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La danse du ventre du MEDEF

Après avoir estimé que Nicolas Sarkozy avait fait un « boulot extraordinaire », Laurence Parisot a changé de cible à flatter.

La présidente du Medef déclare que François Hollande a raison de mettre la croissance sur la table. Mais derrière les flatte­ries, la notion de croissance maniée par la patronne des patrons n’a pas grand chose à voir avec un programme de gauche. « Nous voulons travailler pour faire en sorte que le plus vite possible notre pays retrouve le chemin d’une croissance économique soutenue. Nous avons une certaine impatience à rencontrer le gouverne­ment ou le président » a-t-elle dit. Mais un rapide décryptage de ses mots montre que la croissance du MEDEF reste bien austère: discipline budgétaire et dérégulation du droit du travail sous couvert de compétitivité, le « paquet croissance » appelé de ses vœux par Laurence Parisot servant à emballer ce tour de vis libéral.

La preuve par les mots de la chef des patrons. Lutte contre les déficits publics, alpha et oméga de l’action publique: « Il est évident que nous avons besoin, tous les pays européens aujourd’hui, de méthodes, de disciplines pour gérer nos budgets publics. » Un petit « paquet croissance »: « Il faut aussi se demander comment créer un choc de confiance qui serait un choc de croissance sans aggraver le déficit », explique-t-elle. En d’autres termes, nous sommes favorables à une initiative de croissance, un ‘growth compact’, mais sans renégocier le ‘fiscal compact’. Elle fait à ce propos une série de propositions – engager une révision générale des politiques européennes, définir des axes prioritaires dans les infrastructures qui seraient financés par des partenariats public-privé ou des « project bonds » – des emprunts liés à des programmes d’investissements, etc. Politique européenne comme un diktat libéral: « Nous souhaitons que l’Europe ait une doctrine claire et assumée en matière de compétitivité, que la coordination soit meilleure entre la politique monétaire, les politiques budgétaires et une politique d’investissement qui pourrait être décidée au niveau communautaire », dit-elle.

Pour parvenir à ses fins, Parisot fait mine de donner des contreparties. Elle se dit ainsi prête à discuter du mode de calcul du smic, souhaite l’instauration d’un tel salaire minimum en Allemagne et ne rejette pas l’idée d’encadrer les hautes rémunérations dans les entreprises publiques. « Je ne saurais vous dire si une échelle de 1 à 20 est bien ou pas. Mais […] j’attends beaucoup du président de la République sur ce point-là […] Il y a un juste milieu à trouver », a-t-elle déclaré. Et d’estimer, là aussi, que François Hollande a raison de mettre le sujet sur la table, « parce que c’est le lien social qui est en jeu ».

Quant au style de gouvernance de Fran­çois Hollande, la patronne des patrons est fan : « L’approche de François Hollande sur le dialogue social correspond très largement à ce que nous préconisons depuis longtemps », souligne-t-elle, jugeant même « intéressante » son idée de « contrat de génération ». « Moi-même, j’ai rencontré plusieurs des membres de l’équipe de François Hollande », a-t-elle ajouté. « Nous sommes en train de balayer tous les sujets et en même temps […] nous tra­vaillons déjà avec les organisations syndi­cales. »
Tout va pour le mieux donc au pays de Oui Oui Medef

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