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Développer un nouveau type de croissance dans des rapports homme-nature différents.

le 23 September 2005

ALAIN Obadia, membre de Comité exécutif national du PCF coordinateur du pôle Entreprises-économie-social.

Forum du 23 et 24 septembre 2005.

Je souhaite intervenir sur le nouveau type de croissance que nous voulons et sur le fait que l'on doit prendre me semble-il, les problèmes de la rareté d'une manière un peu différente de ce qui a été dit tout à l'heure.

Développer un nouveau type de croissance, aller vers un nouveau modèle de développement, c'est fondamentalement pour nous la satisfaction des besoins humains, la satisfaction des aspirations à l'épanouissement humain dans des rapports homme-nature, différents.

C'est à mon sens là-dessus que peuvent se créer la dynamique économique et la dynamique sociale, facteurs de croissance, d'une croissance évidemment tout à fait différente de la croissance actuelle fondée sur la rentabilité financière. Cela a été dit et je ne le développe pas. C'est en fait le théorème de Schmidt qui est constamment réactualisé : les profits d'aujourd'hui sont les investissements de demain, et les emplois d'après-demain et si on généralise au social.

Joseph Stiglitz, qui est l'ancien vice-président de la Banque mondiale, appelait cela la politique des retombées.

Nous savons à quel point tout cela est fallacieux, et porteur de drames humains.

Si nous partons bien sur cette autre conception du développement, nous ne pouvons que constater que les besoins humains sont loin d'être satisfaits dans le monde, aussi bien dans les pays en voie de développement que pour les travailleurs pauvres dans les dans les pays développés. Ils sont loin d'être satisfaits au niveau des infrastructures, des nouveaux réseaux, des services publics, etc. C'est en cela que le débat ne peut être posé entre croissance et décroissance. Il ne peut y avoir de décroissance globale, sauf à décider que l'on accepte des conséquences catastrophiques pour les peuples du monde et dans les pays développés, pour les plus modestes, pour les plus fragiles.

Après, cela ne veut pas dire qu'il ne peut et qu'il ne doit pas y avoir, dans une politique différente, des décroissances sectorielles, partielles. Alain Hayot a cité les dépenses d'armement, mais on peut citer d'autres choses.

Oui, il faut des économies d'énergie, mais pas simplement en suggérant d'éteindre la lumière quand on quitte une pièce. Il faut des économies d'énergie structurelles, intégrées dans le processus de production.

Oui, il faut une montée en fiabilité des produits et des process, même quand c'est opposé à la rentabilité du capital

Oui, il faut des réflexions sur la relocalisation des activités et des transports. Je le prends dans ce sens-là. À mon avis, on ne peut pas dire diminuer, limiter les transports, sinon nous sommes dans une logique à l'envers. Ce qu'il faut, c'est faire en sorte qu'il puisse y avoir des relocalisations d'activités comme cela a été dit tout à l'heure dont la conséquence sera un moindre besoin de transports.

Oui, je pense que l'on peut faire des économies immenses sur les gâchis de moyens financiers dans les spéculations, dans la recherche de la rentabilité, etc.

Dire les choses comme cela montre que nous ne sommes pas sur une ligne de décroissance globale qui aurait des conséquences catastrophiques, mais bien d'une croissance nouvelle, d'un type nouveau, une croissance sociale, solidaire, citoyenne. Une croissance qui tienne compte de nouveaux rapports hommenature.

L'aspect citoyenneté me semble déterminant parce que la notion de démocratie, la notion de nouveaux pouvoirs des citoyens, des salariés dans l'entreprise, est consubstantielle à cette nouvelle manière de voir le développement.

La brochure : Forum pour un développement durable et solidaire

 

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