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ARGUMENTAIRE - Coût du capital, enfin la vérité !

Le capital crée les riches, le travail crée la richesse

Le Medef a lancé une grande offensive idéologique pour imposer l’idée selon laquelle le « coût du travail » pénaliserait la compétitivité de l’industrie et plus largement celle de l’économie française.

Cette campagne qui vise à culpabiliser les salariés, se décline sur plusieurs terrains :

  • le coût des « charges sociales » c’est-à-dire en fait des cotisations sociales versées par l’entreprise aux caisses de la sécurité sociale qui seraient trop lourdes pour les entreprises ;
  • le niveau des salaires qui plomberait la compétitivité des entreprises dans une économie hautement concurrentielle ;
  • le code du travail, par exemple l’interdiction du travail du dimanche, qui serait un frein à l’activité économique dans le pays.

Cette campagne, activement relayée par le gouvernement, est une source d’inspiration pour les politiques qu’il mène : l’ANI (accord national interprofessionnel) ou encore la réforme des retraites découlent directement de ce raisonnement malhonnête selon lequel le travail serait un coût et le capital, une richesse.

Il y a urgence à dénoncer cette logique : parce qu’elle s’appuie sur une argumentation erronée et parce qu’elle légitime des poli tiques qui, loin de nous sortir de la crise, nous y enfoncent chaque jour un peu plus. Il y a urgence à rétablir la vérité : c’est le travail qui créé la richesse que le capital, lui, ponctionne pour créer des riches.

Le Parti communiste français lance une grande campagne de vérité sur le coût réel du capital sur la société, sur nos vies, et met à votre disposition cet argumentaire pour contribuer au nécessaire débat public.

« La loi qui maintient constamment l’équilibre entre la surpopulation relative, ou l’armée industrielle de réserve, et l’ampleur et l’énergie de l’accumulation, rive beaucoup plus fermement le travailleur au capital que les coins d’Héphaistos ne clouèrent jamais Prométhée à son rocher. Elle implique une accumulation de misère proportionnelle à l’accumulation du capital. L’accumulation de richesse à un pôle signifie donc en même temps à l’autre pôle une accumulation de misère, de torture à la tâche, d’esclavage, d’ignorance, de brutalité et de dégradation morale pour la classe dont le produit propre est, d’emblée, capital. [...]

Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage. »

Karl Marx, Le Capital, Livre 1 (1867)