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Amnistie sociale : Respecter le vote du Sénat !

La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par Madame Taubira, Ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l'ANI.

Dès aujourd’hui, j'appelle à ne pas laisser faire ce mauvais coup. La parole doit revenir aux députés de gauche qui peuvent, comme leurs collègues du Sénat, voter cette loi le 16 mai. J'appelle à la levée d'un mouvement pétitionnaire de soutien à la proposition de loi des parlementaires du Front de gauche. Cette mobilisation doit venir renforcer les cortèges, qui le 1er mai, défileront dans tout le pays pour défendre les droits des travailleurs. Le 5 mai, la marche citoyenne à l'appel du Front de gauche doit être un moment fort de la mobilisation pour l'amnistie sociale. Cette dernière doit enfin se prolonger jusqu'au 16 mai, jour du vote des propositions de loi du Front de gauche, où j'appelle au rassemblement.

Indéniablement, seule la mobilisation citoyenne et populaire peut contraindre le gouvernement à faire machine arrière et à respecter le vote du Sénat .

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Il y a actuellement 6 réactions

  • Lettre ouverte adressée à tous les députés de Gauche

    Madame, Monsieur Le Député.

    Vous allez prochainement avoir à vous prononcer sur la loi d’amnistie sociale, votée en février au Sénat. Beaucoup parmi vous, Parlementaires de Gauche, avaient émis des réserves sur cette loi, et certains ont même dit qu’il était hors de question de cautionner des casseurs.

    Etant moi-même un syndicaliste sanctionné, je tiens à vous soumettre quelques éléments de réflexions sur ce sujet :

    - Tout d’abord, il important de noter le fait que la répression anti-syndicale est contraire aux lois de notre pays, qui garantissent l’exercice du droit syndical. Aussi, pour se débarrasser d’ un syndicaliste, l’employeur doit contourner la loi, et pour ce faire, il a deux possibilités : La première consiste à transformer un acte de répression anti-syndicale, en faute professionnelle, par une cabale. La deuxième consiste à « criminaliser » une action sociale, par des provocations, et des actes de violence qu’on impute ensuite à l’autre.

    - Il faut également considérer que la quasi totalité des syndicalistes sanctionnés ne sont ni des délinquants, ni des voyous. Ils sont avant tout des acteurs sociaux, qui se revendiquent des grandes traditions du mouvement ouvrier, celui là même qui a permis de nombreuses avancées. Ils sont de ceux qui dépensent beaucoup d’énergies militantes au quotidien, pour la cause commune. Ainsi, une loi d’amnistie sociale, ne doit pas être un pardon de la société, pour des fautes commises, mais la reconnaissance d’un droit démocratique bafoué par le pouvoir précédent, contre des gens sains, et intègres.

    - Mais, si certains parmi vous doutent sérieusement du bien fondé d’une telle loi , il serait judicieux qu’une Commission d’Enquête Parlementaire soit diligentée avant le vote, pour approfondir la question. La plupart d’entre nous, sommes prêts à vous présenter notre dossier, et à être entendus.

    - Cependant, la loi votée au Sénat doit être corrigée dans un sens plus progressiste. En effet, le projet initial déposé par le groupe communiste a été très amendé de façon négative, et a perdu beaucoup de sa valeur première. Pire même, le texte modifié qui vous est présenté en deuxième lecture, crée même une situation ubuesque : Il permet, comme l’a souligné Le Canard Enchaîné, d’amnistier le président de l’UIMM poursuivi pour escroquerie (ce qui n’a rien à voir avec l’action syndicale), et de ne pas amnistier des syndicalistes sanctionnés avant 2007 (Nicolas SARKOZY avait refusé toute forme d’amnistie lors de son élection).

    - Enfin rappelons toutefois que la dernière loi d’amnistie sociale date de 2002. Elle a été rédigée par un homme de droite, Jacques CHIRAC, qui d’une certaine manière reconnaissait l’existence de pratiques anti-syndicales, dans le pays. Aussi, on est en droit d’attendre des Parlementaires de Gauche, un positionnement tout au moins équivalent, voire plus solidaire des victimes de la répression anti-syndicale.

    Madame, Monsieur Le Député, une véritable loi d’amnistie sociale correspond aux attentes de tous ceux qui ont voté pour « le changement c’est maintenant » de François HOLLANDE en 2012. Cette loi n’aura rien d’outrancier ni d’aberrant, elle ne sera que justice rendue. Et a déception serait grande, si elle n’était pas adoptée par l’Assemblée.

    Je vous prie d’agréer Madame, Monsieur Le Député l’expression de mes salutations respectueuses.

    Roland VEUILLET Mercredi 1er mai 2013. 14 rue Terraille 69 001 LYON

    Par VEUILLET Roland, le 06 May 2013 à 09:32.

  • Amnistie,Ani

    Ne pas lâcher pas la pression,sans se faire avoir par aucun de nos partenaires,dont certains se servent de nous avec l'objectif de nous enterrer;Le PC est mort disent ils,mais bien vivant avec ses militants pour faire et financer les campagnes. En quoi,la "méthode" Chassaigne est elle en cause? Je n'irai pas grossir les rangs le 5 derrière Melenchon comme l'annoncent les médias.Bien que le parti appelle .Les camarades commencent à y voir clair dans la stratégie du PG .

    Nul besoin du PS pour créer des fractures!

    Par Muggia, le 04 May 2013 à 11:03.

  • TSCG CREDIT D'IMPOT ANI AMNISTIE;;;la coupe est pleine

    Que ce soit la méthode du PG ou celle du PCF aucune des deux n'a de prise sur le PS qui reste sourd de l'oreille gauche et se compromet sans vergogne avec le MEDEF et l'ultra libéralisme. Leur objectif est avant tout d'humilier de diaboliser et diviser le Front de gauche brisant ainsi toute forme de résistance aux mesures d'austérité en cours et à venir.

    Le peuple de gauche devra s'en mêler le 5 Mai et au delà pour être entendu.

    D'ores et déjà nous devons donner rendez vous au PS aux prochaines élections car sans nous il n'existe pas

    Par robespierre, le 26 April 2013 à 17:45.

  • Amnistie sociale

    la methode "Chassaigne" trouve ici ses limites.

    Par robespierre, le 26 April 2013 à 16:12.

  • Encore une ? Stop trop c'est trop!

    Ils l’ont entre deux chaises, entre la chèvre et le chou. Ils ménagent plus la chèvre que le chou. La chèvre peut les manger, le chou ils peuvent continuer à le digérer. Nous les choux, nous serions bons à les nourrir inexorablement ? Il est vrai qu’ils ont la certitude que le communisme ne refleurira pas, ils croient donc être certains, qu’on se battra bec et oncle, contre la droite et l’extrême droite pour empêcher leurs retours. Ainsi ils pourront continuer la bascule entre les deux chaises. Nous on fait le boulot et eux récoltent. Il est temps de stopper tout cela.

    Soyons plus malins qu’eux, pour une fois, débarrassons-nous de certaines tergiversations et autres fils à la patte avec la social-démocratie, le radicalisme et autre gauchisme et anticommunisme ambiants. Faisons du communisme et du socialisme notre ligne de mire. Ce qui veut dire pour les municipales par exemple : D’imaginer un processus communiste hautement démocratisé, qui en s’appuyant sur des professions de foi communistes permettrait la constitution de listes progressistes dans chaque villes et villages. Nul besoin d’un projet bouclé avec contrat signé à l’appuy, avec des forces politiques déjà aux commandes ou susceptibles de le devenir et dont l’ambition continuera à vouloir nous avaler tout cru. Au contraire travaillions les idées sur les orientations politiques et les valeurs communistes qui permettraient de préserver par exemple tous les services publics, tous les emplois etc. Ainsi ces professions de foi, pourraient constituer une base pour engager un processus démocratique totalement innovant. Ainsi ceux qui se reconnaissent dans ces valeurs, dans ces professions de foi, pourraient désigner les meilleurs représentants pour la constitution de listes aux municipales, quartiers par quartiers par exemple. Ensuite lors, des négociations avec des forces politiques autres que communiste, mais qui reconnaitraient toutefois ces professions de foi là, pourraient alors s’engager. Il est évident que le poids de la désignation par les habitants eux-mêmes d’un quartier ou d’une ville fera force de négociations s’il y a lieu. Le but c’est de construire du communisme et du socialisme municipal. Est-ce impossible ?

    De plus nous ne sommes pas là, dans la Démocratie Participative Libérale ou tout est décidé d’avance, ailleurs et par d’autres, mais dans une Démocratie où chacun à sa part de responsabilité parce qu’il désigne son candidat. Dans un quartier par exemple chacun peut signer la profession de foi des communistes et donc peut être désignés par les habitants du quartier, mais il le sera s’il est reconnu dans cette sincérité là. Il peut mentionner sa profession, et les associations dans lequel il est impliqué etc. Le but rechercher c’est que le citoyen se sente concerné par la décision qu’il prend en désignant lui-même à bulletin secret son futur candidat du quartier ou de la ville en vue de la constitution de la liste progressiste. Cela va impulser la multiplication des débats et surtout va stimuler l’action municipale tout au long de la mandature.

    La Démocratie Communiste est basée sur la désignation par reconnaissance.

    Par Béziat Aline, le 25 April 2013 à 08:50.

  • Et encore une!!!!

    Mais à quoi ils jouent? L'UMP se rapproche du FN et le PS, lui, se rapproche de... l'UMP!!! ça leur coûtait pas un rond cette loi, non, mais Parisot doit savoir bien "tweeter", aussi bien que les pigeons! Et après on s'étonne que nous soyons en colère! Au beau mois de Mai la rue est à NOUS, camarades!

    Par Vladie38, le 24 April 2013 à 22:19.