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Honduras : La France et l'UE ne doivent pas accepter les conséquences du coup d'Etat

le 28 juin 2010

Un an après le coup d'Etat contre le Président élu Manuel Zelaya, le Honduras continue de subir un régime qui organise l'impunité des putschistes avec le soutien de Washington et au profit des classes dominantes et des responsables de l'armée.

Le gouvernement actuel dirigé par Porfirio Lobo n'est toujours pas reconnu par l'immense majorité des pays d'Amérique latine. Ce rejet a encore été manifeste lors de la dernière Assemblée générale de l'Organisation des Etats Américains. Seuls les Etats-Unis soutenus par ses plus proches alliés ont demandé le retour du Honduras au sein de cette organisation.

Depuis l'installation de ce gouvernement illégitime aux conséquences politiques graves, des dizaines de syndicalistes, journalistes et opposants politiques ont été assassinés. Des juges indépendants qui se sont manifesté contre le coup d'Etat ont été licenciés par la Cour Suprême. Les responsables de la répression criminelle qui a frappé les démocrates et progressistes honduriens ont été amnistiés. Le Président Manuel Zelaya, menacé d'arrestation, ne peut pas rentrer dans son pays.

La Commission dite « Vérité et réconciliation » créée par le régime en place pour se donner un air de légitimité ne peut remplir aucune fonction puisqu'elle est constituée de personnes ayant soutenu les putschistes.

L'Union européenne souhaite maintenant reconnaître le gouvernement de Porfirio Lobo. C'est inacceptable. Elle doit agir dans le respect des principes démocratiques et exiger le retour de Manuel Zelaya avec tous ses droits politiques. Il doit pouvoir participer à la vie politique de son pays en toute sécurité.

La France ne doit en aucun cas accepter les lettres de créance de l'ambassadeur récemment désigné par le gouvernement de Porfirio Lobo.

Le Parti communiste français est solidaire du peuple hondurien. Il apporte son soutien aux luttes du Front national de résistance populaire en faveur d'une Assemblée constituante qui ouvrirait la voie de la refondation de la démocratie au Honduras.

Parti communiste français

Paris, le 28 juin 2010.