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La dynamique Front de gauche

 

LA DYNAMIQUE FRONT DE GAUCHE

Le débat présidentiel est lancé. On connaissait depuis longtemps le programme du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon, l'Humain d'abord. Les programmes de madame Le Pen et de François Hollande sont maintenant publiés. Nicolas Sarkozy qui ne peut plus se cacher derrière un habit de président qui lui va si mal révèlera de premières propositions dimanche sur 5 chaines de télévision à la fois. Il est temps que la confrontation des projets se noue.

 

Sarkozy, vu et revu à la télé

 

Nicolas Nicolas Sarkozy n'a pas renoncé à continuer à défendre, pendant 5 ans encore, les intérêts de sa bande du Fouquet's. Pour cela, lui qui a tellement cassé les services publics, reconstitue une « ORTF » privée en réquisitionnant 5 chaines de télévision pour s'assurer que personne ne pourra lui échapper. Pas de doute, il fera derrière les mots toujours la même proposition : au peuple de payer la crise du capitalisme financier.

 

Hollande : un « filet d'eau tiède » ?

 

François Hollande a continué ce jeudi à faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.

Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires. D'un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération. Lors de l'émission de France 2 il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

 

François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers. Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d'achat est loin d'être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n'y figure pas une seule fois.

 

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de donner du sens à l'austérité. On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s'attaquer à la finance ».

 

Le débat à gauche : une nécessité

 

Le Front de gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions qu'il compte continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en œuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu'au dernier jour l'exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

 

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de gauche à l'élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l'austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l'injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de gauche fait la preuve qu'il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.