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Sciences en marche : "grand succès" (PCF)

La manifestation de la communauté scientifique et universitaire du 17 Octobre a été un grand succès pour ses organisateurs – Sciences en Marche et organisations syndicales de la recherche et de l’enseignement supérieur – et pour les travailleurs scientifiques. Cette manifestation dont l’ampleur – 8000 manifestants de toutes disciplines, de toutes les catégories et de tous les centres universitaires et des organismes de recherche – illustre la combativité nouvelle d’une communauté de travail particulièrement malmenée ces dernières années,

Le PCF qui l’a soutenue dès l’origine, se félicite de ce succès qui va porter loin et aura des suites.

Le gouvernement doit le savoir : la jeunesse scientifique du pays, celle qui, par son travail souvent obscur et plein d’abnégation, tient dans ses mains une part déterminante de l’avenir national, est maintenant, largement, debout.

Elle se lève pour en finir avec la précarité qui ronge les laboratoires, disloque l’esprit d’équipe, ruine la coopération scientifique, détruit les valeurs qui doivent fonder l’aventure scientifique.

Elle se lève pour que l’enseignement supérieur et la recherche ne soient pas réduits à une activité mercantilisée, qu’ils soient rétablis dans leurs missions fondamentales au lieu d’être étouffés par un asservissement sans cesse renforcé à la logique du court-termisme, celle du MEDEF qui inspire toute la politique gouvernementale.

Elle se lève pour en finir avec la sébile à laquelle la condamnent les dispositifs qui font suite à la politique Sarkozy - Pécresse renforcée et étendue : la recherche et l’enseignement supérieur doivent être assurés d’un financement public pérenne récurrent et réactualisé. Un plan d’urgence à hauteur de 20 Milliards d’euros sur une législature doit être mis en place.

Elle aura vu l’incroyable : des amendements minimaux à la loi de Finances visant à réguler l’indécence fiscale que constitue le Crédit d’Impôt Recherche, à limiter son montant et à en reprendre une part limitée pour le Service public, amendements travaillés avec des représentants de la communauté scientifique et universitaire et déposés par les parlementaires du Front de Gauche, ont été retoqués sans motif autre que le refuge derrière le fameux « pas d’alternative »  !

Elle aura vu une Secrétaire d’État campée sur ces certitudes pitoyables, une Ministre de l’Éducation absente, un Président de la République ailleurs.

Ella aura vu un groupe parlementaire majoritaire absent du débat.

De tout cela, elle va tirer des conclusions ; le PCF va tenter d'y contribuer.

Les luttes vont maintenant rebondir sur le vote du budget, la révision du traité de Lisbonne et les communistes en seront, en première ligne.

Mais la première de toutes les conclusions à tirer est la nécessité impérative de débattre avec toutes celles et ceux qui se montrent disponibles pour construire ensemble les incontournables d’une politique nouvelle, une politique de gauche dans laquelle se reconnaissent au premier chef les acteurs de ce secteur vital pour l’avenir et qui, en même temps, parle au pays tout entier. C’est là l’urgence, c’est là l’espérance. Le PCF, pour sa part, va s'y consacrer.

Il y a actuellement 2 réactions

  • Ivan a raison

    Oauais évidemment !!!! c'est ce que j'avais écrit ; mais "on " - pas ANNE - a trouvé que c'était "emphatique".........

    Par OLIVIER.GEBUHRER, le 24 October 2014 à 15:48.

  • Tenter ?

    Pourquoi "tenter" d'y contribuer ? Il va y contribuer bien sûr...

    Par Ivan, le 24 October 2014 à 14:32.