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Conseil national du 9 mars 2013 - Le nouvel organigramme - Rapport et discussion

Conseil national du PCF du 9 mars 2013.

A l'ordre du jour : le nouvel organigramme à la suite du 36e congrès, à télécharger ci-contre.

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Rapport d'Isabelle De Almeida

 

Bonjour à tous et à toutes,

Je commencerai mon rapport par quelques mots sur la disparition du président Hugo Chavez et saluer sa mémoire. Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le Président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Comment ne pas s'indigner des calomnies, contre-vérités déversées depuis à l'encontre du président Chavez par tous les libéraux qui, au-delà de la critique de l'homme, ne supportent pas la remise en cause du système capitaliste et les politiques de transformations sociales initiées par Chavez. C'est aussi faire insulte au peuple vénézuélien ; ici, nous voulons lui renouveler notre solidarité.

 

Notre réunion a pour objectif, dans la suite de notre congrès, de définir notre calendrier et nos initiatives pour les mois à venir, et poursuivre la mise en place de notre direction nationale.

 

Nous pourrions décider de quatre grands axes autour desquels nous disposerions notre dispositif de travail, nos initiatives et notre énergie militante, pour les mois à venir :

 

1° Faire grandir la mise en mouvement, en action la plus large possible contre les politiques d'austérité ;

2° Préparer les élections de 2014, afin que ces échéances soient utiles à nos ambitions,

3° Déployer un travail de grande ampleur pour rendre crédible un projet politique de sortie de crise ;

4° Déployer une nouvelle phase du Front de gauche au service de nos objectifs.

 

Bien évidemment, se fixer ces grands objectifs nous demande d'identifier les avancées, les bougés possibles, ainsi que les obstacles, et de prendre les initiatives qui peuvent permettre de progresser.

 

En Europe, ce qui politiquement est marquant dans la période, ce sont les résultats des élections en Italie. Ils traduisent de la déception, de la colère à l'égard des gouvernements de droite et de gauche sociale-démocrate mettant en œuvre des mesures austéritaires. Cela explique le faible score de M. Monti. Et quand une alternative de gauche de transformation sociale n'est pas perceptible, ce sont les mouvements populistes et démagogiques qui progressent, d'où les résultats de B. Grillo et de Berlusconi. Le vote «utile» en faveur de Bersini (Parti démocrate) a aussi pleinement fonctionné face au retour de Berlusconi. Dans ce contexte politique, de crise politique profonde et qui vient de loin, la coalition «révolution civile» et nos camarades communistes ne parviennent pas, dans un système électoral particulier, à obtenir d'élus.

Toujours en Europe, ce sont aussi de grandes mobilisations en Espagne et au Portugal ces derniers jours contre les politiques d'austérité infligées par les gouvernements et la Troïka.

Aussi, le meeting européen à l'initiative du Front de gauche à Marseille, le 10 avril, doit être un grand moment de rassemblement et d'amplification de notre campagne contre l'austérité.

La préparation de l'Alter sommet, qui se tiendra les 7 et 8 juin à Athènes permet de nouvelles coopérations entre mouvements, citoyens, syndicats et forces politiques pour faire face aux politiques austéritaires et refonder l'Europe. Notre parti est pleinement engagé dans sa réussite.

 

Dans le calendrier international, je voudrais mentionner notre participation à la préparation et au déroulement du Forum social mondial à Tunis du 26 au 30 mars. Deux ans après les révolutions dans le monde arabe, ce sera un moment important de dialogue entre les forces progressistes du nord et du sud de la Méditerranée sur les nécessaires changements dans les accords euro-méditerranéens. Ce sera aussi l'occasion pour la délégation du PCF de rencontrer le Front populaire de Tunisie.

 

En France, le gouvernement poursuit sa politique sur le tryptique : austérité-compétitivité-et flexibilité, et même une véritable bataille, une pression idéologique pour essayer de rendre acceptable ses projets de régressions.

Face au défaut de croissance, l'objectif gouvernemental des 3 % de déficit ne seront pas atteints à la fin de l'année et sur injonction de la commission européenne, il s'agit bien d'un 3e plan d'austérité qui se prépare, malgré les propos du Président et de certains ministres : 6, 5 ou 4 milliards à trouver dans le budget de 2014. Hausses de taxes, de prélèvements et réductions dans les dépenses publiques… notamment en direction des collectivités locales.

 

A propos des collectivités locales, arrêtons-nous un instant sur le projet Acte III de la décentralisation qui porte bien mal son nom, car il s'agit plutôt de centralisation et de concentration des pouvoirs. A l'initiative de l'Anecr, plus de 200 élus se sont rassemblés le 19 février et ont lancé un appel à la mobilisation, au débat le plus large possible pour infléchir ce projet ; un projet qui reste dans la logique de celui initié par Sarkozy : regroupements forcés en grandes intercommunalités et en grandes métropoles spécifiques pour Paris, Lyon, Marseille, qui concentreraient un grand nombre de compétences, remettant en cause le rôle de chaque niveau de collectivités. Il donne beaucoup de pouvoirs aux régions et vide les communes. Ce sont de nouveaux transferts et un désengagement de l'Etat accentuant de plus en plus les inégalités territoriales, et les concurrences entre territoires, que ce soit sur l'emploi, les transports, l'orientation et sur les missions d'enseignement, avec la réforme du temps scolaire.

Sur ce point, le parallèle peut être fait entre la réforme Peillon sur l'Ecole, notamment le volet aménagement du temps scolaire, et le désengagement de l'Etat dans l'Education nationale accentuant les inégalités. D'ailleurs, en témoignent les mobilisations des enseignants, de leurs syndicats et des parents d'élèves, et des critiques de certains élus, maires contre ce projet peu ambitieux pour l'école de la réussite pour tous. Il y a des améliorations à apporter à cette réforme et nous allons en proposer, et batailler avec nos parlementaires à l'Assemblée nationale dès lundi 11 mars.

 

Après ce détour par l'école, j'en reviens à l'acte III de la décentralisation. Il y a danger aussi sur la réduction des dotations d'Etat, sur les finances et l'autonomie des collectivités, des prélèvements et des charges plus importantes, une péréquation amoindrie, sans parler de l'encadrement et du contrôle des dépenses publiques et de la nouvelle RGPP renommée MAP (modernisation de l'Action Publique). On est très loin du «part de confiance» entre l'Etat et les collectivités annoncé par le Président.

Tout en dénonçant les dangers de cette réforme, l'Anecr apporte des propositions pour une autre réforme, pour un renouveau démocratique, dans une république unie et solidaire. Cette bataille a déjà de l'écho et il nous faut l'amplifier en menant de pair les explications, les actions et les propositions;

 

Sur l'emploi : Le gouvernement en a fait l'axe prioritaire de sa politique, même s'il reconnaît qu'il sera très difficile d'inverser la courbe du chômage. Le taux de chômage notamment chez les jeunes est alarmant, les entreprises continuent de licencier, avec des situations de plus en plus dures et tendues (exemple, Still, Goodyear...).

A côté de cela, ce sont les plus grandes entreprises, dont celles du CAC40, qui suppriment des emplois, qui ont profité des 20 milliards du CIE, et ce sont pas moins de 366 milliards qui sont dans les caisses, en trésorerie, de 246 grands groupes européens, qui au passage font de moins en moins d'investissements. C'est le principe du tonneau des Danaïdes : on continue à donner des aides aux grandes entreprises qui ne vont ni à l'emploi, ni au développement du pays, encore moins dans les salaires et la solidarité nationale, que ce soit par la fiscalité ou par les cotisations sociales.

 

Il y a de quoi susciter la colère, l'exaspération chez les salariés, même s'il y a beaucoup de lucidité sur les causes et les responsables des licenciements comme le montre le sondage de lHD de la semaine dernière et le refus par 63% de baisse de salaires pour sauver son emploi.

C'est donc toute notre campagne pour des alternatives au chômage, à la précarité et à l'austérité que nous devons déployer avec énergie, localement comme nationalement.

Nous y sommes engagés, notamment sur la question de l'emploi et des droits des salariés.

 

Sur l'accord appelé ANI et le projet de loi :

Cette bataille commence, si je peux dire. Les manifestations en sont un premier avertissement, une première interpellation des parlementaires, et le signal d'une phase de mobilisation plus large. Je ne reviendrai pas sur le contenu de cet accord car je pense que vous en connaissez les dangers pour les salariés, les droits sociaux et le pays.

Face à la mobilisation, le PS et le gouvernement ont décidé de porter essentiellement leurs arguments pour défendre ce projet de loi sur le respect de la démocratie sociale, le contenu, comme le montre l'appel des 100 parlementaires socialistes dimanche dernier.

La droite pour le moment reste plutôt silencieuse sur le projet. Normal, elle ne peut y porter des critiques, puisque c'est ce qu'elle aurait fait si elle avait gagné les élections. Pour le Medef, c'est Mme Parisot qui monte au créneau pour exiger que l'accord signé ne soit pas dénaturé par les parlementaires. Cette bataille commencée, nous devons la poursuivre, l'amplifier et rassembler largement (à certains au PS, à la CFDT, et au-delà).

Déjà, dans plusieurs départements, des rencontres publiques s'organisent, avec des syndicalistes, à l'initiative de plusieurs forces, le Front de gauche, de l'appel «un ANI qui vous veut du mal», lancé par plusieurs organisations syndicales, associatives, politiques et de personnalités. Il serait nécessaire de faire un point sur la tenue de ces rencontres.

C'est aussi l'interpellation des parlementaires PS-EELV qu'il faut engager avant l'examen au Parlement qui doit débuter le 5 avril. Nous pourrions engager autour de cette date une semaine d'actions devant les entreprises et dans tout le pays. Dans ce sens, nous pourrions nous appuyer, porter à la connaissance les propositions pour la sécurisation de l'emploi, contre les licenciements boursiers que nos députés vont présenter sous forme de projet de loi et qui servira dans la bataille parlementaire.

Cette démarche doit être notre boussole : rassembler, créer des majorités politiques pour arracher des améliorations dans la vie des gens, pour gagner la bataille du changement.

C'est ainsi que nous avons marqué un point en faisant adopter la loi sur l'amnistie sociale par le Sénat. Cela n'était pas gagné d'avance puisque le texte avait été refusé par la commission des lois. Pour autant, la mobilisation des syndicalistes, le meeting le 25, le rassemblement devant le Sénat le 27, et le travail acharné et pertinent de notre groupe et notamment de nos sénatrices Annie David et Eliane Assassi ont permis que la gauche sénatoriale adopte le texte. De nombreux syndicalistes et militants associatifs l'attendaient.

C'est ce qui nous a guidés dans nos actes, y compris dans nos expressions publiques, dans la presse, loin de toute polémique. Notre objectif étant d'obtenir une majorité au Sénat et non d'en découdre.

C'est un signe en direction du monde du travail comme le montre les réactions des syndicalistes. D'ailleurs, quand on entend les propos de la droite, criminalisant les syndicalistes et les cris d'orfraie de L. Parisot, il s'agit bien d'une avancée pour le respect des droits, des luttes des salariés et des militants. C'est une première victoire. Pour autant, la bataille n'est pas terminée, le texte doit être examiné par l'Assemblée nationale et notre volonté est de veiller à ce que celle-ci n'oublie personne.

Cela n'est pas gagné, il va falloir là aussi poursuivre la mobilisation auprès des parlementaires socialistes, EELV... et améliorer la loi. Et ce qu'il s'est passé entre les Goodyear et les CRS est déjà exploité par la droite et d'autres, comme le ministre Valls.

 

La campagne contre l'austérité.

Elle est plus axée en ce moment sur les questions de l'emploi. Cependant, nous avons décidé de l'ancrer, de la déployer dans la durée.

Aussi, pour mieux rendre visible ce qu'il se fait, les initiatives, et rythmer, donner cohérence à cette campagne, il est nécessaire de mettre en place un collectif d'animation par le PCF, bien sûr en lien avec le Front de gauche. Jacques Chabalier pourrait l'animer.

Comme je le disais, notre campagne est à inscrire dans la durée pour porter des solutions alternatives à l'austérité dans tous les domaines.

Dans le calendrier, c'est aussi l'annonce de la réforme des retraites pour l'automne 2013 par le gouvernement, avec comme seule logique l'allongement de la durée des cotisations pour faire face au déficit, voire la désindexation des pensions par rapport aux salaires. En fait ce serait la suite logique de la réforme Fillon/Sarkozy que toute la gauche a combattu. C'est aussi la bataille pour la santé et l'hôpital public, car même si des annonces sont faites par la ministre pour mieux redonner sa place au public, le rapport de l'IGAS propose encore des réductions de moyens. A ce sujet, le 25 mai, une mobilisation à l'appel du collectif «notre santé en danger» s'organise.

 

Notre combat pour l'égalité des droits doit aussi se poursuivre : celui pour le droit de vote des résidents étrangers, celui pour le mariage pour tous. Je voudrais dire, après le 8 mars, sur la question des droits des femmes, bien que des annonces aient été faites hier par le gouvernement et le Président, notre combat contre l'austérité prend toute son importance concernant les conditions de vie et de travail des femmes. Je voudrais d'ailleurs saluer l'initiative que l'UEC a prise avec la semaine du féminisme.

Dans notre calendrier, je terminerai sur les préparations des échéances électorales et notamment les municipales de 2014, je ne reviendrai pas sur tout ce que nous avons pu en dire pendant le congrès, sur l'importance de l'enjeu. Nous devons maintenant être pleinement dans le travail en lançant des appels à construire des projets et cela, le plus largement possible.

Dans plusieurs villes, des initiatives, des rencontres s'organisent. Aussi nous proposons de tenir sur ce point un Conseil national élargi à des élu-e-s: maires et autres, les 25et 26 mai.

 

A propos des élections.

Dans les semaines qui viennent, nous aurons une élection législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l'étranger. Il s'agit de la Grèce, de l'Italie, Malte, Chypre, le Saint-Siège, la Turquie, et Israël. La députée socialiste Daphna Poznansk ayant été invalidée en raison de ses comptes de campagne. Nos candidats avaient obtenu un bon score dans cette circonscription en rassemblant près de 7% des suffrages. C'est pourquoi, comme nous y invitent nos nouveaux statuts, je vous propose que notre CN valide à nouveau les candidatures de Michèle Parravicini, enseignante en Grèce investie dans le mouvement social, comme candidate titulaire, et Guillaume Mariel, libraire en Italie, comme candidat suppléant.

 

J'en viens maintenant à la deuxième partie de mon rapport

 

Comme je le disais au début de mon introduction: il s'agit de mettre en place notre collectif de direction, notre dispositif d'organisation et de prise de responsabilité aux services de nos orientations et objectifs de notre 36è congrès

 

Nous savons que seul notre travail collectif, mis en cohérence nationalement, et en lien avec les l'ensemble des fédérations sera un un gage d'efficacité; nous savons aussi que les communistes, les militants responsables dans les sections, les fédérations ont exprimé lors du 36 è congrès beaucoup d'exigences et d'attentes dans ce sens, aussi, il nous incombe d'être à la hauteur.

 

Lors du Cn du 14/02, nous avons élu le comité exécutif national de 34 membres et en son sein la coordination composée de 10 camarades issus de l'exécutif ,ainsi que le trésorier national et la présidente du Cn.

 

Depuis, ces instances ont travaillé à avancer sur la répartition des responsabilités dans le conseil national et aussi sur leur conception, leur périmètre, et les relations entre elles.

 

Dans un premier temps, nous avons voulu avoir avec chacun, chacune d'entre vous un contact pour échanger sur vos souhaits d'investissement dans la direction nationale. De ces échanges, je peux constater qu'il y a de l'envie de s'investir, d'être efficaces, et de travailler collectivement. C'est un bon point de départ.J'en retiens aussi la diversité de nos expériences militantes, de générations, et de disponibilités, Nous aurons à en tenir compte dans notre travail collectif; par exemple, des camarades qui viennent de prendre des responsabilités dans une fédération en tant que premier responsable n'auront pas toujours la m^me disponibilité pour animer ou participer un secteur; il y a aussi à considérer que les choix pourront évoluer, que des camarades pourront intégrer une commission, ou une tâche durant les 3 ans à venir.

 

Dans le même temps, nous avons à couvrir l'ensemble des tâches, qu'elles relèvent des secteurs de travail, plus thématiques, et du projet que celles plus organisationnelles, aussi, nous nous sommes permis d'orienter des camarades vers certaines.

 

Vous avez donc le tableau des membres du CN par ordre alphabétique avec les souhaits et /ou la responsabilité Beaucoup de camarades ont émis plusieurs vœux correspondant à plusieurs secteurs, il leur faut voir maintenant avec les responsables de secteur comment composer les commissions de travail.car certains sont à renforcer, tels que celui sur la jeunesse, les migrants, les quartiers populaires … alors que nous avons cibler notre activité dans ces secteurs.

 

Nous aurons,et nous avons commencer, à associer des camarades qui ne sont pas ou plus membres du CN à notre travail, qui par leurs expériences acquises ou encours, leur compétence peuvent beaucoup apporter.

Plusieurs camarades ont exprimé leur volonté de travailler sur le développement du front de Gauche. Vous comprendrez que nous ne puissions pas en faire un secteur, une commission en tant que telle car il s'agit bien aujourd'hui pour développer notre stratégie de rassemblement et le front de gauche, que ce soit l'affaire de tous les responsables; il y a certains camarades qui ont cette tâche de relation nationale aux partenaires: participer à la coordination nationale, au Cn du Fdg, co-animer les fronts thématiques, le front des luttes .Et il y aussi ceux et celles qui participent aux fronts thématiques..et font vivre des assemblées citoyennes,

 

Nous pouvons aussi constater, et c'est une bonne chose que plusieurs camarades ont émis le souhait d'aider au collectif vie du parti, soit par leur expérience militante ou parce que c'est leur responsabilité dans leur fédération ou section; il appartiendra à Jacques Chabalier et à Emilie Lecrocq d'organiser ce travail suivant les besoins à couvrir.

 

Il en est de même sur les questions de formation,, d'information aux communistes et de communication: les responsables de ces secteurs vont maintenant définir en concertation avec les instances concernées,leur manière de travailler, les objectifs; …. Tout n'est pas à ré-inventer non plus, nous ne partons pas de rien; mais il y a certainement des modifications à produire.

 

Sur le fonctionnement du CN, je voudrais dire quelques mots. Nous avons dit notre volonté que ce soit une direction collective qui vise à un travail plus en cohérence,qui produise un travail de contenus (j'y reviendrai) qui soit en lien avec l'ensemble du parti: les secteurs, les fédérations, les élus, qui décide et anime des campagnes nationales, et des initiatives de grande portée, dont les séquences électorales et qui se donne les moyens, les organise pour être au service de ces objectifs.

Cela demande donc un travail d'animation du CN que j'ai accepté d'assumer , en espérant être à la hauteur de cette tâche. Et je sais au vu de discussions et des débats que nous eu dans cette dernière période et des retours des contacts avec vous, qu'il y a des attentes.

 

Cela demande à mon avis de faire bouger l'organisation, le déroulement de nos réunion , car j'ai bien entendu l'attente de plus d'intéractivité dans nos débats, de centrer les discussions sur des points particuliers, et d'identifier les arrêtes des débats et les décisions prises.et aussi d'évaluer, faire le point sur les initiatives engagées;

Aussi, je souhaite vous soumettre la proposition suivante:

-avant la réunion du Cn, il s'agirait d'envoyer non pas une trame détaillée du ou des rapports introductifs, mais plutot les grands axes et éventuellement soumettre des propositions d'initiatives. A la suite de cela, les camarades s'inscrivent préalablement pour la discussion sur un des points.Ensuite, nous pourrions séquencer la réunion en plusieurs parties avec les interventions de 4 mn et un moment d'intéractivité. Il appartiendra à la présidence de séance de donner le déroulement de la réunion avec ces différentes séquences.

Ensuite, je propose qu'un groupe de quelques camardes fassent un relevé de discussion (les arrêtes du débat,et ce qui fait du commun ) et de décisions qui serait prononcé par la présidence. Il ne s'agirait pas d'une résolution telle que nous avons pu en avoir fait par le passé préparée à l'avance avec une phase d'amendements , mais bien d'un relevé de discussion et de décisions.

Il pourrait aussi être donné au CN un relevé écrit, de l'évaluation des initiatives, des campagnes menées.

Cela pourrait alimenter notre compte -rendu des travaux du CN portés à la connaissance des communistes,et des instances.

Pour information, le ou les rapports introductifs et les interventions de chacune et chacun d'entre nous seront dorénavant publiés sur le site internet pour des raisons d'économies, un compte rendu journalistique des travaux sera donné dans Communistes.

Je souhaite aussi définir quelles informations: notes, documents divers, que nous aurons à communiquer aux membres du Cn afin de favoriser notre travail collectif, et notre efficacité militante, les relations CEN-CN et aussi l'aide à chacune, chacun d'entre vous pour être au mieux dans sa responsabilité nationale, il y a les nouveaux et nouvelles élu-es et aussi tous les autres.

 

J'en viens maintenant sur l'organigramme: en fait, il donne à voir la répartition des tâches et les responsabilités des membres du CN : ce qui relève de la vie du parti, des moyens et des relations: élus, organisations politiques, syndicales, associatives,le travail avec le front de gauche, presse, les relations internationales et le travail sur le projet et donc les secteurs de travail; vous avez aussi la composition de l'exécutif national avec les responsabilités de chacun.

Quelques remarques:

- il y a encore à travailler sur certaines prises de responsabilités, des contacts sont en cours: français à l'étranger, ….

- le travail sur le projet: il y a un comité de pilotage composé de 8 membres sous la responsabilité de Pierre, et dont je serai l'adjointe: Marc Brynhole, Isabelle Lorand, Véronique Sandoval, Jean Luc gibelin, Olivier Dartigolles et Alain Obadia en font partie. Ce comité de pilotage aura comme objectifs de travailler aux contenus du projet communiste, aux propositions alternatives ….... il aura à travailler avec les 16 secteurs de travail: une réunion tous les 15 jours pourrait se tenir afin de définir le calendrier notamment qui nous permettent d'anticiper sur nos réponses, les productions à faire, les initiatives à prendre. Il aura à produire des notes synthétiques sur les projets de lois en cours ainsi que nos propositions alternatives, tout comme élaborer, approfondir nos propositions sur des sujets soit peu traités soit qui ont besoin d'être revisités …

pour tout travail, il y aura à solliciter, à s'entourer de camarades, d'amis qui ont soit des compétences, des expériences militantes et /ou professionnelles dans tel ou tel secteur; Je pense notamment aux élus, à leurs collaborateurs,des journalistes et au delà,à beaucoup de militants dans les fédérations. Il y a certainement un état des lieux à faire. Il y aura aussi un travail régulier, des sollicitations, auditions à faire avec les intellectuels, des associations, des lieux comme la fondation G Péri...

Par ailleurs, le LEM ( lieu d'étude sur le mouvement des idées et des connaissances ), la revue du projet et la nouvelle revue à caractère scientifique «progressistes: sciences, travail et environnement» et Espace Marx seront étroitement associés au travail sur le projet afin d'en être des espaces de réflexion et de transmission.

Le travail sur le projet et les propositions devra se faire aussi dans un souci de coordination avec le Conseil national, de validation par nos instances et d'appropriation par le parti, les communistes et dans le souci de le rendre public.

Cela demandera donc aussi à travailler avec les secteurs de la vie du parti, de la communication, de la formation., avec les élus, avec les fronts thématiques du front de Gauche.

 

Vous avez aussi aussi la liste des membres de l'exécutif national avec la répartition des responsabilité ainsi que le lien avec les 21 régions par l'un de ses membres.Il est important qu'une relation régulière se fasse avec les fédérations permettant un échange d'informations en lien avec l'actualité, point sur les campagnes en cours, tout cela permettant une certaine réactivité, et des prises de décisions en lien avec les fédés.

Je tiens à préciser que ce référent-te de l'éxécutif n'a pas les mêmes prérogatives que les secrétaires des comités régionaux.

Au delà de ce dispositif de contact éxécutif -région, va se mettre en place un dispositif de référent par fédération: une aide plus adaptée selon les spécificités départementales.Le secteur vie du parti est en train de le travailler.

J'en ai terminé avec la présentation à ce jour de l'organisation de notre Conseil national, en étant consciente d'une part de nos capacités, du potentiel de notre collectif de direction et en même temps des efforts à fournir pour que collectivement être le mieux efficace possible, et pour que chacun,chacune puisse prendre sa place et être utile à notre équipe dirigeante.

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Discussions

Alain Pagano – Maine-et-Loire

Besoin d’être utiles immédiatement comme nous l’avons été sur l’amnistie des syndicalistes. Besoin de structurer nationalement une campagne pour l’adoption de la loi anti-licenciements boursiers : 1) Rendre la proposition de la loi publique avec un matériel militant. 2) Faire une pétition, mieux, organiser une votation citoyenne. 3) Impliquer l’ANECR pour qu’un maximum de collectivités territoriales adoptent des vœux en faveur de la loi. 4) En faire un front thématique où l’on associe mouvement social, syndicalistes, voire organisations syndicales. 5) Faire connaître régulièrement dans « Communistes » les initiatives menées.

 

Nathalie Marchand – Somme

Dans la Somme comme en France, les salariés attendent du gouvernement des mesures concrètes. Qu’il s’agisse d’emploi, on le voit avec la lutte des Goodyear, de formation et de service public de santé. Il nous faut donc continuer à porter les espoirs de changement et à rassembler dans l’action parce que rien ne justifie l’acceptation du renoncement. La dynamique du Front de gauche doit être résolument tournée vers les salariés pour les aider à décrypter l’accord national interprofessionnel, texte d’une extrême gravité. Enfin, dans le cadre de notre campagne, trois rencontres citoyennes s’organisent sur emploi, santé, école dans la Somme.

 

Yann Le Pollotec – Seine-Saint-Denis

Notre manière de concevoir les élections municipales va être bouleversée par le fléchage des conseils intercommunautaires et par l’abaissement du seuil de mode de scrutin par liste paritaire aux communes de 500 habitants. Nous devons traiter la question de l’impôt et de sa réforme en nous adressant particulièrement à ceux qui sont à la limite de ne pas payer d’impôt mais trop riches pour bénéficier de nombre de prestations sociales. Il existe un fort potentiel de contestation des rapports sociaux actuels parmi les acteurs de la révolution numérique qui ne se reconnaissent ni dans les institutions, ni dans les entreprises, à nous de le travailler autour de la « force de partage ».

 

Françoise Fiter – Pyrénées-Orientales

Mécontentement et déception très forts. Pas de changement et les mesures de régression continuent. Pas de mobilisation massive ni grand mouvement vers le Front de gauche. Réfléchir à la question de la lisibilité de notre démarche et notre positionnement. Renforcer la dimension nationale de notre action pour aider à la convergence des luttes qui se mènent. Question de la mobilisation des communistes pour cela. Quelles limites met-on au côté positif des réformes proposées, notamment sur l'école ? Initiative dans le département sur l'ANI avec Filoche.

 

Gilles Garnier – Seine-Saint-Denis

Situation critique en Italie où les démagogues ont le beau rôle après les élections législatives. Mais nous devons être attentifs à ces mouvements politiques (comme Grillo) qui pratiquent le synchrétisme politique et historique sans colonne vertébrale idéologique. Nous devons aujourd'hui faire des allers-retours entre les enjeux nationaux et européens dans le but de préparer les élections européennes qui malheureusement ne devraient pas changer de forme. Le gouvernement refuse les listes nationales et en reste aux listes régionales. La situation de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal est la préfiguration de ce qui peut nous arriver.

 

Meriem Derkaoui – Seine-Saint-Denis

Sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, amplifier la campagne au niveau national, le débat et l’exigence du respect de ce principe d’égalité, fondement du renouveau démocratique. Sur le Sahara occidental occupé, la répression du régime marocain se durcit : des peines de perpétuité à l’expulsion de députés européens. Notre délégation au Forum social mondial de Tunis doit être porteuse du message de condamnation et de l’application des résolutions des Nations unies, d’organisation du référendum d’autodétermination.

 

Fabienne Haloui – Vaucluse

Notre engagement dans la campagne pour le droit de vote des résidents étrangers non européens n’est pas au niveau souhaité. Si nous contestons le phénomène de droitisation de la société, cela sous-tend d’engager la contre-offensive de la lepénisation des esprits. Les questions sociales et sociétales sont à mener dans un même mouvement, car elles ne s’opposent pas mais se complètent. A la veille de la semaine contre le racisme et les discriminations, rappelons à Hollande deux promesses : des mesures contre le contrôle au faciès et le droit de vote pour tous les étrangers qui est une exigence démocratique et d’égalité des droits. Allons à la rencontre des quartiers populaires sur ces questions.

 

Thierry Aury – Oise

Législatives de Beauvais : belle campagne militante portée avec cohérence et clarté du positionnement PCF et FG depuis 6 mai 2012. Porte à porte quartiers populaires : montée forte du mécontentement vis-à-vis du gouvernement chez électeurs Hollande ; banalisation et structuration vote FN sur questions sociales et économiques ; colère et résignation mêlées mais aussi intérêt pour discuter et agir. Besoin grande campagne pour imposer loi anti-licenciements boursiers et pour informer précisément sur loi « ANI » dont contenu est ignoré. Engager campagne populaire contre austérité dans hôpital public où la situation est explosive.

 

Claude Fainzang – Paris

Le capitalisme a deux fers au feu : la droite et la social-démocratie. Le rôle du PCF est aussi de mener la bataille idéologique contre la social-démocratie, qui vise à transformer la société française comme en Allemagne avec le Hart IV du social-démocrate Schroëder et ses salaires à un euro de l’heure. Dans les luttes et dans les quartiers populaires, dénoncer qu’ils veulent aller plus loin en France, dire la société que nous voulons : salaires décents, mieux vivre pour tous. Les salaires ne sont pas le problème, ils sont la solution. Nationalisations, relance industrielle. Congrès verrouillé. 20 % de cotisants en moins avec la stratégie du Front de gauche, qui se structure, devient la tutelle du PCF, avec le PGE. Maintien des résumés des interventions dans « l’Humanité » !

 

Yves Dimicoli – Paris

La bataille contre la transposition de l'ANI dans la loi exige de ne pas se contenter d'amendements a minima ou de rejeter sans contre-proposer. Visons une vraie sécurisation de l'emploi : interdiction des licenciements boursiers ; pouvoirs de veto et de contre-proposition des salariés contre les suppressions d'emplois ; mise en formation avec maintien du salaire pour un reclassement choisi ; nouveaux contrats de travail sécurisés... Créons des comités d'action pour des moratoires sur les suppressions d'emplois, pour que les entreprises et les banques réalisent des objectifs chiffrés d'emplois et de formations, pour des conférences de sécurisation de l'emploi régionales et nationales. ça comptera pour les municipales !

 

Martine Gayraud – Gard

Campagne anti-austérité, beaucoup de verrous à faire sauter ; situation complexe. Nous n'avons pas encore trouvé la clé qui permette au plus grand nombre d'agir et de gagner le changement. Par rapport à l'ANI, il y a besoin d'argumentaires, de décryptage pour gagner cette bataille, le monde du travail est réceptif, c'est un moment très important pour développer nos propositions. Un constat : les tensions perceptibles au sein du Front de gauche pèsent actuellement sur le développement d'une campagne que nous souhaitons dynamique, offensive. J'aimerais qu’on en parle pour dépasser les doutes, pour se parler franchement, avec loyauté et respect, c'est essentiel pour les combats à mener.

 

Fabien Roussel – Nord

Nous lançons une grande campagne pour la défense de l’emploi, du pouvoir d’achat et pour obtenir des moyens pour nos communes. Avec une pétition, pour aller à la rencontre de la population et des élus, parler avec eux. Il est urgent d’aller à la rencontre des Français. La situation est grave. Ils se sentent abandonnés, seuls. Adressons-nous vite au monde rural, aux élus, aux habitants des villages. Le monde rural souffre, nous ne nous en occupons pas assez. Partons de leurs préoccupations, vite !

 

Paul Barbazange – Hérault

Présenté par ma fédération et « Unir les communistes », contribuer au rassemblement est mon orientation. Trois obstacles, identifiables. Trois propositions « d'initiatives » donc. Sommes-nous présents sur les salaires, pensions, retraites, revenus de remplacement ? Marxistes, nous savons que c'est le taux de profit qui détermine toutes les évolutions, emplois en particulier. Question européenne ? française ? L'Europe du capital affame les salariés, les pauvres. Le consensus devient de plus en plus insupportable, la lecture PGE est indigente. Fournissons aux exploités les éléments que donne le marxisme. Que les exploités les utilisent ! Des cellules indépendantes, actives, rassembleuses, communistes. Avec le PCF nous rassemblerons, nous gagnerons les élections et les luttes.

 

Anne Mesliand – Bouches-du-Rhône

Une nouvelle loi ESR qui poursuit les orientations de soumission des connaissances aux intérêts financiers, orientations de l'UE, stratégie de Lisbonne, nouveau management public. La compétitivité est inscrite dans le projet de loi ! Il faut faire des questions du mouvement des connaissances une grande question populaire, en termes de réponses aux défis de notre monde et d'appropriation citoyenne et démocratique. Travailler nos propositions pour le projet en mettant en relation nos différents secteurs : l'ESR a une dimension éducative mais aussi des liens avec industrie, écologie, santé, etc.

 

Alain Hayot – Bouches-du-Rhône

L'enjeu culturel ne se résume pas à notre action en direction des arts et lettres et des créateurs. Nous sommes porteurs d'une conception élargie de tout ce qui contribue à faire la société, rappelant la capacité et la nécessité, à l'école comme dans le travail et la cité, de partager le sensible, les savoirs les créations, les cultures. L'enjeu des médias écrits, audiovisuels et Internet est décisif de ce point de vue. Je pense qu'il faut maintenir dans l'organigramme un secteur de relations avec les intellectuels. Non pour faire revivre je ne sais quelle stratégie d'alliance mais pour tenir compte de la place des intellectuels dans le débat public, le poids grandissant des professions intellectuelles, dans les productions matérielles et immatérielles et la mobilisation des intellectuels (ex. : Appel des appels) contre la marchandisation des savoirs et de la culture.

 

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes

Le Parti et le Front de gauche vont mener une campagne publique pour le pluralisme de la presse. En ce domaine, le PS ne fait qu’aggraver la politique de Sarkozy : destruction de Presstalis, menaces sur l’AFP, report de la loi audiovisuelle à 2014, aval à la mainmise d’un repris de justice sur les quotidiens du Sud-Est. Quatre meetings autour de notre proposition de loi sur le pluralisme : 12 avril Marseille, 18 avril Paris, mai Toulouse, 24 juin Nice, débat à la fête de l’Huma. Un 4-pages à 15 000 exemplaires sur les enjeux ; un 24-pages du FG médias. La campagne pour le pluralisme, comme celle sur le droit de vote des étrangers, doit être un marqueur de la démocratie que veulent le Parti et le Front de gauche.

 

Marie-George Buffet – Seine-Saint-Denis

Je voudrais insister sur le lien entre les initiatives du Front de gauche et celles des parlementaires, en prenant l’exemple, après celui sur la loi « presse » pris par J.-F. Téaldi, de la loi « refondation de l’école ». Elle affirme une volonté : la refondation et des dispositions attendues : les ESPE, des moyens pour le premier degré, le maître en plus par école, la maternelle ouverte à 2 ans dans des zones prioritaires, la confirmation des RASED… Mais elle contient des mesures inquiétantes : le maintien de la logique du « socle commun », la territorialisation de l’enseignement, l’orientation précoce. Des amendements ont été acceptés sur le lycée professionnel ou l’enseignement artistique mais il y a aussi de grandes absences : pas de pré-recrutement, ni d’obligation scolaire de 3 à 18 ans, et aucune vision sur le secondaire. Aussi, si quelques pierres sont posées pour construire la maison « refondation », le chantier est tout juste entamé ! Il nous faut donc mener un grand débat sur nos propositions alternatives à l’Assemblée nationale comme dans les initiatives du Réseau école pour alimenter des mobilisations. Car notre utilité réside justement sur cette loi et d’autres, dans notre capacité à faire bouger les choses, obtenir des avancées, faire grandir des alternatives. C’est ainsi que nous voulons travailler aussi sur l’ANI, en nous appuyant sur notre loi alternative sur la sécurité de l’emploi que les parlementaires et le Front des luttes présenteront le 14 mars à l'Assemblée.

 

Jean-Jacques Karman – Seine-Saint-Denis

Le PS a choisi l'austérité dictée par l'UE. L'exemple du conseil général du 93 est très parlant. L'Etat doit au CG du 93 1,620 milliard, dont 202 millions depuis que le PS dirige l'Etat. Le PS au CG impose 140 millions de coupes antisociales en trois ans, pour 2013 une hausse des impôts de 9,3 % et il menace. Sur le site PSA d'Aulnay, le PS est pour la fermeture et dans le budget il y a un crédit de 105 000 euros d'études pour la reconversion du site PSA, alors que les ouvriers sont en grève. Une seule position possible, vote contre au CG et formation de liste de large rassemblement, bien à gauche, anti-austérité pour vivre mieux dans la ville.

 

Isabelle Lorand – Val-de-Marne

La détermination du gouvernement à mettre en œuvre ses politiques libérales produit à la fois de la colère et du désespoir, de l’impasse politique et de la disponibilité pour peu que le Front de gauche apparaisse comme un avenir possible. Cela nous demande d’intégrer pleinement la posture de majoritaire et plus minoritaire (force d’appoint ou mouche du coche). Autrement dit, nous ne devons plus nous positionner par rapport au PS mais affirmer notre projet pour la France et l’Europe. En nous positionnant comme centre de gravité de la gauche, nous appréhendons la question des rassemblements avec de tout autres lunettes. On retourne la question. Le sujet n’est plus de savoir avec qui s’unir. Mais qui est prêt à se rassembler avec nous sur un projet transformateur.

 

Pierre Mathieu – Aube

L'action des communistes et de leurs élus pour empêcher l'Etat de démissionner de ses responsabilités dans l'organisation et le financement du transport ferroviaire national commence à porter ses fruits. Certaines des dispositions les plus inquiétantes, à l'exemple du transfert des Trains nationaux d'Equilibre du Territoire aux régions, ont été retirées du volet transport du projet de loi de décentralisation. Il n'y a pas pour autant renoncement du gouvernement à se saisir d'autres textes législatifs pour y parvenir. Il convient donc d'amplifier les initiatives et les rassemblements les plus larges pour obtenir les moyens de répondre aux besoins grandissants de mobilité.

 

Yannick Monnet – Allier

Il ne faut pas sous-estimer le vote que nous avons obtenu au Sénat. C’est un signe fort en direction du monde du travail, mais aussi en direction des forces de gauche. Nous portons le rassemblement sur un contenu utile aux gens. Donc, pour les municipales, travaillons le contenu avec les gens et nous pourrons après parler du rassemblement. Sur l’école, faire financer l’éducation par les collectivités, c’est revenir sur l’école de la République. Nous devons questionner la gauche et les citoyens sur cet aspect.

 

Olivier Dartigolles – Pyrénées-Atlantiques

Il nous faut à la fois se fixer l'objectif d'avancées concrètes et immédiates et faire grandir un débat national sur la politique de gauche pour le changement et le redressement. La situation est très inquiétante. Malgré l'aggravation de la conjoncture économique et sociale, le gouvernement maintient un cap qui conduit à l'échec. Bruxelles demande des « réformes structurelles » sur les retraites, la politique familiale. Sur chaque question - l'ANI est prioritaire sur les prochaines semaines - il faut proposer, convaincre, prendre des initiatives, rassembler. Etre force de propositions et d'espoir.

 

Pierre Dharréville – Bouches-du-Rhône

Le fait que nous ayons réussi à infléchir l'acte III de la décentralisation sur la question des transports doit nous donner de la force pour le modifier largement. Il porte de graves entailles à la démocratie locale et va aggraver encore la crise politique que nous connaissons. Et il poursuit clairement un objectif austéritaire avec de nouvelles dégradations pour les services publics et l'intervention publique, avec des institutions toujours plus placées au service de la compétition économique. Cette bataille doit donc se lier avec notre campagne pour une alternative à l'austérité. L'initiative que nous avons décidée lors de notre congrès doit se préparer ainsi, en lien avec les grands enjeux, en portant une alternative démocratique.

 

Didier Le Reste – Paris

Je confirme que la loi sur l'amnistie sociale, même limitée, constitue un point d'appui. Le projet de loi dit à tort de « sécurisation de l'emploi » suppose campagne d'explications, de débats pour construire un rapport de force permettant de mettre en échec les dispositions néo-libérales. Les parlementaires doivent être interpellés publiquement et les populations prises à témoin. Nous devons contribuer aux suites de la journée de mobilisations du 5 mars, aidant en cela l'action des parlementaires du Front de gauche. Les divergences qui peuvent apparaître au sein du FG sur tel ou tel sujet doivent pouvoir faire l'objet de débats politiques rationnels, respectueux, excluant invectives et anathèmes.

 

Martine Perez – Aveyron

Nous avons la responsabilité d'expliquer aux salariés le contenu et les conséquences de l'ANI. Nous devons mener une campagne à la même hauteur que celle que nous avons menée contre le Traité européen. Faire le lien avec notre campagne nationale « l'alternative à l'austérité, c'est possible ».

 

Dominique Negri – Isère

ANI, TVA, 20 milliards de « crédit dimpôt » aux patrons : Sarkozy la rêvé, Hollande le fait ! Luttes dans lindustrie, la fonction publique : les manifs du 5 mars contre lANI peuvent marquer la reprise des convergences pour faire échec à cette politique. Mais il est nécessaire de balayer les illusions semées sur le changement en 2012, y compris par le FG, de dénoncer le piège des négociations sociales perdues davance et la caution syndicale au pouvoir, de tenir des positions de rupture claires : retrait de lANI, nationalisations, hausse des salaires face au chantage à lemploi. Le réformisme du FG pour « lEurope sociale » porte le lourd danger de laisser la volonté de rupture avec lUE être détournée par le FN.

 

Pascal Joly – Val-de-Marne

Manifestations du 5 mars importantes mais pas encore imposantes. Il faut décupler nos efforts pour faire connaître le contenu de l'ANI du 11 janvier. Mais aussi montrer qu'il s'intègre dans un projet cohérent avec retraites, acte III de la décentralisation, nouveau modèle économique et social. La profondeur de la crise ne permet même plus le donnant/donnant. C'est un leurre ! La tentative d'intégration des syndicats risque de se faire entreprise par entreprise en s'appuyant sur l'ANI s'il est voté. Projet métropole en Ile-de-France est encore plus dangereux que celui de Sarkozy en 2007. Loi d'amnistie sociale à étendre aux années 2002 à 2007.

 

Isabelle Mathurin – Paris

Montrer le projet d'ensemble vis-à-vis du monde du travail. Rétablir la réalité de l'injustice sociale : elle n'est pas entre salariés mais entre salariés et bénéficiaires de revenus spéculatifs. Rendre plus visible notre proposition de réduction de l'échelle des revenus de 1 à 20. C'est une proposition de nature à contrer la division entre les salariés par le management. Et donner l'espoir en développant les fronts thématiques.

 

Emmanuel Dang Tran – Paris

Les débats esquivés au Congrès explosent en retour. Avec la stratégie du Front de gauche, le PCF est coincé entre l’image de compromis avec le PS et la posture gauchiste de Mélenchon, tribun populiste lorgnant vers Beppe Grillo (mais en pro-UE). La voie de sortie : rejeter les deux options réformistes du FG, renouer avec la raison d’être du PCF dans la lutte des classes. La seule façon d’être « constructif » (même pour les municipales!) : combattre sans complaisance la politique de Hollande en faveur du capital, porter des ruptures immédiates : retrait de l’ANI, nationalisations, rejet de l’UE… aussi loin de l’illusion de « tirer le PS à gauche » que de la perspective de recomposition politicienne avec son aile « gauche ».

 

Elisabeth Gauthier – Essonne

L’AlterSommet 7/8 juin à Athènes : événement européen d'un type nouveau. Né de nouvelles potentialités de rassemblement et convergences entre syndicats, réseaux, acteurs de la gauche alternative. Syndicalisme européen menacé frontalement par oligarchie étatsunienne et sans appui par la social-démocratie mettant en œuvre politiques austéritaires. AlterSommet répond au besoin de construire nouvelles alliances. Nombreux syndicats engagés, Attac, Economistes atterrés, féministes, Transform ! Le processus se construit en dialogue avec forces politiques partageant mêmes objectifs et avec implication PCF, PGE. Un Mémorandum des peuples sera présenté à Athènes exprimant volonté commune de refonder l'Europe sur de nouvelles bases.

 

Pascal Savoldelli – Val-de-Marne

Le contenu de l’acte III de décentralisation et des métropoles n’affronte pas les politiques libérales. Alors que l’Etat annonce une réduction drastique des dotations aux collectivités, équivalant à 4,5 milliards d’euros sur 2013-2015, rassemblons largement à gauche sur l’exigence d’un moratoire. Municipales : inventons l’articulation la plus utile aux citoyens entre les enjeux locaux et nationaux en généralisant dans l’ensemble des villes des coopératives citoyennes, des comités d’initiatives citoyens pour aller vers des assises locales pour l’intervention populaire contre l’austérité et pour une vie meilleure… Pour la plus grande appropriation par les gens du rassemblement, des projets, des luttes, puis des alliances et la constitution des listes.

 

Dominique Satgé – Haute-Garonne

La campagne contre l'austérité doit partir des préoccupations des gens - emploi, pouvoir d’achat, démocratie. Besoin, contre la résignation, d’allier en permanence propositions crédibles et chemin d’un rassemblement large pour les faire aboutir. Importance du travail de nos parlementaires en ce sens. Les dérives gauchistes du Front de gauche vont contre notre volonté de créer l’espoir. En Haute-Garonne, campagne sur emploi industriel, contre nouveau pacte de gouvernance EADS avec tracts, affiches. Sur acte III, interpellation de tous les élus du 31, notamment ruraux. Municipales : travail sur bilan et contenus, projets avec population, loin des déclarations politiciennes du PG local.

 

Fabien Guillaud-Bataille – Val-de-Marne

Prendre le temps des rendus du Congrès pour partager les orientations communes et la dynamique de rassemblement. Relançons les Assemblées citoyennes du Front de gauche pour dépasser les blocages et construire des batailles locales. Alerte sur le Grand Paris, confiscation démocratique pour toutes les institutions élues par le peuple. Engageons une bataille de maîtrise et de combats citoyens pour prendre le pouvoir sur tous les sujets et surtout le logement en Ile-de-France.

 

Eric Jalade – Tarn

La poursuite des politiques d’austérité est insupportable pour les populations, notamment les plus fragiles : baisse des dotations aux collectivités, 5 milliards d’économies pour le budget 2014. Nous avons besoin de mener une grande bataille idéologique sur la question de l’argent, des moyens. L’argent existe pour mener des politiques favorables au monde du travail. Sur l’ANI, indispensable de mener une grande campagne d’informations des citoyens (diffusion du texte…). La bataille contre l’austérité doit prendre un caractère concret national, sur des propositions en rupture avec les politiques européennes, par exemple pour la nationalisation de l’automobile ou de la sidérurgie.

 

Jean-Marc Durand – Drôme

La perspective des municipales exige avant tout de travailler les contenus à partir desquels construire les projets et créer le rassemblement pour dépasser les difficultés posées par un PS antisocial et un PG surenchérissant. Trois axes pourraient être travaillés en ce sens. 1) Financement avec un nouvel impôt territorial des entreprises (nouvelle TP). 2) Réforme territoriale en proposant un moratoire sur tous les projets de restructuration administrative des territoires. 3) Economie et emploi par la remise en place au sein des mairies de services ayant la responsabilité du développement économique et de l'emploi.

 

Yannick Monnet – Allier

Ce que dit Jean-Marc est très important. Il y a des attaques importantes contre les communes et leurs rôles dans les territoires (baisse de leur représentation dans les EPCI, Projet d'un PLU au niveau communautaire). Les communes sont des digues contre l'austérité et si elles lâchent (comme certaines en Italie), cela devient beaucoup plus difficile pour les populations. Faire de la commune un axe fort de notre campagne contre l'austérité.

 

Michel Passet – Hérault

Des communistes plus sereins après leurs congrès. Malgré nos difficultés, ne pas sous-estimer l'acquis, ils sont de moins en moins nombreux ceux qui défendent l'idée que l'austérité est une solution à la crise. Pour notre bataille, il est impératif d'agir en bas, de matérialiser dans l'action nos capacités de rassemblement. Pour les municipales, nous devons valoriser l'action des élus communistes, rassembler celles et ceux qui ne veulent pas de la droite au niveau national comme au niveau local, et ne se résignent pas à gauche.

 

Fabienne Haloui – Vaucluse

Même si j’ai conscience que nous travaillons souvent dans l’urgence, je considère la proposition d’organigramme qui nous est faite comme non aboutie, plutôt artificielle car insuffisamment discutée avec certains membres du Conseil national ; considérons-les comme de premiers axes de travail sur lesquels nous devrons faire le point dans quelques mois. En l’absence de précisions, la conception du comité de pilotage autour du projet me semble tournée vers l’élaboration d’un programme alors qu’il a été exprimé au Congrès la nécessité de donner du corps à notre vision de la société, à ce qui caractérise notre projet puisque nous disons souvent que nos propositions de programme ne font pas « sens ».

 

Joël Carliez – Somme

Les communistes ont été satisfaits du Congrès. Ils y ont vu des communistes ouverts, combatifs et rassemblés. Des exigences se sont exprimées sur les directions. Ils exprimaient de la clarté et la mise en place d'un organigramme. Certes des imperfections peuvent exister et si tel est le cas je fais confiance au collectif pour les corriger. Mais mesurons que ce que nous faisons aujourd'hui est un grand pas en avant pour favoriser le droit de regard des communistes sur leurs dirigeants. Ils ont le droit de savoir qui fait quoi ? A chacun d'entre nous de se considérer comme dirigeant et de travailler en équipe. Car... c'est là que réside notre pleine efficacité.

 

Véronique Sandoval – Paris

Travailler sur le projet de société alternatif suppose non seulement une mise en cohérence et une popularisation de nos propositions, mais une « européanisation » de notre projet et un travail d'anticipation. Face à la crise de la productivité et à la crise écologique que traverse le capitalisme depuis les années 70, du fait de la rareté des sources d'énergie et de matières premières, la réponse qu'il commence à mettre en place n'est pas seulement transition écologique ou recyclage, mais une révolution du mode de développement économique basé non plus sur la vente de produits mais sur la fourniture de l'accès à un service moyennant le paiement d'un « loyer ». Il faut en tirer toutes les conséquences pour prendre la main.

 

François Auguste – Isère

L’enjeu de la co-élaboration du projet est important dans un contexte d’aggravation de la crise du rapport à la représentation politique. Il y a des sources d’inquiétude mais aussi des éléments de confiance comme les référendums en Irlande sur les banques et en Suisse sur les rémunérations des actionnaires. C’est pourquoi la question de la méthode de travail, en commun, dans la durée, avec les communistes et avec tous les acteurs qui le souhaitent, syndicalistes, militants associatifs, citoyens, pour dégager des solutions politiques concrètes et crédibles, est une question centrale

 

Elisabeth Gauthier – Essonne

Le débat sur la signification du travail sur le projet doit encore être développé. S’agit-il d’un programme approfondi ? Ou de la reconstruction d’un projet de transformation sociale de notre temps visant à faire renaître une projection de transformation sociale dans la société qui ferait émerger du sens commun, la prise de conscience, l’action, la politisation des confrontations ? Lors du Congrès, « communisme de nouvelle génération » a fait tilt. Besoin de travailler dans l’urgence et avec du recul. Je ne suis pas convaincue que le dispositif proposé corresponde à ce double besoin.

 

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes

Il faut conserver le compte rendu des débats du CN dans « Communistes » et ne pas le cantonner sur Internet. D'une part parce que des camarades ne sont pas connectés ; d'autre part parce que toutes les études montrent que l'un ne remplace pas l'autre, enfin parce qu'un compte rendu écrit peut être lu en plusieurs moments dans la durée et que de plus on sait que l'internaute va rarement au-delà de la page d'accueil. Dernier argument : la synthèse des interventions des membres du CN permet aux camarades qui les ont élus de savoir ce que disent leurs mandants.

 

Dominique Negri – Isère

La suppression des résumés des interventions au CN dans lHuma est un recul démocratique inacceptable. Cette décision administrative est imposée sans vote, alors quil y a 3 ans le CN avait discuté et tranché pour leur maintien. Les arguments invoqués sont irrecevables. Internet ne remplace pas le papier. Un coût de 60 000 euros par an ? Cest léquivalent de 50 centimes par adhérent ou des indemnités de 5 adjoints au maire. Combien le PCF transfert-il au Front de gauche ? Comme au Congrès, la direction veut masquer lexistence de débats et de contradictions dans le Parti. Les comptes rendus seront lexpression dune pensée unique. Cest un signe de défiance vis-à-vis des communistes, un signe de faiblesse.

 

Jacques Maréchal – Moselle

Le compte rendu des travaux du Conseil national doit être accessible et lisible. Il doit en premier lieu restituer les travaux et les décisions prises et aider à la mise en mouvement des communistes.

 

Nicolas Marchand – Val-de-Marne

J'appuie la remarque de Jean-François Téaldi. L'instauration des comptes rendus des interventions au CN a été un progrès démocratique. Supprimer leur publication dans « Communistes » serait une régression. Internet ne remplacera pas l'Huma ; il suffit de voir l'effet de la suppression de la tribune de discussion du Congrès : le nombre de lecteurs des contributions sur Internet a été très faible. Plus d'unité, c'est très bien ; mais cela ne passe pas par l'effacement des différences et des débats. Pourquoi craindre de porter nos débats à la connaissance des communistes ? N'ayons pas peur !

 

Alain PaganoMaine-et-Loire

Chaque membre du CN a été sollicité pour savoir sur quoi il souhaiterait travailler. Certains camarades ont émis plusieurs souhaits. Besoin, à partir de cette liste de souhaits, que la direction fasse des propositions pour mettre les souhaits des camarades en adéquation avec les besoins de la direction nationale et les priorités de travail.

 

Gilles Ravache – Haute-Savoie

Je comprends le débat sur le compte rendu du CN. Nous avons voulu construire une direction collégiale en écho à l'attente des communistes. Je préfère le compte rendu d'une réflexion à plusieurs voix pour arrêter les décisions de la direction nationale, que nous constituons, plutôt que de juxtaposer des interventions individuelles. Mon but au CN n'est pas d'avoir mon intervention dans l'Huma, mais de participer à un travail de réflexion et de délibération collective.

 

Patrice Voir – Isère

Sur le débat ouvert sur le compte rendu dans « Communistes », je suis en accord avec l’intervention de Gilles. Je rajoute à ça que personnellement j’ai souvent été gêné par les interventions répétées de CN en CN sans lien direct avec le cours du débat pour apparaître comme intervenant dans « Communistes ». Et la situation antérieure n’était pas satisfaisante puisque 700 signes pour résumer une intervention de 4 minutes ne reflètent pas réellement le débat. La retranscription sur Internet me satisfait d’autant que nous sommes incapables de mesurer le taux de lecture de compte rendu du Conseil national.

 

Raphaëlle Primet – Paris

Besoin de plus travailler sur le rôle des commissions et d'avancer sur le partage et la mise en commun. Empiler le travail des commissions sous un comité de pilotage suffira-t-il à concevoir le projet d'un communisme de nouvelle génération ? Les commissions devraient être plus ancrées dans la vie et dans les mobilisations, être à l'initiative pour que le Parti soit le plus réactif possible. Dans l'organigramme manque un collectif qui travaille à la fois sur défense et extension des services publics.

 

Jean-Louis Le Moing – Loir-et-Cher

Quelques précisions suite à la proposition du rapport concernant les comptes rendus des séances du CN dans « Communistes » : 1) « Communistes » est l'objet d'un partenariat entre le Conseil national et « l'Humanité ». Les pages du supplément sont donc financièrement entièrement compensées par le budget national. 2) Nous traversons une période extrêmement tendue du point de vue financier et des économies sont indispensables, comme je l'ai indiqué dans mon rapport financier au Congrès. 3) La proposition de rendre compte de nos travaux sous la même forme qu'auparavant, mais sans la parution papier, équivaut à une économie de 60 000 euros par an. C'est une décision incontournable parmi d'autres dont nous aurons à discuter.

 

Colette Mô – Alpes-Maritimes

Pour la première fois, neuf camarades élues au Conseil national choisissent le féminisme comme sujet de leur lutte à conjuguer avec tous nos combats. C’est formidable ! Nous avons beaucoup de travail. Pourquoi pas une initiative féministe par jour…

 

Laurent Péréa – Dordogne

L'important, la construction collective pour lisibilité de nos décisions et donc la volonté d'efficacité, de construction commune. C'est tout le sens qui a traversé, nourri notre réflexion sur les statuts, en fait le sens de nos règles de vie démocratique depuis l'adhésion au collectif communiste. L'organigramme proposé est la première étape de la mise en œuvre de Congrès à prendre comme quelque chose de non figé qui puisse évoluer dans le temps, s'enrichir, se renforcer. Mais déjà partons de ça au vu de l'urgence de la situation politique pour se mettre en situation de cette construction collective.

 

Il y a actuellement 7 réactions

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    Par moon13, le 06 August 2013 à 09:17.

  • Compte rendu dans "communistes"

    Comme Vouillon,"Je considère qu'il serait une erreur et un recul démocratique de cesser de publier dans "Communistes" le rapport d'introduction et le compte-rendu des débats. Il s'agit d'une aide importante pour les responsables des sections à la fois pour comprendre le contenu (un compte-rendu journalistique qui n'est qu'un résumé qui saute à pieds joints sur le cheminement des pensées est inutile)et pour savoir ce que disent les dirigeants qu'ils ont élus. Cela n'enlève rien à la pertinence des relevés de décisions fort utiles à l'issue des réunions des conseils et exécutifs départementaux, des exécutifs de sections. La démocratie a besoin de donner à connaître la totalité de la pensée et les militants en ont absolument besoin" Puisque nous avons, et c'est tant mieux, accepté le principe qu'une diversité d'analyses se confrontera, tout au long de l'entre-congrès, dans les débats du CN, il est essentiel que cette diversité ne soit pas gommée des publications papier et connue des adhérents qui sont loin de tous maitriser internet et encore moins nombreux a prendre le temps de s'y rendre s'ils le maitrisent.

    Par GILLERON Bernard, le 31 May 2013 à 10:11.

  • Quels modes organisationnels

    Chère camarade, je suis militant dans les Bouches du Rhône et je vois ici que tu adresses une rude critique à l’organisation interne du Parti.

    Tu dis que nous avons besoin de renouer notre lien avec les masses laborieuses (jusque là tout le monde est d'accord). Je n'ai pas bien compris comment tu nous proposes de nous y prendre pour être plus efficaces qu'aujourd'hui.

    Les luttes évoluent, nous devons évoluer avec elles... Encore d'accord, mais qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Qu'est-ce qui dans l'évolution des luttes justifie l'abandon du centralisme démocratique ? Qu'est-ce que la cohérence démocratique ?

    Pour moi la grande évolution, c'est l'énorme fossé qui s'est creusé entre les outils que nous possédons et ceux dont dispose le capital pour mener la bataille idéologique. Lorsqu'à l'école les cours d'histoire font un chapitre commun intitulé "totalitarismes" avec Hitler et Staline, et amalgament tout et n'importe quoi, et que tous les jours à la télévision les grandes chaînes font tourner en boucle les experts néolibéraux pour abrutir les masses, pas étonnant qu'on ait pas beaucoup de nouveaux communistes. Le lien à la base est rendu difficile par le dégout de la politique, alimenté par ces nouveaux moyens de propagande.

    Comment recréer ce lien là ? Par quelle stratégie à la base, par quels modes organisationnels ? C'est dans cette glaise là que se trouvent les pieds du Parti.

    Par Akellian, le 20 May 2013 à 10:58.

  • Dépasser les étoiles - Etre à la hauteur

    Les luttes sont et seront toujours en perpétuelles évolution. Ne restons pas figés sur nos constats, nous le savons tous, tout va mal. Innovons, pour déstructurer le capitalisme partout où il se crée, partout où il se déploie. Cela ne peut pas être la seule œuvre ni du Parti ni du FDG, mais celle de l’ensemble des Prolétaires/citoyens. Utopie ? Non réalité. A quoi sert aujourd’hui le PCF avec le FDG à part se débattre à se démener dans le cadre libéral ou social libéral ? Ne faut-il pas aller beaucoup plus loin ? Le Prolétaire/citoyen que peut-il faire aujourd’hui lui dans son coin ? Voter pour nous, mettre un bulletin dans l’urne, manifester et se mettre en grève, est-ce suffisant pour engranger un véritable changement ? Quelle cohérence y a-t-il dans tout cela ? Est-ce toujours au PCF, au FDG de diriger de guider ? Nous ne voyons même pas que nous continuons cette logique là. N’est-ce au Parti de voir et de reconnaître le potentiel de la valeur de ce représente et de ce que peut faire le prolétaire/citoyen ? Ceux qui luttent ont du mal à s’y retrouver, mais les autres ne voient toujours pas comment sortir de la crise et du capitalisme ? Ils ne voient toujours pas, où nous voulons aller et surtout où ils croient qu’on voudrait les mener. Alors méfiance ! N’est-ce pas dans la réalité de leur potentialité d’inventivité, de leur créativité, que le peuple des prolétaires/citoyens, peut s’épanouir et donc avoir confiance ? Pour venir à bout de cet ensemble très cohérent (capitalisme, libéralisme et social-libéralisme), qu’avons-nous besoin ? : Pas d’une alternative mais De Communisme et de sa Démocratie. Rien de tout cela ici, ne transpire. Les luttes contre l’austérité, ne seront efficientes que si nos perspectives communistes peuvent être clairement visibles. Les luttes sont cantonnées, sont corsetées dans le cadre de la société dans laquelle nous vivons, c’est la Démocratie libérale et celle qui se met en place la Démocratie social-libérale qui bloque tout. Pourquoi nous ne voulons toujours pas le voir ? Mes textes et mes amendements lors du Congrès n’ont pas été retenus, et certains même pas diffusés – problèmes techniques – ( ?) Il se trouve que l’envie de lutter nous l’avons tous, mais pas de la même manière. Et si on se penchait sur le comment aiguiser nos armes autrement, alors le peuple des prolétaires/citoyens pourrait tout changer.

    J’ai assisté au Congrès, le texte est resté dans les étoiles pourtant les congressistes avaient les pieds dans la glaise et c’est tant mieux. Dans les interventions au Congrès et ici dans ce CN, j’ai relevé des besoins, des envies et donc des implications que cela entraîne.

    Par exemple : Comment moi simple militante de base, je peux me faire une idée de tout ce qui se dit et de tout ce qui se fait dans le Parti. Impossible de me faire une idée je ne peux pas tout lire. Il me manque quoi ? Non pas un résumé toujours réducteur et toujours orienté par celui qui le fait. Mais une cohérence de vue de l’ensemble des choses, qui tire vers ce qui se fait de mieux et de plus judicieux. J’avais proposé que soit mis en place un processus de Cohérence Démocratique. Ma vision ? Qu’il remplace le Centralisme Démocratique abandonné à juste titre et qui ruisselait sur les adhérents.

    Je relève : Il y aura aussi un travail régulier, des sollicitations, auditions à faire avec les intellectuels, des associations, des lieux comme la fondation G Péri...Par ailleurs, le LEM ( lieu d'étude sur le mouvement des idées et des connaissances ), la revue du projet et la nouvelle revue à caractère scientifique «progressistes: sciences, travail et environnement» et Espace Marx seront étroitement associés au travail sur le projet afin d'en être des espaces de réflexion et de transmission.

    Ok - Tout cela me semble très bien, sauf que, tout ceci en lien avec la production, avec le monde du travail celui de la finance et la citoyenne lambda que je suis, n’y figure pas et donc la cohérence ne peut pas se faire. Donc rien de nouveau. Comment mettre en cohérence des choses et des idées, quand le lien avec le prolétaire/citoyen n’existe pas ? Tout cela va lui dégouliner dessus, comme au bon vieux temps. Autrement dit l’intellectualisme et l’ouvriérisme pour faire court, ne sont pas ici réunis et donc ne peuvent pas faire lien et cohérence. Déconnecté d’un monde politique qui lui est hermétique, qu’il soit en lutte ou pas, le Prolétaire/Citoyen ne peut pas ici s’y retrouver. Pourtant Aragon et Maurice Thorez s'enrichissaient mutuellement(1). L’intelligence individuelle alimente et s’alimente par l’intelligence collective.

    Je relève : Nous savons que seul notre travail collectif, mis en cohérence nationalement, et en lien avec les l'ensemble des fédérations sera un un gage d'efficacité; nous savons aussi que les communistes, les militants responsables dans les sections, les fédérations ont exprimé lors du 36 è congrès beaucoup d'exigences et d'attentes dans ce sens, aussi, il nous incombe d'être à la hauteur.

    Donc, la cohérence se met en place, mais est-elle démocratique ? Où est la remontée de ce que pense le militant de base et de ce que pense le Prolétaire/citoyen ? Impossible à faire ? Pourtant en mettant en place ce processus de Cohérence Démocratique, on se rendrait compte que ce n’est pas des pages et des pages de constats et de luttes dirigées par le haut, que ces prolétaires/citoyens ont besoins, ils connaissent, ils savent, ils subissent, mais bien de créativité politique et donc d’une autre Démocratie. Pour s’impliquer, pour être autrement plus efficaces, pour que chacun puisse intervenir là où il est, là où il le peut. Il nous faut à nous en bas, pouvoir produire de l’inventivité avec des armes idéologiques, démocratiques, politiques, économiques. Où trouve-t-on tout cela ? Sur le terrain dans les lieux de productions, de création, de socialisation pour influer sur tous les lieux de décisions. La Cohérence Démocratique me semble nécessaire. Le privé est entré dans le public mais c’est l’intelligence collective qui infiltrera et déracinera le capitalisme. Comment ? par la Démocratie Communiste.

    Je me débats, je me démène, personne n’entends et pour cause trop de chose à lire. Si j’insiste, c’est que je valide autour de moi, ce que je dis. Je sais trop bien ce que l’on dit de nous, trop rigides, froids sectaires, n’inspirent pas confiance etc etc, mais comme nous ne nous voyons pas comme cela, nous n’en faisons pas cas. Le Parti continue sa marche en éclaireur, en avant-garde sans se retourner, sans voir qui suit et qui ne peut pas suivre. Seulement les temps changent, chacun est dans son espace de liberté, le suivisme n’a plus court et c’est tant mieux. Chacun veut construire avec son potentiel de connaissances. Mais de tout cela nous n’en faisons toujours pas l’analyse. La politique intéresse, mais elle déçoit, normal les acteurs politiques se pensent au-dessus du peuple. Nous sommes dans du gagne petit, avec nos quelques milliers d’adhésions, alors qu’il en faudrait des millions qui se mettent en action. Nous sommes mal perçus parce que nous nous refusons de reconnaitre la valeur politique du prolétaire/citoyen nous refusons de lui laisser désigner ses représentants cela lui donnerait confiance dans son action. La souveraineté du prolétaire/citoyen commence par cette reconnaissance là. Ainsi alors nous pourrons parler de réelle souveraineté du peuple.

    (1) Lire Valère Staraselski – Aragon où la liaison délibérée.

    Par Béziat Aline, le 15 March 2013 à 07:48.

  • réunions du Conseil national

    Je considère qu'il serait une erreur et un recul démocratique de cesser de publier dans "Communistes" le rapport d'introduction et le compte-rendu des débats. Il s'agit d'une aide importante pour les responsables des sections à la fois pour comprendre le contenu (un compte-rendu journalistique qui n'est qu'un résumé qui saute à pieds joints sur le cheminement des pensées est inutile)et pour savoir ce que disent les dirigeants qu'ils ont élus. Cela n'enlève rien à la pertinence des relevés de décisions fort utiles à l'issue des réunions des conseils et exécutifs départementaux, des exécutifs de sections. La démocratie a besoin de donner à connaître la totalité de la pensée et les militants en ont absolument besoin. Noël Vouillon - secrétaire de la section du Mâconnais du PCF (Saône et Loire)

    Par Noël VOUILLON, le 14 March 2013 à 13:09.

  • Compte rendu CN sur Internet

    Dommage mais on ne peut pas télécharger le rapport et la discussion. L'organigramme lui, est paru dans Communistes Comment fait-on pour travailler et informer les militants et adhérents? Ce sont les militants des locales qui se payent l'impression des documents. A quoi sert l'augmentation de la part versée au national ? J'avais cru comprendre lors du 36è que la formation, l'information de l'adhérent et la démocratie étaient au centre de notre stratégie... Fraternellement.

    Par TRICAUD JEAN PIERRE, le 14 March 2013 à 08:33.

  • COMPTE RENDU SUR INTERNET UNIQUEMENT

    Je trouve extrémement dommage d'être contraint d'acceder au net pour avoir le compte rendu. Rien ne remplace le papier. La raison invouée d'économie me parait très "légère".

    Par THEMELIN, le 13 March 2013 à 14:22.