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Européennes 2014 - Conseil National du 11 avril 2014

Rapport introductif de Pascal Savoldelli

Chers camarades,
 
Dans le rapport sont traités les élections municipales, le sens et les conséquences de la politique générale du gouvernement, notre contribution à la construction d'une alternative, les élections européennes.
Avant d’aborder les premières pistes d’analyse de ses élections et d’essayer d’en tirer des axes de travail pour l’avenir, je tiens d’abord à souligner en votre nom la qualité et la combativité de l’engagement de tous les communistes dans cette campagne électorale. Toutes et tous se sont donnés à fond pour le bien commun de nos concitoyens, toutes et tous ont été des rassembleurs dans des conditions souvent difficiles. 
Ce que je vais énoncer dans ce rapport n’est bien sûr qu’une invitation à l’analyse, au débat et à l’action. Car nul doute que nous devrons procéder à une analyse critique en profondeur sur ce qui s’est passé dans chaque commune, mais aussi à l’échelle du pays ces 23 et 30 mars. Il nous faut effectuer ce travail à partir des faits et des dynamiques politiques et sociales qui les ont produits et non d’essayer de tordre ou d’amputer la réalité pour la faire entrer dans « le lit de Procuste » de nos préjugés. (Procuste, fils de Poséidon est le symbole du conformisme et de l'uniformisation, on parle du « lit de Procuste » pour désigner toutes tentatives de réduire les hommes à une seule façon de penser ou d'agir).
C’est pourquoi, au-delà de l’échange que nous allons avoir aujourd’hui, au-delà des premières notes produites par les fédérations et des membres du CN, nous allons mettre en place une série d’auditions afin de pousser le plus loin possible l’analyse de ces élections et de leurs conséquences.  
Ces élections se sont déroulées dans un paysage politique où le PS et ses alliés écologistes et radicaux contrôlaient quasiment tous les lieux institutionnels de pouvoir : l’Assemblée nationale, le Sénat, l’ensemble des régions à l’exception de l’Alsace, la majorité des conseils généraux et des grandes villes. 
Les municipales de 2014 ont eu une réalité duale, elles étaient à la fois la première élection générale où l’on redonnait la parole aux électeurs depuis l’accession au pouvoir de François Hollande et de sa majorité et elles étaient aussi par essence des élections de proximité, autour d’affrontements de projets municipaux dans un contexte de crise des finances locales, des services publics et de la démocratie de proximité. Nier, retrancher, privilégier ou surévaluer un des facteurs de cette dualité reviendrait à se priver d’éléments essentiels de compréhension du réel.
Ces élections ont été des élections locales dans un contexte national, où facteurs nationaux et locaux s’enchevêtrent, où des situations conjoncturelles rentrent en résonance avec des évolutions de fond de la société française sur le temps long.
Ainsi, par exemple, d’après les diverses enquêtes d’opinion, les électeurs de gauche de 2012 ont plutôt déterminé leur vote en fonction de considérations locales, alors que les électeurs de droite et d’extrême droite étaient plutôt sur un vote de sanction du gouvernement. Cependant, les votes de la minorité d’électeurs de gauche qui a voulu se servir de sa voix pour sanctionner le gouvernement, comme ceux de la minorité d’électeurs de droite qui a voulu avant tout déterminer son suffrage sur des considérations locales, ont fait souvent la différence, faisant qu’une commune bascule ou garde sa majorité sortante. Il n’en reste pas moins que dans les deux dernières semaines précédant le scrutin, la dimension nationale a eu tendance à dominer la dimension locale. Par ailleurs, nous notons un phénomène qui certes n'est pas nouveau mais va en s'amplifiant : le report de voix sur la gauche au second tour n'est plus aussi automatique et est parcellaire, inégal. Le vote dit utile à gauche contre la droite s'est affaibli.
La nouvelle progression de l’abstention a été l’un des phénomènes dominants de cette élection, avec une progression nationale de 5,26% au 1er tour sur 2008, et de 4,2% au second tour. Cette importante progression de l’abstention est quasiment générale mais elle n’est pas uniforme. Ainsi elle est particulièrement forte dans les quartiers les plus populaires et dans les zones urbaines et rururbaines les plus touchées par la crise. Il est significatif qu’un département, la Seine-Saint-Denis, connaisse un taux d’abstention supérieur à 50%, alors qu’au contraire la participation est en hausse à Saint-Cloud et à Levallois-Perret. 
D’après les sondages « sortie d’urne », les abstentionnistes se recrutent essentiellement chez les 18-24 ans (59%), les 25-34 ans (53%), les ouvriers (51%), les électeurs de 2012 du Front de gauche (39%) et du Front national (40%). Les principales motivations d’abstention sont le sentiment que « ces élections ne changeront rien à sa vie quotidienne » et une forte défiance pour ne pas dire plus vis-à-vis du système politique et de son personnel. 
Même si elle frappe particulièrement l’électorat de gauche en général et singulièrement l’électorat Front de gauche, l’abstention ne peut se réduire à l’expression conjoncturelle d’un désarroi et d’un mécontentement face à la politique gouvernementale. Il s’agit d’une abstention structurelle qui est l’expression d’une crise politique et institutionnelle profonde. Cette abstention mêle critique du système, attitude cynique et individualiste vis-à-vis de la société et constat de l’impuissance de la politique et des institutions à dépasser les contradictions qui travaillent la société française. 
De fait elle relativise fortement la valeur des victoires comme des défaites à cette élection municipale et donne prise par défaut à toutes les dérives clientélistes, les techniques diffamatoires, les rumeurs et dans certaines villes à des comportements mafieux.
Cette abstention ne saurait se réduire à de l’incivisme, il nous faut prendre très au sérieux ce qu’elle dit, que cela vienne de citoyens par ailleurs très engagés dans la vie de la cité, comme de femmes et d’hommes en grandes difficultés économiques, sociales et culturelles. 
Et d’une certaine manière le message est clair : la crise est globale, notre démocratie, notre système politique, nos institutions sont de moins en moins en capacité de participer à la résolution des problèmes auxquels notre société est confrontée. Impuissants face à la dictature de l’oligarchie financière, sourds aux aspirations de la société, obsolètes face à la révolution numérique. Le Roi est nu et ce ne sont ni la reconnaissance du vote blanc ou les tirages au sort des citoyens qui l’habilleront de citoyenneté. Le décalage croissant entre l'expression politique du citoyen et celle des partis politiques est un défi institutionnel et politique. Il est urgent d'aller vers une VIe République et vers une véritable décentralisation. Ne tombons pas dans le piège qui serait de  considérer par un trait d'égalité , abstention et dépolitisation. Notre responsabilité, c'est de reconstruire de l'espoir. C'est reconnaître la valeur politique de ce qu'expriment les citoyens et d'encourager le réel besoin de confrontation d'idées sur notre destin collectif et sur le projet de société. Contribuons à réinventer la démocratie politique.
J’en viens à notre Parti. Nous nous étions donné comme objectif la réélection et l’élection d’un maximum de maires, de maires adjoints, conseillers municipaux, de conseillers communautaires communistes et Front de gauche partout en France, non pas pour des intérêts partidaires mais parce que en ces temps où les mauvais coups pleuvent de toutes parts sur les salariés, les retraités, les étudiants, les familles populaires, les femmes, il y a plus que jamais besoin d’élus communistes et FG, de municipalités communistes et FG afin d’organiser la résistance à l’austérité et de faire renaître l’espoir d’une alternative de progrès social et humain.
C’est cet objectif partagé et national qui dans l’immense majorité des communes a guidé, commune par commune, les choix souverains de rassemblement des communistes qui se sont bien sûr déclinés en fonction des réalités et des rapports de force locaux. Nous avons dans l’immense majorité des communes recherché le rassemblement le plus large autour de projets municipaux construits avec les citoyens. C’est à partir de cette démarche que se sont construites une mobilisation et une mise en mouvement militant très fortes des communistes.
C’est pourquoi il nous faut évaluer nos résultats à l’aune de nos objectifs et de notre démarche.
Dans le cadre d’une abstention forte dont je viens de parler et d’une importante poussée à droite, le PCF et le Front de gauche maintiennent encore un ancrage fort mais connaissent une érosion significative de leurs positions. Le PCF perd des élus du fait des victoires de la droite sur la gauche, particulièrement sur le PS. Il conserve 137 villes de plus de 3 500 habitants en gagne 12  et en perd 47. Le PG pour sa part garde une ville de plus de 3 500 habitants. Sur les communes de plus de 20 000 habitants, 28 municipalités communistes et apparentées sont conservées, deux de plus de 75 000 habitants dont une de plus de 100 000 sont conquises et 8 sont perdues (2 face au PS, 6 face à la droite). Avec Montreuil et Aubervilliers, c’est la première fois depuis 1995 que le PCF gagne des villes de plus 75 000 habitants. Par contre, le PCF perd les villes d’Aubagne, Vaulx-en-Velin, Bagnolet, Le Blanc-Mesnil, Saint-Ouen, Bobigny, Villejuif, à chaque fois dans des circonstances singulières.
A Bagnolet nous perdons face au PS qui fusionne avec une liste inspirée par certains membres d’Ensemble dans une quadrangulaire, alors que nous étions arrivés en tête au 1er tour. A Vaulx-en-Velin nous sommes battus par la députée PS dans le cadre d’une triangulaire de second tour. A Saint-Ouen nous perdons face à la droite après avoir subi une primaire avec le PS et un refus de fusion de sa part. A Aubagne, Bobigny et Blanc-Mesnil nous perdons face à la droite en étant à la tête d’une liste de rassemblement de toute la gauche et de la société civile. A Villejuif nous sommes emportés par une coalition anticommuniste allant des Verts à la droite, en passant par une partie du PS avec un transfert de voix du FN.
Au vu des résultats commune par commune, on ne peut établir un rapport de cause à effet entre nos divers choix de rassemblement in fine et nos résultats finaux.
Par contre il semblerait, d’après les premières remontées d’expérience, que les listes que nous conduisions et qui soit étaient exclusivement sur le terrain des enjeux locaux, ou qui se sont uniquement focalisées sur la critique de la politique gouvernementale, ont plutôt plus mal réussi que les listes qui ont su corréler enjeux locaux et situation nationale. Ce qui montre que le véritable débat n’était pas entre une ligne d’autonomie quasi-systématique face au PS ou un remake de l’union de la gauche.
Une remarque pour éviter un faux débat entre nous, des divisions bien inutiles : dans les villes où nous conduisions une liste en 2008 et en 2014, sur fond d'affaiblissement de la gauche, nous enregistrons un recul de 5 points dans celles où nous menions une liste d'union de la gauche et de 7 points dans celles où nous menions une liste sans le PS. Le débat crucial dans chaque ville était celui du meilleur choix possible de rassemblement afin de gagner ou de garder le plus possible de positions électives afin de s’opposer aux politiques d’austérité. Ce qui nous différencie de la direction nationale du PG, notre partenaire, c'est la mise en œuvre de l'orientation fondatrice du Front de gauche. Son ambition fondatrice n’est ni l’autonomie vis-à-vis du PS, ni de faire prospérer une petite gauche de la gauche sur les décombres électoraux du PS. L’ambition fondatrice du Front de gauche est de rassembler à gauche et de conquérir des positions électives, pour justement tirer toute la gauche sur des objectifs de progrès social, afin de rendre culturellement hégémonique les valeurs de transformation sociale. D’ailleurs, pour notre part, nous avons réglé cette question d’autonomie du PS il y a 94 ans, lors d’un certain congrès de Tours, alors que d'autres n’ont réglé cela qu’il y a seulement 5 ans. Poser les questions exclusivement en termes d’autonomie vis-à-vis du PS reviendrait à prendre acte ad vitam aeternam de la domination actuelle des idées sociales-démocrates sur la gauche. 
Au final, nous n’avons pas atteint notre objectif d’augmenter dans l’intérêt de notre peuple le nombre de maires et d’élus communistes et FG. Cependant, il est particulièrement abusif de parler de « bérézina » concernant les résultats du PCF et du Front de gauche. Nous résistons, alors que dans le même temps le PS connaît un Waterloo électoral. Il n’en reste pas moins que l’érosion lente des positions de l'ancrage des communistes dans les territoires n'est pas stoppée. 
En fait, le problème auquel objectivement nous nous sommes heurtés et qui n’est pas simple à résoudre a été celui de traiter lors de cette campagne la question de la gauche et de ses contradictions : A la fois rassembler tous les électeurs de gauche, condition nécessaire à la victoire, mais aussi critiques et actions nécessaires contre une politique antisociale du gouvernement, l’austérité et les attaques sur la libre administration des communes. Et surtout construction d’une alternative dans le cadre d’un effet ciseaux : d’un côté l’aggravation de la situation sociale des populations et la demande de plus et mieux de services publics et de protections sociales, et en même temps des recettes fiscales en berne et les dotations de l’État en fort recul.
Lorsque nous avons été seulement dans la dénonciation des turpitudes du gouvernement nous apportions de l’eau inconsciemment au moulin en augmentant le désespoir du peuple de gauche et alimentant ainsi sa tentation de s’abstenir. Avons-nous assez montré du doigt toute la responsabilité de la droite, du patronat et des institutions européennes dans la politique que mène à l’heure actuelle le gouvernement ? Notre fil rouge n’est-il pas de créer du rassemblement populaire qui fasse barrage efficacement à la pression du Medef et aux politiques de droite, fussent-elles misent en œuvre par un gouvernement de gauche ? N’avons-nous pas été trop exclusivement polarisés sur la mobilisation du seul électorat potentiel de gauche, alors qu’il aurait fallu mener la bataille politique des valeurs et de reconstruction d’une conscience de classe d’aujourd’hui parmi les habitants des quartiers populaires ?
Dans le même temps, nous savons qu’on ne peut gagner une élection en étant seulement les meilleurs gestionnaires du monde. On ne peut la gagner en faisant seulement de la proximité si on ne mène pas dans le même mouvement le combat politique et les luttes. Il ne suffit pas de développer des instances de démocratie participative si on ne met pas entre les mains des citoyens les enjeux réels. Nous ne pouvions gagner qu’en donnant tout son sens à nos actions municipales et à nos démarches politiques, en montrant qu’elles participent d’un récit collectif, d’une aventure partagée commencée il y a 10, 20, 30, 50 ans à laquelle chacun peut et doit participer et qui est surtout porteuse d’avenir dans la société d’aujourd’hui et de demain. 
Un projet communal qui porte le débat sur le partage, l’égalité, la solidarité, l’altérité, la créativité, ce n’est pas la même chose que de parler de compétitivité, de concurrence, de sécuritaire, d’innovation, de flexibilité…, même s’il s’agit toujours de piscine, de crèche, de logement, de transport, d’emploi.
Dans une société révolutionnée en permanence par le numérique, ceux qui sont porteurs jusqu’au bout de la « force du partage » ont de fait tous les outils pour être culturellement hégémoniques s’ils savent s’en servir.
Les milliers d'élus communistes et Front de gauche qui vont siéger les six années à venir seront un atout et un point d'appui de taille pour notre peuple et pour les luttes. Elles et ils seront de toutes les luttes et solidarités sociales, sociétales et internationalistes, que cela soit les expulsions, les coupures de gaz et d’électricité, l’aide aux sans-papiers, la défense de l’emploi et des services publics, le développement industriel, la protection de l’environnement, l’accès à la culture pour tous (comparons la géographie des villes à fortes politiques culturelles aux résultats du FN)… Elles et ils seront des points d’appui précieux et des vecteurs de légitimation de rassemblement contre les injustices et les inégalités, pour des alternatives.
Les maires communistes seront en particulier aussi des rassembleurs de toute la population, par des pratiques démocratiques innovantes d’implication des citoyens dans la gestion des affaires de la cité. Entièrement dévoués à leurs mandats et à l’intérêt général, malgré toutes les difficultés financières des communes, malgré les attaques contre la démocratie communale, ils seront les bâtisseurs de l’urbanité et de la ruralité de demain. Pour le bien commun, Ils rassembleront bien au-delà du périmètre de la gauche politique, en particulier pour défendre les libertés communales face à des métropoles élaborées sur mesure pour la finance internationale et un modèle fédéral.
Beaucoup de chantiers sont à entreprendre dans la gestion comme dans l'action politique en général. L'ampleur de la crise nous invite à être audacieux et créatifs sur notre rapport politique aux citoyens, sur nos choix de politique territoriale, sur le sens de nos politiques sociales, sur les nouveaux moyens de communication, sur notre lien à la vie sociale et associative et à bien d'autres questions telles que la laïcité, les religions, la place des jeunes, la culture...Notre parti se doit d'y travailler. Penser et repenser son organisation et son fonctionnement à l'échelle des territoires et au plus près des besoins et des aspirations des citoyens. 
Les expériences, parmi d’autres, de Vierzon, Dieppe, Villeneuve-St-Georges en 2008, d’Aubervilliers, Sérémange, Onnaing, Avesnes-les-Aubert, Annay-sous-Lens, Thiers, Courpière, Magnanville, Montreuil aujourd’hui, montrent qu’il nous est possible, dans le cadre de rassemblements et de démarches citoyennes politisées sur du concret et du sens, de reconquérir et de conquérir des territoires. Nous devons, à partir des enseignements de ses expériences, en particulier en termes de rassemblement et d’innovations politiques et sociales, et sans en faire des modèles mécaniquement transposables, travailler dès maintenant aux futures municipales de 2020. Nous ne devons pas passer par pertes et profits les superbes campagnes que nous avons menées là où nous nous étions fixé des objectifs de conquête. Certes il n’a pas été possible cette fois-ci de gagner, mais nous avons engrangé des acquis précieux et porteurs de futures dynamiques. Cela passe par un travail collectif, méthodique et planifié, où le Parti joue tout son rôle qu’il nous faut dès aujourd’hui engager. Oui reconquêtes et conquêtes doivent commencer dès maintenant ! Le renforcement du Parti communiste français est un enjeu crucial. Éviter par trop souvent de proposer l'adhésion n'a aucune raison d'être. Travaillons à l'animation d'une grande campagne d'adhésions.
Nous pouvons et nous devons avoir cette ambition pour notre peuple en ces temps où le pouvoir tente de tuer la décentralisation et la démocratie de proximité. 
L'Anecr a aussi un champ d'investigation important.
 
Venons-en au PS. A la veille du scrutin, le PS gérait 160 communes de plus de 20 000 habitants, aujourd’hui il en conserve 82 (51,25%), en perd 78 (48,75%) et en gagne 4 dont 2 sur le PCF. S’il garde les villes emblématiques de Paris et de Lyon, il connaît un sévère échec à Marseille et voit ses ambitions métropolitaines fortement compromises en Ile-de-France. Sur les 1 253 communes de plus de 3 500 habitants où le PS (ou le PRG) conduisait une liste en 2014 et 2008, il régresse de 41,22% à 31,88%, soit une perte de 9,34% des exprimés. 
La puissante implantation locale des élus du PS n’a pas suffi à endiguer l’abstention de l’électorat de gauche en colère, dégouté ou déçu par la politique gouvernementale et le retour vers la droite d’un électorat centriste qui avait permis aux socialistes en 2008 de conquérir des villes comme Reims, Amiens ou Angers. Même des bastions historiques du PS comme Limoges se sont effondrés. Le PS a subi une sanction historique au 1er et 2e tour.
Il est aussi en échec par rapport à ses ambitions de conquêtes sur le PCF. Ainsi, d’une manière officielle ou officieuse, il espérait conquérir les communes de la banlieue de Grenoble, Gardanne, Vénissieux, Vaulx-en-Velin, Gisors, Montataire, Roissy-en-Brie, Dieppe, St-Denis, Saint-Ouen, Bagnolet, Villetaneuse, Chevilly-Larue, Ivry, Fontenay. A l’exception très particulière de Bagnolet et de Vaulx-en-Velin, dans toutes ces villes le PS a été sévèrement battu dans les urnes par le PCF. Mais l’attitude du PS au second tour nous a fait perdre les villes de Gisors, Saint-Ouen, Roissy-en-Brie au profit de la droite 
Outre la trahison ostensible et provocatrice des engagements électoraux de François Hollande, cette déroute électorale du PS est à mettre en relation avec le fait que toutes les mesures économiques et sociales prises par le gouvernement depuis juin 2012, de la suppression des heures supplémentaires aux allocations familiales, massacrent les couches moyennes qui constituent la base électorales de ce parti.
EELV, avec le gain de Grenoble, aurait été l'un des grands vainqueurs médiatique de cette élection municipale, mais en termes de bilan réel le résultat véritable du parti écologiste est bien plus modeste. Avant le 1er tour, quatre villes de plus de 20 000 habitants avaient un maire EELV : Arcueil, Bègles, Sevran et Montreuil. Au soir du 2e tour, les Verts avaient conservé Arcueil, Bègles et Sevran, perdu Montreuil et gagné Grenoble sur le PS. Sur les 71 communes de plus de 3 500 habitants où les Verts conduisaient une liste autonome en 2014 et 2008, ils progressent de 1,56%, passant de 9,51% à 11,08%, cependant comme le PCF et du fait des pertes considérables en ville du PS et malgré d’habiles négociations de fusion au 2e tour, EELV perd de nombreux conseillers municipaux et maires adjoints. 
Les grands vainqueurs de ces élections municipales sont l’UMP et l’UDI, même s’il faut relativiser et souligner la fragilité de cette victoire au regard de l’abstention. Alors qu’avant le 1er tour l’UMP, l’UDI et les divers droites géraient 187 villes de plus de 20 000 habitants, aujourd’hui 269 de ces communes ont un maire de droite. La droite a su à la fois mobiliser son électorat traditionnel en l’appelant à la sanction de la politique gouvernementale. Elle a su aussi investir les quartiers populaires avec des pratiques clientélistes s’appuyant sur l’incapacité de la gauche à régler les problèmes concrets des habitants, et en gagnant des voix en transformant en objet politique des comportements sociétaux réactionnaires. Le parti de Jean-François Copé a mis en œuvre ce qu’il disait lors de sa convention de préparation des élections municipales en octobre 2012 : « L'UMP n'a pas vocation à devenir le syndicat professionnel des grognons. Agir, c'est aussi se mettre au service des Français, dès maintenant. Sans attendre le retour au pouvoir. Et si nous transformions l'UMP en parti de services, comme il y a un syndicalisme de services en Allemagne ? En parallèle de ses missions classiques, l'UMP développerait des programmes de services concrets aux Français dans tous les domaines importants de leur vie quotidienne : soutien scolaire, aide à la recherche d'emploi en mobilisant les réseaux socioprofessionnels de l'UMP, appui juridique et amical aux victimes de la délinquance, centrale d'achat pour négocier des tarifs avantageux auprès des grandes enseignes afin de soutenir le pouvoir d'achat des plus modestes. »
Si la droite d’en haut était présentée comme allant mal, la droite d’en bas va bien. Elle sait s’organiser, faire du porte-à-porte y compris dans des quartiers où elle n’avait jamais mis les pieds jusqu’à aujourd’hui. Elle a établi son hégémonie culturelle. Elle mène la bataille dans la rue, dans les médias comme dans les urnes, en faveur du libéralisme économique, contre la théorie du genre, pour une conception patriarcale de la famille y compris en traitant à sa manière la question des discriminations. Elle a travaillé, sur la base de ses valeurs d’individualisme et de mise en concurrence, une jeunesse des quartiers populaires qui veut avoir sa place dans la société telle qu’elle et qui pour cela est prête très cyniquement et sans aucun état d’âme à s’allier avec le diable. Cette jeunesse-là est insensible aux discours moralisateurs sur les discriminations comme aux appels à un patriotisme de gauche face à la droite et l’extrême droite. Pour une part à Blanc-Mesnil comme à Bobigny ou Aulnay, ce sont les anciens émeutiers de 2005 qu’on a retrouvé avec la droite et même sur les listes de la droite. 
Le FN sort de ces élections renforcé par le gain net de neuf villes de plus de 10 000 habitants, 4 prises à la gauche, toutes au Nord de la France, et 5 obtenues sur la droite au sud de la France. Les premiers comme les seconds tours ont confirmé la porosité entre l’électorat de droite et l’électorat d’extrême droite. Ainsi la stratégie électoraliste du PS inspirée par Terra Nova d’utiliser cyniquement la présence du FN au 2e tour pour conserver ses positions municipales a été un échec. Sans négliger la réalité de l’enracinement du FN sur certains territoires, force est de constater que le fait que le FN ait eu table ouverte en permanence dans tous les médias dominants pendant la campagne électorale n’a pas été pour rien dans les succès remportés par ce parti d’extrême droite.
Ces municipales de 2014, qui ont vu s’imposer la droite et l’extrême droite dans la rue, les consciences et les urnes, sont les élections d’une crise économique et sociale qui est devenue une crise politique et institutionnelle majeure.
Nous ne pouvons pas oublier les prochaines élections sénatoriales qui s'annoncent dans une configuration extrêmement difficile. Il est nécessaire d'effectuer un travail précis pour comptabiliser le nombre de grands électeurs sur lesquels nous pouvons compter afin de pouvoir déterminer notre stratégie de rassemblement. Cinq parlementaires communistes sont renouvelables dans les départements 03, 13, 22, 69 et 76. La nomination de Laurence Rossignol comme Secrétaire d’État va entraîner l'entrée au Sénat de notre camarade Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire.
 
Chers camarades,
 
Je vais essayer d'analyser la réaction et les décisions de François Hollande aux résultats des élections municipales à l'aune des profondes réorientations qu'elles dessinent pour l'orientation et la nature même du PS. Ce projet ne date pas d'aujourd'hui, il vient de loin et, d'une certaine manière, le choc des municipales permet un basculement. Ce qui se joue avec la nomination de Valls à Matignon, l'exfiltration du premier secrétaire du PS et la nomination d'un ancien ministre de N. Sarkozy au Secrétariat général de l'Elysée, n'est donc pas qu'une simple réponse conjoncturelle. N'ayons pas l'idée d'un simple toilettage. 
Il aura fallu 7 minutes d'une intervention télévisée millimétrée pour réaffirmer un cap, appuyer le pacte de responsabilité, les 50 milliards de coupes budgétaires et annoncer un pacte de « solidarité » inspiré des mêmes logiques de baisse du coût du travail et de compression des salaires. Les choix du Président de la République, son obstination à maintenir un cap politique pourtant lourdement sanctionné par les urnes, le symbole que représente la nomination de Manuel Valls à Matignon, le dynamitage en règle du Parti socialiste témoignent de la volonté assumée du Président de la République d'imprimer une nouvelle marque de la gauche, de procéder à un aggiornamento politique profond. Certes, il y a dans les choix présidentiels une certaine dose d'opportunisme, qualifiée d'habilité par de nombreux observateurs, mais au-delà, il y a bien une lame de fond, une stratégie réfléchie et construite depuis plusieurs années pour redessiner la gauche française en général et le Parti socialiste en particulier en l'alignant sur les critères du Labour anglais, de cette fameuse troisième voie voulue par Tony Blair ou du SPD allemand de G. Shroeder. 
Dire que le Président de la République serait sourd aux résultats des urnes est une réalité. Combien sont celles et ceux qui, soit par leur vote ou leur non vote, ont voulu adresser un message clair au pouvoir, constatent la fin de non-recevoir de F. Hollande et du noyau dirigeant du PS. Dès le soir du second tour, les éléments de langage se sont résumés à un déficit de pédagogie et à la nécessité d'aller plus vite et plus fort sans changer l'orientation politique à l’œuvre depuis 22 mois.  Pour autant, là encore, il nous faut voir plus loin, ne pas en rester au simple constat d'une crise politique qui s'aggrave, c'est sous-estimer l'entreprise politique. Les chiffres, le Président les a vus comme nous. Il a pu constater la forte démobilisation de l'électorat de gauche, la perte de plus de 10 points du Parti socialiste. Pour autant, il maintient son cap, renforce son Exécutif et accélère sa stratégie, celle qui consiste à en finir avec la spécificité du socialisme à la française et qui vise à un alignement sur le modèle européen de la social-démocratie refondée sur des bases idéologiques libérales. Cette « mutation » repose sur deux concessions politiques fondamentales de la part des dirigeants socialistes. Celle d'une acceptation, du moins partiellement, du système capitaliste et de ses ramifications morales et identitaires d'une part, celle d'une intégration totale des logiques institutionnelles de la Ve République, dont l'alfa et l’oméga sont la bipolarisation et la résignation au jeu de l'alternance droite/gauche. Les choix de François Hollande traduisent cette volonté d'affranchissement des valeurs fondamentales de la gauche française, celles de solidarité, d'égalité, de partage des richesses, d'intérêt général, pour intégrer une nouvelle matrice identitaire définie par la réussite individuelle par l'argent, l'égalité des chances et une définition désincarnée des entreprises, telle que portée par le Medef qui en fait des actrices économiques et politiques par et pour elles-mêmes, totalement détachées des salariés. 
Sans fatalisme et avec lucidité, avec l'ambition de les décrypter, de les comprendre pour mieux les affronter, nous devons bien mesurer les tensions idéologiques à l’œuvre dans la société française et parmi la classe politique. Ce travail sur les idées est un mouvement de longue haleine porté par la droite et en gestation au sein du Parti socialiste depuis une dizaine d'années. C'est une dynamique lente, profonde qui remodèle le paysage politique français, qui tend à uniformiser la classe politique dominante, se retrouve dans les sphères intellectuelles, universitaires particulièrement celle des grandes écoles, médiatiques. Elle a été le fil rouge du discours de politique générale prononcé par Manuel Valls à la tribune de l'Assemblée nationale. Certes, la droite n'a pas voté la confiance au nouveau Premier Ministre, mais cela relève davantage de la posture que de l'argumentation politique. Dans ce paysage, le débat gauche/droite n'est plus économique ou social. Il est mort, tué par un consensus technocratique qui donne la confiance d'un Parlement de gauche à un Premier ministre qui annonce une coupe de 19 milliards dans le budget de l'Etat, 10 milliards dans celui des collectivités territoriales et autant plus de 20 milliards dans le budget de la Sécurité sociale. Cette uniformisation politique, ces rapprochements idéologiques autour des théories libérales entretiennent et renforcent la crise politique et démocratique que connaît notre pays. Elles sont pour beaucoup à l’origine de l'incessante montée de l’abstention et du détachement croissant des citoyens, au premier rang desquels les classes populaires, vis à vis de la politique. L'idée de changement politique d'ampleur, d'alternative, aujourd'hui dangereusement cristallisée autour de l'élection présidentielle, est profondément affaiblie, entachée. La bataille idéologique à l’œuvre depuis plus d'une vingtaine d'années a été porteuse de nombreux reculs, notamment sur les questions de solidarité. Le chacun pour soi, l'importance de la réussite individuelle au détriment du sort collectif, la stigmatisation des étrangers, la contestation de la légitimité de l'impôt, des cotisations sociales, etc. etc. sont autant de marqueurs posés par la droite et qui aujourd'hui gangrènent le débat politique français. 
Le Pacte de responsabilité symbolise ce mouvement centripète d'une partie du personnel politique. L'annonce de 45 milliards d'euros d'aides publiques supplémentaires pour les entreprises dont 30 milliards en crédit d'impôt compétitivité (CICE) et une dizaine de milliards en baisse directe d'imposition reprend les vieilles recettes libérales éculées mises en œuvre depuis le début des années 90 et qui n'ont jamais cessé de démontrer leur inefficacité. Au total, la perte pour les comptes sociaux des multiples exonérations décidées par le gouvernement depuis 1992 culmine à 250 milliards d'euros ! Pour quels résultats ? Malgré l'échec flagrant de ces politiques de baisses des cotisations patronales, le Pacte de responsabilité détaillé par Manuel Valls rajoute une couche supplémentaire.
L'annonce d'un SMIC à zéro charge au 1er janvier 2015 pour un coût de 4,5 milliards d'euros, l'abaissement de 1,8 point des cotisations sociales familles payées par les entreprises pour les salaires allant jusqu'à 3,5 SMIC, la baisse de 3 points des cotisations familles des travailleurs indépendants sont des mesures d'une extrême gravité qui fragiliseront considérablement notre système de Sécurité sociale. C'est le PNR qu'ils liquident. M. Valls le promet, « cela ne pénalisera en rien le financement de la politique familiale qui se verra affecter d'autres recettes pérennes ». Mensonges ! En réalité, de son financement mutualisé à partir de la richesse produite par les salariés dans les entreprises, il s'agira de passer à un financement par l'impôt pesant sur les ménages avec, en perspective, la diminution progressive de son périmètre. 
Au total, les 30 milliards de baisse du « coût du travail » viendront augmenter d'autant les profits disponibles des entreprises. Ceux-ci, soyons-en certains, serviront, pour l'essentiel, à payer des intérêts aux créanciers, des dividendes aux actionnaires, faire des placements financiers, spéculer, délocaliser, investir pour diminuer la masse salariale et non investir en créant des emplois et en élevant les qualifications en France. La baisse obsessionnelle du « coût du travail » servira uniquement aux entreprises à payer le coût du capital. Cette baisse de 30 milliards sera assortie de la suppression de la contribution sociale de solidarité des entreprises (CSS) pour un montant de 6 milliards d'euros et de la baisse de l'impôt sur les sociétés avec la suppression de la surtaxe et l'abaissement de son taux facial à 28 %. Au total, ce sont près de 40 milliards de cadeaux fiscaux qui ont ainsi été annoncés par le Premier Ministre. 
Dans la même logique, Manuel Valls refuse d'envisager toute hausse du SMIC. Pire, il annonce la réduction des cotisations salariales sur le SMIC d'un montant de 500 euros par an, qui fragilisera encore plus la Sécurité sociale. Par effet d'aubaine, elle créera une dangereuse trappe à bas salaires. Cette mesure est la reprise d'une proposition de l'UIMM, l'aile la plus antisociale du MEDEF. Elle a été aussi portée par N. Sarkozy dans son programme de campagne pour la présidentielle de 2012. Il s'agit, ce faisant, d'intéresser les salariés les plus mal payés à la déresponsabilisation sociale des entreprises, à une métamorphose du financement de la protection sociale.
Au final,l'objectif de toute cette recomposition réactionnaire est, inséparablement, de chercher à aligner le système français de prélèvements publics et sociaux sur celui de l'Allemagne, au nom d'une prétendue harmonisation européenne dont l'effet sera, en pratique, d'élargir la part de la richesse nationale préemptée par les prélèvements financiers. 
C'est aussi pour se conformer au pacte de stabilité européen que François Hollande a demandé à son Premier Ministre de faire financer cette masse impressionnante de cadeaux nouveaux aux profits, non par de nouveaux impôts, mais par des réductions massives de dépenses publiques. Au total, de 2015 à 2017, il est prévu de faire 50 milliards d'euros d'économies : 19 milliards au détriment des fonctionnaires et des services publics, 10 à 20 milliards au détriment des bénéficiaires de l'assurance-maladie et 10 milliards au détriment des collectivités territoriales.
En agissant ainsi, le gouvernement ne fait qu'aggraver le cercle vicieux dans lequel se trouve déjà notre économie. Car en coupant drastiquement dans les dépenses publiques, le gouvernement va jouer à la baisse sur la demande publique. En diminuant le coût du travail, il va peser sur la consommation des ménages et la qualification des salariés. Au final, la croissance réelle sera gravement freinée et les recettes fiscales et sociales demeureront toujours insuffisantes entraînant la perpétuation des déficits et le creusement de la dette. C'est inexorable.
Les 10 milliards d'euros de moins aux collectivités territoriales, la suppression de la compétence générale pour les départements et les régions, la rationalisation de la carte de l'intercommunalité, le regroupement forcé des régions et, pour finir, la suppression des départements en 2021 va démanteler la République, tuer la décentralisation et la démocratie locale pour un modèle fédéral où les territoires devront être gérés comme des grandes entreprises, où on inventera un classement à la CAC40 de ces territoires !
La « douloureuse » pour les populations serait considérable et dévastatrice pour la cohésion sociale.
C'est pourquoi, le vote contre la confiance par les parlementaires communistes a été un geste politique fort. Je le crois fondamental. Tout comme a été significative l'abstention de députés socialistes et écologistes. Dans son intervention à la tribune de l'Assemblée nationale, André Chassaigne a lancé ce juste appel, je le cite : « Il faut que la gauche retrouve l'audace d'affirmer qu'il existe une alternative à la fuite en avant libérale vers toujours plus d'inégalités, de précarité, toujours plus de misère pour le seul bénéfice d'une poignée de nantis. » Il a détaillé les contours d'une feuille de route alternative, clairement à gauche, qui est notre réponse au pacte de responsabilité, et qui pourrait servir de base à l'émergence d'une autre perspective à gauche. Cette feuille de route, cette ébauche de programme repose sur des axes clairs qui fondent la génétique de la gauche. Sans entrer dans les détails car ce serait trop long, en voici les grands axes taillés un peu à la serpe. Je m'en excuse. 
Dans notre appel nous proposons de lancer de grands programmes de relance de l’investissement public, industriel, de mobiliser un nouveau crédit bancaire, d'impulser un changement politique monétaire pour, d’un même mouvement, répondre aux immenses besoins de développement du pays et engager l’indispensable mutation sociale et écologique de tout notre système productif. Nous mettons aussi dans le débat la proposition d'ouverture de grandes conférences sociales et de négociations salariales, d'Etats généraux de la justice fiscale et d'un revalorisation immédiate de minimas sociaux..., sans oublier l'indispensable bras de fer à engager contre les orientations ultra-libérales européennes qui asphyxient nos économies et brident toute relance sociale. 
C'est vers cette ambition, ce besoin d'impulser une alternative à gauche, de dégager l'horizon politique, de porter des contre-propositions concrètes, qu'il nous faut inlassablement aller. C'est le sens de l'appel lancé par Pierre Laurent lors de sa conférence de presse du 3 avril dernier. « L'heure est à tendre la main à l'ensemble les forces vives de notre peuple, aux forces vives de la gauche sociale, politique, syndicale, culturelle, intellectuelle. Nous devons œuvrer au rassemblement de tous ces travailleurs, de ces jeunes, de ces abstentionnistes qui ne se reconnaissent plus dans le pouvoir actuel mais qui portent dans leur cœur les valeurs d’égalité, de justice, de fraternité. Il existe un mouvement réel au sein des forces socialistes et écologistes qui ressentent douloureusement le désastre en cours. Il nous faut travailler ensemble pour reconstruire une feuille de route partagée, une ambition commune, l’espoir d’une alternative. C'est indispensable. »
C'est tout le sens de la manifestation de demain. Celle-ci sera une première étape. C'est dans cette logique de rassemblement et de construction commune que nous avons appelé à y participer. Cette manifestation est à la fois une réponse aux velléités de la droite et de l'extrême droite, d'autant plus nécessaire depuis leurs scores respectifs aux élections municipales, mais aussi comme un sursaut politique salutaire pour la gauche. Le 12 avril, à nous de faire la démonstration de la volonté majoritaire à gauche d'un changement politique. 
Nous poursuivrons cette mobilisation par la campagne pour les élections européennes...  
Les géographes ne cessent de souligner que la caractéristique du monde dans lequel nous vivons est l'interpénétration constante de toutes les échelles. De manière assez naturelle, les électeurs s'inscrivent dans ce nouveau système mondial.
La période de crise dans toutes ses dimensions que traverse notre pays est baignée dans un contexte mondial et européen particulièrement lourd. Le jeu des puissances capitalistes rivales est ravivé à une très haute intensité, comme le montrent les événements en Ukraine et, avant eux, en Syrie, en même temps que les États et les nation, et à travers eux les peuples sont la cible numéro 1 d'un capitalisme financier arrogant et carnassier.
L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) relevait dans son rapport annuel publié en mars que la crise sociale n'en finit pas de faire sentir ses effets dans ses trente-quatre pays membres où les ménages sont « frappés par des pertes d'emploi, de revenu et de richesse sans précédent ». « Le FMI suggère, entre autres, de préférer les mesures ciblées d'économies aux coupes générales, propose de s'attaquer aux principaux postes de dépenses publiques, à savoir les salaires des fonctionnaires et les programmes de protection sociale ».  
La situation de l'Ukraine est éloquente de cette nouvelle offensive : en vingt ans « d'indépendance » et de politique dictée par le FMI, la Banque mondiale, l'Union européenne mais aussi par les oligarques et le pouvoir russes, le salaire moyen ukrainien a chuté de 62 %, son appareil productif a été démantelé et dépecé, ses richesses nationales accaparées par des groupes d'intérêts privés aux pratiques mafieuses s'alliant aux capitalistes américains comme aux capitalistes russes. Le pouvoir en place, soutenu par l'UE et les États-Unis, est en passe non seulement de signer un accord avec l'Union sans que les Ukrainiens ne puissent donner leur avis mais négocie un nouveau prêt du FMI de 14 à 18 milliards de dollars en échange de mesures drastiques d'austérité et une réforme du secteur énergétique. Tout cela pour faire pencher la balance dans un sens ou dans l'autre, en utilisant la menace de l'affrontement militaire. L'OTAN participe activement à cette surenchère.
L'offensive ultralibérale qui succède à trente ans de néolibéralisme s'accompagne sur le plan idéologique et politique d'une montée spectaculaire des forces les plus réactionnaires. C'est particulièrement vrai en Europe avec l’Ukraine, la Hongrie, mais aussi en Turquie, au Japon, et en Amérique latine où les mouvements de droite et d'extrême droite, recevant un soutien américain, prennent la rue au Venezuela pour tenter de déstabiliser un président légitimement élu.
Partout la réponse apportée est que, face aux inégalités générées par le capitalisme financier, une recomposition du rapport des forces entre puissances est nécessaire, ce qu'ils nomment « un nouveau multilatéralisme mondial pour le XXIe siècle » (Christine Lagarde, février 2014) qui se recentrerait autour d'un G7 excluant la Russie mais élargi aux pays qui dans la crise ukrainienne, et sur le plan intérieur, auront « fait des choix politiques-économiques en accord avec l'Occident ». Je viens de citer madame Lagarde, je peux ajouter et préciser que la France d’Hollande, avec Fabius aux Affaires étrangères – qui récupère le portefeuille du commerce extérieur et liquide la coopération internationale au profit du « développement international » – participe activement à cette reformulation de la « gouvernance internationale » menée tambour battant sous le drapeau de la diplomatie économique et de l'intimidation militaire de l'OTAN. 
Pour imposer leur projet comme allant de soi, le discours manichéen de la « guerre froide » et de l'affrontement de deux blocs a été ressuscité ; d'un côté il y aurait la démocratie et la liberté avec l'Occident menées par les États-Unis et où désormais l'UE, et à l'intérieur de l'UE l'Allemagne ont un rôle prépondérant à jouer ; de l'autre un monde autoritaire et agressif, la Russie et tous ceux qui ne s'opposeraient pas à sa politique ou à ses ambitions. Ce jeu de dupes cache difficilement la réalité de la violence capitaliste exercée en Europe et dans le monde, et la recherche de résistance, riposte et d'alternatives. À la veille de ces élections européennes, la Confédération européenne des syndicats a réuni plus de 50 000 manifestants à Bruxelles à laquelle participait Pierre Laurent pour porter l'exigence de rompre avec l'austérité et d'engager un plan d'investissements pour l'emploi de 250 milliards d'euros par an pendant dix ans (soit 2 % du PIB) pour créer 11 millions d'emplois. En Grèce, dans la nuit du 30 mars, le Parlement a adopté un nouveau train de réformes ultralibérales sous la pression de ses créanciers et de la troïka (UE, BCE,FMI), et un nouveau plan de licenciement massif de 11 500 fonctionnaires d'ici à fin 2014, monnayées en contrepartie du déblocage d’une enveloppe de 8 milliards d’euros, et d'un retour sur les marchés pour financer sa dette. La mobilisation a entraîné la plus importante grève générale du public et du privé ensemble depuis 2 ans. Et il faudrait encore ici parler de la marche de la dignité de plusieurs millions de femmes et d'hommes, le 22 mars, contre l'austérité en Espagne en Europe.
Mais partout où l'alternative à gauche est faible ou absente, ce sont la résignation et la division qui dominent. Notre tâche aujourd'hui est de participer à la reconstruction de l'espoir et du rassemblement, en France, en Europe, dans le monde. 
 
Élections européennes
 
Nous abordons ces élections européennes du 25 mai prochain dans un contexte tout à fait différent de celui des précédents scrutins. 
D’abord, les populations font partout, à l’opposé de toutes les promesses faites, la dure expérience d’un type de construction européenne qui « ne les protège pas », mais qui au contraire, à partir de l’application des traités de Maastricht et de Lisbonne, sert à pressurer les salaires et le niveau des prestations sociales, au nom des principes de concurrence et de compétitivité, à remettre en cause les services publics de la santé, de l’éducation et du transport, au nom des critères de réduction des déficits, à accélérer les délocalisations et les fermetures d’entreprises, au nom de la liberté totale de circulation des capitaux, principe qui sert aussi à l’évasion fiscale et au grossissement des paradis fiscaux. 
Toutes celles et tous ceux qui sont en colère contre cette Europe et souhaitent sa profonde transformation auront la possibilité de l’exprimer le 25 mai avec les listes de rassemblement du Front de gauche. Leurs candidates et candidats portaient en 2005, un non de gauche clair au projet de traité constitutionnel européen. Voter pour eux se situera donc dans le prolongement du "non" majoritaire des Français dont il n'a été tenu aucun compte. Ce sera le seul moyen de le faire respecter en modifiant le rapport des forces au sein du Parlement européen. Il permettra de dire clairement que l’on veut sortir de ces traités pour rompre avec les politiques ultralibérales et pour jeter les bases d’une Europe sociale et solidaire, d’une Europe démocratique et pacifique, d’une Europe fraternelle, antiraciste, d’une Europe féministe. Autant d'attentes que n'exprimeront ni l'abstention, ni le vote populiste d’extrême droite.
Une majorité de nos concitoyens en Europe a conscience que l’austérité mène dans le mur. Ainsi, dans une enquête réalisée dans les 28 pays de l’Union, il ne se trouve que 5% des Européens interrogés pour dire que « la politique d’austérité est efficace ». 51% répondent que c’est inefficace. Dans la même enquête, ils sont 60% à répondre qu’une autre politique est possible. C’est dire le désir de changement. 
C’est dire aussi à quel point nous avons la responsabilité de clarifier les enjeux et de ne pas laisser les droites de l’UMP, du Modem-UDI et le FN tenir le haut du pavé. 
Les droites européennes portent une lourde responsabilité dans la situation actuelle, dans les terribles souffrances qu’endurent les peuples européens. Elles sont malheureusement partagées avec l’ensemble des PS européens qui à la Commission comme au Parlement ont voté les textes de mise en œuvre de l’austérité, des libéralisation-privatisations et de la surveillance budgétaires des Etats.
Le Président Hollande applique ces textes, dont le fameux traité budgétaire négocié par M. Sarkozy et Mme Merkel avec zèle, au mépris de ses engagements et de la promesse, fin juin 2012, d’un pacte de croissance dont plus personne ne parle. De ces choix découlent les politiques d’aujourd’hui. 
Le vote pour les listes du Front de gauche sera donc un choix pour des politiques alternatives à l'austérité en France et en Europe. 
Le vote pour les listes Front de gauche, parce qu'il s’inscrit dans une campagne européenne en lien avec le Parti de la gauche européenne et son candidat, Alexis Tsipras, présent ce soir au meeting du Front de gauche à Saint-Denis, va permettre de renforcer le groupe de la Gauche Unitaire Européenne - Gauche Verte Nordique (GUE-NGL), au sein du Parlement européen. 
Notre groupe est appelé à jouer, dans la prochaine législature, un rôle plus important. Plusieurs enquêtes le donnent désormais comme le possible troisième ou quatrième groupe dans le prochain Parlement, donc avec la possibilité d'y devancer celui des extrêmes droites. Ceci constituerait un événement considérable avec une modification importante du rapport de force en faveur des députés européens qui constituent un groupe qui va compter, un groupe de députés de la gauche authentique et de l’écologie politique, qui, souvent seuls, ont voté non aux directives austéritaires, agi pour changer la directive « travailleurs détachés », fait adopter un rapport d’un des leurs, portugais, pour un revenu minimum européen. Ce groupe s'est illustré par ses combats pour porter le congé maternité à 20 semaines dans toute l’Europe, le respect du droit à l’avortement ou l’égalité homme-femme. Il a beaucoup contribué, avec notamment ses députés du Front de gauche, à sauver le système d’aide alimentaire aux plus démunis. Le groupe encore qui se bat sur tous les fronts des libertés et contre ce scandale de l’espionnage nord-américain. Ce groupe-là, il faut le renforcer en votant pour ses candidates et candidats, ceux du Front de gauche en France ! Il est porteur de propositions pour le changement de la BCE et la création d’un fonds pour le développement humain. Celles-ci ont un réel impact parmi les forces progressistes et syndicales européennes, comme le montre la proposition de la Confédération européenne des syndicats faite à l’occasion de la puissance manifestation de vendredi dernier à Bruxelles. 
Il s’agit là d’un enjeu décisif pour faire valoir des investissements sociaux et productifs innovateurs, s’inscrivant dans la transition écologique.
Deuxième axe, nous aurons à nous battre, après les élections européennes, contre un projet de nouveau traité européen visant à inscrire les missions de la troïka comme mode de gouvernance européenne.
Troisième axe, face à l’urgence sociale nous devons agir, faire des propositions, chercher des majorités contre la plaie du chômage, transformer le projet  dit de « garantie jeunesse » en une allocation d’autonomie pour chaque jeune, donnant accès à une formation et à un emploi pour tous les jeunes, une assurance minimale de chômage et faire de la sécurité de l’emploi un grand objectif, la mise en place de salaire minimum dans chaque pays, convergeant vers le haut, une clause de non régression sociale, des actions contre le dumping social et fiscal, contre les délocalisations, contre ce qu'on appelle le « quatrième paquet ferroviaire » qui est une menace grave pour la SNCF, pour le développement de nouveaux services publics, pour obtenir une taxation des transactions financières et la fin des paradis fiscaux, pour l’égalité homme-femme et notamment l’égalité salariale, mais aussi contre les violences faites aux femmes et agir pour que leur droit à disposer de leur corps soit respecté partout en Europe. Nous exprimons toute notre solidarité aux femmes espagnoles qui affrontent depuis plusieurs semaines les forces réactionnaires sur ce sujet. Nous devons également mener des luttes et agir pour que l’Europe de la libre circulation des capitaux devienne celle qui accueille avec dignité et humanité les immigrés fuyant la misère et l’extrême pauvreté, pour que l’Europe respecte enfin toutes les libertés individuelles et collectives et non pas seulement celle d’exploiter les travailleurs, que le référendum d’initiative populaire soit simplifié pour que nos concitoyens puissent agir et interpeller le Parlement européen sur leurs vie quotidienne,  pour le respect des libertés numériques et la neutralité du net, pour que la culture soit rendue accessible à toutes et tous et que le monde culturel et ses acteurs soient soutenus, et enfin pour changer la politique agricole commune et pour une nouvelle politique de la mer et des pêches maritimes.
Quatrième axe, des députés qui travailleront à mettre en échec le projet d’accord de marché unique transatlantique. Ce projet peut être battu, dès lors que le futur Parlement pourra y mettre son veto grâce à un nouveau rapport de forces.
Cinquième axe, un puissant groupe de la gauche unitaire européenne, c’est la garantie de disposer de députés portant la solidarité entre les peuples à l’intérieur et à l’extérieur de l’Europe, un groupe agissant pour une mondialisation de coopération et de paix.
 
Cher(e)s camarades, 
L’enjeu du scrutin européen du 25 mai est d’une extrême importance pour chacune et chacun, pour rompre avec l’Union européenne d'austérité, pour s’engager dans un nouveau processus pour refonder l’Europe, pour un nouveau projet, celui de l’élaboration d’une « Union des nations et des peuples libres, associés et souverains ».
Ne nous y trompons pas, le rejet de l'actuelle construction européenne, qui a beaucoup progressé depuis la dernière consultation, peut se perdre dans les sables de l'abstention et de l'extrémisme de droite. Il peut balayer toute idée de construction alternative progressiste. 
Il y a donc besoin d'une campagne militante, ouverte, unitaire qui, en permanence, fasse le lien entre la vie quotidienne de nos concitoyens et les enjeux du scrutin européen. Une campagne qui cherche à convaincre qu'il est possible de recréer de l'espoir là où aujourd'hui la fatalité accompagne beaucoup trop souvent le rejet, voire la colère.
 J'en viens à l'état des négociations au sein du Front de gauche et à l'accord soumis à notre échange.
Notre parti avait estimé indispensable la conclusion des listes du FG dès la fin 2013-début 2014. Le PG a argumenté des divergences stratégiques sur les municipales pour différer cette construction. Les échanges n'ont pu démarrer qu'à proximité du 1er tour des municipales. Notre objectif, celui du PCF pour le FG a toujours été de reconduire les 4 parlementaires européens sortants, de faire élire le maximum de députés nouveaux issus de diverses composantes du FG, de renforcer le groupe de la GUE-NGL.
La proposition issue de notre CN du 2 avril, validée par un vote, était la plus équilibrée et la plus respectueuse de l'esprit du FG, pour certains d'entre nous qualifiée de généreuse mais votée.
Un accord n'a pas pu aboutir sur ces bases .Nos partenaires le refusaient obstinément, mettant en danger la présence du FG dans ces élections, la réélection des sortants sur fond d'implosion du FG, avec l'établissement de listes différentes. Le responsable tout désigné – avec une complaisance des médias assurée - aurait été le PCF !
Nous avons apprécié la situation comme grave et très handicapante au regard de la nouvelle situation nationale, de l'état de la gauche, de la puissance de la droite et de l'extrême droite, des résultats des municipales, de la proximité du rendez-vous électoral du 25 mai. Cette évaluation a aussi considéré l'enjeu d'un possible bon résultat qui réveille l'espoir à gauche .
Ne se résignant pas à la politique du pire, la délégation de notre parti a réouvert la possibilité d'un accord .L'ouverture faite constitue, c'est indéniable, un recul pour le FG et le PCF .Il n'est donc pas le meilleur. Il découle de débats stratégiques aiguisés, de fond, avec notamment le PG sur la conception et l'orientation du FG, et  pas seulement sur les séquences électorales. 
Cet accord a deux justifications majeures : D'abord il permet la présence politique du FG aux européennes, et ensuite il ne compromet pas la réélection de nos camarades Jacky Hénin et Patrick Le Hyaric, de M.-C. Vergiat , députée Front de gauche de la circonscription sud-Est.
La consultation de lundi dernier, faite auprès de 72 secrétaires départementaux par conférence téléphonique, atteste d'un esprit de responsabilité et d'une disponibilité pour trouver une solution. Il en est ressorti plusieurs points : 
- De l'exaspération et des critiques sur l'état du Front de gauche amplifiées par le veto du PG dans les négociations centrées sur un rééquilibrage partisan contraire à l'ouverture et l'unité du FG.
- Une volonté commune pour que le Parti soit la force la plus respectueuse de l'esprit du Front de gauche, respectueuse de la candidature citoyenne de M.-C. Vergiat.
• L'exigence forte de repenser l'orientation du FG afin de majorer son utilité pour le rassemblement et pour toute la gauche.
• Une majorité s'est exprimée en faveur de l'aboutissement d'un accord.
La situation est sérieuse. Prenons les choses dans l'ordre : les élections et après le débat indispensable pour le FG. 
Dans la préparation de notre texte de congrès, une problématique alimentait nos échanges : L’avenir du Front de gauche en question, je cite : « Nous voulons renforcer le Front de gauche. Des débats le traversent sur sa façon de grandir. Nous n’avons pas toujours la même appréciation des résultats de la séquence électorale passée, de notre stratégie, de notre vie commune, des propositions à porter, des conditions de l’élargissement de cette dynamique. C’est naturel. C’est même une richesse pour donner de la force au mouvement. C’est pourquoi nous voulons engager un débat sans tabou, toutes et tous ensemble, sur l’ensemble des dimensions concernant l’avenir du Front de gauche. »
La réponse à ce défi crucial a toute son acuité au sortir de ces deux séquences électorales.  
La réunion de notre Conseil national en juin se doit de produire une réflexion stratégique face à l'ampleur de la crise du capitalisme, pour un nouvel élan du Front de gauche au service d'un grand mouvement populaire capable de bousculer le rapport de force, rassembler la gauche pour une alternative sociale et politique.
 
Merci pour votre attention.
 

 

Discussion à retrouver ici : http://www.pcf.fr/53659