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Lettre Relations Internationales

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LRI - Septembre 2012 - La parole au peuple

 
 

Edito

La parole au peuple par Pierre Laurent

Le jugement des Français sur l’actuelle construction européenne est sans appel. Un récent sondage (Le Figaro du 17 septembre) montre que, pour 76% des personnes interrogées, l’UE n’agit pas efficacement contre la crise. Plus de 60% des sondés estiment que l’euro a des conséquences négatives sur la compétitivité et l’emploi (89% sur le niveau des prix) ; et pour 67% d’entre eux, l’UE va dans la mauvaise direction. Mais les plus hautes autorités de l’état ne veulent rien entendre. Et ne rien dire, pour que le Traité Sarkozy-Merkel puisse être ratifié dans la complicité du silence médiatique, pour faire passer coûte que coûte ce choix d’une fuite en avant ultra-libérale et anti-démocratique.

Un choix inacceptable et largement inaccepté, si l’on en juge par le nombre d’organisations (65) appelant à la manifestation du 30 septembre, pensé et mis en oeuvre en fonction des seuls marchés financiers. Il est donc légitime et de la première importance que le peuple français puisse avoir la possibilité de dire ce qu’il veut luimême, par référendum.

Pour le PCF et pour le Front de gauche, c’est une exigence primordiale. On est au coeur de la bataille pour déterminer ce que doit être l’avenir de notre pays et ce que devrait être une politique de gauche.

Dans la Lettre des Relations internationales, je voudrais souligner qu’il ne s’agit pas seulement, pour nous, d’un enjeu national et européen. C’est aussi du monde dont il s’agit.

On sait les conséquences néfastes des pressions néo-libérales exercées par l’UE sur les politiques économiques des pays du Sud, en Méditerranée et en Afrique. C’est une des causes de la crise dans ces pays… Pour le Sud aussi, sortir de la crise, c’est sortir de l’austérité.

Mesurons enfin que les politiques mises en oeuvre en Europe ont conduit celle-ci dans une forme de récession globale. L’austérité casse les ressorts de l’activité, de l’emploi, des échanges et du commerce international. Même les émergents en ressentent les effets préoccupants. Et les citoyens des pays d’Europe se mobilisent de plus en plus dans une montée de résistances, de luttes et d’oppositions politiques et syndicales.

L’UE à 27, qui se targue d’être le premier PIB de la planète, tire toute l’économie mondiale vers le bas. Si les Français – selon le même sondage – sont dans l’ensemble favorables à ce que notre pays appartienne à l’UE, c’est certainement parce qu’ils souhaitent que celle-ci puisse aider à combattre la crise de ce capitalisme financier, à affronter positivement les défis d’une mondialisation qui les inquiète.

Dire NON au Traité Merkel-Sarkozy. Ne pas subir. Choisir. Construire l’avenir et refonder l’Europe. C’est le sens de la marche nationale du 30 septembre à Paris.

 

Au sommaire

Amérique latine

  • Cuba : les Cinq, victimes de l'arbitraire de l'inquisition de Miami

Europe

  • Pays Bas : élections législatives

Afrique

  • Togo : la Marche rouge des femmes

États-Unis

  • Asie-Pacifique : une réorientation stratégique

Monde arabe

  • Où en est-on ?

Le billet de G. Streiff

  • Histoire plus très fraîche

Focus

  • Initiative citoyenne européenne

Regard sur

  • Les enjeux de la sécurité

 

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