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Emploi, argent : reprenons le pouvoir

 

A cent jours à peine de la fin de son mandat, le président Sarkozy semble découvrir que les questions sociales sont au cœur des préoccupations quotidiennes des Français. Il fait comme s'il n'avait, depuis 5 ans, aucune responsabilité dans la destruction de centaines de milliers d'emplois, comme actuellement avec Seafrance ou, en 2007, à Gandrange en Moselle. Il est le premier licencieur de France avec les suppressions de postes dans la Fonction publique.

Le PCF appelle à une mobilisation nationale pour l'emploi, les salaires, la protection sociale et soutient les manifestations syndicales du 18 janvier.

Dans ses vœux du 31 décembre, Nicolas Sarkozy a annoncé un Sommet social pour le 18 janvier. En réalité, il veut imposer une TVA prétendument sociale, pourtant rejetée par 64 % des Français, et projette de conditionner l'indemnisation des chômeurs à d'obscurs plans de formation.

Lui qui a refusé d'entendre la voix des millions de salariés, du public comme du privé, en lutte pour le maintien du droit à la retraite à 60 ans, a distribué des centaines de millions d'euros d'argent public qui sont allés droit dans les poches des actionnaires. Sa politique au service des marchés financiers, des spéculateurs et du grand patronat a provoqué une aggravation historique du chômage et de la précarité. Au lieu de s'attaquer au « coût » du travail, il ferait mieux de s'attaquer aux 318 milliards d'euros versés par les sociétés non financières en intérêts aux banques et en dividendes aux actionnaires.

2012 doit être l'année de la défaite de Sarkozy et de son clan !

Les 17, 18 et 19 janvier, le vrai sommet social sera dans la rue, dans les entreprises et zones industrielles, sur nos lieux de travail, devant les agences Pôle emploi.

Salariés, chômeurs, précaires :

arrêtons le massacre

Dans toute la France, faisons entendre le rejet massif de la politique de la droite, faisons entendre notre volonté d'une politique de gauche audacieuse pour les salaires, l'emploi et la protection sociale.

Le PCF, ses partenaires du Front de gauche et leur candidat commun à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon ont des propositions fortes qui touchent l'emploi directement, le pouvoir et l'argent :

  • interdire les licenciements boursiers et instaurer un moratoire sur la déréglementation des services publics. Abolir la RGPP pour reconstruire des services publics efficaces et utiles à tous,

  • supprimer le dispositif des heures supplémentaires,

  • au projet de gouvernement sur le chômage partiel, opposer un projet de sécurisation de l'emploi, de la formation et des revenus du travail qui se présente comme une alternative au licenciement,

  • donner des pouvoirs nouveaux, de contrôle et décisionnels pour les comités d'entreprises et les délégués du personnel notamment le droit de veto suspensif,

  • contrôle strict des aides publiques et surtout réorientation du crédit, pour qu'il favorise le développement d'emploi, la formation et le tissu économique des PME-PMI. Ce crédit nouveau serait la mission de Fonds publics régionaux, d'un pôle financier public et d'une BCE transformée,

  • mettre fin aux exonérations patronales et sociales , indispensables au financement de notre protection sociale.

 

 

 

Mettons nos forces en commun

Prenez le pouvoir ! Votez Mélenchon