Accueil

Grands groupes : plus de profits, plus de gachis.

le 08 February 2008

Les grands groupes à base française ( ceux qui sont côtés au CAC-40 ) accumulent d'énormes profits et les dilapident dans des opérations financières, contre l'emploi, les salaires, les qualifications et le développement des productions et des services.

Des profits monumentaux…

· 2004 : 66,2 milliards d'euros · 2005 : 84,3 milliards d'euros · 2006 : 97 milliards d'euros

Pour la seule année 2006 :

Total : 12,5 milliards d'euros BNP : 7 milliards d'euros Sanofi : 7 milliards d'euros EDF :5milliards d'euros Société générale : 5 milliards d'euros

Au 1e r semestre 2007 :

Total : 6,45 milliards d'euros BNP : 4,78 milliards d'euros (+22%) Lafargue : 934 millions d'euros (+70%) Bouygues : 655 millions d'euros (+16 %) Peugeot : 492 millions d'euros (+60%) Eramet : 271 millions d'euros (+124%) ../..

Bien sûr, le second semestre risque de porter les stigmates du ralentissement de l'activité depuis l'été dernier et de la crise du « subprime » qui va impacter les résultats bancaires. Et ces profits colossaux ne doivent pas, non plus, cacher les difficultés considérables rencontrées par nombre de PME, du fait tant des conditions drastiques que leur réservent les banques que de celles qu'imposent les grands groupes à leurs sous-traitants.

Ajoutons, que pour plus de 80% ces énormes profits proviennent d'activités délocalisées par les groupes à l'étranger, notamment aux Etats-Unis et dans la zone dollar, au détriment des productions nationales, mais européennes aussi, qu'ils continuent de dévitaliser.

Rappelons, à ce propos, que les sorties brutes de capitaux au titre des « investissements directs à l'étranger » ont beaucoup augmenté, particulièrement en direction des Etats-Unis. Ainsi, selon la Banque de France, leur cumul sur 12 mois totalisait :

97,3 milliards d'euros fin décembre 2005 91,7 milliards d'euros fin décembre 2006 137,8 milliards d'euros fin août 2007

…Gâchés dans les opérations financières e t les sorties de capitaux :

L'argent de ces profits est largement utilisé, soit à se désendetter, soit à accroître la rentabilité rendue aux actionnaires.

En 2006, sur 97 milliards d'euros de bénéfices nets, les groupes du CAC-40 ont reversés 32 milliards d'euros aux actionnaires et rachetés pour 8 milliards d'euros leurs propres actions afin d'en faire monter les cours en bourse et croître le rendement par action.

Autrement dit, 40% des bénéfices ont servi, en 2006, à enrichir les actionnaires, au lieu de servir à faire croître la recherche, les qualifications, les salaires l'emploi, avec des investissements réels efficaces.

Mais les entreprises ont à leur disposition non seulement l'argent des profits qu'elles réalisent grâce au travail et à la créativité de leurs salariés, mais aussi l'argent des fonds publics et celui des créanciers, notamment les crédits des banques.