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La science, bien commun de l’Humanité

On savait depuis la fameuse et lamentable déclaration de Mme Fleur Pellerin que la France n’avait plus de politique culturelle mais une politique des « produits culturels ». Les déclarations de la Ministre des « produits culturels » n’étaient pas un écart de langage malencontreux, mais l’annonce d’une marche forcée à la marchandisation.

L’Enseignement Supérieur n’est pas en reste ; la dotation des établissements universitaires est amputée pour 2015 de 400 millions d’euros, sauf amendements de la Loi de Finances à l’Assemblée Nationale, à laquelle les parlementaires du Front de Gauche s’emploieront.

Cette amputation scandaleuse doit tout à des orientations politiques qui osent se présenter comme « une mise en ordre des finances publiques ». 

En pleine politique d'austérité le gouvernement consent à une société d’éditions scientifiques  un contrat de 172 millions d’euros, qui met en péril la liberté d'accès des chercheurs à leurs publications. A titre de comparaison, il faut savoir que les Pays –Bas s’y sont refusés !

Les publications scientifiques doivent être d’accès libre, inaliénable et gratuit. Les sociétés éditrices doivent être mises au pas, leurs profits vertigineux (30 à 40%) fortement taxés en France et dans l’Union Européenne.

Ce n’est pas tout : alors qu’un amendement, des plus symboliques, est en discussion à la Commission des finances pour raboter le Crédit d’Impôt Recherche (CIR) de 500 millions d’euros ( 8% du montant global ) et en verser le montant au budget de l’Enseignement Supérieur , Manuel Valls vient de déclarer que le CIR était « intouchable ».C’est dit ! ... et c’est fait : en dépit de l’évidence de l’indécence fiscale d’un tel dispositif, pas touche au CIR !

Coupé des forces qui l’ont porté au pouvoir, en difficultés avec sa majorité parlementaire qu’il caporalise, provoquant une crise politique sans précédent dans le principal parti de la majorité parlementaire, vautré dans les dogmes du libéralisme le plus échevelé, ce gouvernement doit passer la main ! 

La dissolution n’est en rien nécessaire : un processus permettant à une majorité nouvelle de se constituer à l’Assemblée Nationale  peut et doit, sans attendre, voir le jour pour mettre en œuvre une autre politique. Avec le même argent, on peut déjà faire tout autrement.

Ce processus appellerait toutes les forces qui ont porté l’actuel Président de la République au pouvoir à construire ensemble les incontournables d’une politique de gauche pour demain. L’initiative changerait de camp ; l’extrême droite alliée à la droite serait battue avant la bataille.

 Il est temps que les forces qui, à gauche et chez les écologistes, contestent la politique actuelle mettent en accord leurs propos et leurs actes. 

Les communistes appellent partout à démultiplier les initiatives pour enrayer les mauvais coups d’un pouvoir qui s’est délégitimé, et créer dès à présent les conditions d’une majorité de gauche nouvelle seule capable de commencer à redresser le pays et à donner un autre visage à la culture et à la politique scientifique de la France.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 21 novembre 2014.

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