Accueil
 
 
 
 

Santé : une loi qui obéit au MEDEF au détriment des besoins publics

Demain, l'Assemblée nationale votera sur le projet de loi sur la santé dont le débat s'est achevé samedi. Le changement de titre n'y changera rien, cette loi n'a de moderne que le nom. Les rares annonces sur le volet santé publique ne suffisent pas à caractériser positivement ce projet de loi.

S'il faut de saluer une mesure positive concernant l’interruption volontaire de grossesse, force est de constater que rien n'existe pour empêcher les fermetures des centres pratiquant les IVG. Si le PCF est favorable à la généralisation du tiers-payant, celui-ci, « à la carte », camoufle l'offensive des complémentaires privées.

Le renforcement des agences régionales de santé et en particulier le rôle de directeurs généraux ; l'accélération de la concentration du service public hospitalier avec les groupements hospitaliers de territoire ; la remise en cause de la psychiatrie de secteur à la française ; l'absence de reconnaissance des professionnel-le-s ; le silence sur les coupes budgétaires et du personnel en lien avec le plan Valls de diminution des dépenses publiques... Tout ceci est la marque d'un désintérêt profond pour la santé des populations.

Ce projet de loi met en œuvre la privatisation tout azimut et la poursuite du développement des inégalités face à l’accès à la santé. Il obéit aux exigences du Medef au lieu de répondre aux besoins de santé.

 

Le PCF demande une vraie loi cadre de santé publique, avec le développement du service public de l’ambulatoire à l’hospitalisation très spécialisée, une reconquête de la sécurité sociale, la création d'emplois qualifiés pour répondre aux besoins de la population sur tout le territoire national.

Il y a actuellement 0 réactions

Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires.