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Le PCF salue et soutient « Science en marche »

Le sens de la Marche : pour de premières percées budgétaires !

La rentrée universitaire, la situation des établissements universitaires et des organismes publics de recherche sont catastrophiques: postes gelés ici, précarité tous azimuts là, emploi scientifique en berne, budgets des Établissements universitaires en déficit ou en passe de le devenir, étudiants aux prises avec des difficultés économiques sans nombre qui les entravent dans le succès de leurs études, tout légitime la levée en masse dont l’initiative « Science en marche » est l’une des manifestations. Le PCF salue et soutient cette Marche qui, par sa forme originale, entend attirer l’attention du pays tout entier sur les questions fondamentales de l’avenir national : aux licenciements massifs , aux délocalisations d’entreprises productives , à l’abandon de secteurs industriels vitaux et de services publics de proximité s’ajoute la mise en déshérence du système public de recherche et d’enseignement supérieur.

Toute une politique est en cause, diversement, secteur après secteur –une politique qui, comme le PCF ne cesse de le dire, conduit le pays dans le mur.

Au lieu de donner des gages permanents aux forces qui en France et dans l’Union Européenne exigent toujours davantage de sacrifices, davantage de coupes dans les dépenses publiques, le gouvernement devrait entendre le cri qui monte des laboratoires et du pays tout entier : on ne peut pas continuer comme ça !

Car ces choix n’ont rien de fatal ; la France a les moyens de mener une autre politique en s’en prenant aux coûts infligés par un capital insatiable. Ce n’est pas en gorgeant les entreprises d’aides publiques massives qu’on peut en sortir mais bien au contraire par des mesures qui s’en prennent à la charge financière imposée par les actionnaires et le système bancaire. . Un seul exemple suffit ici. Le Crédit d’Impôt Recherche va coûter au pays 6 milliards de ressources fiscales, c’est plus du double de la dotation budgétaire de l’État au CNRS. : Cette mesure constamment renforcée au cours du temps n’a jamais prouvé − au contraire ! − qu’elle incitait les grands groupes qui licencient à tour de bras comme Sanofi, à investir dans la recherche-développement.

Cette mesure est aujourd’hui le lieu d’un affrontement public sans précédent. Personne, y compris Mme Fioraso, ne peut échapper à sa remise en cause. Au demeurant, mise au pied du mur par une délégation du Comité National du CNRS, la ministre s’est trouvée acculée, dans une réponse pitoyable, à se réfugier derrière la solidarité gouvernementale et le fameux et thatchérien « TINA ».

  Mais si, il y a une politique alternative !

Il serait possible immédiatement de transférer vers les laboratoires et les établissements universitaires la moitié de cet engagement inefficace et pervers à l’usage ; cela ne dispense pas d’un plan d’urgence, mais apporterait au moins un ballon d’oxygène à la recherche publique. Aucun sophisme ne peut justifier le maintien en l’état de ce cadeau fiscal.

Quant aux PME et PMI innovantes, dernier refuge de ceux qui se cramponnent à l’indéfendable, il est notoire que ce dont elles ont un besoin vital est le desserrement du crédit bancaire et non un Crédit d’Impôt.

Pouvons- nous desserrer l’étau de l’austérité dès le prochain débat budgétaire ? Le PCF le pense ; ses parlementaires prennent déjà et prendront toutes les initiatives visant à réunir une majorité de gauche sur des mesures de salut public. Marie-George Buffet a reçu des représentants de la communauté scientifique et universitaire parmi lesquels une délégation du Comité National du CNRS, le 24/09, dans le but d’étudier les dispositions possibles. Mais il serait trompeur de laisser penser qu’il suffit qu’une proposition soit raisonnable pour qu’elle l’emporte.

Tout dépendra de la détermination du mouvement actuel à faire de cette question une dimension incontournable. À sa façon, Mme Fioraso ne dit pas autre chose. Prenons-la au mot !

C’est à quoi appelle le PCF.

Au delà de cet objectif, celles et ceux qui ne se résignent pas à l’enfoncement social, économique et culturel doivent débattre dès maintenant, sans a priori, de ce que devraient être les incontournables d’une politique de gauche. On peut compter sur les communistes pour tout mettre en œuvre dans ce but.

 

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    Par Michel Berdagué, le 08 octobre 2014 à 16:48.