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L'humain d'abord - L'intégrale à lire ou à télécharger

Le programme du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon - L'humain d'abord

L'agenda

On leur fait un dessin

On va leur faire un dessin, la web-série

 
 
 

Déclaration de Pierre Laurent secrétaire national du PCF après le premier tour des législatives

Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale.

Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une 6e République peuvent résoudre. C'est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.

Le Front de gauche obtient, selon les premières estimations, 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans.

J'appelle ce soir à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.

Paris, le 10 juin 2012

Il y a actuellement 15 réactions

  • Réveil camarades

    J'ai la chance de pouvoir me déplacer pour aller voter pour un candidat communiste "pardon" Front de Gauche et pourtant j'ai honte, j'ai honte que nos élus renient leur appartenance au parti communiste et même si la raison l'emporte le cœur n'y est pas. Elle est belle la pseudo dynamique du front de gauche tellement puissante que dans l'état actuel nous n'auront pas de groupe parlementaire à l'assemblée nationale et nos députés COMMUNISTE seront divisés de moitié dans le meilleur des cas.

    Même si les législatives sont une élection nationale il n'en reste pas moins que l'ancrage local compte et comment expliquer aux électeurs qui ont voté pour un communiste durant des années, qui ont mit leur confiance dans le Parti durant des années, que d'un coup ça deviennent honteux de parler du parti au point même de le faire disparaître des affiches de campagne.

     

    L'association ponctuelle au sein du  Front de Gauche devait respecter l'identité des partis politique qui en formait sa composition c'est ce qui avait été voté en congrès et qui n'a pas été respecté.

     

    Si Jean-Luc Mélenchon de par sa médiatisation pouvait sembler le candidat idéal pour les présidentielles, son parachutage à Hénnin-Beaumont n'aura servi que de faire valoir à la patrone du front de la haine, réduisant la politique à du grand guignol.

    Nous n'avions jamais fait adhérer autant de militants que depuis ces trois dernières années, des militant des vrais qui étaient prêt à s'investir au nom du parti communiste Français, dans les manifestations nous observions le retour d'une convergence d'idées avec les syndiqués sur la lutte des classes et le besoin d'une solution politique durable. Et voilà que le front de gauche qui ne devait être qu'un instrument c'est vu par la volonté de certain promu parti politique phagocytant au passage la force politique majeure du mouvement jusqu'au point de la faire disparaître du paysage politique et à plus forte raison des médias.

    Rien que le fait de se poser la question de l'entrée où non dans le gouvernement explique bien des choses et dans l'état de faiblesse où nous sommes si le PS propose un portefeuille cela les confirmera.

    Par Pierre-Alain, le 17 juin 2012 à 14:59.

  • ministres communistes

    j'ai lu avec attention  les dernieres lignes du comité national où la question des ministres communistes au gouvernement est posée ou envisagée.

    l'histoire devrait nous servir sinon de reflexion du moins d'experience ,et de poser nos actes non pas pour demain mais pour l'avenir

    le choix de la stratégie du front de gauche est fait depuis les élections europeennes. Ill ne s'agit pas dans changer , bien malin celui qui peut dire que dans 10 ans cette orientation n'est pas porteuse des idées communistes ; par contre une modification de notre comportement et de notre action dans le front de gauche serait un indicateur d'instabilité et rendrait  nos actions invisibles, et en absence de credibilité.

    je suis communiste depuis de nombreuses années et je suis convaicu que l'expression de nos idées passe par le programme du front de gauche ,en cherchant au maximun à éllargir le socle support de ce programme .

    cela passe inévitablement par des accords stables avec nos partenaires du front de gauche. les français n'ont n'en pas voulu , pour l'instant !

    mais ce programme n'est pas celui du president Hollande  et sur la question de la finance et du deficit public le projet du PS  ne resoudra pas les enjeux, nous n'avons pas d'accord de programme avec le PS , donc pas d'outillage commun

    comment alors dans ce contexte , seulement envisager notre presence ( sur un strapontin) à une équipe , sur un objectif que nous avons desaprouvé ! il ne s'agit pas de  seulement  battre la droite au second tour des législatives, il s'agit aussi de rester une force vive sur nos valeurs " l'humain d'abord" pour aujourd'hui et demain .

    notre presence au gouvernement rendrait inaccessible aux habitants de notre beau pays  notre conviction et nos actions seraient teintées de suspicion.

     

    Par bordet, le 14 juin 2012 à 12:35.

  • Démélons

    La question du Gouvernement n'est pas une question d'opportunité, de circonstances, mais de fond.

    Comme le programme PS n'est pas adapté sur le FOND, et ne réglera pas les gros problèmes de FOND du capitalisme, c'est à ce titre que l'on ne peut pas participer à sa mise en oeuvre. Evidemment, nos parlementaires ne voteront jamais contre des mesures positives, quelles proposées par la droite (il peut y en avoir !) ou par la social-démocratie.

    Mais il faut montrer un autre chemin, une autre voie, sans faire je ne sais quel "pari" : la voie du communisme. Le communisme n'est pas un supplément d'âme à la gauche, il est un projet global, entier, à lui seul. Dire cela, n'est pas parier sur l'échec des réformistes, mais parier sur la victoire, nécessaire, probable, attendure, du communisme.

    Construisons le communisme en France et dans le monde.

    Fraternellement,

    Par Gautier WEINMANN, le 14 juin 2012 à 10:26.

  • Sur le FN, il faut les deux

    Il faut bien entendu du spectaculaire, il faut de l'émotion, mais aussi de la raison. De la raison communiste.

    Par Gautier WEINMANN, le 14 juin 2012 à 10:21.

  • Le vent tournera

    Pas de défaitisme camarades!

    Les responsables socialistes se montrent indignes, méprisants et carriéristes? Certainement. Mais en se voulant hégémonique, le PS a commis une grave erreur stratégique.

    Désormais, les têtes dures de l'aile gauche du PS, les irréductibles ayant voté contre le Mécanisme Européen de Stabilité, ceux-là peuvent à tout moment quiter cette gauche d'apparat, maintenue artificiellement en vie sous perfusion de vote utile. Les derniers socialistes du PS n'auront aucun regrets à quitter leur parti, si par leur geste ils ne le mettent pas en danger.

    Immaginez-vous une seule seconde Henri Emmanuelli et ses comparses, ayant pris tous les risques en votant à l'encontre de la consigne du PS en pleine présidentielle, immaginez-vous ces gens-là approuver docilement des mesures austéritaires?

    Sur cette vingtaine de députés, partageant largement nos idées et nos valeurs, une douzaine sont déjà assurés d'être réélus. Au premier faux-pas du gouvernement, ceux-ci pourraient tout naturellement vouloir se joindre à notre Front de Gauche.

    Ne baissons pas les bras et encourageons cette dynamique. Peu importe notre score, nos idées sont passées et nous ne sommes plus les seuls à les défendre. Après le second tour, nous serons ringardisés et brocardés comme étant les derniers mohicans du communisme, mais la relève arrivera tôt ou tard.

    Résistance!

     

    Par nascuntur_poetae, le 12 juin 2012 à 23:57.

  • Législatives

    On lâche rien ! RESISTANCE !

    Et surtout pas de ministres communistes au gouvernement !

    La lutte continue sur le terrain ! Espérons qu'on ait  suffisamment de députés pour faire un groupe à l'assemblée ! sinon tant pis,  on sait très bien que le mode de scrutin, le redécoupage des circonscriptions, et la très forte abstention n'est pas favorable !

    Surtout on lâche rien  ! Tous unis avec le Front de Gauche ! Il faut qu'on reste une force indépendante et conquérante ! Il faut que le Front de Gauche continue plus que jamais ! La bataille idéologique, l'éducation populaire est plus indispensable que jamais, même si c'est dur, il ne faut rien lâcher !

    Personnellement je ne voterai pas au 2ème tour pour le candidat socialiste de ma circonscription, il n'a pas besoin de ma voix pour être élu, ! Le Front de Gauche à fait un très bon score dans ma circonscription (pas vu ça depuis très longtemps 12,97 % à la présidentielle et 7,5 aux législatives) et quand on voit les résultats un peu partout on a pas de quoi désespérer ! Et je ne vois pas où est l'échec que certains décrient, on progresse de partout !

    Merci à tous, bon courage, L'humain d'abord ! Soyons optimiste ! Restons mobilisés et unis ! Ce n'est qu'un début pour une nouvelle étape !

     

    Par ms, le 12 juin 2012 à 21:17.

  • S'adresser aux tripes, plus à la tête !

    Ouais ! Tout ça n'est pas nouveau. Ce n'est qu'un constat de plus qui n'apporte pas grand chose. Avec des mots mille fois entendus et répétés. Se demander s'il faut participer à un gouvernement  dans l'état où est le FdG aujourd'hui, c'est ne pas avoir les pieds sur terre. L'évidence est de ne pas y aller. "Faire réussir la gauche" : Quelle gauche quand la social démocratie envahit plus de la moitié de l'hémicycle ? Vous voulez faire bouger un mamouth rose, une brindille à la main ? C'est une plaisanterie. "Ne pas insulter le FN" : Mais c'est justement la méthode FN. Insulter, stigmatiser pour ne pas répondre sur son absence de programme. Il me semble que vous n'avez jamais essayé de convaincre un électeur FN de son erreur. Il ne vous écoute pas parce qu'il est sourd et bête. Je vous laisse volontiers le soin de le rendre intelligent avec une méthode douce. Bon courage ! Vous semblez oublier une chose essentielle, c'est l'état lamentable de notre éducation, de notre formation, laissées à l'abandon par une école profondément démantibulée, un service militaire abandonné, par des médias d'une incroyable indigence, la seule source d'informations pour la plupart des gens modestes, par un matraquage intensif d'une propagande au seul service de l'indivisualisme forcené. Et  j'en passe. Les tripes ont remplacé les cerveaux. Ce n'est pas à l'intelligence qu'il faut faire appel puisqu'il n'y en a pas, c'est à l'émotion, à la sensation, au ventre mais pas au cerveau ni même au coeur, ils sont ratatinés. Le FN l'a compris depuis longtemps, lui qui ne peut se développer que sur des ruines. Quand tu votes FN tu es déjà en ruines. L'autre n'existe plus depuis longtemps. Le mal est très profond. Alors, continuer à discourir avec une telle dialectique suranée, c'est persévérer dans l'échec. Non, il faut tout changer : la méthode et les techniques de communication, les mots eux-mêmes pour qu'ils touchent à la chair des gens pas à ce qu'ils ont perdu. La rigidité des réunions ou les grandes messes politiques n'attirent plus que les convaincus. Les idées ne doivent plus être présentées comme un programme fastidieux (les gens ne lisent plus) mais comme un catalogue de la Redoute. Oui, il faut procéder autrement. La cible n'est plus la tête mais le ventre et ses tripes ! Pensez-y autrement !

    Michel Taupin

     

    Par michel Taupin, le 12 juin 2012 à 18:54.

  • L'indispensable bataille idéologique

    Ayons bien en tête l’idée que l’influence des partis politiques sont le reflet (plus ou moins déformé par des éléments conjoncturels) des grands courants idéologiques (révolutionnaire, réformiste, conservateur, réactionnaire). La comparaison des résultats globaux du premier tour des élections législatives 2002, 2007, 20012 fait apparaitre quelques éléments de base incontestables pour analyser les résultats électoraux.

    1. Force est de constater que la gauche antilibérale, reflet du courant révolutionnaire, se situe au dessous des 8% et a peu évolué au cours de ces 10 dernières années. Par contre il est clair que le Front de Gauche constitue aujourd’hui le pôle de rassemblement de ce courant.

    2. Le courant réformiste, largement incarné par le parti socialiste, se situe aux alentours de 28%. Le résultat plus élevé de la gauche sociale-démocrate en 2012 n’est que la conséquence du rejet de Sarkozy et de la présidentialisation du régime qui ont entrainé un déplacement de l’électorat de droite vers le PS.

    3. La mouvance écologiste – difficile à classer dans les grands courants idéologiques car porteur tout à la fois de valeurs de transformation sociale et de valeurs réactionnaires – n’est jamais qu’aux alentours de 5%. Le résultat à 7,5 de 2012 est essentiellement lié à l’accord PS/EELV. Il faut arrêter de donner plus d’importance qu’il n’a à ce courant politique et faire avancer l’idée centrale que la défense de l’environnement est incompatible avec le capitalisme.

    4. les résultats très variables de la droite classique traduit un électorat non homogène idéologiquement (conservateur et réactionnaire) avec des déplacements conjoncturels importants : siphonnage des voix d’extrême droite en 2007 par la campagne de Sarkozy puis rejet de Sarkozy en 2012 qui entraine un déplacement partiel vers le PS et un retour vers l’extrême droite de son électorat perdu en 2007.

    5. Le courant d’extrême droite se situe depuis 2002 aux alentours de 13%. Il n’avait pas été réduit en 2007 mais simplement masqué par la dérive droitière de la campagne  Sarkozy. 

    Une conclusion s’impose : Idéologiquement le pays est aujourd’hui à droite et il existe une perméabilité importante d’une part entre le PS et la droite et d’autre part entre la droite et l’extrême droite.

    Si comme je le pense, les courants conservateurs et réactionnaires restent largement majoritaire dans notre pays, nous ne pourrons espérer ouvrir la voie du changement sans une formidable bataille idéologique. Il nous faut porter le débat au niveau des enjeux de société : mettre en exergue l’impasse d’une société fondée sur le chacun pour soi, la mise en opposition des français, la peur voire la haine de l’autre: promouvoir une société solidaire où l’épanouissement individuel passe par des réponses collectives; défendre et promouvoir les services publics, la sécurité sociale, les retraites, la démocratie,... En un mot, redonner des repères collectifs.

     

    C'est dans ce contexte que nous devons décider de notre participation au gouvernement. Il s'agit là d'une décision historique en ce sens qu'elle sera déterminante dans l'évolution de la situation politique de notre pays. Il n'est que de voir que nous débattons 75 ans après de notre non-participation au gouvernement du Front Populaire et, 30 ans après de notre participation en 81.

    S'il en est ainsi, nous avons besoin, non pas d'un simple comptage des “pour” et des “contre” sur la base de réactions épidermiques, mais bien d'un échange d'arguments pour une réflexion collective afin de déboucher sur la décision qui nous paraitra la plus juste possible pour ouvrir une perspective de changement. Seule l'histoire dira bien plus tard si nous avons bien fait.

    La première des questions à trancher et qui, me semble-t-il, fait débat globalement au sein du Front de Gauche mais aussi chez nous, est de se mettre d'accord sur l'objectif que nous nous donnons :

    1. réussir le changement à gauche en prenant en compte les résultats électoraux et en agissant au sein de la gauche

    2. ou parier sur l'échec du PS et marquer notre différence pour tirer demain les marrons du feu.

    La deuxième voie serait de mon point de vue très lourde de conséquences. Un échec du gouvernement conduirait à plonger dans le renoncement la grande masse des français si ce n'est à les envoyer dans les bras de l’extrême droite. N'est ce pas déjà l'échec de la gauche avec “le tournant de la rigueur” de 84 qui à conduit à ce que nous avons appelé la pédagogie du renoncement (Puisqu'après la droite, la gauche ne pouvait pas régler les problèmes, c'est qu'il n'y a pas de solution). C'est à partir de là que s'est construit le fatalisme, que se sont enracinées les idées de l'individualisme et du “gagneur”, que s'est développé le phénomène d'abstention et qu'on a vu grimper le Front National.

    Aujourd'hui la situation de crise est telle qu'on ne pourra, en aucun cas, répondre aux attentes sans mettre en cause les orientations “austéritaires”. Alors que les valeurs de droite sont majoritaires dans le pays, alors qu'à gauche les idées qui dominent sont qu'il faut plus de justice mais qu'il faut accepter les sacrifices, dans une Europe où la social démocratie a largement renoncé à affronter les logiques libérales, le PS n'est pas prêt à mettre en cause ces logiques qui font tant de mal.

    Dans ce contexte, on ne peut se contenter de diaboliser le FN ou de traiter le parti socialiste de social traitre. Priorité à la bataille idéologique sur la nécessité de retrouver des repères collectifs (service public, sécurité sociale, retraites, démocratie et citoyenneté, utilité sociale...) et sur la remise en cause du système capitaliste. (Parenthèse sur la campagne de Mélenchon à Hénin-Beaumont : on ne combat pas le FN en l’ostracisant, en l’insultant ou en disqualifiant ses électeurs, mais en démontant, sur le fond, un par un, ses arguments, pour mettre en exergue les insuffisances d’un programme fondé sur le chacun pour soi, la mise en opposition des Français, la peur voire la haine de l’autre et une imposture laïque.)

    Si les conditions du changement ne sont pas remplies, comment les créer ? En modifiant le rapport de force. Ceci peut se faire à deux niveaux : « dans la rue » bien entendu, mais aussi « dans les lieux de pouvoir ». Cette bataille est à mener au niveau national, mais aussi au niveau international et en particulier européen (c'est tout le sens de l'engagement du PCF au sein du PGE, et de la CGT au sein de la CSE).

    Incontestablement en participant au gouvernement, on modifie le rapport de force dans les lieux de pouvoir, mais dans le même temps on affaiblit notre capacité de réaction indépendante.

    Il me semble qu'aller au gouvernement dans les rapports de force actuel nous ferait apparaitre, à notre corps défendant, comme renonçant à transformer la société et, dans un même mouvement, irait frontalement en opposition à la bataille idéologique à laquelle nous sommes confrontés.

    Je pense qu'il faut tout à la fois ne pas aller au gouvernement et s'inscrire résolument dans une démarche pour faire réussir la gauche en étant force de propositions dans une majorité de gauche à l'assemblée nationale, en votant toutes les avancées et en combattant tous les reculs.

    Par Cauvin Jean-Claude, le 12 juin 2012 à 17:22.

  • Je ne voterai pas PS ni EELV !

    Stop, stop ! Il y en a assez de ces analyses insipides qui frisent le ridicule. Elles ne sont faites que pour nous faire avaler l'amertume de la défaite. Moi je ne la digérerai pas. Je n'ai jamais manqué de voter. J'ai toujours voté PC ou FdG. J'ai constamment été frustré mais je me suis fait violence pour voter socialiste au second tour. Encore aujourd'hui, j'ai voté FdG au 1er tour des législatives. C'est encore un échec. Mais cette fois-ci, je ne voterai pas socialiste au second tour ! Ni d'ailleurs pour les Verts. Leur comportement vis à vis du FdG a été et est proprement insupportable, exécrable, indigne. C'est grâce à nous si Hollande a été élu Président, et voir les socialistes se réjouir d'avoir pu se débarrasser du FdG, est une infamie. C'est décidé, je ne porterai pas ma voix sur le candidat PS-EELV au second tour, je voterai blanc ! Avec la politique que va mener le PS et la bêtise populaire, dans 5 ans nous aurons le parlement bleu marine. Bonjour la France de la bêtise et de l'ignorance mais après tout mérite-t-elle mieux.

    Par michel Taupin, le 12 juin 2012 à 15:36.

  • J'ai loupé un épisode ?

    A la lecture de ce communiqué, je me dis que j'ai loupé un épisode. Pierre Laurent n'a pas l'air d'analyser quoi que ce soit, c'est la politique de l'autruche, il aurait parfaitement pu écrire ce communiqué avant même les résultats du premier tour !

    C'est de l'inconscience ou de l'amnésie. En tout cas, comment explique-t-il l'HECATOMBE du groupe "GDR", il est vrai, en nom communiste (un peu vite qualifié de "Front de Gauche". Allez, élisons sans réfléchir nos fossoyeurs, puisqu'ils sont de "gauche" (vous savez, les mêmes qui ont faire l'Europe, qui ont fait et s'accomodent de nos magnifiques institutions républicaines (genre inversement du calendrier électoral, sous la gauche plurielle, présidentialisation, Sénat "à gauche"...). Vive la gauche ?

    La formule "la gauche" ne pourra réussir, ne dit rien : réussir quoi ? Le "changement" ? Le changement, c'est quoi déjà ? Pas la rupture avec le capitalisme, ni avec l'ordre établi apparemment, car il y aurait toujours du "changement dans l'air", d'après Pierre Laurent... Pathétique.

    Groupe Front de gauche : le nom est abusif puisque le Front de Gauche n'est pas un Parti. Donc, on verra bien, mais groupe, s'il existe, des "députés communistes et Parti de Gauche", ça m'ira bien mieux.

    Pour ceux qui veulent réfléchir, encore et tout jour, et ne pas se contenter de la politique de l'autruche, lire :

    http://vivelepcf.over-blog.fr/article-apres-les-legislatives-solder-l-op...

    Bon débat.

    Fraternellement

    Gautier WEINMANN

    Par Gautier WEINMANN, le 12 juin 2012 à 14:33.