Et tous les coups sont permis : même l’atteinte au droit du sol. Mesure emblématique de l’histoire de France depuis François 1er.

 

C’est dire que la gauche ne doit pas jouer les p’tits bras en matière d’immigration. Primo parce que le problème n'est pas l'immigration. C’est la libre circulation des capitaux et la domination de la finance. Secundo, parce que derrière le terme d’immigration, en vérité on parle de – Rachida et Farid – jeunes français plus touchés que Camille et Nicolas par le chômage, la précarité, la crise du logement… Et puis enfin, parce que l’immigration clandestine est organisée par le patronat – sous la haute bienveillance du pouvoir – pour faire venir de la main d’œuvre taillable et corvéable à merci. La régularisation des travailleurs sans papiers assurant l’accès de tous au droit du travail, n’est pas seulement un objectif humaniste. C’est un enjeu pour tous les travailleurs.

 

Non à l'esclavage moderne !

Les sans-papiers sont les nouveaux esclaves. L’état, quand cela l'arrange, les reconnaît : ils paient des impôts, des cotisations sociales mais n'ont accès à aucun droit social (retraite, chômage, assurance maladie,...). Ils constituent une armée de réserve à bas coût pour le patronat : nullement protégé par le droit du travail, ils sont taillables et corvéables à merci. Ils sont souvent embauchés au jour le jour pour les tâches les plus ingrates. Le Medef en a rêvé, l'UMP, Sarkozy et le gouvernement Fillon l'ont fait.

La misère, les guerres produisent les migrations de la survie. En Afrique, la spéculation sur les denrées alimentaire engendre famine et conflits. Pour fuir, des hommes et des femmes n'hésitent pas à risquer leur vie sur des embarcations de fortune, traités comme des marchandises par des réseaux mafieux de passeurs. Le capitalisme fait des ravages dans le Sud comme dans le Nord. Il faut le combattre pied à pied et fonder les relations Nord-Sud sur de nouvelles solidarités et le co-développement.

Les principales mesures du programme du Front de gauche et de son candidat à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, pour le respect des droits des migrant-e-s et contre le racisme :

 

Pour la solidarité avec les migrant-e-s :

  • Régularisation des sans-papiers

  • Dépénalisation des séjours irréguliers

  • Fermeture des centres de rétention

  • Refonte du Code de l’entrée et du séjour des étranger-e-s et du droit d’asile (CESEDA)

  • Stabilité du Droit de séjour par une carte unique de dix ans

  • Accès au droit commun pour l’ensemble des résident-e-s étranger-e-s et leurs familles

 

Pour le respect du droit d'asile :

  • Rattachement de l’Office français de protection des réfugié-e-s et apatrides (OFPRA) au Ministère des affaires étrangères (et non au Ministère de l’intérieur)

  • Interdiction d’expulser des réfugié-e-s de pays en guerre

 

Contre le racisme et les discriminations :

  • Abrogation des lois sécuritaires et racistes

  • Lutte contre les contrôles au faciès

  • Égalité de l’accès à l’emploi

  • Respect du droit à la bi-nationalité

  • Plutôt que les politiques d’assimilation ou d’intégration, nous développerons le Vivre ensemble et l’accès aux droits

Pour le droit des résident-e-s étranger-e-s :

  • Droit du sol dès la naissance

  • Droit de vote aux élections

  • Droit de nationalité après cinq ans de résidence

  • Droit au regroupement familial

  • Respect des conventions internationales (Droits de l’enfant, sauvegarde des Droits de l’Homme, Droits

  • des travailleuses et travailleurs migrants)

  • Droit au séjour pour raisons médicales

 

Pour une Europe des droits Humains :

  • Respect du Droit de circulation pour tous les européens

  • Opposition à l’Europe forteresse et à Frontex, la police de frontières.