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La retraite : un enjeu de société

La retraite : un enjeu de société
            
Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, du rôle et de la place des retraité-e-s. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, s’appuyant sur les richesses créées par le travail.
            
Les différentes reformes mises en œuvre depuis celle de 1993, celle de 2003 puis celle de 2010 ont amené un allongement de la durée de cotisation, une perte de pouvoir d’achat des pensions et des difficultés accrues pour des millions de retraités.
            
Le chômage, la précarité font qu’il est de plus en plus difficile d’espérer partir avec une retraite à taux plein dans le système actuel. Le recul de l’âge de départ et l’allongement du nombre d’années de cotisations ne feront qu’aggraver la situation.
            
Lors du conflit de 2010, le mouvement social a imposé le concept de régime par répartition. Pour autant, la répartition ne suffit pas. Il est déterminant de réaffirmer notre attachement à la retraite par répartition à prestation définie !
            
Est-ce normal de travailler plus en fonction d’une augmentation de l’espérance de vie ? Cela est régulièrement présenté comme inexorable. Nous le contestons. Les gains d’espérance de vie n’ont pas vocation à augmenter la durée de soumission au travail mais plutôt d’augmenter la vie hors travail. Nous considérons que 60 ans est la bonne limite pour partir en retraite, pour avoir une nouvelle vie sociale et personnelle. La vie ne doit pas être uniquement liée au rapport au travail. C’est une bataille idéologique que nous voulons mener avec détermination...
            
L’annonce, par le Premier ministre, du maintien de l’âge ouvrant droit au départ en retraite à 62 ans peut apparaître comme une garantie. En fait, cette annonce est associée à celle de la poursuite de l’allongement de la durée de cotisation, cela reculant l’âge limite de départ en retraite, mais aussi et surtout la limite de calcul de la décote inventée par la réforme de 2003. Le projet amènerait donc
à maintenir un âge ouvrant droit au départ, mais à diminuer le montant de la pension possible à cet âge. En conséquence, ce serait la personne demandant à partir qui déciderait « d’elle-même » de retarder son départ pour diminuer la décote... Il est donc urgent de remettre en cause les réformes depuis 1993 et d’imposer le départ à 60 ans à taux plein.
            
Le départ à 60 ans à taux plein, une idée d’avenir ? Oui, cette belle idée de la retraite inventée par Ambroise Croizat et actualisée par le mouvement social est plus que jamais d’avenir. Notre pays en a les moyens. Oui, partir en retraite à taux plein à 60 ans, c’est l’avenir.