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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent
 
 
 

Fête de l'Huma 2013 - Rencontre de Pierre Laurent avec le monde politique, associatif, syndical et de la culture


Fête de l'Humanité 2013 - Discours de Pierre... par CN-PCF

 

Chers amis, chers camarades,

Je vous souhaite la bienvenue sur le stand du Conseil national du Parti communiste dans cette 78ème édition de la fête de l'Humanité.

 

Je veux vous le dire plus encore que d'habitude : vous qui animez la vie syndicale et associative, la vie intellectuelle, la vie politique de la gauche de notre pays : vous êtes ici chez vous !

 

Cette fête, vous le savez, c'est un peu la France. Et permettez-moi le conseil d'un habitué : profitez de ce beau moment de fraternité pour écouter les souffrances, les colères, les espoirs, les idées nouvelles qui remuent en profondeur notre pays.

 

Ici, la France respire à pleins poumons, sa parole est libre, directe, vraie. Il n'y a personne pour la filtrer. Ici personne ne peut tricher avec la parole populaire. Il faut prendre le temps de s'immerger dans cette fête, pour écouter, écouter vraiment.

 

Moi, cette année, j'ai décidé de privilégier la rencontre directe dans les allées de la Fête, parce que je crois que c'est le peuple de notre pays qui a en ce moment les clé du changement politique, la clé qui peut déverrouiller toute la situation et ouvrir à nouveau une porte vers l'espoir.

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Ne tournons pas autour du pot. La France se sent malmenée, dégradée, méprisée. Elle ne se reconnaît pas dans la politique conduite aujourd'hui en son nom par le gouvernement du pays.

Sa parole est bafouée. Et elle le dit avec des mots simples :

-  on n'a pas voté pour ça.

- on n'a pas chassé Sarkozy pour ça, pour faire la guerre en Syrie après l'avoir fait en Libye,

- pour faire reculer encore le droit à la retraite,

- pour voir Libération titrer 15 mois après son élection : « François Hollande, Président des patrons ».

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Oui, ici, la France qui a voulu le changement en mai 2012 est rassemblée, dans toute sa diversité. J'entends, comme vous, ce qu'elle nous dit. Ecoutons-les :

 

- Ces jeunes qui font leurs calculs sur internet et s'aperçoivent que jamais ils n'auront droit à une retraite à taux plein à 60 ans et même à 62 ans avec 43 annuités de cotisation

 

- Ces salariés, qui comme chez Darty, se voient imposer des plans de licenciements encore plus facilement qu'avant à cause de la loi inspirée de l'ANI au printemps dernier, ou ceux qui comme les 5 de Roanne seront encore devant le tribunal le 4 novembre prochain, ou ceux encore, comme les Fralib, les Pétroplus, les Florange, qui sont prêts à produire mais qui attendent toujours le projet de reprise des sites rentables promis mais déjà rangé aux oubliettes.

- Ces enfants de nos banlieues qui ont pris tout l'été les propos du Ministre de l'Intérieur en pleine figure comme s'ils étaient à nouveau des ennemis de la République, après que pour la troisième fois un gouvernement élu pour donner le droit de vote aux étrangers renie la parole donnée

 

- Ces artistes, ces chercheurs pour qui la gauche c'est la liberté de créer et d'inventer pour le bien commun et qui voient l'austérité faucher les intelligences et la compétitivité tout asservir.

 

- Ces élus locaux qui s'investissent 24h sur 24 au service de leur population et à qui on coupe les dotations, et les moyens d'agir, avec des métropoles instituées non pour coopérer mais pour recentraliser et encadrer.

 

- Ces invités internationaux qui attendaient la France de la Paix et la découvre en chef de guerre et nous demandent : mais pourquoi ? Pourquoi la France a déserté son camp, celui de Jaurès, de Salvador Allende, des droits des peuples à la pais et à la justice.

 

Oui la France de gauche vient ici prendre une grande bouffée d’oxygène parce qu'elle étouffe de colère devant tant de renoncements.

Il faut l'écouter. C'est elle qui dit le vrai, qui dit la route, qui dit le chemin de l'espoir.

 

Alors je veux m'adresser à vous, à tous ceux qui sont dans cette Fête,qui en écoutent le message, à tous ceux qui ont voulu et permis le changement politique après 10 années de droite, et qui trop souvent doutent et se demandent si une nouvelle fois ça n'est pas foutu.

 

Je veux dire à tous ces Français :  C'est vous qui avez raison ! Vos demandes sont justifiées.

 

Ne faites pas comme le gouvernement : ne renoncez pas !

Face au pouvoir de la finance, ne reculez pas ! Avancez ! Agissez !

Ne renoncez pas à l'idée que le partage prévaut sur l'égoïsme !

Ne renoncez pas à ce que les générations futures vivent mieux que celles qui les ont précédé !

Ne renoncez pas à la fraternité et à l'idée que tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit !

Ne renoncez pas à la lutte pour un autre monde ! Pour changer l'Europe !

Ne renoncez pas au progrès social et à l'amitié entre les peuples !

Ne renoncez pas à croire en la gauche, c'est à dire en votre force !

Reprenez le pouvoir sur la gauche car la gauche c'est vous !

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Nous le clamons ici haut et fort.

La France peut le changement. La France le peut si elle retrouve le sens du meilleur de son histoire.

Elle se perd et se trahit quand elle ne cherche qu'à être un pion dans le jeu des puissances entre les mains du pouvoir de la finance.

Elle se retrouve et se grandit quand elle parle au monde le langage de l'universalité des droits humains.

 

 

Au nom de tous ceux qui sont venus ici chercher l'espoir, je veux lancer trois appels :

- Le premier pour que la France retrouve au plus vite sa place à la tête du camp de la Paix et soit celle qui va permettre que tous les belligérants de la tragédie syrienne cessent le massacre en cours et s'assoient à la table des négociations.

 

Je le redis au Président de la République à la veille de son intervention télévisée : n'engagez pas la France sans consulter le Parlement, n'engagez pas la France dans une escalade militaire qui n'ajouterait que du sang et éloignerait la solution politique. La seule à même d'ouvrir la voie à une transition démocratique pour la Syrie et son peuple. Ne laissez pas la Syrie entre les mains des chefs de guerre. Obligez la paix à reprendre le dessus. Agissez, agissez de toute vos forces pour ce seul objectif.

 

Et méditez ces paroles :

Celles d'Aristide Briand à la veille de la première guerre mondiale :« Moi je dis que la France, ne se diminue pas, ne se compromet pas, quand libre de toutes visées impérialistes et ne se servant que de idées de progrès et d'humanité, elle se dresse et dit à la Face du Monde : « je vous déclare la Paix » 

 

Les vôtres, Monsieur le Président de la République. Rappelez-vous votre plaidoyer contre l'intervention en Irak et pour la paix, le 26 février 2003 : « Il ne s’agit pas seulement d’éviter une guerre, mais une série de conflits suscités au nom d’un ordre du monde décidé unilatéralement, par une seule puissance. Cette intervention consacrerait l’unilatéralisme américain (...)

Il s’agit, entre les Américains et les Français – et je l’espère, les Européens, d’une divergence sur la conception du monde et l’utilisation de la force. Celle des Etats-Unis est dominatrice et déstabilisatrice. »

 

N'oubliez pas les leçons de l'après 2003.

 

L'intervention américaine en Irak a profondément divisé le pays. Elle a suscité une violence permanente, un terrorisme meurtrier, un conflit confessionnel aigu et durable. Aujourd'hui encore, l'Irak et déstructuré et déstabilisé.

 

L'intervention en Afghanistan n'a permis aucune reconstruction véritable. Les Talibans restent à la porte du pouvoir. Les forces d'occupation de l'OTAN ne sont en rien une solution mais sont, en réalité, une bonne partie du problème.

 

L'intervention en Libye a crée le chaos, encouragé Al Qaïda, déstabilisé le Mali et une bonne partie du Sahel.

 

Alors, aujourd'hui, face au drame syrien, face à l'horreur des armes chimiques et tous les autres crimes commis, que faut-il faire ?

La France doit agir. Elle peut agir sans relâche dans trois directions:

 

- La première exigence est celle de la solidarité, de mettre toutes les forces au service de la réunion la plus rapide possible d'un Genève II qui ouvre la voie à la transition démocratique voulue par le peuple syrien. Il existe en Syrie et à l'extérieur de la Syrie, des forces politiques et sociales porteuses d'un projet démocratique pour leur pays, porteuses des valeurs et des attentes du mouvement populaire syrien. Ces forces sont diverses. Elles mènent un combat politique compliqué.... Ce sont elles qu'il faut soutenir parce qu'il est juste d'agir avec celles et ceux qui, comme nous veulent sortir du jeu néfaste des puissances, construire un pays indépendant acteur pour la paix, pour la coopération et la sécurité internationale.

 

La deuxième exigence touche l'impérieuse nécessité de désormais régler collectivement les problèmes de la planète pacifiquement, par la politique, par le développement social et non la guerre.

La crise syrienne comme tous les précédents conflits montre à l'évidence les dégâts de ce qu'on appelait l'unilatéralisme au temps de Bush, c'est à dire les stratégies de puissance, les logiques de force et les politiques néo-impérialisme qui continuent de caractériser les relations internationales.

 

La troisième exigence est celle de repenser la question de la sécurité à l'échelle internationale. Les échecs stratégiques, les déstabilisations majeures auxquels nous assistons appellent à une toute autre conception. Il nous faut passer d'une conception hiérarchique, hégémonique et militarisée de l'ordre international à la recherche de convergences et d'alliances ou de partenariats nouveaux, dans la diversité du monde actuel.

Dans ce nouveau contexte, la prolifération des armes de destruction massive – chimie, biologique et nucléaire -, constitue un danger majeur pour la sécurité internationale. Ce danger est d'autant plus évident que les traités existants ne sont pas respectés. Il en est ainsi pour le Traité de non-prolifération nucléaire, le TNP.

L'article 6 de ce traité stipule que tous les signataires doivent négocier sur des mesures efficaces pour un désarmement nucléaire sous contrôle international. Malheureusement, le bilan des actions engagées au titre de cet article est égal à zéro.

La France doit agir. Le combat pour éviter l'intervention en Syrie a marqué des points. Mais le risque demeure.

 

Le 21 septembre aura lieu la journée mondiale pour la Paix. Ce jour là, mobilisons-nous, avec le mouvement de la paix et l'ensemble des pacifistes pour dire haut et fort : « Non la paix ne doit pas être un accident entre deux guerres ! », et réclamer une solution politique de transition démocratique en Syrie.

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Le deuxième appel que je veux lancer est le suivant : que la France reprenne au plus vite la tête du combat pour le progrès social.

L'Europe est dévastée par le chômage, la précarité, la récession. Si on continue à suivre les recommandations de la Commission européenne, c'est 20 ans de régression qui nous sont promises. Car si les commissaires européens vivent en chambre stérile, les Européens, eux, se prennent chaque jour la réalité en pleine face ! Et cette réalité est loin d'être rose...et elle pourrait tirer dangereusement sur le brun en mai prochain si nous ne proposons rien à gauche pour refonder l'Europe.

 

 

Nous refusons les reculs de civilisation programmés.

Oui le droit à la retraite à 60 ans est un choix de société. Nous pouvons l'assumer à une condition : cessez d'accepter qu'une part grandissante des richesses créées par nos immenses progrès de productivité soient absorbés par les gâchis et les appétits voraces du capital.

 

Oui pour les retraites comme pour le budget, le problème c'est le coût du capital ! En 2012, les charges financières, boursières et bancaires ont représenté 309 milliards d'euros, contre 147 milliards de cotisations sociales.

 

Vous le voyez en France ce qui coûte cher ce n'est pas le travail, c'est le capital ! Pour le seul été 2013, la bourse de Paris a connu huit semaines de hausse consécutives et les valeurs boursières ont été valorisées de près de 35 %!

 

Pourquoi ces chiffres sont interdits, tabous, sur toutes les chaînes d'information ? Pourquoi ?

 

La culpabilisation sur le coût du travail, ça suffit !

Qu'on ouvre le débat sur la réalité des salaires, sur le niveau réel des retraites. Et on verra la vérité éclater : nous allons tout droit vers une société de travailleurs et de retraités pauvres !

 

Je fais une proposition, et je propose que le Front de gauche en soit l'animateur.

Je propose que nous lancions une campagne nationale du vérité sur le coût du capital.

Coût du travail/coût du capital : mettons tout sur la table. On verra ce qui pose problème dans ce pays.

Je propose un débat à 20 heures sur n'importe quelle chaîne de télévision au Medef, à Pierre Moscovici, à qui voudra sur ce thème.

Je propose que le Parlement mette tout à plat sur les 200 milliards d'exonérations et d'aides publiques. Je propose de supprimer ces aides et de les remplacer par un autre système basé sur la modulation des cotisations salariales en fonction de la politique salariale de l'entreprise. En d'autres termes, plus une entreprise augmente les salaires ou embauche et plus elle verra ses cotisations modulées, et inversement.

 

Oui il y en a assez de la culpabilisation du travail, des salariés, de leurs familles, quand c'est le pouvoir exorbitant de la finance, les voleurs de l'argent à tout prix qui pourrissent tout.

Et nous pouvons créer de nombreuses convergences sur ce point. La confédération européenne des syndicats a publié un communiqué intitulé : « Les États membres ne doivent pas s'incliner devant les marchés financiers » qui souligne, et je cite : « qu'il serait préférable que les services juridiques du Conseil concentre leur attentions sur la légalité des mesures d'austérité imposées par la troïka ».

 

Et puisqu'il est question d'argent, je souhaite dire un mot sur Marseille. Il paraît que dans cette ville le seul problème c'est la sécurité, et que Marseille serait devenue la capitale du crime. La mise en condition est telle que Ségolène Royal vient de proposer d'y envoyer l'armée... Pourquoi pas quelques bombes lancées sur les quartiers Nord en partant pour la Syrie pendant qu'on y est ! C'est n'importe quoi !

Puisqu'il est assuré que touts les crimes commis sont liés aux trafics pourquoi ne pas concentrer le tir sur les profiteurs de ce système mafieux. Plutôt que des bataillons de CRS dans les quartiers populaires, je propose qu'on envoie des bataillons de contrôleurs fiscaux dans les coffres-forts qui pullulent le long de la côte d'Azur de Marseille à Monaco en passant par Nice !

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J'en viens à mon troisième et ultime appel, un appel au rassemblement ! Oui l'heure est au rassemblement, à l'unité la plus large possible de touts ceux qui contestent les logiques d'austérité et de la compétitivité patronale. Ne faisons pas au patronat et à la droite le cadeau de la division de tout celles et ceux qui veulent un changement de gauche dans notre pays. Et dans cette perspective, le rôle et la responsabilité du Front de gauche sont immenses.

 

Depuis plusieurs semaines on orchestre le prétendu éclatement du Front de gauche. D'aucuns voudraient que l'on choisissent ….le Front de gauche ou le rassemblement à gauche... ? Et bien les deux ! L'un a été conçu pour l'autre et l'autre de peut se passer de l'un.... J'ai crée le Front de gauche pour impulser un nouvel espace à gauche, une dynamique novatrice. Dès son origine, le Front de gauche a été une dynamique unitaire et de rassemblement. Ne la figeons pas, c'est le moment de la pousser en avant. Tendons la main à tous ceux qui veulent reprendre la route dans le bon sens, celui de l'Humain d'abord !

 

Alors oui, dans le monde médiatique, le Front de gauche c'est beaucoup Jean-Luc Melenchon et moi... mais la vérité c'est que le Front de gauche c'est beaucoup plus que cela ! Le Front de gauche nous dépasse, et j'en suis fier. Le Front de gauche n'appartient à personne...il appartient à tout le monde ! Et je veux dire ma grande fierté d'avoir en cinq ans à peine réussi à ancrer durablement le Front de gauche dans le paysage politique français et dans le cœur des camarades.

 

Je ne nie pas qu'il y ait au sein du Front de gauche des débats, notamment sur la question des municipales. Sur cette question, là aussi, je n'ai qu'un seul mot en tête : rassemblement, rassemblement, de toutes forces disposées à mettre en œuvre une politique de gauche.

 

Oui, nous allons nous rassembler pour battre la droite et l'extrême droite....avec qui ?...mais avec toute les personnes, toutes les forces décidées à faire du logement social, à construire des crèches, à ouvrir des centres de santé, à bâtir des stades et des piscines, à renforcer le service public....bref, toute personne disposée à mettre en œuvre une politique de gauche innovante et protectrice. Nous ne fermons la porte à personne !

 

Pour ce qui les concerne, les communistes choisiront. Nous le ferons démocratiquement par des votes de nos adhérents, commune, par commune. Nous allons choisirons avec des objectifs clairs en tête : battre la droite, barrer la route aux appétits de l'extrême-droite, réélire des majorités de gauche dans lesquelles la place des élus communistes et du Front de gauche sera renforcée au service de projets utiles à répondre aux besoins de la population.

 

Et puisqu'il y aujourd'hui dans l'assistance, de nombreux élus communiste et Front de gauche, des maires, des adjoints, des conseillers municipaux, je voudrais répéter ce que j'ai dit aux Estivales. Regardez-les bien dans les yeux, tous ces élus, et osez dire qu'ils ne doivent leurs postes qu'à la grâce d'un reliquat charitablement concédé par un quelconque partenaire. Osez leur dire ça !

 

Mais avant cela, regardez bien.....regardez bien....Car je ne leur vois aucune chaîne, aucune corde, aucune laisse accrochés au pied ! Les élus communistes, sont femmes et des hommes libres qui sacrifient beaucoup pour se mettre au service de la communauté et de l'intérêt général. Une fois pour toute, je veux en finir avec le mythe des élus communistes fantômes, car derrière chaque élus PCF Front de gauche s'expriment des décennies de lutte et de résistances. C'est la spécificité du Parti communiste français, qui sans rien lâcher sur l'idéal, n'a jamais hésité tout au long de son histoire à prendre des responsabilités et à s'engager directement auprès des populations.

 

Être utile à gauche, toujours, sans relâche, la voilà la feuille de route du PCF et du Front de gauche. Ce chemin n'est certes pas linéaire, il peut être semé d’embûches ou de raccourcis qui rallongent, mais je suis convaincu que notre boussole est la bonne, son aiguille reste indéfectiblement fixée à gauche !

 

Et c'est dans cet état d'esprit, et alors que nous venons de célébrer le triste trentième anniversaire du putsch au Chili et de la mort d'Allende,qu'en conclusion de mon discours je souhaite citer ces vers du grand poète Pablo Neruda :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il meurt lentement

celui qui ne change pas de cap

lorsqu'il est malheureux

au travail ou en amour,

celui qui ne prend pas de risques

pour réaliser ses rêves,

celui qui, pas une seule fois dans sa vie,

n'a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!

Risque-toi aujourd'hui!

Agis tout de suite!

Ne te laisse pas mourir lentement!

Ne te prive pas d'être heureux!