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Conseil national du 13 avril 2013 - Discussion

Jean-Marc Durand – Drôme

 

L’affaire Cahuzac traduit la dérive financière de toute la société. Y remédier ne peut se satisfaire de déclarations moralisatrices ou de décisions poudre aux yeux à la François Hollande. Il faut s’attaquer à la racine du problème. C’est-à-dire doter les salariés, les citoyens de droits nouveaux d’intervention pour maîtriser l’utilisation de l’argent créé dans les entreprises (production) et par les banques (crédit). Faire évoluer les missions du contrôle fiscal avec des moyens supplémentaires pour le ministère des Finances et des droits nouveaux pour ses fonctionnaires. Développer au plan européen une harmonisation fiscale basée sur la solidarité, la convergence et le codéveloppement.

 

Nelly Faton – Jura

 

L'affaire Cahuzac, c'est le monde de la finance. C'est de notre responsabilité d'aller au-devant des gens pour expliquer que ce monde-là, nous le combattons avec des propositions. La manif du 5 mai doit être une réussite malgré un temps très court pour la préparation et à 4 jours du 1er Mai où nous devons aussi contribuer au succès. Nous avons conscience que la presse sera très attentive à la participation. Il faut aussi faire connaître le travail de nos députés et sénateurs et nous appuyer sur cela pour continuer, amplifier notre campagne pour une alternative à l'austérité.

 

 

Yann Le Pollotec – Seine-Saint-Denis

 

Le problème central qui est au cœur de la crise politique qui frappe notre pays comme toute l’Europe n’est pas une question de moralisation de la vie politique, de cumul des mandats, de conflit d’intérêt… Ainsi, les pays d’Europe qui ont les législations les plus vertueuses et les plus démocratiques dans la lettre connaissent les même taux d’abstention record et la même montée du populisme que les autres. Ce qui est en cause aux yeux de nos concitoyens, c’est l’utilité même des élus, de la démocratie, de la politique, pour changer la société ou plus modestement pour être garante de l’intérêt général. C’est pourquoi le 5 mai est une initiative qui peut changer la donne, si nous savons lui donner tout son sens : il ne s’agit pas de démocratiser la Ve République mais de changer de paradigme. Dans une société marquée par l’accélération et la complexité, des institutions fondées sur le couple « contrôle du groupe un individu » et « contrôle de l’individu par le groupe » deviennent un carcan insupportable. Il faut absolument changer le logiciel et non le réécrire.

 

Viviane Baudry – Ariège

 

Féodalité des élus PS sur le département : silence et fuite quand interpellés (par FG ou organisations syndicales). Donc nécessité d’une VIe République, mais difficile de monter à Paris (loin et coûteux). Problèmes avec le PG, plus d’individus que politique, mais nécessité de faire avec : plus le Front de gauche s’élargit, plus les difficultés sont prévisibles. Très positif sur le long terme. rencontre FG/organisations syndicales, continuer ensemble lutte contre l’ANI et régressions sociales, meilleur moyen de lutter contre le Front national.

 

Pierre Lacaze – Haute-Garonne

 

Le PCF a eu raison de refuser le mot d'ordre de Mélenchon sur le grand coup de balai et de faire le lien avec notre campagne contre l'austérité. Beaucoup de mécontentement sur les dérapages outranciers du PG chez les camarades, avec aussi la manière dont la manif du 5 mai a été décidée sans concertation. Les communistes doivent poursuivre le rassemblement pour un front contre l'austérité avec des propositions, une loi contre la fraude fiscale, une campagne pour l'augmentation du SMIC et la sécurité emploi-formation.

 

 

 

Colette Mo – Alpes-Maritimes

 

Bravo à nos parlementaires pour leurs actions en faveur de l'égalité des droits. Je salue particulièrement les liens faits entre homophobie et sexisme. Soyons offensifs contre l'odieux déploiement de haine envers les homosexuels et lesbiennes. C'est une question importante, la droite l'a bien comprise. Il n'y a pas de démocratie si les femmes sont exclues du/des pouvoirs. Ne continuons pas comme si le pouvoir n'avait pas de sexe. Les femmes sont les plus touchées par les mesures d'austérité. Le travail « gratuit » s'accentue proportionnellement au désengagement des services publics. Le Front de gauche appelle à une grande marche le 9 juin à Paris : « Les femmes contre l'austérité ». Ce projet populaire correspond aux préoccupations du plus grand nombre.

 

Jean-Jacques Karman – Seine-Saint-Denis

 

Notre position ambiguë sur le PS nous pousse à des erreurs politiques. Le vote du budget d’austérité du CG 93 est parlant. Ce budget ne passe que par le vote pour de 4 communistes, alors que 8 membres du groupe votent contre. Pas d’illusion, le PS continuera à suivre la politique d’austérité de l’UE. C’est le rapport des forces contre la politique du PS, contre la droite et l’extrême droite qui sera déterminant. Sur la manif du 5 mai, c’est Pierre Laurent qui aurait dû lancer l’idée et non être à la remorque de Mélenchon car nous le paierons tôt ou tard. Pas pour une VIe République bourgeoise mais pour une première République sociale, démocratique et populaire. Relisons la période du 6 au 9 février 1934, sur le rôle du PC.

 

Martine Gayraud – Gard

 

Besoin d'analyser la situation catastrophique dans laquelle se trouve notre pays, notre réunion est importante. Les deux meetings auxquels j'ai participé redonnent confiance et posent à nouveau fortement la question du rassemblement avec le Front de gauche, et la mobilisation populaire est essentielle. Le 5 mai tombe bien pour cela, il faut organiser des réunions de préparation partout, donner sens aux propositions que nous portons. Beaucoup de gens peuvent se retrouver dans cette initiative, je partage la proposition d'assises pour la refondation sociale et démocratique qui sera une suite au 5 mai.

 

Igor Zamichiei – Paris

 

Après l'affaire Cahuzac, toute nouvelle mesure d'austérité est insupportable. Le cap actuel du gouvernement devient intenable. Il est urgent de renouer avec la mise en mouvement citoyenne dans un processus qui associe les forces vives, syndicales et associatives, partout dans le pays et libère la parole et les exigences populaires. Si nous réussissons le 1er Mai, la marche du 5 et les assises de juin, nous serons en mesure de rassembler largement autour de nos objectifs aux municipales.

 

Dominique Satge – Haute-Garonne

 

Le rapport de force gauche/droite se dégrade : « Manif pour tous », montée du FN... Soyons porteurs d'espoir pour faire reculer la résignation. Axons nos campagnes sur préoccupations fortes des gens : emploi, pouvoir d'achat. Affaire Cahuzac : ce qui choque c'est l'austérité pour les uns, les paradis fiscaux pour quelques autres. Sur ce sujet, besoin d'une campagne sur propositions d’Éric Bocquet. Manif du 5 mai : attention à ne pas alimenter le « tous pourris », beaucoup de militants PS sont désemparés, c'est l'occasion de rassembler largement sur des propositions transformatrices. Il faut recadrer sur marche contre l'austérité, le thème de la VIe République mobilise peu en dehors des milieux politisés.

 

Aymeric Seassau – Loire-Atlantique

 

Arcelor : les salariés mobilisent pour rouvrir le dossier à partir de l'audit gagné par la lutte des salariés. Avec nos élus européens, nationaux, locaux, nous devons continuer de prendre toute notre place dans la bataille de l'acier. D'autant que les manifestations contre l'ANI montrent que le rapport de force politique et social n'est pas au niveau. Soyons porteurs d'espoirs pour le faire grandir. La ligne choisie par le PG à son congrès, le « coup de balai » proposé par Mélenchon peuvent conduire à une marginalisation du Front de gauche. Le 1er Mai, le 5 mai, les assises citoyennes de juin doivent être autant d'étapes de rassemblement. Pour construire une perspective politique positive et gagner dès aujourd'hui des avancées concrètes, il y aura besoin de toutes les énergies à gauche.

 

Catherine Vieu-Charier – Paris

 

L'affaire Cahuzac est un tournant. Cela peut produire écœurement, mais aussi ébauche d'un renouveau politique. Notre stratégie est au rassemblement et à la mobilisation. En cela les petites phrases de Mélenchon contribuent au rejet. Nous ne devons pas aller au repli politique rageur, mais au contraire élargir le FG et construire avec toute la gauche, dans toutes les échéances politiques et sociales à venir.

Pierre Dharréville – Bouches-du-Rhône

 

La crise de la démocratie a franchi un nouveau palier. Ce qui est mis à jour, c’est l’emprise de la finance, légale ou illégale. Ce que fait Klesch à Kem One vaut bien Cahuzac. Il y a une lutte pour l’utilisation des richesses. Or, la République répond de moins en moins et freine l’expression de la souveraineté populaire. C’est l’occasion de pousser le combat pour la transformation démocratique en même temps que sociale. Nous avons senti à Martigues que quelque chose peut naître. Il faut coorganiser des Assises avec tous ceux qui veulent construire cette refondation et ressentent la nécessité de se mobiliser. Le 5 mai doit ouvrir vers cette démarche. Et le 1er Mai sera déterminant.

 

Aline Parmentier – Haut-Rhin

 

Chacun à sa manière, les départements alsaciens ont rejeté le projet de Conseil unique : 1) Échec du consensus UMP-PS-EELV portant une politique austéritaire. 2) Échec d'une tentative de hold-up de la démocratie. Dans ce cas même l'abstention a parlé. Victoire d'une bataille politique qu'a menée le PCF sur le fond, avec le Front de gauche. Le meeting réussi de Mulhouse a fait pencher la balance vers le Non dans le Haut-Rhin. Ce résultat est un point d'appui pour exiger le retrait de l'acte 3 de décentralisation. Les communistes sont mobilisés pour réussir le 1er Mai et la marche du 5 à Paris. En faire une caisse de résonance.

 

Francis Parny – Val-d'Oise

 

Notre initiative politique doit consister à ouvrir une perspective de rassemblement majoritaire à gauche sur une politique alternative à celle qui est conduite aujourd'hui et qui est devenue de plus en plus libérale. Oui au 16 juin dans le prolongement du 5 mai, avec une organisation de ces événements ouverte à tous ceux/celles qui veulent un changement de politique dès l'année 2013 parce que ça urge.

 

Fabienne Haloui – Vaucluse

 

Nos batailles immédiates visent un changement de cap gouvernemental, la modification du rapport de forces idéologiques par la mise en débat de nos propositions. Sommes disponibles pour un nouveau contrat politique contre l’austérité, contre le pouvoir de la finance, contre la fraude et l’évasion fiscale. Mais cette ambition majoritaire portons la en changeant de paradigme, nous ne renonçons pas à faire avec toute la gauche mais les rapports de force au sein de celle-ci sont posés, un PS dominant est un handicap à tout changement véritable. Changeons de logiciel démocratique, rompons avec nos pratiques héritées de la gauche plurielle qui nous placent en force d’appoint du PS. Nous ne voulons pas peser à la marge, le Front de Gauche se fixe l’ambition de reconstruire la gauche.

 

Denis Durand – Paris

 

Priver les marchés financiers du soutien des banques et des banques centrales. C’est ce que le gouvernement a refusé de faire avec la BPI et sa réforme bancaire. Et revitaliser la production de richesses pour les êtres humains, les salaires, les services publics, en finançant, par la création monétaire, les projets qui développent l’emploi, la formation, la recherche, en économisant sur les coûts matériels. Cela ne peut pas être le résultat d’une simple reprise de pouvoir par l’État, ni de simples mesures fiscales et réglementaires. L’interpellation des banques et des institutions financières, pour des projets concrets dans les départements, devrait faire partie des mobilisations du Front de gauche.

 

Dominique Négri – Isère

 

Le Parti, les fédérations, les sections vont devoir payer la note de Mélenchon, les 527.000 euros de dépassement de dépenses électorales présidentielles. Inadmissible! Nous n’avons rien à fêter avec Mélenchon le 5 mai, anniversaire de l’élection de Hollande. «Qu’ils s’en aillent tous», «purification», insultes personnelles : tous les camarades commencent à voir le jeu trouble de Mélenchon. Il considère que la guerre d’indépendance algérienne était une « guerre civile » !! Assez des calculs du Front de gauche ! L’affaire Cahuzac ne change pas la politique du pouvoir. La rupture passe par les luttes, à commencer par le 1er mai : retraite à 60 ans et 37,5 annuités, nationalisations, libération de l’euro et de l’UE !

 

Nicolas Marchand – Val-de-Marne

 

Il y a des dangers aggravés de droite et d'extrême droite, mais aussi plus d'espace pour travailler à un nouveau cap politique. La situation aiguise des interrogations dans le champ socialiste. Aidons à faire bouger la situation sur le fond. C'est difficile, mais c'est la seule issue. Face à la ligne sectaire du PG, être plus fermes sur un Front de gauche unitaire, et pas machine à promouvoir la personne de Mélenchon. Nos initiatives doivent nous mettre en dialogue, main tendue, sur les axes clés d'un nouveau cap, avec tous ceux, notamment les socialistes, qui perçoivent que ça ne peut pas continuer comme ça. Ne lâchons pas la bataille pour la sécurisation de l'emploi. Des comités d'action contribueront à la mobilisation pour les assises du 16 juin.

 

Pierre Laurent – Paris

 

Nous avons décidé la tenue de ce CN extraordinaire parce que l'affaire Cahuzac accélère une crise politique déjà très grave. Les risques sont grands si les forces de progrès ne sont pas à l'initiative. Notre responsabilité est immense.

L'onde de choc de l'affaire Cahuzac est si forte parce que ce scandale accentue encore le fossé entre les intérêts de la finance et l'intérêt populaire. Les Français se sentent trahis.

Les ingrédients sont là pour que cette crise s'aggrave. La défiance populaire ne peut que grandir tant que la politique gouvernementale ne change pas de cap et c'est ce que vient de confirmer François Hollande. Les travailleurs d'Arcelor, de Mittal, de Ken One, et combien d'autres ne croient plus en la parole du gouvernement. Le référendum en Alsace montre l'ampleur de cette défiance populaire. L'adoption à marche forcée de l'ANI accentue le fossé, surtout quand les salariés prendront la mesure de ses conséquences.

Que voyons-nous face à cela ? Une droite et sa frange extrémiste archi-mobilisées. Elle travaille, on le voit avec les manifestations anti-mariage, le rapport des forces populaires. Un PS où le débat sur l'austérité grandit mais où les ministres ou députés récalcitrants sont recadrés.

Nous ne pouvons pas laisser dériver la situation. Le rapport des forces se dégradera régulièrement si nous ne prenons pas d'initiatives de mobilisation sur des solutions de gauche à la crise.

Que faire ? Remettre les forces du Front de gauche dans une dynamique de rassemblement. Il existe un débat dans le Front de gauche. Nous l'assumons, Menons ce débat. Les débats de Martigues, Montpellier, Clermont-Ferrand montrent qu'il y a de la disponibilité.

Poursuivons la bataille contre l'ANI. Le débat au Sénat mettra en évidence l'absence de majorité de gauche en faveur de ce texte.

Le 1er Mai sera un nouveau rendez-vous important pour la mobilisation sociale.

Engager toutes nos forces dans la réussite du 5 mai sur la base que nous avons clarifiée ; « contre l'austérité et la finance, pour la VIe République ». Dans la préparation et dans la marche elle-même, nous voulons mettre d'abord en exergue nos contenus, nos solutions autour d'une idée maîtresse : « la finance dehors, l'humain d'abord ».

Enfin à partir du 5 mai, nous voulons que ce soit un point de départ pour relancer le débat dans tout le pays, toute la société, sur les bases d'un nouveau contrat politique de majorité. Créons le débat localement, adressons-nous aux socialistes, aux sidérurgistes, aux syndicalistes, organisons des assemblées citoyennes, rassembleurs pour un programme de lutte contre la finance, pour démocratiser la République.

Voilà pourquoi, nous proposons à tous d'engager un processus pour des assises de la refondation sociale et démocratique. Nous mettons sur la table une date, le 16 juin , pour un premier rendez-vous national, mais nous voulons organiser cette initiative, ses formes, ses contenus avec tous ceux qui la jugeront utile. Le moment est venu de construire les espaces de rassemblement les plus larges possibles.

 

Raphaëlle Primet – Paris

 

Reprendre l'initiative pour l'élargissement et la construction d'un front réellement populaire. Lançons une campagne de porte-à-porte massifs, quartiers et entreprises, avec des cahiers type cahiers de doléances pour favoriser l'appropriation et la coconstruction de nos propositions contre l'austérité et pour une VIe République (dont la majorité des Français ne connaissent pas le sens). Mais une vraie campagne animée avec des objectifs de rencontres, contacts, adhésions par fédération qui donne du corps et ouvre à la population les assises du mois de juin.

 

François Auguste – Isère

 

Ne pas banaliser la gravité de l’affaire Cahuzac dans la crise de perspective politique. Place au peuple est plus que jamais la priorité car l’aspiration à participer, à intervenir est intacte (cf. le référendum en Alsace). Les Assises doivent faire leur place à des socialistes, des écologistes, à des citoyens non encartés, à des responsables associatifs en respectant leurs conditions de participation, en leur donnant du temps et de la place dans les Assises, en mélangeant cette diversité d’apport dans des ruches, en publiant toutes les propositions, en choisissant les plus audacieuses, populaires, efficaces, transformatrices.

 

Annie Mazet – Drôme

 

La crise économique, sociale est grave. Le nombre croissant de chômeurs, de précaires, d’emplois à temps partiel non choisi – principalement pour les femmes. L’austérité fait vivre des graves coups de bambou à notre peuple. Les affaires financières et les situations européennes mettent à mal les politiques sociales et démocratiques. Avec le cap d’Hollande et son gouvernement, il y a beaucoup de déçus, beaucoup d’attentes bafouées. Cela fait le nid à l’extrême droite et la droite tente de se frotter les mains. Travaillons à construire une révolution citoyenne autour d’un rassemblement pour une nouvelle politique alternative répondant à l’espoir et donc à vivre des valeurs humaines et de justice sociale.

 

Hervé Bramy – Seine-Saint-Denis

 

OK sur le rapport et ses propositions pour un nouvel engagement citoyen. Je ne suis pas favorable à l’affrontement des deux gauches mais à un nouveau contrat politique de gauche avec celles et ceux qui veulent le changement. C’est ce débat que nous avons eu au Conseil général, au-delà donc des enjeux financiers du budget. Nos maires et la fédération élaborent de larges appels pour le 5 mai. Jusqu’au 16 juin le processus des assises doit donner la parole aux citoyen-nes dans les assemblées locales. Deux thèmes d’actions : un appel contre l’austérité dans les collectivités territoriales ; après l’échec du bonus/malus combattre la hausse présentée comme inéluctable de l’énergie et la privatisation du secteur via la régionalisation.

 

Elisabeth Gauthier – Essonne

 

La manifestation du 5 mai constitue un cadre dont nous avons besoin pour susciter de l’expression populaire, en articulant protestation et exigence d’une politique de gauche. Nous devons cliver le débat sur « politique ». Non aux choix qui favorisent finance et oligarchie, font de l’Etat un « market state ». Oui à une politique en faveur de l’intérêt général et par conséquent des milieux populaires. Oui à une grande ambition de Démocratie économique pour rétablir du pouvoir politique face aux pouvoirs de la finance, pour dégager l’Etat de cette emprise. Oui à la lutte pour changer les institutions, rejetées à juste titre par les milieux populaires car aujourd’hui éloignées de l’intérêt général.

 

Marc Brynhole – Loiret

 

Face à une crise qui agresse le citoyen comme électeur ou contribuable, les gens perçoivent – même confusément – que tout un système est en cause. La situation politique, c’est une droite extrêmement mobilisée, un PS dont la politique à austérité conduit dans le mur et une extrême droite qui flanquera la droite. Nous devons impérativement prendre des initiatives, que personne d’autre ne prendra. Ainsi la manifestation cet après-midi à Orléans contre la politique d’austérité ; le 5 mai avec des contenus de changement que nous allons travailler et le 17 juin pour construire de façon très ouverte avec toutes celles et ceux qui le souhaiteront le contrat qui changera la donne.

 

Alain Pagano – Maine-et-Loire

 

Il y a besoin de continuer à affirmer le contenu anti-austérité (emplois, salaires, retraites...) de la manif pour mobiliser le mouvement social et les militants. Travailler à des manifs régionales pour élargir la mobilisation. Le nouveau pacte majoritaire entrouvre la porte de l'espoir. L'ouvrir en grand en travaillant les contenus. Pour le 16 juin, faire du débat public grand angle pour s'adresser largement au peuple de gauche.

 

Mylène Vesentini – Aude

 

Avec André Chassaigne on a démarré un débat contre l'ANI, pour la loi contre les licenciements boursiers et quelle utilité pour les citoyens d'avoir des élus communistes. On a continué avec l'interpellation des sénateurs audois contre l'ANI. Le 20 avril on organise des assises pour des communes solidaires citoyennes et écologiques. On a le 1er Mai à réussir, quand on voit les difficultés réelles que nous avons à mobiliser. Alors oui pour le 5 et le 17, il nous faut absolument faire émerger que d'autres choix, propositions, alternatives sont possibles dans ce contexte.

 

Olivier Dartigolles – Pyrénées-Atlantiques

 

Ne pas sous-estimer l'onde de choc après l'affaire Cahuzac. La réponse de Hollande peut nourrir de la défiance et du populisme. Insister sur les vrais enjeux : démocratie citoyenne, démocratie sociale, remobilisation des forces pour le changement. Lors du meeting de Montpellier, de nouveau un climat très favorable pour une dynamique unitaire, des campagnes d'éducation populaire. Construire le 5 mai avec l'ambition d'un large rassemblement. Bien articuler refondation démocratique et refondation sociale. L'électorat socialiste est désemparé, établir des contacts, aller rapidement dans le concret sur notre proposition d'un nouveau pacte politique. Parler de l'emploi et des salaires, des services publics.

 

Yannick Monnet – Allier

 

Le plus difficile est de partir de l'état de conscience des gens. Face à absence de perspectives, difficile de lutter. Plusieurs divisions à gauche : PS avec de plus en plus de voix discordantes et Front de gauche entre PG et PCF. Conférence de presse très bonne puisqu'elle ne clive pas et rassemble, seul moyen de redonner perspectives de changement. Pour le 5 mai, importance de mener au même niveau lutte contre l'austérité et 6ème République pour ne pas donner l'impression qu'on changera les choses après cette VIe République ou « dans dix ans ». C'est maintenant qu'il faut agir. Peut-être faudrait-il un support pour cette VIe République comme une pétition ou carte-pétition pour populariser notre démarche.

Nathalie Marchand – Somme

 

Le gouvernement s'entête à ne rien entendre, nous devons donc travailler au rassemblement le plus large pour un vrai changement, en portant la bataille idéologique fait rage et la droite et l'extrême droite ne sont pas en reste. Oui, nous devons tout faire pour réussir un grand 1er Mai sans bouder le 5 mai et j'ajouterai, concernant mon secteur, le 15 juin « les reconquêtes de la protection sociale ». Dans ce cadre, n'ayons pas peur de nous adresser aux progressistes, à l'électorat socialiste. Evitons de nous laisser emporter dans un débat Front contre Front. Portons notre parole communiste, c'est-à-dire unitaire, rassembleuse sur des contenus. Pour ouvrir une alternative et un espoir en politique.

 

Joël Gallais – Morbihan

 

Dans la période, une pétition nationale du Front de gauche contre l’austérité permettrait aux citoyens de s’impliquer dans le mouvement pour une alternative à l’austérité. Dans le Morbihan pétition sur 4 thèmes : pouvoir d’achat, partage des richesses, loi contre les licenciements boursiers, pôle public bancaire. Les camarades constatent une nouvelle écoute (effet Cahuzac ?). Autre sujet : l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. La commission du dialogue pointe les faiblesses du dossier notamment dans le domaine environnemental. Trois fédérations du PCF expriment de sérieuses réserves sur ce projet. Il est dommage que dans le Parti il n’y est pas de lieu d’échanges sur ce sujet.

 

Latifa Madani – Alpes-Maritimes

 

La refondation de notre pacte démocratique est un enjeu de nature historique. L'aborder en rupture avec l'existant, pour une autre logique démocratique, avec de nouveaux paradigmes. L'aborder dans la globalité, en lien avec notre projet de société dans son ensemble. Economique et social, et en matière de droits. Réussir le 5 mai pour donner du souffle, en faire une étape pour mettre en mouvement les forces rassemblées du changement.

 

Emmanuel Dang Tran – Paris

 

Le CN et le PCF à nouveau devant le fait accompli du Front de gauche. Je suis contre notre participation à la manif de Mélenchon du 5 mai. C’est lui seul qui en définira le contenu. Sa surenchère populiste avec Le Pen est de plus en plus dangereuse après Hénin-Beaumont. Manifester contre l’affaire Cahuzac, c’est rentrer dans une diversion, risquer de faire le jeu de la droite. Le VIe République: fumeux ! Notre perspective ? Pas une recomposition avec d’autres transfuges du PS ! Transformer la reprise de la lutte, contre « l’ANI ». Portons les propositions de ruptures : fin du crédit d’impôt « compétitivité » 1er Mai !

 

Laurent Péréa – Dordogne

 

Bien mesurer l'onde de choc créée par l'affaire Cahuzac dans la situation de crise actuelle. Mais aussi comment ça fait émerger de la résistance et une perception plus forte sur la financiarisation. Le débat s'élargit. PS obligé de sortir les pare-feux sur débat austérité/pas austérité. Face à ça, ne pas tomber dans le piège du débat idéologique qui tend à vouloir nous radicaliser et marginaliser, et bien percevoir comment l'annonce du 5 mai donne une perspective d'action politique, et possibilité de coorganiser avec d'autres pour un rassemblement large sans se renier.

 

Jacques Maréchal – Moselle

 

Dans une situation difficile, nous avons l'obligation de tirer le débat politique vers le haut. Le mouvement social est en difficulté. La perspective du 5 est bien accueillie par les nouveaux adhérents. Faire le lien entre l'austérité pour la population et évasion fiscale pour le capital. L'Etat doit avoir les moyens pour contrôler le capital, les entreprises, aujourd'hui une entreprise est vérifiée en moyenne tous les 200 ans. Le contrôle de la finance exige plus de service public et plus de fonctionnaires aux impôts.

 

Mélanie Tsagouris – Meuse

 

Le territoire de la Meuse est déjà largement impacté par un FN qui fait de forts scores. Au sein du Front de gauche, les militants sont inquiets de l'onde de choc provoquée par l'affaire Cahuzac et le dégoût qu'elle provoque. Pour le 5 mai, nous devons lier fort les questions sociales et l'urgence démocratique ; ainsi nous serons en phase avec les préoccupations et à même de rassembler. Pour le 16 mai, nous avons besoin de savoir où en est le Front de gauche et où en sont les communistes dans le Front de gauche. Faisons de la note « Refondons la République » un argumentaire.

 

 

 

Thierry Aury – Oise

 

Je partage le rapport. Combattons idée que automatiquement « FN va remporter la mise ». Apprécions nos points d'appui : le Front de gauche n'est pas emporté par la sanction, le PS et gouvernement (voir législative partielle) ; pas de rejet des salariés à notre égard et disponibilité pour discuter ; accord avec nous sur l'idée que l'argent existe pour une autre politique (« les 600 milliards qui manquent à la France »). Prenons toutes initiatives, notamment assemblées citoyennes, pour réussir une grande marche le 5 mai, porteuse d'espoir. Le PCF a pris initiative marche, meeting régional le 1er juin contre austérité.

 

Fabienne Haloui – Vaucluse

 

L'adoption d'une nouvelle loi sur la laïcité est envisagée après l’’arrêt rendu par la Cour de Cassation sur la Crèche Baby Lou. Ce jugement ne porte pas atteinte à la laïcité mais pose le respect de la liberté religieuse. Face à une opinion gorgée de xénophobie et d’islamophobie de par l’offensive de la droite et de l‘extrême droite, faisons preuve de courage politique, une nouvelle loi stigmatiserait une fois de plus les musulmans et leur pratiques religieuses. Laïcité ne signifie pas neutralité. Il ne s’agit pas de se prononcer pour ou contre le port du foulard mais d’accepter et de respecter les femmes qui ont décidé de le porter sachant qu’il appartient à ces femmes de définir le sens et la fonction qu’elles donnent à leur voile.

 

Gilles Ravache – Haute-Savoie

 

D'accord avec la gravité de la situation. La crédibilité de la gauche (du PS) est défaite. Nous devons permettre à celles et ceux qui ont voté pour le changement de participer à reconstruire la crédibilité d'un projet de gauche, de progrès social et démocratique. Le lien entre contenu d'une autre politique que l'austérité et les institutions est pertinent. Pour des territoires concurrents et attractifs au capital on fait des métropoles. Pour des territoires répondant aux besoins des populations par des services publics conçus avec eux on fait une réforme de la démocratie locale centrée sur la commune. Enfin, il nous faut bien préciser notre visée : un changement de cap de la politique actuelle, une avancée sociale et lutte contre finance en renonçant à l'austérité. Nous sommes prêts à gouverner pour mettre en œuvre une telle politique, tout en rappelant que ceux qui souhaitent cette nouvelle politique rompant avec celle menée actuellement doivent concevoir que leur action est déterminante pour y parvenir.

 

Yves Dimicoli – Paris

 

Les marchés financiers, via les dettes publiques, exercent une pression sans précédent sur les États. Les banques, la finance gangrènent la République. La prétention social-démocrate à concilier pousse l'intégration sociale aux marchés. Faire comprendre aux électeurs socialistes de gauche que c'est une impasse. Nous ne gagnerons pas sans alliance large les impliquant en nombre. Rendons crédible une alternative avec des propositions précises. La posture de Mélenchon exprime des choix stratégiques qui font courir de grands risques au Front de gauche. Allons à la manif du 5 mai sous nos couleurs, avec nos slogans. Par exemple : « Contre la domination des marchés financiers sur la République ! » et « ¨Pour un contrôle démocratique des banques , de la finance et de la BCE ! »

 

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes

 

Certains au PS voudraient faire entrer le Front de gauche au gouvernement pour « infléchir » la politique du gouvernement, mais « sans changer radicalement » de politique. C'est ce qu'expliquent Cherki et Maurel à l'ouverture du Conseil national du PS ce matin dans Le Figaro ! Et ce au prétexte que « la gauche est une même famille ». Alors répétons haut et fort que oui, nous avons vocation à gouverner, mais que non, nous n'irons pas dans un gouvernement pour seulement « infléchir » la politique d'austérité.

 

Gilles Garnier – Seine-Saint-Denis

 

Dans toute période de crise aiguë multiforme, les discours les plus démagogiques ont prise. Au tout pouvoir, la réponse de tout manquement amène à une défiance de la République et donc à l'antiparlementarisme. Nous, communistes, ne pouvons pas être que des révoltés, mais bien ceux qui, au cœur de la crise, intègrent la révolte pour redonner de l'espoir. Nous ne pouvons laisser le FN et la droite extrême détourner cette juste colère populaire. Nous devons nous adresser à tous nos compatriotes de gauche, quel qu'ait été leur vote l'année dernière. De nombreux électeurs socialistes se sentent trahis. Nous ne pouvons les laisser seuls. Alors, oui au 1er Mai, à la manif du 5 mai, aux assises du 16 juin, mais pensons aussi à notre participation à l'alter sommet à Athènes les 7 et 8 juin prochains car nous devons confronter nos idées et nos expériences avec des syndicalistes et des militants européens pour sortir de la crise et préparer les élections européennes.