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Le programme du Front de gauche et de son candidat commun Jean-Luc Mélenchon - L'humain d'abord

On leur fait un dessin

On va leur faire un dessin, la web-série

 
 
 

Une force incontournable

Le PCF a estimé que les conditions nétaient aujourdhui « pas réunies » pour que des communistes entrent
au gouvernement.

Sur la résolution, adoptée par les militants com­munistes, il est dit : « aujourd’hui, en dépit de nos appels répétés à la prise en compte de nos propositions, nous estimons que les conditions de notre participation au gouvernement Ayrault ne sont pas réunies ». Une décision confirmée par les 500 délégués lors de leur conférence nationale.

Le PCF se considère dans la majorité de gauche et ses membres ne seront pas « des empêcheurs de tourner en rond ». « Nous avons maintes fois réaffirmé que la prise en compte de nos propo­sitions était évidemment un critère essentiel. Ces appels sont restés lettre morte, le président répé­tant à de nombreuses reprises que la seule bous­sole gouvernementale serait son programme de premier tour », a expliqué Pierre Laurent. « Or, nous ne nous reconnaissons pas dans une con­ception présidentialiste du gouvernement, qui réduirait sa feuille de route au programme de premier tour du président », et ce alors que François Hollande a été élu « grâce notamment aux 4 millions de voix du Front de gauche ». De toute façon : « La volonté du PS de disposer de la majorité absolue pour se passer de la confron­tation d’idées et de solutions à gauche, notam­ment avec le Front de gauche, n’est pas non plus un très bon signe ».

La porte n’est pas définitivement fermée, puis­que Pierre Laurent a précisé, « nous restons dis­ponibles si ces conditions évoluaient ».

Une manière de dénoncer une injustice, l’ab­sence de place faite à la deuxième formation de gauche, dans la lignée des élections législatives : « Force est de constater que le mode de scrutin et l’inversion du calendrier électoral dénaturent la portée des élections législatives et déforment le paysage de l’Assemblée nationale au profit du bipartisme. à gauche, la majorité législative est ainsi distordue par rapport à la réalité de la majorité politique de gauche dans le pays. Le PS totalise 65% des voix de la gauche à l’élection présidentielle, près de 70% avec ses alliés aux législatives et obtient  plus de 90% des députés de gauche. Le Front de gauche totalise 25% des voix de gauche à la présidentielle, 15% aux législatives et compte moins de 5% des députés de gauche. C’est une anomalie provoquée par une logique institutionnelle implacable qui, de scrutins en scrutin, a permis aux deux plus gros­ses formations de monopoliser aujourd’hui 90% des sièges à l’Assemblée nationale ».

« Malgré cette injustice criante, nous aurons un groupe à l’Assemblée nationale, confirmant notre place parmi les rares formations politiques qui en disposent dans les deux assemblées parle­mentaires. Avec notre influence dans le pays, et nos deux groupes, nous sommes une force incontournable à gauche ! »

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