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Législatives, la droite en déroute

Le journal le Figaro, imperturbable soutien de ceux qui viennent de subir la défaite, a fait ses comptes.

Il estime, après avoir évacué poliment l’hypothèse d’école d’une majorité de droite (et donc d’une cohabitation), les deux fourchettes, haute et basse, comme la marée. Le calcul le plus favorable élimine moins d’une centaine de députés de droite sur les 340 qui siègent encore au palais Bourbon : la saignée est rude, mais enfin, pour les observateurs lucides de la carte électorale, ce serait un moindre mal, dans la foulée de la défaite de Nicolas Sarkozy. Par contre, ce monde-là friserait la catas­trophe s’il tombait sous la barre des 200 élus, sauvés du désastre. Et personne ne se risque à croire que c’est impossible. Bref, la première réflexion qu’appelle cette situation à une semaine du premier tour, c’est qu’aucune menace sérieuse ne pèse sur les pronostics de victoire éventuelle de la gauche. Le vote dit « utile » pour sauver les meubles n’a donc aucun sens.

Évidemment, ce paysage politique – dont sera issu le nouveau rapport des forces dans le pays et dans la société – explique, au fond, les miasmes qui agitent l’an­cienne majorité. Ses leaders ont renoncé à faire du futur rendez-vous dans les urnes, une « revanche » du scrutin présidentiel. Ils l’avaient claironné un peu vite. Et ces stratèges, fins comme du gros sel de Bayonne, comme dit l’expression popu­l'aire, déclarent que le rendez-vous n’est pas « national » mais « local ». Il y aura donc 577 élections différentes, autant que de députés à élire ! Tu parles, Charles…

La ficelle est grosse comme un câble : le sigle UMP a pratiquement disparu des proclamations et des affiches, Nicolas Sarkozy est invité à ne pas sortir des oubliettes où il s’est réfugié, le bilan est enterré sans fleurs ni couronnes… On aperçoit même un jeune loup de l’ancien gouvernement, M. Laurent Wauquiez, déchaîner les grandes orgues de son pro­gramme que résument trois mots : « Vous me connaissez… » C’est la nanopolitique. Évidemment, sur cette pente fatale, fait rage dans les coulisses de l’UMP la guerre des chefs. Messieurs Copé et Fillon, en douce, ne se ratent pas… Les autres, petits marquis en déconfiture et comtesses à la dérive, alimentent la chronique du poison et du poignard dans le dos. Pour donner le change, ils en sont réduits à de grossières agressions, par exemple contre le disposi­tif de la retraite à 60 ans pour certaines catégories que prépare le gouvernement… Pour une fois où la tendance lourde contre le progrès s’inverse, la droite perd son sang-froid.

La conclusion est peut-être grossière, mais tant pis, elle dit ce qu’il y a à dire : la droite fait dans la haine comme d’autres font dans la culotte.

 

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