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Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent
 
 
 

« Il faut que les gens retrouvent le chemin de leur force collective » - Pierre Laurent

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, poursuit son tour de France afin de renouer le dialogue politique concret que les Français attendent au-delà du ballet médiatique, et espère construire, avec toute les forces disponibles, l’union des gauches progressistes.

Seine-Maritime, envoyé spécial. Tour de France, étape numéro deux. Pierre Laurent était en Normandie du 11 au 13 février, dans le cadre de sa tournée dans les treize futures grande régions. De Rouen au Tréport, en passant par Le Havre, le secrétaire national du PCF a sillonné une France dans laquelle « la République se délite et l’État s’automutile », selon les mots de nombreux citoyens rencontrés. « Si j’ai décidé de faire ce tour pendant six mois, c’est parce que je ne supporte plus l’hypocrisie du ballet médiatique et la désinvolture des ministres. Nous sommes très loin, en France, d’avoir le grand débat démocratique que nos citoyens méritent. Je cherche à renouer le dialogue avec les gens et je sens une grande satisfaction de leur part devant ce projet de fond. Je sens aussi leur très grande colère devant le sentiment de ne plus être traités comme des citoyens à part entière par le gouvernement », indique-t-il.

Le résultat des trois jours, après les rencontres de la première étape en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en janvier, confirme un désespoir et une urgence sociale qui touchent toutes les strates de la société : éducation, santé, travail, vivre-ensemble, culture, environnement, pouvoir d’achat, démocratie… Partout, les Français croisés dans les usines, les salles polyvalentes ou sur les marchés appellent très majoritairement à « une reconquête du pouvoir public » et à la fin d’une « technocratie aveugle ». Certains en viennent à douter de tout : « Côté politique, là je commence à partir ! » lance un jeune ouvrier de l’usine papetière de Chapelle-Darblay, dans la ville de Grand-Couronne. Sa voix tremble d’émotion et de détresse contenue : « Je suis perdu. Il faut faire vos preuves. À part mes responsables syndicaux, je ne fais plus confiance à personne », ajoute-t-il.

Besoin de maintenir et développer les politiques de solidarité...

C’est que cette usine se noie en plein cauchemar, dont la violence n’a d’égale que l’absurdité : « Elle est rentable et fait des bénéfices. Le site est 100 % écologique. C’est un des fleurons de l’industrie papetière française. Mais 196 salariés (sur 366 – NDLR) vont être licenciés parce que le groupe finlandais UPM veut augmenter ses profits. L’État ne dit rien. [ ... ]

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