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Non à la privatisation du MIN de Rungis !

C’est Le Figaro qui vendait la mèche, et Le Parisien qui le confirmait la semaine dernière. Le gouvernement envisagerait de revendre ses parts dans le capital de la SEMMARIS, la société qui gère le Marché d’Intérêt National (MIN) de Rungis, le premier marché de produits alimentaires frais du monde. Si elle se confirme, cette décision marque une nouvelle fois le manque criant de vision économique de la part de ceux qui prétendent « relever la France ».

Si ce projet voit le jour, la part détenue par les collectivités publiques (Etat, CG94 et ville de Paris actuellement) descendrait sous la barre des 50%, ce qui sonnerait la privatisation pure et simple de cet outil formidable qu’est le MIN de Rungis, par lequel transite chaque jour des tonnes de marchandises destinées à toute l’Ile-de-France, mais pas seulement puisque le marché joue un rôle clé dans les exportations agricoles françaises.

Quel serait le faible gain (estimé à 45 millions d’€) alors que cet équipement assure aujourd’hui la sécurité alimentaire par l’approvisionnement quotidien de millions de Français ? Un marché sur lequel travaillent des milliers de salariés, dans des centaines d’entreprises, assurant ainsi le développement de la filière agricole française, de tout un territoire, et plus généralement de la Région.

Qui d’autre que le service public pour assurer cette mission? Qui d’autre pour pérenniser l’emploi et l’activité ?

De plus, la société pressentie pour acquérir les parts de l’Etat ne serait autre qu’ALTAREA, société immobilière qui voit bien l’aubaine que représentent ces hectares facilement aménageables à seulement quelques kilomètres de Paris, tout proche de l’Aéroport d’Orly, niché dans un réseau de transport dense, qui se renforcera encore dans le futur avec l’arrivée du métro. Brader un fleuron économique, une institution, à la spéculation immobilière pour quelques euros, est-ce là l’avenir que le gouvernement nous réserve ?

Ensemble, salariés, producteurs et acteurs de la filière agricole et alimentaire exigeons :

- Le maintient des parts de l’Etat dans le capital de la SEMARIS à majorité public.

- Des investissements massifs afin de développer et de pérenniser le rôle et l’activité du MIN de Rungis sur son site, afin de développer l’emploi.

Si cela s’avérait nécessaire, les communistes Val-de-Marnais, élus locaux et militants, multiplierons les initiatives en ce sens dans les prochaines semaines, afin d’organiser la résistance et la riposte.

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