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Burkina Faso : « Non au pouvoir à vie » (PCF)

Après 27 ans de règne, le président du Burkina Faso tente par tous les moyens de se maintenir au pouvoir. Blaise Compaoré veut modifier l'article 37 de la constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels, pour se représenter en 2015.

Les Burkinabés s'opposent massivement à ce tripatouillage constitutionnel. Ils se sont mobilisés par centaines de milliers pour dire « Non au pouvoir à vie ». Ils craignent le maintien d'un régime à bout de souffle, contesté jusque dans ses propres rangs, dont le bilan est connu.

 

Le Burkina Faso possède un Indice de développement humain parmi les plus bas de la planète. Classé par l'ONU 181ème parmi 187 pays, il accumule des retards considérables liés à des choix politiques, à un modèle de développement fortement inégalitaire. Le pays est considéré par le FMI comme un « bon élève » car il connaît une croissance économique qui ne se traduit pas par un développement endogène. Le levier de la corruption favorise une accumulation de richesses à un pôle restreint de la société, quand la grande majorité de la population est cantonnée dans la pauvreté.

 

Alors qu'une alternance est possible, le coup de force institutionnel risque de déstabiliser le pays. Cela risque aussi de perpétuer une situation où Compaoré, en complicité avec les différents pouvoirs français, joue un rôle de pompier-pyromane dans la sous-région. Arrivé au pouvoir par un coup d’État au cours duquel Thomas Sankara a été assassiné, Compaoré a été épinglé à de multiples reprises par les Nations Unies et de nombreuses ONG : il est accusé de trafics de diamants, trafics d'armes avec la sinistre Unita en Angola, avec les rebelles de Sierra Léone et le dictateur libérien Charles Taylor, sans oublier le rôle déstabilisateur joué en Côté d'Ivoire.

 

Ces dernières années, les tripatouillages constitutionnels se multiplient sur le continent Africain avec des complicités occidentales : Algérie, Angola, Djibouti, Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad, Togo, Ouganda. Il est temps que cette liste s'arrête. L’aboutissement d’un véritable processus démocratique au Burkina Faso en est d'autant plus essentiel. La grave crise qui menace doit amener le gouvernement de la France à changer de politique et à ne pas se contenter de vagues déclarations face à la forfaiture que prépare le pouvoir de Blaise Compaoré à rebours de l'histoire.

 

Le PCF appelle à manifester devant l'Ambassade du Burkina, 159 Bld Haussmann Jeudi 30 octobre à 18H00.

Il y a actuellement 1 réactions

  • Manifestation

    Non pas de soucis, le collectif Burkinabé fait une conférence de presse à 16 h 30 et sera sur place, pour la manif rdv pour les parisiens à partir de 17h30 / 18h00 devant l'ambassade du Burkina

    Par antoine ouedraogo, le 29 October 2014 à 16:46.