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Législatives 2012 - Argumentaire en 10 fiches

Et maintenant, « l’humain d’abord! »

C’est le résultat des élections législatives qui va définir le rapport de force à l’Assemblée nationale et, par là même, la nature du prochain gouvernement.

Cette réalité-là est largement occultée par l’inversion du calendrier qui consacre la présidentialisation de nos institutions et tente de réduire au maximum le rôle de l’Assemblée nationale et des député-e-s. Aussi, il n’est pas inutile dans cette campagne de rappeler l’importance des législatives.

Le parti socialiste ne s’y trompe pas. Des premiers actes du gouvernement (salaire des ministres, parité, charte de déontologie…) à la volonté de ne pas s’engager dans des débats moins consensuels  à gauche, l’objectif est de ne pas faire d’erreur d’ici aux législatives. De la même manière est réactivé le vote utile.

Après l’argument de « faire le meilleur score au 1er tour de la présidentielle pour battre Sarkozy», c’est maintenant celui de « donner une majorité au changement». Mais quelle est la nature de ce changement ?

Celle d’une augmentation significative du Smic et des minima sociaux ou d’un simple coup de pouce ?

Celle d’un référendum sur le traité Merkel-Sarkozy ou le simple ajout d’un volet croissance sans toucher au pacte d’austérité budgétaire ?

Celle d’une véritable volonté de changer le rôle de la BCE ou bien une simple déclaration d’intention ?

Celle de s’attaquer aux marchés financiers ou bien de tenter seulement d’en gommer quelques excès ?

La campagne des législatives doit être l’occasion de prolonger le débat sur « ce que devra faire la gauche» que nous avons engagé avec la campagne des présidentielles. Forts du succès de notre programme L’humain d’abord, des quatre millions de voix qui se sont portées sur Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche ; forts de notre contribution déterminante à la défaite de Sarkozy, nous pouvons aborder ces jours de campagne de manière très offensive.

Très offensive pour retourner à la rencontre des quatre millions d’électeurs du Front de gauche au 1er tour. Très offensive pour aller à la rencontre des électeurs de gauche qui auraient bien voulu voter Jean-Luc Mélenchon mais ont préféré assurer le coup dès le premier tour contre Sarkozy.

Ces hommes et ces femmes aspirent à de profonds changements. Au quotidien, ils subissent les conséquences des politiques libérales et perçoivent les limites du programme de François Hollande.

Les votes des 10 et 17 juin vont véritablement donner à voir les exigences de notre peuple. Un bon résultat national du Front de gauche au soir du 1er tour, un grand nombre de député-e-s au soir du second tour seront des éléments déterminants pour garantir le changement.