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Sommet climat ONU : pour de grandes politiques publiques

C’est aujourd’hui que se tient, à l’initiative du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, à New York, le sommet sur le climat auquel tous les chefs d’Etats membres sont appelés à participer pour donner un nouvel élan à la lutte contre les changements climatiques.
 
Sont également conviés à se joindre les représentants du monde la finance, de la société civile
ainsi que des représentants locaux issus de secteurs public et privé.

Chacun-e est appelé-e à formuler des  solutions  pour  inciter à l’action  et des mesures audacieuses visant à réduire les émissions, à renforcer la résistance aux changements climatiques et à mobiliser les volontés politiques en vue de parvenir à un accord juridique significatif en 2015 à Paris.
 
Cette nouvelle initiative est importante pour contribuer à surmonter l’inaction climatique des chefs d’Etat alors que les conclusions du 5ème rapport du GIEC confirment l’activité humaine comme principal vecteur des changements climatiques que nous constatons déjà à l’heure actuelle.
 
Rien n’est plus urgent que de se concerter et d’agir pour limiter le réchauffement de la planète à 2°C en 2100.
 
La prise de conscience citoyenne grandit comme on l’a vu ce 21 septembre partout dans le monde avec les marches pour le climat organisées par les ONG dans de grandes villes ou le développement de villages Alternatiba en France. De très nombreuses organisations syndicales multiplient les actions avec les salariés et les partis progressistes engagent des campagnes de mobilisation avec les populations pour préserver l’environnement. Nous devons travailler à la convergence de ces mouvements comme le propose la vice-ministre chargée des négociations sur le climat du Venezuela au travers du processus Social PreCOP en opposition au Business Precop ou bien encore au travers du Forum Alternatif organisé par le PGE en mai prochain, un nouvel espace politique ouvert à toutes les forces politiques de gauche, sociales et syndicales d'Europe..
 
Le PCF contribue à ce mouvement et compte bien amplifier son intervention.  
 
Ainsi, mardi 16 septembre, nous avons pris l’initiative d’une première rencontre internationale réunissant des partis politiques progressistes de tous les continents (Europe, Amérique Latine, Asie, Afrique) afin d’examiner ensemble le contenu et le calendrier d’une campagne citoyenne mondiale pour faire entendre la voix des peuples du monde lors de la COP 21 à Paris, en 2015. Les partis politiques progressistes sont décidés à prendre toute leur place dans le combat pour la préservation de la planète, du climat et de l’humanité. Ils sont, en lien avec les populations, des acteurs incontournables des choix de société à venir et d’une ambition : se débarrasser du libéralisme responsable de tant de gâchis et de la sur exploitation des ressources naturelles. Ils souhaitent travailler à dégager  une vision solidaire de ce que devrait être  une société « post-carbone » et agir concrètement pour dépasser l’égoïsme des pays riches qui veulent avant tout préserver leurs intérêts. 
 
C’est pourquoi nous voulons agir ensemble, avec nos populations, pour l’émergence d’une dynamique citoyenne internationale afin d’interpeller, sur le terrain politique, les chefs d’Etats des pays riches sur leur niveau d’engagements de réduction de leurs émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) et aussi pour créer les conditions d’une véritable solidarité internationale (financière et technologique) en direction des pays en développement en rien responsable de la situation actuelle.
 
Si le cadre onusien est adapté au débat mondial entre états, entreprises, ONG et associations d’élus  locaux  nous considérons que le monde de la finance et des assurances qui spéculent sur le climat, représentants assidus du capitalisme vert et promoteurs des Partenariats Publics Privés (PPP), n’y ont pas leur place. 
 
Le PCF demande d’ailleurs que les Conférences internationales de Lima et de Paris soient dégagées des contingences de sponsoring et de lobbying des grandes multinationales des industries fossiles et de la finance qui veulent peser sur le contenu des négociations et tirer de nouveaux  profits au service des intérêts de leurs firmes et surtout de leurs actionnaires.
 
Au contraire, il est indispensable que l’ONU crée les conditions du développement de grandes politiques publiques, dans chaque pays, mises en vie par des services publics de qualité dans de larges secteurs de la société (Energie, transports, logement, industrie, agriculture…).
 
Développer de larges politiques et services publics demande donc d’en finir avec la réduction de la dépense publique et les politiques d’austérité, de stopper leurs dérégulations et donc de combattre tous les accords de libre échange (dont le Grand Marché Transatlantique) qui veulent passer par-dessus les peuples pour détruire les services publics au profit des marchés. Il est déterminant d’engager les réformes fiscales qui permettent dans un même mouvement de lutter contre les inégalités sociales et environnementales partout dans le monde.
 
Les services publics dont les budgets doivent être accrus avec des fonctionnaires formés sont la meilleure garantie de la qualité de services rendus aux populations et de coopérations utiles au développement humain durable sur toute la planète en lien avec les aspirations au mieux vivre des peuples. 
 

Il y a actuellement 1 réactions

  • Climat

    Je ne peux m'empêcher d'exprimer ma stupéfaction après la lecture de l'article de ce lundi 8/9 '' Réchauffement : La France, ce pays où il fera moins bon vivre''. Voilà que l' Huma participe à la campagne de ''catastrophisme climatique'' ! J'aurais préféré lire, en titre, une déclaration faite par Paul Reiter ( Institut Pasteur ) : '' La grande arnaque du réchauffement climatique ''. Plus grave encore est le label ''scientifique'' délivré au GIEC ... alors que l'un-même de ses membres, Richard Tol (économiste néerlandais) dénonce : '' ... la nomination et la sélection des auteurs et des membres du bureau ... ne reposent pas sur la qualité académique ... mais plutôt sur la couleur politique '' ! Toutes ces déclarations sont tirées du livre écrit par Hacène Arezki ( géographe physicien à l' Université Paris-7) , à lire impérativement pour mieux comprendre ''les dessous économiques de la guerre climatique''. L'une des grandes questions soulevées par cet auteur est : ''Pourquoi le G7 crée-t-il le GIEC en novembre 1988... au lieu de faire appel au Conseil International des Unions Scientifiques auprès de l' ONU ?'' Un organisme très bien placé pour réunir les compétences scientifiques internationales sur un tel sujet ! C'est toujours Paul Reiter (qui participa à la création du GIEC) qui s'exprime en ces termes : '' En résumé, le traitement de cette question par le GIEC était plein d'inexactitudes, biaisé et scientifiquement inacceptable.''

    Par NAVETEUR Jean-Claude, le 03 October 2014 à 16:59.