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Doha : le climat nécessite bien plus qu’un « service minimum »

La conférence de Doha sur le changement climatique vient de s’ouvrir jusqu’au 7 décembre prochain. Alors que le protocole de Kyoto arrive à échéance au 31 décembre 2012, la conférence de Doha ne doit pas se limiter à la simple prorogation de ce protocole pour répondre aux attentes exprimées à travers le monde. Les enjeux climatiques à l’échelle des prochaines décennies nécessitent bien plus qu’un « service minimum » international sur cette question engageant l’avenir de l’humanité.

Les divergences d’intérêts entre pays développés cherchant à protéger leurs intérêts économiques et pays en voie de développement ne voulant pas hypothéquer leur devenir sont la cause de blocages dans l’avancement des discussions internationales. Le PCF appelle l’Union européenne à devenir moteur de ces discussions en s’engageant sans condition à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport à 1990.

La communauté internationale doit exercer des pressions sur les Etats-Unis pour qu’ils adoptent enfin des engagements juridiquement contraignants de baisse d’émission de gaz à effet de serre.

Enfin, les pays industrialisés doivent concrétiser les financements promis aux pays en voie de développement lors de la conférence de Copenhague, leur permettant de développer leur économie de la façon la moins polluante qui soit. Les politiques d’austérité ne doivent pas servir de prétexte pour remiser aux calendes grecques la lutte contre le réchauffement climatique.

Le PCF demande à la communauté internationale d’adopter des mesures courageuses de lutte contre le réchauffement climatique dès la conférence de Doha, afin qu’elle ne laisse pas le sentiment d’une perte de temps détestable. Il en va du devenir de l’humanité.

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