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Alstom : l'indépendance industrielle plutôt que le choix entre la peste et le choléra

Face au projet de démembrement d'Alstom au profit de l'américain Général Electric, le gouvernement tente une opération avec l'allemand Siemens. Cet emballement ne doit pas se conclure par un choix entre la peste et le choléra. Pour l'intérêt de la France et des salariés du groupe, il faut refuser de laisser partir un fleuron industriel stratégique hors du territoire national.

Le gouvernement français n'a pas à accepter que l'issue des enjeux industriels et stratégiques autour d'Alstom se résument à arbitrer entre deux OPA. L'Airbus industriel énergétique européen évoqué ces dernières heures pour contrer Général Electric, aura comme conclusion un Siemens de l'énergie, déconnecté de la branche transport qui n'y résistera pas. Il s'agit donc d'un marché de dupes.

Il existe une alternative : la constitution d’un grand pôle public de l’énergie et des transports, seule garantie de l'indépendance industrielle de la France. La question de la nationalisation d'Alstom est posée. Elle est possible : de grands clients du groupe comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA, pourraient souscrire au capital d’Alstom dans le cadre de nouvelles conventions de coopérations stratégiques, industrielles et financières favorables à l’emploi et à l’efficacité sociale.

Il y a actuellement 3 réactions

  • Nationalisation d'Alstom ?

    Oui mais... la référence à Airbus est déjà caduque, Airbus n'existe plus en tant qu'entreprise européenne, c'est une entreprise désormais privée à actionnariat international. EDF est privatisée, la SNCF aussi avec le 4eme paquet ferroviaire. Tel est l'état des lieux. Il ne faut pas oublier que General Electric est l'outil privilégié de l'impérialisme US (hors armée) pour s'emparer de la technologie française ou autre dès lors qu'elle est de bon niveau et susceptible de concurrencer l'hégémonie US. Rappelez vous BULL que le très libéral VGE avait vendu à GE précisément.

    Si on nationalise Alstom, ça ne peut pas être provisoire comme le fit Sarkozy, ça doit s'inscrire dans une politique industrielle de reconquête nationale, y compris avec des coopérations internationales bien sûr. Il y faut une cohérence industrielle, et revenir sur le "paquet ferroviaire", sur la directive "électricité", etc... Je suis pour bien sûr, mais il nous faut mesurer ce que ça signifie comme bataille, le yfoyaka est insuffisant là.

    Par Ivan, le 03 May 2014 à 20:20.

  • Faire basculer la campagne des Européennes.

    Oui l'indépendance de la France par la nationalisation d'Alstom est possible. L'apport financier de ses grands clients comme EDF, la SNCF, la RATP, AREVA pourraient consolider l'indépendance industrielle et financière de la France. Face aux prédateurs et aux capitaux planétaires volatiles et incontrôlables, il est de notre responsabilité de faire monter dans tous le pays cette exigence-là et dans cette campagne-là. Il ne s'agit pas seulement de mettre en avant cette Nationalisation mais surtout comment elle peut se construire. La priorité ce n'est ni la peste ni le choléra mais de maître l'accent, le phare sur la maîtrise de l'industrie française et de sa finance.

    En effet rien ne changera en Europe, si en France le peuple ne réagit pas en exigeant cette nationalisation-là, dans ces conditions-là et en utilisant cette élection-là justement pour consolider et l'Europe et la France. C'est une occasion inespérée de faire basculer cette morne campagne électorale en une campagne d'espérance par une montée populaire en puissance et grandissante avec l'objectif immédiat de la défense des intérêts industriels et financiers de la France. En effet en France plus forte sera la mobilisation sur ce sujet-là et plus fort cela redonnera aux peuples des prolétaires/citoyens Européens un espoir grandissant. La pierre d'achoppement de cette montée en puissance d'un mouvement populaire grandissant pourrait se situer au moment justement du vote des européennes.

    Nous le savons les élections quelles qu'elles soient ne donnent que des indications partielles de ce que veut réellement le peuple puisque qu'elles sont toujours globalisantes. Mais au travers de la réalité d'un sujet particulier tous les ingrédients sont là pour tout faire basculer. C'est plus lisible parce que nous sommes dans le concret. Si l'abstention semble être dans les têtes aujourd'hui, elle pourrait voler en éclat si nous osons mettre en perspective ces conditions-là avec cette nationalisation-là. Nous pourrions alors en voir une ébauche d'un résultat positif dans les urnes. Notre objectif n'est pas de sortir de l'Europe mais de la renforcer par la prise de conscience d'un fort mouvement populaire qui peut s'engranger aujourd'hui dans tout le pays, mais aussi dans toute l'Europe. Ici avec cette décision du peuple français à vouloir non pas conserver jalousement leur acquis et se replier sur lui-même mais avoir l'objectif de rendre utile les capitaux français pour la bonne marche de l'industrie française servirait d'exemple. Alors oui les autres peuples Européens pourraient eux aussi être tenté d'en faire autant. Ainsi le libéralisme et le social-libéralisme seraient obligés de revoir leur copie. Il nous faut j'en suis convaincue faire basculer cette campagne électorale en faveur non seulement de la défense du secteur industriel en Nationalisant Alstom, mais enfin dire comment prendre à bras le corps avec un fort mouvement populaire la maîtrise de la finance pour la rendre utile au peuple des prolétaires/citoyens qu'ils soient français ou européens.

    Fraternellement à toutes et à tous

    Aline Béziat Rochefort le 1er mai 2014

    Par Béziat Aline, le 01 May 2014 à 10:48.

  • Alstom

    Oui, entièrement d'accord: il faut nationaliser !!

    Par Jean Louis Langon, le 28 April 2014 à 16:36.