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Violences foot : le PCF pour des états généraux du supportérisme (Nicolas Bonnet)

Les violences qui ont lieu au Trocadéro autour de la célébration du titre du PSG et celles qui ont lieu entre supporters de Lyon et Marseille ce week-end sont inacceptables et ne doivent en aucun cas se reproduire.

 

Ces nouveaux faits montrent les limites des politiques qui ont été conduites jusqu’à présent pour lutter contre les violences dans et autour des stades. Le tout sécuritaire de la loi LOPPSI 2, le durcissement des interdictions administratives de stade, l’interdiction des déplacements ou les dissolutions d’associations, n’ont toujours pas permis de réduire les violences. Même si les objectifs de fermeté sont louables, la méthode et les résultats méritent d’être discutés.

 

De nombreux universitaires travaillent depuis longtemps sur ce sujet et ont formulé des préconisations, notamment la voie préventive expérimentée dans d’autres pays européens.

Par exemple, les auteurs du « livre vert du supportérisme », remis en 2010 au gouvernement de l’époque, prônent une approche globale et transversale qui ne se réduirait pas à la gestion des incidents, mais prendrait en compte le contexte du football dans son ensemble afin de désamorcer certaines tensions : Une répression ferme des comportements graves combinée avec le dialogue permanent et la prévention sociale.

 

Plutôt que des réactions et commentaires erronés sans aucune réflexion, des amalgames et des dérapages intolérables, certains responsables politiques devraient se taire et s’appuyer sur les propositions existantes qui n’ont toujours pas été mis en œuvre.

 

Nous proposons que le gouvernement organise très vite des états généraux du supportérisme en présence des associations de supporters et des clubs professionnels. Le dialogue entre les différents acteurs doit reprendre avec pour objectif de conduire une réflexion approfondie sur la sécurité autour des matches de football et, plus largement, sur le devenir de l’ambiance populaire dans les stades. C’est l’évolution même des stades, de leur animation et du public qui est en question. Dans la perspective de l’euro 2016, il n’est pas souhaitable que pour des faits de violences qui concernent une minorité, l’évolution des stades contribue à la disparition d’une culture populaire et des associations de supporters au profit de l’appropriation par des « businessmen » dont la priorité est de s’enrichir. Pour toutes ces raisons le travail préventif est prioritaire et doit aboutir.

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