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Le Front de gauche

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« Ce que Marine Le pen peut redouter le plus, c'est que notre pays retrouve une espérance collective » (Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF)

Avec l'affaire Bygmalion et ses prolongements d'une part et, de l'autre, les interventions de François Hollande et Manuel Valls annonçant crânement la poursuite d'une orientation politique pourtant sanctionnée aux élections municipales et européennes, Marine le Pen peut boire du petit lait, ils lui servent à la louche.

Une question est aujourd'hui posée. Comment peut-on imaginer que la crise de régime puisse s'installer et se développer jusqu'en 2017 sans que rien ne puisse faire dévier cette funeste trajectoire ? Le noyau dirigeant du PS a-t-il fait le choix, comme peuvent le laisser entendre les déclarations ce matin du président de l'Assemblée nationale, d'une seule et unique option : face au FN et à l'UMP, arracher la qualification de son candidat pour le second tour de la prochaine présidentielle avec un appel « à l'unité » après avoir laminé le pays et la gauche avec cinq années de renoncements et de promesses trahies ?

Il y urgence à agir, à ce que des forces politiques, syndicales, associatives et citoyennes s'accordent sur l'essentiel. Qu'elles décident ensemble des grandes questions économiques, sociales et démocratiques à discuter. Qu'elles engagent le plus rapidement la riposte en refusant la banalisation du FN qui peut aujourd'hui être distillée par une certaine forme de relativisation de son score dimanche soir. Que ces forces convergent dans un processus permanent pour un projet progressiste d'avenir, un projet politique pour la France. Forum, états généraux, assises... Qu'importe. Il faut identifier les enjeux, les travailler avec une démarche de très grande ouverture et faire preuve d'innovation, de créativité pour intéresser le plus grand nombre, en faire un processus citoyen et populaire qui irrigue le pays en profondeur. En réponse à la défiance, aux peurs qui rongent notre pacte républicain, ça urge vraiment.

Ce que Marine le Pen peut le plus redouter, c'est que notre pays retrouve une espérance collective, qu'un horizon puisse se dégager le plus rapidement possible.

C'est une course contre la montre qui est lancée.

Il y a actuellement 4 réactions

  • Danger du FN

    "Le noyau dirigeant du PS a-t-il fait le choix, comme peuvent le laisser entendre les déclarations ce matin du président de l'Assemblée nationale, d'une seule et unique option : face au FN et à l'UMP, arracher la qualification de son candidat pour le second tour de la prochaine présidentielle avec un appel « à l'unité » après avoir laminé le pays et la gauche avec cinq années de renoncements et de promesses trahies ?" D'après les discussions que j'entends dans le train en rentrant du travail il y a de quoi frémir car les gens sont conscients de ce scénario et ne vont pas choisir entre un PS ou l'UMP qui de toutes façons ne répondrons pas à leurs aspirations et le FN qui en aucun cas ne répondra mieux à leurs attentes mais provoquera nécessairement une révolution du peuple tant leur programme est exécrable.Bonjour les dégâts d'un tel scénario?

    Par gilles21, le 19 October 2014 à 16:52.

  • A Marseille, j'ai eu comme

    A Marseille, j'ai eu comme l'impression qu'on a laissé le candidat aux municipales se débrouillé tout seul. Le Front de gauche et le PCF n'ont pas pris l'importance du danger que pouvait représenter le FN dans le 7e secteur.

    Par fanc'h, le 07 juillet 2014 à 21:03.

  • VIVE LE COMMUNISME

    Or, en quoi consiste l'aliénation du travail ?

    D'abord, dans le fait que le travail est extérieur à l'ouvrier, c'est-à-dire qu'il n'appartient pas à son essence, que donc, dans son travail, celui-ci ne s'affirme pas mais se nie, ne se sent pas à l'aise, mais malheureux, ne déploie pas une libre activité physique et intellectuelle, mais mortifie son corps et ruine son esprit.

    En conséquence, l'ouvrier n'a le sentiment d'être auprès de lui-même qu'en dehors du travail et, dans le travail, il se sent en dehors de soi.

    Il est comme chez lui. quand il ne travaille pas et, quand il travaille, il ne se sent pas chez lui.

    Son travail n'est donc pas volontaire, mais contraint, c'est du travail forcé.

    Il n'est donc pas la satisfaction d'un besoin, mais seulement un moyen de satisfaire des besoins en dehors du travail.

    Le caractère étranger du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu'il n'existe pas de contrainte physique ou autre, le travail est fui comme la peste. Le travail extérieur, le travail dans lequel l'homme s'aliène, est un travail de sacrifice de soi, de mortification.

    Enfin, le caractère extérieur à l'ouvrier du travail apparaît dans le fait qu'il n'est pas son bien propre, mais celui d'un autre, qu'il ne lui appartient pas, que dans le travail l'ouvrier ne s'appartient pas lui-même, mais appartient à un autre.

    De même que, dans la religion, l'activité propre de l'imagination humaine, du cerveau humain et du coeur humain, agit sur l'individu indépendamment de lui, c'est-à-dire comme une activité étrangère divine ou diabolique, de même l'activité de l'ouvrier n'est pas son activité propre. Elle appartient à un autre, elle est la perte de soi-même.

    On en vient donc à ce résultat que l'homme (l'ouvrier) ne se sent plus librement actif que dans ses fonctions animales, manger, boire et procréer, tout au plus encore dans l'habitation, qu'animal. Le bestial devient l'humain et l'humain devient le bestial.

    Manger, boire et procréer, etc., sont certes aussi des fonctions authentiquement humaines.

    Mais, séparées abstraitement du reste du champ des activités humaines et devenues ainsi la fin dernière et unique, elles sont bestiales.

    Nous avons considéré l'acte d'aliénation de l'activité humaine pratique, le travail, sous deux aspects : Premièrement, le rapport de l'ouvrier au produit du travail en tant qu'objet étranger et ayant barre sur lui.

    Ce rapport est en même temps le rapport au monde extérieur sensible, aux objets de la nature, monde qui s'oppose à lui d'une manière étrangère et hostile.

    Deuxièmement, le rapport du travail à l'acte de production à l'intérieur du travail.

    Ce rapport est le rapport de l'ouvrier à sa propre activité en tant qu'activité étrangère qui ne lui appartient pas, c'est l'activité qui est passivité, la force qui est impuissance, la procréation qui est castration, l'énergie physique et intellectuelle propre de l'ouvrier, sa vie personnelle - car qu'est-ce que la vie sinon l'activité - qui est activité dirigée contre lui-même, indépendante de lui, ne lui appartenant pas. L'aliénation de soi comme, plus haut, l'aliénation de la chose.

    Or, nous avons encore à tirer des deux précédentes, une troisième détermination du travail aliéné.

    L'homme est un être générique.

    Non seulement parce que, sur le plan pratique et théorique, il fait du genre, tant du sien propre que de celui des autres choses, son objet, mais encore - et ceci n'est qu'une autre façon d'exprimer la même chose - parce qu'il se comporte vis-à-vis de lui-même comme vis-à-vis du genre actuel vivant, parce qu'il se comporte vis-à-vis de lui-même comme vis-à-vis d'un être universel, donc libre.

    La vie générique tant chez l'homme que chez l'animal consiste d'abord, au point de vue physique, dans le fait -que l'homme (comme l'animal) vit de la nature non-organique, et plus l'homme est universel par rapport à l'animal, plus est universel le champ de la nature non-organique dont il vit.

    De même que les plantes, les animaux, les pierres, l'air, la lumière, etc., constituent du point de vue théorique une partie de la conscience humaine, soit en tant qu'objets des sciences de la nature, soit en tant qu'objets de l'art - qu'ils constituent sa nature intellectuelle non-organique, qu'ils sont des moyens de subsistance intellectuelle que l'homme doit d'abord apprêter pour en jouir et les digérer - de même ils constituent aussi au point de vue pratique une partie de la vie humaine et de l'activité humaine.

    Physiquement, l'homme ne vit que de ces produits naturels, qu'ils apparaissent sous forme de nourriture, de chauffage, de vêtements, d'habitation, etc.

    L'universalité de l'homme apparaît en pratique précisément dans l'universalité qui fait de la nature entière son corps non-organique, aussi bien dans la mesure où, premièrement, elle est un moyen de subsistance immédiat que dans celle où, [deuxièmement], elle est la matière, l'objet et l'outil de son activité vitale.

    La nature, c'est-à-dire la nature qui n'est pas elle-même le corps humain, est le corps non-organique de l'homme.

    L'homme vit de la nature signifie : la nature est son corps avec lequel il doit maintenir un processus constant pour ne pas mourir.

    Dire que la vie physique et intellectuelle de l'homme est indissolublement liée à la nature ne signifie pas autre chose sinon que la nature est indissolublement liée avec elle-même, car l'homme est une partie de la nature.

    Tandis que le travail aliéné rend étrangers à l'homme 1º la nature, 2º lui-même, sa propre fonction active, son activité vitale, il rend étranger à l'homme le genre : il fait pour lui de la vie générique le moyen de la vie individuelle.

    Premièrement, il rend étrangères la vie générique et la vie individuelle, et deuxièmement il fait de cette dernière, réduite à l'abstraction, le but de la première, qui est également prise sous sa forme abstraite et aliénée.

    Car, premièrement, le travail, l'activité vitale, la vie productive n'apparaissent eux-mêmes à l'homme que comme un moyen de satisfaire un besoin, le besoin de conservation de l'existence physique.

    Mais la vie productive est la vie générique. C'est la vie engendrant la vie.

    Le mode d'activité vitale renferme tout le caractère d'une espèce, son caractère générique, et l'activité libre, consciente, est le caractère générique de l'homme. La vie elle-même n'apparaît que comme moyen de subsistance.

    L'animal s'identifie directement avec son activité vitale. Il ne se distingue pas d'elle.

    Il est cette activité.

    L'homme fait de son activité vitale elle-même l'objet de sa volonté et de sa conscience.

    Il a une activité vitale consciente.

    Ce n'est pas une détermination avec laquelle il se confond directement.

    L'activité vitale consciente distingue directement l'homme de l'activité vitale de l'animal.

    C'est précisément par là, et par là seulement, qu'il est un être générique.

    Ou bien il est seulement un être conscient, autrement dit sa vie propre est pour lui un objet, précisément parce qu'il est un être générique.

    C'est pour cela seulement que son activité est activité libre.

    Le travail aliéné renverse le rapport de telle façon que l'homme, du fait qu'il est un être conscient, ne fait précisément de son activité vitale, de son essence qu'un moyen de son existence.

    Par la production pratique d'un monde objectif, l'élaboration de la nature non-organique, l'homme fait ses preuves en tant qu'être générique conscient, c'est-à-dire en tant qu'être qui se comporte à l'égard du genre comme à l'égard de sa propre essence, ou à l'égard de soi, comme être générique. Certes, l'animal aussi produit. Il se construit un nid, des habitations, comme l'abeille, le castor, la fourmi, etc.

    Mais il produit seulement ce dont il a immédiatement besoin pour lui ou pour son petit ; il produit d'une façon unilatérale, tandis que l'homme produit d'une façon universelle ; il ne produit que sous l'empire du besoin physique immédiat, tandis que l'homme produit même libéré du besoin physique et ne produit vraiment que lorsqu'il en est libéré; l'animal ne se produit que lui-même, tandis que l'homme reproduit toute la nature ; le produit de l'animal fait directement partie de son corps physique, tandis que l'homme affronte librement son produit.

    L'animal ne façonne qu'à la mesure et selon les besoins de l'espèce à laquelle il appartient, tandis que l'homme sait produire à la mesure de toute espèce et sait appliquer partout à l'objet sa nature inhérente; l'homme façonne donc aussi d'après les lois de la beauté.

    C'est précisément dans le fait d'élaborer le monde objectif que l'homme commence donc à faire réellement ses preuves d'être générique.

    Cette production est sa vie générique active.

    Grâce à cette production, la nature apparaît comme son oeuvre et sa réalité. L'objet du travail est donc l'objectivation de la vie générique de l'homme : car celui-ci ne se double pas lui-même d'une façon seulement intellectuelle, comme c'est le cas dans la conscience, mais activement, réellement, et il se contemple donc lui-même dans un monde qu'il a créé.

    Donc, tandis que le travail aliéné arrache à l'homme l'objet de sa production, il lui arrache sa vie générique, sa véritable objectivité générique, et il transforme l'avantage que l'homme a sur l'animal en ce désavantage que son corps non-organique, la nature, lui est dérobé.

    Par Karl Marx, le 29 juin 2014 à 20:45.

  • je pense que la gauche non

    je pense que la gauche non gouvernementale se doit de se rassembler autour d'un projet d'urgence sociale et écologiste,je pense au P-G,EELV,le NPA si il se décide à s'investir dans les institutions(c'est une question de survie pour lui)parti politique,syndicats,associations,cela commence par la semaine d'action à l'appel des organisations syndicales du 23 au 27 juin avec un temps fort le 26 juin.tous dans la lutte

    Par hourquet, le 16 juin 2014 à 13:49.