Accueil > Actualité > Savoirs, culture & médias
 

A visiter

Collectif culture

L'éducation nationale en danger

ART, CULTURE : URGENCE !

La lettre du réseau école

Pour une appropriation populaire des médias

 
 
 

Enseignement Superieur et Recherche : le PCF pour un atelier législatif

 

Le nouveau projet de Loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche est maintenant connu.

Au cours d’un processus très balisé, la Communauté Scientifique a majoritairement et de manière très diverse, fait connaître son profond désir de changement. De ce point de vue, on reste interloqué à la lecture de la proposition ministérielle.

La Loi LRU reposait sur trois piliers : l’étatisme, le présidentialisme et le management entrepreneurial européen.

 

Qu’en reste t-il ?

  • L’étatisme est renforcé. Truffer le texte de superlatifs (Haut conseil d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, Conseil stratégique de la recherche ...) pour baptiser autrement des structures condamnées comme l’AERES ne change rien à l’essentiel.

  • Le présidentialisme est légèrement amoindri à la marge. C’est pour mieux renvoyer des décisions stratégiques à d’autres niveaux exempts de toute démocratie.

Le CNESER reste consultatif mais son rôle est de fait considérablement amoindri même si on augmente le nombre de membres. Il ne dispose d’aucun pouvoir nouveau d’intervention.

  • Quant au management entrepreneurial européen, il est présent partout sans être nommé : remplacer « la concurrence » par « la performance » n’est même pas un changement sémantique. Pacte de compétitivité oblige.

 

Enfin, toutes les attributions, les missions de ce qui est censé se substituer à l’AERES, à l’ANR – qui ne semble pas même modifiée – sont renvoyées à des décrets. L’Assemblée Nationale est donc en fait dépossédée de son pouvoir de contrôle et de proposition.

Mais surtout on voit le troisième acte de la décentralisation apparaître en force avant d’avoir été discuté à l’échelle du pays ; les instances universitaires organiseraient dans cette perspective un face- à -face préoccupant avec les exécutifs régionaux et les représentants qualifiés du MEDEF, cette fois avec droit de vote.

Le PCF appelle celles et ceux qui sont impliqués dans de profonds changements de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à s’investir immédiatement dans l’atelier législatif ouvert à cet effet par le Front de Gauche.

Il y a actuellement 2 réactions

  • L'ATELIER LEGISLATIF POURQUOI?

    Emmannuel relève qua dans ce communiqué tout n'est pas dit ; le contraire serait étonnant ; on peut évidemment rajouter des pages et des pages mais l'important est de savoir 1) Comment permettre à des centaines d'universitaires, de chercheurs , de travailleurs scientifiques et de citoyens dans l'expression de fondements d'une Loi à la hauateur des enjeux ; outre que cette façon de faire indiquerait plus que tout discours l'utilité du front de gauche , elle permettrait d'évier les mécontentements stériles et commencerait à donner une habitude mentale qui fait cruellement défaut : une critique , une proposition IMPLEMENTABLE dans la cadre d'une politique de gauche 2) Comment donner à nos parlementaires la possibilité d'intervenir avec compétence , fermeté et l'assurance qu'il s'agit d'interventions portées par les intéressés ; c'est là le sens de l'atelier législatif. Démarche nouvelle ? oui ; à quoi sert-elle?; pour l'immédiat ce qui a été dit précédemment est suffisant ; pour l'avenir c'est encore plus important ; en effet , personne ne peut imaginer que les interventions et propositions des parlementaires FDG seront sérieusement prises en compte; cette Loi cropupion vivra sa vie de Loi croupion sans mésestime ce qui pourra être modifié mais surtout les prpositions qui émaneront de l'Atelier légisaltif donneront une force sans équivalent au CONTENU d'une politique de Gauche dans l'ESR . C'est là l'enjeu . Nous ne lâcherons rien . OLIVIER GEBUHRER

    Par OLIVIER.GEBUHRER, le 28 janvier 2013 à 13:30.

  • Quand on voit que le CNESER

    Quand on voit que le CNESER et le CNOUS votent contre les budgets pour lesquels ils sont consultés, ou encore mieux quand le cnous vote contre l'augmentation du ticket du restaurant universitaire depuis 2 ans consécutifs, et que le ministère passe outre ce vote, on peut se poser la question de la place que l'on souhaite donner à notre jeunesse. Mais ce ne sont que des problèmes parmi tant d'autres qui sont exposés ici. La question de l'insertion professionnelle, les stages, l'apprentissage des langues dans l'ES, les conditions des étudiants paramédicaux n'ayant pas les mêmes droits que l'ensemble des étudiants, des étudiants en kiné qui se voient refusés le grade de master, l'ouverture des financements privés dans les universités, le déficit de logement étudiant, la sélection à l'entrée de l'université qu'on a essayé sous sarko de faire passer tout doucement, la place accrue donné aux grandes écoles... C'est un ES à deux vitesses que nous avons aujourd'hui il faut une réforme de fond, complète, prise dans la perspective d'une réforme complète de l'enseignement, de la maternelle à l'ES. Les interconnections n'existent plus aujourd'hui et c'est cela le problème!!!

    Par Emmanuel59199, le 25 janvier 2013 à 22:03.