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« L'Agence française de lutte contre le dopage doit être en mesure d'assurer sa mission en toute indépendance »

le 06 October 2009

Un rapport de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), adressé à la Ministre de la santé et des sports, dénoncerait le traitement de faveur dont aurait bénéficié l'équipe Astana de la part des officiels de l'Union cycliste internationale (UCI) dans le cadre des contrôles anti-dopage sur le tour de France 2009.

L'éviction de Patrice Clerc à la tête de Amaury sport organisation (ASO), les nouveaux accords entre ASO et l'UCI, le retour de Lance Armstrong et la tutelle de l'UCI sur certains contrôles anti-dopage, m'avaient déjà mis la puce à l'oreille.

Cette année l'AFLD n'avait ni la charge des analyses sanguines, ni celle des prélèvements sanguins, et n'aura peut-être même pas précisément accès aux résultats.

Comment lutter efficacement contre le dopage si on ne donne pas les moyens nécessaires à l'AFLD et à l'AMA (Agence mondiale anti-dopage) ? L'Union cycliste internationale doit communiquer les passeports biologiques à l'AFLD et il faut, pour cela, modifier la loi.

A la suite de ce rapport, les organisateurs et le Ministère de la Santé doivent prendre leur responsabilité. Les contrôles anti-dopage ne peuvent pas être sous la tutelle unique des fédérations sportives internationales. Le gouvernement doit redonner tous les moyens à l'Agence française de lutte contre le dopage et à l'Agence mondiale anti-dopage pour qu'elles assurent pleinement leur mission et en toute indépendance.

La loi française doit être rapidement modifiée et des moyens supplémentaires doivent être débloqués pour une réelle politique de prévention en matière de dopage.

Marie-George Buffet, Députée de la Seine-Saint-Denis Ancienne Ministre de la Jeunesse et des Sports.

Paris, le 6 octobre 2009.