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L’hôpital public va mal, le docteur Valls a un remède : la saignée

Le gouvernement a programmé 3 milliards de saignée budgétaire pour l’hôpital public et les réalités associées à ce plan d'économies apparaissent au grand jour. Elles font froid dans le dos quand on connaît la situation dans les hôpitaux. Une note interne au ministère de la Santé estime à 800 millions la baisse dans la masse salariale. Cela veut donc dire 22000 emplois en moins par an sur les trois prochaines années sauf pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui pense contre toute logique qu'on peut diminuer la masse salariale sans supprimer d'emplois.

Alors que l’hôpital public va mal, que les usagers et les personnels sont confrontés à une dégradation insupportable des soins, que la gestion comptable des dépenses de santé à l’œuvre au cours des dernières années est un véritable recul de société, le docteur Valls met dans la seringue une vingtaine d'emplois en moins par établissement de santé chacune des trois prochaines années. Cette véritable saignée est inacceptable. C'est la direction opposée qu'il faut prendre.

L'hôpital public, fleuron du système de soin français, est en crise. La pénurie de personnels soignants et non soignants, ainsi que la restriction des missions ont considérablement dégradé les conditions du services rendu à la population.  Politiques de restriction des missions et des moyens, mise en compétition des services, des hôpitaux, réduction du nombre de soignants formés sont des mesures que la droite a orchestrées pendant des années et qui, aujourd'hui, se poursuivent. Une réponse de gauche est urgente. Comment ? Avec l'arrêt des fermetures d'activités et de services, un moratoire sur la mise en œuvre de la loi HPST, un plan de formation ambitieux  de professionnel-le-s médicaux et non médicaux sur la durée, la mise en place d'un système de financement qui mette fin à la T2A, aux enveloppes fermées. Avec la prise en charge de l'investissement immobilier par l'Etat et l'effacement de la dette des hôpitaux publics. Sans oublier l'indispensable démocratisation du fonctionnement des établissements de santé et de l'organisation de la santé avec la suppression des ARS.

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