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Syrie: le PCF condamne la consternante décision d'une levée de l'embargo sur les armes

En annonçant la fin de l'embargo sur les armes en direction de la Syrie, les autorités françaises prennent une très lourde responsabilité, celle d'alimenter une escalade militaire aux conséquences tragiques. C'est le régime de Bachar Al Assad qui a cherché, dès le début, la militarisation de la crise et qui en tirerait finalement tout le profit. Encourager cette militarisation est un choix consternant et dangereux qui peut engendrer l'escalade dans une région sous haute tension car, au demeurant, il est impossible de savoir dans quelles mains ces armes finiront pas tomber.

Le Parti communiste français condamne cette décision qui ne fait d'ailleurs pas consensus au sein même de l'opposition syrienne et rappelle l'exigence d'agir, à l'inverse, pour une solution politique qui puisse aboutir à l'arrêt de la confrontation armée et crée les véritables conditions pour que le peuple syrien puisse choisir son destin, ses dirigeants, et vive en paix, en démocratie et dans le respect des libertés fondamentales.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Soyons plus incisifs

    Cette déclaration est d'un contenu gentillet, qui donne l'image d'un parti plus préoccupé par des vétilles que par le fond du problème.

    D'abord personne ne peut sérieusement affirmer que le gouvernement de M. Assad, honteusement appelé "régime" comme dans toute la presse pro-rebelle, a eu l'intention ou intérêt à "militariser" alors que tout jusqu'à aujourd'hui démontre que ce sont certains pays (dont la France, je crois que c'est maintenant évident) et certains "opposants" qui en ont profité le plus. Cela surtout quand on a vu le succès génial de la "militarisation" en Libye.

    Deuxièmement, continuer à confondre tous ces gens dans le terme "opposition" est injustifiable. On ne peut pas mettre dans le même sac des djihadistes, des terroristes, et le peu d'opposants "démocrates" qui ont refusé de prendre les armes comme ceux du Comité national pour le changement démocratique.

    Pourquoi ne pas rappeler que le fait de soutenir, aider, armer des opposants à un gouvernement souverain est condamné par le droit international ? Pourquoi ne pas rappeler que notre constitution exige que la France se conforme au droit international et que le gouvernement de M. Hollande viole ce principe fondamental ?

    Pourquoi ne pas dénoncer le fait que l'on arme les islamistes en Syrie, mais que l'on prétend les combattre au Mali ? Et pourquoi ne pas dire encore que c'est le peuple français, déjà saigné par l'austérité, qui doit payer ces guerres ?

    Comme si, enfin, le principal problème aujourd'hui était le gouvernement de Bachar al-Assad ou la mainmise du Baas, et pas la menace terrible que fait peser sur la Syrie une intervention impérialiste en soutien à des groupes combattants dominés par les Frères musulmans, appuyés par l'Arabie Saoudite et autres pétromonarchies. Comme s'il n'y avait pas le risque de voir ce pays transformé en second Afghanistan. Et comme si les communistes en Syrie pouvaient eux-mêmes gagner en crédibilité et se renforcer face au Baas sans dénoncer les agissements des rebelles, et sans agir sur le terrain pour défendre leur pays.

    Cette "condamnation", juste mais pleine de bons sentiments, donne un peu l'impression que notre parti rate sa tâche historique, alors que nous devrions nous opposer implacablement à toute menée guerrière du gouvernement français, qui a aujourd'hui les mains pleines de sang.

    Par Gorby, le 16 March 2013 à 14:29.