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CN du 11 avril - Discussion

Laurence Cohen – Val-de-Marne
Concernant les municipales, des digues sont tombées. Le combat a été violent, face à une droite décomplexée. On a assisté à un recul idéologique, culturel sans précédent, une montée de l’individualisme au détriment du collectif. Nous devons réfléchir à notre lien aux populations. Nous sommes restés trop enfermés dans une logique de cartels, soit avec le PS (dans une union de la gauche totalement dépassée aujourd'hui) soit avec le PG.
Pour ouvrir l'espoir à gauche, pour construire une alternative de transformation, il faut rassembler les citoyennes et les citoyens très largement. Comment parvenir à un rassemblement populaire majoritaire pour gagner ? On a essayé sans succès (je pense aux collectifs anti - libéraux).
Je propose donc qu'on prenne le temps d’y travailler sous forme d'ateliers dans les sections, les fédérations puis au CN pour aboutir à une conférence nationale. Nous ne pouvons faire l’économie de cette réflexion collective commune.
Attention à la tentation du repli sur soi.

Paul Barbazange – Hérault
La pauvreté terrible a pesé partout, du nord au sud de la France. La stratégie « mitterrandienne » d’instrumentalisation du vote FN fait partie du passé. Toutes les digues sont tombées. PS et PG, chacun à sa façon, ont tenté d’effacer toute analyse, toute présence communiste. Le Front républicain voulu par le PS et l’UMP a été la dernière étape. Il y a un élu communiste à Béziers, point d’appui avec son parti pour combattre. La construction du PCF sera décisive. Dans l’Hérault, vote hors partis (Ménard, Saurel à Montpellier). Vote FN contre la gauche. Pour les européennes, rendons lisible notre apport spécifique communiste contre l’Europe capitaliste. Notre section mènera campagne sur le mot d’ordre « faire péter l’Europe capitaliste ».

Françoise Fiter – Pyrénées-Orientales
A Perpignan, retirer la liste de gauche pour empêcher l'élection du FN s'est fondée sur le refus de banaliser le FN en l'assimilant à l'UMP, même s'il y a porosité entre eux. L'électorat de gauche, qui n'a pas entendu l'appel au rassemblement au 1er tour, s'est mobilisé au second avec d'autres contre le FN. Il faut analyser encore ces résultats, mais il existe un réel espace pour redonner de l'espoir aux habitants qui sont très en souffrance. La lutte contre le FN implique d'occuper cet espace et de beaucoup travailler sur le terrain.

Xavier Compain – Côtes-d'Armor
Recréer de l'espoir nous incombe. Puisse cette campagne européenne afficher nos ambitions, comme notre détermination à mener bataille dans la durée. Ainsi, tout en fixant à la Conférence Paris climat 2015 un rendez-vous des peuples, portons dès maintenant le fer sur tout ce qui vise à bien nourrir la planète dans un monde qui se réchauffe. Suscitons confrontation et co-élaboration des idées à gauche, Front de gauche, avec les écologistes, les progressistes... C'est dans cette démarche de rassemblement d'alternative sociale, économique, écologique au diktat des marchés que nous ouvrirons espoir aux générations futures.

Denis Durand – Paris
Je souhaite que le Conseil national se prononce contre la répartition des têtes de listes européennes. Ce serait ouvrir une crise du Front de gauche ? mais la crise est déjà là. Il faut un changement de stratégie pour rendre possible la poursuite du FG. Les discours gauchistes tenus depuis deux ans contribuent à le rendre incapable de se faire entendre des classes populaires qui s’abstiennent massivement alors qu’elles devraient être le cœur de son électorat. J.-L. Mélenchon y fait aujourd’hui figure de repoussoir. Il n’a pas les moyens de faire exploser le Front de gauche si nous menons, de notre côté, la bataille. Là où nous nous battons sur nos idées, nous gagnons, comme le montrent certaines prises de position importantes du texte électoral du FG pour les élections européennes, en ce qui concerne l’euro ou notre proposition d’un Fonds de développement social financé par la BCE. Ne nous dérobons pas à notre responsabilité envers le Front de gauche et envers les millions de travailleurs et de citoyens aujourd’hui dans le désarroi.

Martine Gayraud – Gard
Dans le Gard nous avons mieux résisté grâce à l'ancrage local de nos élus qui a pesé positivement. Nous avons subi la vague bleue comme ailleurs, le rejet de la politique menée par le gouvernement, l'offensive forte de l'UMP qui a pu fédérer le mécontentement, le désarroi de l'électorat de gauche. Constats : il a été difficile de fidéliser notre électorat, la question des quartiers populaires est posée au regard de nos résultats dans ces secteurs de nos villes. Pour recréer de la dynamique nous avons besoin de sortir du rapport de force dans le Front de gauche, besoin d'un débat approfondi pas seulement dans notre parti sur notre stratégie, ses rapports internes, car cette situation ne nous permet pas d'aborder la campagne des européennes dans les meilleures conditions.

Mehdi Mokrani – Val-de-Marne
Nous devons prendre la mesure de la situation politique. Ces municipales ont révélé (abstention, vote F.Haine, progression de la droite, faiblesse de la gauche), la rupture du sentiment d'appartenance à la République et à la Nation. Nous partons de loin, notamment sur les contenus, et il ne suffira pas de parler de la BCE dans les quartiers populaires pour transformer cette société. A propos de l'accord, qu'il soit bon ou mauvais, nous avons la responsabilité d'être enfin une véritable force motrice pour le Front de gauche. Cette campagne des européennes doit être l'occasion de le faire grandir et progresser pour s'émanciper des querelles de directions nationales.

Marine Roussillon – Paris
Accepter l’accord qu’on nous propose sur les européennes me paraît irresponsable.
Notre responsabilité, c'est d'abord de rassembler le PCF, à la veille d'une campagne électorale qui sera très courte. La proposition qui nous est faite ne le permet pas.
Notre responsabilité, c'est d'avancer dans la construction du rassemblement contre l'austérité dont nous avons besoin, en France et en Europe. La proposition ne le permet pas : elle donne à la stratégie de clivage portée par le PG un poids démesuré au regard des résultats des municipales. Elle ne laisse aucune place à l'élargissement du rassemblement. Elle ne permet pas non plus d'assurer l'avenir du Front de gauche. Elle ne règle aucun débat, ne permet pas la sortie de crise et affaiblit notre position. Après les européennes, il y aura les régionales, les présidentielles. Nous ne pouvons pas reporter indéfiniment les débats.
Notre responsabilité, c'est de renforcer notre groupe au Parlement européen. Une délégation française aussi déséquilibrée en faveur du PG met en danger le groupe GUE.

Francis Parny – Val-d'Oise
Le vote aux municipales sanctionne certes le gouvernement mais reflète aussi la crise politique, économique, sociale et culturelle de notre société. Le reflux du PS nous touche aussi car nous n'apparaissons pas distincts de lui. Notre autonomie n'est pas lisible. Il est temps de relancer le Front de gauche en réaffirmant qu'il est à la fois résistance et le lieu d'une construction majoritaire alternative à gauche. Il faut l'ouvrir largement à la société civile en n'ayant pas peur de partager les décisions avec elle.

Dominique Satge – Haute-Garonne
Municipales Toulouse, quelques éléments de réflexion sur la défaite : droite extrêmement mobilisée depuis la campagne contre le mariage pour tous face à un électorat de gauche démobilisé par la politique gouvernementale. Mais aussi et surtout: un vrai recul idéologique sur les solutions collectives aux questions sociales, notamment en termes de densification urbaine, de mixité sociale, de transports en commun. De plus, dans les quartiers populaires, rôle du clientélisme et du fait religieux. Européenne s: l'accord du FG est en profonde contradiction avec notre stratégie, notre conception d'un rassemblement large, il hypothèque gravement la mobilisation des communistes et l'audience du FG pendant la campagne.

Jean-François Téaldi – Alpes-Maritimes
Nous fixions des reconquêtes de villes, d'élus ! Le CN s'est trompé ; cela nous pose un problème politique, il faut en débattre. Echec immédiat mais seuls nos candidats ont porté les idées de transports gratuits, de régies de l'eau, de démocratie participative. Malgré nos partenaires, il faut continuer le FG pour les militants non encartés et les électeurs de l'alternative ; nombre d’entre eux veulent rejoindre le Parti. Le combat contre le FN doit devenir un axe prioritaire de notre combat, car ce vote est devenu un vote d'adhésion aux idées de haine, d'exclusion, de repli individualiste. Militants, élus, dans les mois qui viennent, doivent dénoncer leurs votes, décrypter leur programme sur les questions économiques et sociales, car parler de son passé n'intéresse plus personne.

Laurence Zaderatzky – Pas de Calais
Désarroi aussi pour les communistes, nous pourrions être protégés par le local comme un bouclier électoral ; ça n'a pas été le cas. Nous ne mesurons pas suffisamment les dégâts dans les têtes faits par 40 ans de politique d'austérité capitaliste. La révolution numérique est aussi utilisée pour isoler les citoyens : « le temps de cerveau disponible » s'est encore amenuisé. Sentiment d'abandon pour les populations, pas seulement sentiment mais réalité et vécu quotidien : 60% des familles expulsées dans le Nord/Pas-de-Calais n'ont eu aucun accompagnement social. Cette violence quotidienne n'a pas trouvé de réponses dans nos candidatures. Nous avons besoin de plus d'outils de formation, de culture pour redonner du sens à nos actions et plus de lisibilité. Nous avons la responsabilité de porter et co-élaborer, avec les citoyens, un projet de transformation sociale « l'humain d'abord ».

Cédric Lattuada – Marne
Dans la Marne, la gauche comme partout a subi des revers. Mais notre parti a des élus dans plus de communes qu’en 2008. Nous avons gagné en crédibilité dans cette campagne, car nous étions porteurs d’une démarche de rassemblement, quels que soient les contours des alliances. De grandes difficultés avec le PG, qui met en danger une possible dynamique de rassemblement pour l’élection européenne. L’heure n’est pas au repli. Le Front de gauche ne doit plus être un cartel de partis, il ne doit pas s’enfermer dans une logique d’opposition stérile.

Mylène Vesentini – Aude
Dans l'Aude, hégémonie du PS, région, département, communes, députation. Il n'a pas entendu ni la colère justifiée des citoyens, ni le message droite, gauche c'est pareil, tant au niveau national que local. Les principales villes, Narbonne, Carcassonne, reviennent à droite. Notre stratégie de choix de liste, même dans le respect de nos statuts, n'a pas pleinement satisfait ni nos adhérents ni nos partenaires, ni suffisamment convaincu les électeurs. La crise de la politique est là malgré nos projets sur l'eau, les transports, la démocratie que nous allons continuer à porter ensemble à la population. Nous devons donc débattre dans le Parti et avec le Front de gauche : quelle démocratie ? la place de chacun, les projets.

Caroline Pottier – Vendée
La défaite de la gauche aux municipales peut s’expliquer par des pratiques qui éloignent de plus en plus la population de la politique : les modes de fonctionnement des partis, les arrangements d’appareils, les méthodes de gouvernance, les rapports entre « décideurs » et « usagers ».
Il y a tout un travail de reconstruction d’espoir à porter en remettant au cœur de nos pratiques de l’humanisme, de la chaleur.
En Vendée, tous les maires FdG sortants, ont été réélus. Sur les 5 communes de plus de 10 000 habitants, toutes conduites par un(e) communiste désigné(e)s démocratiquement par les colistiers, la moyenne du FdG approche les 9%.
Pour renforcer le FdG (et le PCF), nous devons revenir à son programme initial, non pas une machine électorale que certains instrumentalisent, mais un espace de recherche, de construction citoyenne, de mise en relation de la diversité de la gauche en misant sur le triptyque :
- résistance à la politique d’austérité du gouvernement ;
- bataille sans concessions contre la droite et le patronat ;
- construction de rassemblements sur la base de propositions précises.
Tout ceci en maniant sans doute plus et mieux, batailles politiques et idéologiques. Le PS assume sa rupture avec l’objectif de changer de société. Le moment est venu de l’expliquer clairement et d’opposer une perspective de reconstruction de la gauche sur les bases d’un projet de transformation sociale.

Nicolas Marchand – Val-de-Marne
Aux municipales, grave échec de la gauche, dans lequel nous sommes entraînés (mais aussi analyser nos fragilités) et réelle résistance du PCFliée à nos forces militantes, aux choix de rassemblement à l'opposé de la ligne d'isolement de Mélenchon. (Bérezina ? Pour le PG qui a perdu ses 2 mairies en Ile-de-France comme il a perdu à Paris).
Situation très grave ; le Front de gauche apparaît plus comme une extrême-gauche que comme porteur d'une alternative. Pour un rassemblement à la hauteur des transformations nécessaires, il faut une intervention politique solide avec les idées du PCF, notamment sur les moyens de financer les objectifs sociaux, face au défi du pacte de responsabilité sur le mode de production des richesses (et pas seulement leur répartition).
Notre place aux européennes n'est pas une question de boutique mais de contenu.
L'accord sur les candidatures est mauvais. Il donne au PG les moyens d'un leadership sur le contenu de la campagne, et les meilleures voire les seules possibilités de gagner des élus. Mais il va affaiblir la mobilisation militante indispensable à un bon résultat. Il ne faut pas céder au bluff de Mélenchon.
L'intérêt du Front de gauche justifie une renégociation.

Danielle Trannoy – Gironde
Avoir une analyse de l’abstention qui atteint des taux importants dans les quartiers populaires et le monde du travail. Notre ligne politique permettait-elle de faire le lien entre réalisations municipales et un projet global d’émancipation. Abandon du monde salarial, du travail, face aux casses de l’emploi. Plusieurs points sont hors contexte d’un débat sur l’UE, l’euro, l’austérité. Analyser les sursauts communistes à lier aux forces organisées. Le Parti communiste français, affaibli, est toujours un obstacle au remodelage de la France selon le Medef. L’avenir est lié à la lutte des communistes contre le capitalisme en reconstruisant l’outil communiste. C’est de notre responsabilité.

Jean-Marc Durand – Drôme
Sur municipales, notre démarche de large rassemblement à gauche était la bonne mais elle est loin d'être toujours allée de soi. En cause, la pression du PG, la peur de casser le Front de gauche, la simplification de la construction du rapport de force à gauche.
Les résultats font apparaître un recul de la gauche dans les quartiers composés de couches salariées moyennes, voire modestes. Cela pointe pour la gauche et surtout notre parti, le besoin d'être attentif au message politique que nous portons auprès de ces populations et de nous recentrer sur les questions sociales et économiques au sens ou celles-ci sont indissociablement politiques car seules porteuses de réponses à leurs questionnement et à la dégradation de leurs conditions de vie.
Sur européennes, l’accord 3PG, 2 PCF n’est pas bon. Le contenu politique de l’accord fait par trop ressortir une logique de contre ramenant à sortie de l’euro alors qu’il faut une autre Europe, un autre euro face aux exigences sociales et au besoin d’expansion des services publics.

Gisèle Malaval – Aube
Notre discours politique doit être désormais clairement identifiable (le thème de la solidarité est seulement perçu comme moral) : le thème de la lutte des classes est plus que jamais d’actualité. Un travail d’information et de formation est nécessaire si l’on espère réveiller une conscience politique chez nos concitoyens dépolitisés ou apolitisés. Par ailleurs, nous demandons à Pierre Laurent d’exiger publiquement le respect du droit du citoyen à la pluralité de l’information : en dehors de l’Humanité et de France Culture, le Front de gauche et notamment le PCF ont été victimes d’une censure politique médiatique. Quant à la liste des européennes, nous n’acceptons pas le diktat du Parti de gauche.

Martine Perez – Aveyron
Sous-estimation du mécontentement, de sa traduction politique. Les citoyens répondent avant tout aux déceptions, aux souffrances. Divorce avec certaines pratiques très largement rejetées. Arrêt voire recul d'une dynamique autour du Front de gauche. Dictature médiatique. Attitude politicienne du PG. Nos propres responsabilités car ces municipales sont aussi pour nous un échec. Le contenu est souvent passé après les ambitions électorales. Les alliances à géométrie variable nous ont discrédités. Le Front de gauche avait redonné de l'espoir, aujourd'hui c'est la déception, de l'inquiétude. Urgence à entrer en campagne pour les européennes. Faire la démonstration d'un parti responsable, loin de calculs politiciens et comptables.

Pascal Girard – Drôme
Plusieurs raisons de l'abstention populaire et jeune émergent : une des salariés par le refus de cautionner des listes de gauche, une autre par les jeunes issus de famillee de l'immigration en restant insensibles à la nécessité de voter, ils ne possèdent pas la culture de ce droit pour s'exprimer, et une dernière avec le droit du vote des étrangers vivant sur le sol français. Un travail s'effectuera entre PCF, syndicats et ateliers de quartiers pour débattre de la bataille des idées et des orientations politiques, ainsi que des ateliers de quartiers populaires pour développer ce droit citoyen auprès des jeunes et leur donner une culture politique.

Valérie Goncalves – Val-d'Oise
Attention à ce que nos propositions structurées et crédibles du PCF en matière de politique énergétique ne disparaissent pas dans la campagne des européennes au profit de l'idéologie radicale de liquidation du nucléaire du PG de Mélenchon à travers son éco-socialisme. Ce serait se couper des salariés, ingénieurs, chercheurs et industriels. La France possède des atouts industriels indéniables dans la filière nucléaire. Troisième rang dans l'industrie derrière l'automobile et l'aéronautique. L'Humanité doit dénoncer le monopoly financier de ce secteur tout en donnant la possibilité au Parti de pouvoir s'exprimer.

Alain Hayot – Bouches-du-Rhône
Trois tendances marquent les municipales : 1) L'ampleur de l'abstention est un rejet de l'ensemble du champ politique et touche plus la gauche que la droite. Notre combat pour refonder la République par la révolution citoyenne devient central ainsi que la reconquête d'une hégémonie culturelle sur d'autres valeurs que l'air du temps. 2) La porosité galopante entre les électorats UMP et FN sur la base d'une vision ultra conservatrice de la société a permis à la vague bleue et bleu marine de conquérir ensemble des positions fortes. Là aussi la contre-offensive est impérative. 3) La force de la sanction à l'égard du PS ne nous épargne pas. Le FG n'est pas apparu comme une alternative au social-libéralisme. Le FG dans sa forme actuelle (cartel d'organisation), dans son image (force d'opposition et non de propositions) ne rassemble pas. Il faut l'ouvrir à la société, au mouvement social et culturel qu'il nous faut associer à un immense processus de politisation indispensable à toute reconquête.

Alain Janvier – Seine-et-Marne
Au travers des élections municipales, il y avait 3 enjeux : 1) Pour le citoyen lambda, trouver des réponses aux besoins individuels et sociaux - résultat contrasté. 2) Faire bouger le rapport de force vers plus de gauche - résultat échec. 3) Modifier le rapport de force au sein de la gauche vers le PCF. Résultat intéressant. Avons-nous, quelle que soit l'option retenue au 1er tour, clairement affirmé partout, avant le second tour, que notre objectif reste le rassemblement de toute la gauche sur une politique de gauche, y compris pour le second tour? Non. C'est une erreur. Ces élections pointent deux points forts : 1) Le combat politique dans les entreprises : il faut relever son niveau d'importance et prendre des décisions par son déploiement. 2) Le combat contre le FN : L'immigration joue le rôle d'exutoire. Mais, sur le plan social et institutionnel, il y a large similitude avec le PS et la droite. Il faut dénoncer la duplicité du FN et son programme antisocial.

Céline Brulin – Seine-Maritime
D'accord avec l'objectif de « reconstruire la gauche » en construisant des propositions rassembleuses, atteignables, en prenant des initiatives. Mais nous sommes en difficulté pour l'atteindre. Nous ne voulons pas être des briseurs de rassemblement (FG), mais l'orientation et la conception du rassemblement portée au sein du FG sont des obstacles. Entre autre choses, les municipales ont montré que les kyrielles de logos, les unions visiblement factices, les fusions de dernière minute ne permettent pas le rassemblement. Les électeurs ne veulent plus des accords de sommet mais c'est ainsi que nous procédons pour les européennes en reportant le débat à plus tard. Il est urgent d'impulser une nouvelle conception du Front de gauche qui permette un véritable rassemblement citoyen.

Marie-Christine Baudouin – Cher
La politique gouvernementale a conduit, lors des élections municipales, à l’abstention massive et au vote FN.
Face la politique nationale les communistes ont choisi leur stratégie en fonction de leur histoire sur leur territoire.
A Bourges, nous avons décidé de construire une liste de large rassemblement sans le parti socialiste alors qu’à Vierzon, nous étions avec le PS et les autres forces de gauche. La campagne de proximité nous a permis de conserver toutes nos mairies, de gagner des élus, et d’avoir des têtes de liste « jeunes » qui ont fait de bons résultats.
Pour les élections européennes, il faut donner un message clair à la population et continuer à dire « Stop à l’austérité et au pouvoir de la finance ». Cette élection est peu mobilisatrice et ceux qui vont se déplacer risquent de transformer ce vote par un vote pour ou contre l’Europe et l’Euro, et nous connaissons le vote que cela va entraîner.
Laisser au Parti de gauche la tête de liste de la circonscription Grand Centre est en contradiction avec nos rapports de force, mais nous ne pouvons, à 6 semaines du scrutin prendre le risque d’une rupture avec nos partenaires. Par contre, après les élections européennes il faudra travailler à refonder le FdG, son contenu et son mode de fonctionnement.

Jean-Jacques Karman – Seine-Saint-Denis
Après le vote de 2008 pour le PS, nous avons pendant six ans dénoncé le PS et la droite. Nous avons cassé l’image du maire et créé les conditions du rassemblement en plaçant la contradiction principale sur la ville entre nous et le PS. Les électeurs ne parlaient pas du vote Front de gauche, mais de vote communiste. Une affiche du PS titrait « Non au retour des communistes ». La droite a été marginalisée à 15 % au 2e tour. C’est avec près de 900 voix d’avance que nous avons remis une majorité communiste absolue au conseil municipal. Le groupe communiste a permis aussi de garder l’intercommunalité Plaine communes (300 000 habitants). En 1994, le communiste Charles Tillon reprend Aubervilliers à Laval. Je ne dirais pas qu’aujourd’hui est comparable à 1944, mais quand même ça fait du bien ! Pour les européennes : NON à la refondation, OUI à la rupture.

Marie-Hélène Pouget-Chauvat – Creuse
1) Comment se fait-il que les positions du Parti de gauche aient trouvé une résonnance importante au sein du FG et sur certains de nos adhérents entraînant leur radicalisation ? 2) Avec les situations municipales très compliquées, les communistes sont désemparés « et ne comprennent pas » les stratégies employées. Que leur dire ? 3) La consultation devrait être les 17 et 18 avril, mais la liste centre n’est même pas faite. C’est mission impossible. Repousser la date ? 4) On consulte les communistes alors que le jeu des têtes de liste est faite, est-ce bien respectueux ?

Gilles Garnier – Seine-Saint-Denis
Aux municipales nous avons assisté à une explosion des méthodes clientélistes voire mafieuses. Il nous faut comme en Italie créer un réseau d’élu-e-s contre ces dérives liées à la paupérisation des populations sensibles aux solutions individuelles et pas aux solutions collectives. Concernant les européennes, nous avons mis un long temps avant de nous mettre d’accord et sur la plate-forme et sur les candidatures. Certains camarades du Front de gauche ont tout fait pour retarder l’accord. Il n’est pas idéal soit, mais nous ne pouvons laisser le peuple de gauche sans espoir. Il nous faudra pourtant débattre publiquement sur l’avenir du Front de gauche.

Marie-Jeanne Gobert – Calvados
La droite sort renforcée de ce scrutin. C'est un immense gâchis pour les projets qui étaient menés par les villes de gauche au service des territoires et des populations. Trams, logements sociaux, services publics, actions en faveur de la solidarité ont été balayés. Pour autant, à Caen, la droite a été élue alors que 66% des inscrits n'ont pas voté pour elle. Un espace à gauche existe pour le PCF à la condition de sortir d'un tête à tête avec les composantes du Front de gauche, d'évaluer notre stratégie de rassemblement et de s'attacher prioritairement à moderniser le Parti communiste français. Il faut sortir d’un sommet, élargir le rassemblement et s'inscrire dans une démarche de rencontre avec les citoyens pour faire de la politique, donner à connaître nos analyses, nos propositions.

Yannick Monnet – Allier
Dans l'Allier, l'accord ne semble pas diviser les communistes, au contraire, ils ont tendance à se rassembler contre. C'est le manque de débat sur cet accord qui risque de diviser surtout après une campagne menée par Parti de gauche comme « réglons nos comptes » ça démobilisera. Pour le vote sur cet accord, rien ne peut prédire l'impact qu'il aura sur l'élection européenne. Le vote du CN sur cet accord, c'est aller au moins pire avec une élection dans six semaines. Est-ce que cet accord validé et un parti qui risque de se diviser aidera nos sortants ? Surtout dans une campagne où il reste peu de temps et que ce sont les slogans diviseurs de Mélenchon qui s'entendront. A un an des régionales et des cantonales importantes pour mon département, l'Allier, je ne peux pas l'accepter. En accord avec ma direction départementale, je voterai contre cet accord et nous assumerons le clash s'il est rejeté.

Dominique Négri – Isère

1- La ceinture rouge de Grenoble a tenu malgré les attaques sournoises du PS, l’anticommunisme. A Saint-Martin-d’Hères, la section du PCF, avec la JC, a su rassembler sur une ligne de classe. David Queiros est élu 5ème maire communiste. Dans le pays, ne minimisons pas la perte en influence et élus. L’effacement dans le FdG et la gauche fait son œuvre.

2- Rien sur les luttes à ce CN ? Quelle stratégie pour gagner le retrait du pacte de responsabilité, aggravé par Valls, de la réforme ferroviaire? Là est la perspective de rupture politique ! Pour la manif du 12/04, une affiche anonyme, sans sigle PCF : incroyable. Démasquons ce rôle du FN: détourner des luttes, la colère et le rejet de l’UE.

3- Il y a besoin d’une ligne de rejet claire du des métropoles, des grandes régions voulues par l’UE. Attention aux SPL, sociétés « publiques » locales, qui cassent les statuts. 

4- Accord FdG/européennes : NON! 3PG/2PCF : c’est le choix de la disparition du point de vue communiste ! Pas de raison de laisser la place éligible du Sud-Est à Mme Vergiat, de sensibilité socialiste, ex-secrétaire du groupe PS (91-97) à l’Assemblée.

Daniel Cirera – Seine-Saint-Denis
Engager dès à présent la réflexion sur les leçons des élections. Résultat des municipales, tensions et contradictions sur les listes et sur "l'accord" - pas satisfaisant - pour les européennes touchent - au-delà des problèmes de comportement - à la conception du rassemblement  et des conditions du changement. (Enfermement dans la gauche de la gauche sur une stratégie de division, ou dynamique de rassemblement à gauche). L'objectif du FdG était de passer devant le PS et de faire reculer le FN. Ni le FdG, ni le PCF ne bénéficient de la débâcle du PS. Il y a un problème d'offre politique. Le choix n'est pas FdG ou Union de la gauche (à l'ancienne). La question est  celle de l'autonomisation du PCF dans sa volonté et sa capacité d'initiatives capables de rassembler et d'entraîner toutes les forces à gauche, au plus près des réalités et des attentes populaires, pour des changements de politiques en France et en Europe.

Olivier Dartigolles – Pyrénées-Atlantiques
Concernant les élections européennes, les autres listes entrent, les unes après les autres, en campagne. Avec un taux d'abstention à la hausse, il y aura le 25 mai une prime à ceux qui mobiliseront leur électorat. Attention à ne pas sous-estimer la nouvelle situation politique, très évolutive, avec les annonces de Valls qui peuvent avoir un effet sur de l'opinion (équipe plus "professionnelle", écran de fumée avec la baisse des cotisations sociales),  la décision d'EELV de quitter le gouvernement, et une droite menaçante, une extrême-droite dont l'objectif est de basculer en tête.  
L'accord n'est pas satisfaisant mais il permet d'engager la campagne, d'aller chercher la réélection de nos députés sortants, de défendre une conception ouverte du Front de gauche avec la candidature de Marie-Christine Vergiat, de gagner l'élection d'une dirigeante du Parti, en seconde position dans la grande circonscription du Sud-Ouest.
N'attendons pas les lendemains de l'élection européenne pour tendre la main à toutes celles et  ceux qui, à gauche, veulent des discussions, des rencontres, du travail pour des convergences pour prendre une autre direction. L'alternative à l'austérité et à la trajectoire présentée par M. Valls dans son discours de politique générale est une urgence. Il nous faut aussi poser publiquement une question qui ne peut rester un débat interne au sein du Front de gauche. Le Front de gauche a su représenter un espoir. Comment, dans les conditions politiques actuelles, retrouver du souffle ? "Il faut passer à autre chose". Oui, la situation à gauche, les événements auquel nous sommes confrontés, nous demandent, tant pour le Parti communiste que pour le Front de gauche,  de la réactivité, des initiatives politiques, du travail de décryptage, d'élaboration en terme de projet et de conception de rassemblement.

Michel Ceruti – Lot-et-Garonne
Les communistes lot-et-garonnais félicitent Patrice Bessac, originaire du Lot-et-Garonne, nouveau maire de Montreuil. Sur les européennes, la réflexion en cours met en lumière la question du Front de gauche, les conceptions stratégiques opposées en son sein, la question de son dépassement pour intégrer l'ensemble des gens de gauche, socialistes, Verts, syndicalistes... au-delà de sa forme actuelle. L'appel des secrétaires départementaux est un appel à mettre à plat cette situation. Un appel, un message national du PCF à l'adresse du monde du travail. Je prends acte de l'engagement pris par le CN allant dans ce sens. Les communistes lot-et-garonnais félicitent également leurs homologues parisiens pour leur démarche qui a beaucoup aidé.

Fabien Guillaud-Bataille – Val-de-Marne
Attention, majorité de villes gérées par la droite en 94 et 93. Villejuif, poisson pilote de l'UMP et de l'idéologie libérale ? Abstention : fait majeur et travailler dessus est la solution. Les communistes sont marqués, blessés par le cycle ouvert depuis 2008. Il nous faut le prendre en compte dans le débat. Nous ne pouvons pas prendre la responsabilité de briser le FG aujourd'hui. Lançons vite des assises larges pour définir quel Front de gauche, mais surtout quelle gauche ?