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Syrie : Donner sa chance à la solution politique

La proposition de la Russie de placer l'arsenal chimique syrien sous contrôle international en vue de sa destruction, représente une initiative nouvelle et importante pour sortir de la crise actuelle. Le régime syrien a exprimé son accord avec cette proposition, les États-Unis et la France se déclarent « ouverts » sous conditions, la Chine apporte son soutien, l'Iran s'y dit favorable. De son côté, le Secrétaire général Ban Ki-moon déclare vouloir engager l'ONU pour une destruction rapide des stocks chimiques. Cette proposition permet de surseoir aux bombardements annoncés par les États-Unis et la France.

Si des garanties sont nécessaires pour assurer l'application rapide de ces mesures, tout doit être mis en œuvre pour y parvenir. C'est bien la preuve que le poids de l'opinion internationale et le bon usage de la diplomatie peuvent permettre d'ouvrir un chemin conduisant à des solutions pacifiques et à faire baisser les tensions internationales.

Le Parti communiste français soutient tous les efforts allant dans ce sens. Reste que la guerre continue sur le sol syrien avec son cortège de victimes, de réfugiés et de destructions. Il est plus que temps d'y mettre un terme. Tout doit être entrepris, sous l'égide de l'ONU, pour que se tienne dans les plus brefs délais la conférence de Genève 2 afin d'aboutir à un accord politique entre toutes les parties, stopper les violences et ouvrir un processus de transition démocratique en Syrie.

Il y a actuellement 5 réactions

  • En effet

    Sauf qu'il faut mettre le NPA comme contre modèle au PS dans cette affaire. Le NPA n'appelle pas à la guerre me semble t-il. De plus le NPA ne peut pas être soupçonner de faire le toutou derrière Hollande contrairement à d'autres y compris au PCF. Clairement cette guerre est prévue pour permettre d'amorcer une attaque de l'Iran. La Syrie est un prétexte, comme le fût ben laden pour l'Irak. souvenez-vous, ben laden était soutenu par l'Irak, alors qu'il l'était par le Pakistan (allié des USA).

    Par FDG69, le 12 September 2013 à 06:12.

  • Au commentateurs : Quand on

    Au commentateurs : Quand on veut bombarder un pays pendant qu'on boit son café au lait le matin, on ne vient pas geindre parce que ledit "régime", très méchant, essaye de mater une rébellion salafiste doublée d'une agression étrangère. Les criminels c'est vous, alors dégagez au PS ou au NPA, vous serez très bien dans la lignée des connards SFIO, Mollet et Ramadier, qui ont fait une guerre en Indochine et une autre en Algérie. Vous aurez peut-être une petite pensée pour ceux que vous avez fait tuer lorsque vous allumerez la gazinière.

    Par Gorby, le 11 September 2013 à 17:01.

  • Non ! vouloir la paix est une bonne option !

    Croire que refuser d'aller en Syrie est une lâcheté est une hérésie. La France n'a pas les moyens d'un conflit avec la Syrie. Elle peut donc intervenir à l'ONU en condamnant le régime de l'assassin de Damas, elle peut faire pression économique sur la Chine par exemple, elle peut arrêter de recevoir des assassins ! faut-il rappeler que Bachar a assister en grande pompe à un défilé du 14 juillet, il n'y a pas encore bien longtemps. Si Ismaël du post précédent le veux, il peut aller à la guerre au nom de Hollande qui prendra soin de pas y envoyer autre chose que des fils d'ouvrier. La Guerre n'est absolument pas une solution en Syrie.Faut arrêter de nous la jouer corde sensible alors que de toute manière la solution est en Syrie même. Bachar est foutu dans son propre pays. En soutenant le peuple Syrien de l'extérieur on atteindra le même résultat. D'autres part j'attends de voir la Turquie, la Jordanie, l'Arabie Saoudite si riche régler leur problème. Hollande doit s'occuper de notre chômage, etc ! je lui concède pas le droit d'aller en guerre extérieur sans l'aval du parlement et du sénat.Un Homme seul ne peut pas décider d'une guerre extérieure. Pierre Laurent à bien défini la ligne générale et surtout les erreurs de Hollande "le va t'en guerre". De quel droit irions nous punir un type qu'on a médailler les années d'avant ? un peu de décence zut !

    Par FDG69, le 11 September 2013 à 11:17.

  • il n'y a pas de quoi être fier et satisfait...

    On a tort - surtout si on prend en compte l'intérêt des syriens - de se féliciter de l'abandon en rase campagne de leurs projets par Hollande et Obama. Il ne peut commencer à y avoir de début de solution politique en Syrie tant que Bachar el-Assad et ses alliés du Hezbollah et des milices iraniennes "tiennent" la situation militaire à grands renforts de crimes de guerre contre la majorité de la population syrienne, non fidèle au régime. Le droit à l'auto-détermination du peuple syrien - sans ingérence extérieure de l'occident - est facile à proclamer quand un dictateur dispose de l'appui de puissances extérieures là où une majorité du peuple qui aspire à la démocratie est abandonnée par les puissances démocratiques. On peut penser à la guerre d'Espagne lorsque les démocraties ont laissé Mussolini et Hitler aider Franco à détruire la République sous prétexte qu'il ne fallait pas aider les communistes et mettre le doigt dans un engrenage guerrier dangereux... Seul l'appui aux rebelles, le rééquilibrage de la situation militaire sur le terrain en leur faveur, aurait permis de pousser Bachar et ses alliés russes à accepter de négocier. Aujourd'hui, il n'y a franchement pas de quoi être fier pour ceux qui ont dénoncé l'intervention militaire comme hasardeuse, impérialiste et contraire à tout objectif de paix et de sécurité des populations civiles. Les 70% de Syriens qui ne veulent plus de Bachar, qui ont eu à souffrir dans leur chair de sa tyrannie, la population civile syrienne toute entière, toutes communautés confondues, sont abandonnés à une oppression et une guerre civile ultra-violentes qui vont s'éterniser et dégénérer chaque jour davantage en conflit communautaire. Bachar ne parviendra probablement pas à vaincre définitivement sur tout le territoire les rebelles et à réinstaller un ordre fasciste en maintenant sous le joug une population sur laquelle il a fait envoyé des Scud et des armes chimiques. En même temps, les rebelles n'ont probablement pas non plus les moyens de briser un régime soutenu quotidiennement par la Russie, l'Iran, l'Irak. C'est facile de dire au nom du pacifisme "n'armez pas les rebelles", "n'ajoutez pas la guerre à la guerre", quand le pouvoir reconnu comme illégitime par une majorité de la population est lui quotidiennement alimenté en engins de morts pour mater son peuple. On risque donc de s'orienter donc vers un éclatement communautaire et un démantèlement de la Syrie et un grossissement du nombre de réfugiés. Seul le départ de Bachar du pouvoir peut ramener la paix en Syrie. On peut toujours l'attendre car il lui reste bien d'autres armes pour agresser son peuple que les armes chimiques. On a tort à mon avis de se placer dans une logique de guerre froide pour penser cette révolution et ce conflit syrien, et d'être complaisant vis à vis de Bachar sous prétexte qu'il est soutenu par les Russes et les Iraniens, tandis que les rebelles sont soutenus par des régimes alliés des américains, et pas démocratiques pour autant, c'est le moins qu'on puisse dire. On a également tort d'agiter comme la droite américaine, anglaise et française le péril du terrorisme djihadiste islamiste, selon le bon vieux principe cynique "mieux vaut un ordre injuste que le désordre" : parmi les opposants syriens à Bachar, il y a une minorité d'islamistes, une majorité de gens qui veulent reconstruire un pays pluriculturel tolérant et démocratique. Il était tout à fait possible, si les Américains et les Français avaient pu faire pencher la balance sur le plan militaire en faveur d'un rééquilibrage ouvrant la voie à une issue au conflit, qu'ils appuient la fraction non extrêmiste de la rebellion pour construire la Syrie post-Bachar el Assad. Au lieu de ça, si on laisse la guerre civile se développer toujours plus loin, en confiant aux seuls régimes réactionnaires du Moyen-Orient et aux groupes djihadistes le soin d'armer les rebelles, on ne s'oriente pas vers une gestion tolérante et démocratique de la Syrie par d'hypothétiques vainqueurs rebelles en cas de défaite du régime, défaite dont l'éventualité recule aujourd'hui car Bachar est plus sans doute plus fort que jamais, grâce à la faiblesse, aux hésitations et à l'hypocrisie de ceux qui prétendent défendre la liberté et le droit à la dignité des peuples dans le monde.

    Par Ismaël Dupont P..., le 11 September 2013 à 08:18.

  • Hollande devrait envoyer son fils faire la guerre !

    Pour l'exemple ! le président anormal , n'a pas de mal à envoyer les fils des autres faire la guerre..

    Par serge69, le 10 September 2013 à 16:05.