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Revue marxiste d'économie du PCF

 
 
 

Areva : « Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement » (PCF)

Après Alstom et Alcatel, c'est un autre fleuron industriel Areva qui est gravement attaqué. La direction annonce vouloir réduire ses frais de personnels de 15 %, en France d'ici 2017, soit plusieurs milliers de suppressions d'emplois.

Le groupe rencontre de graves problèmes de gestion. Il a réalisé, en 2014, une perte nette de 4,8 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 8,3 milliards, alors que le carnet de commandes d'Areva représente plus de 46 milliards d'euros. Comment une telle dérive est-elle possible ? Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement.

 

Nous avons besoin pour réussir la transition énergétique décarbonnée, et relever le défi du réchauffement climatique d'une filière électro-nucléaire plus performante qui retrouve progressivement son caractère 100 % public.

Les salariés du groupe peuvent compter sur la détermination du PCF et de ses élus pour ne pas laisser faire la destruction d’un des leaders mondiaux de la filière énergétique.

Il est grand temps et plus que nécessaire que l’Etat assume son rôle d’actionnaire principal. Il a la responsabilité de garder la cohérence du groupe nucléaire et de sauvegarder les savoirs faire industriels. Il nous semble important de prendre le temps sur ce dossier. Il y a nécessité et urgence de réunir l’ensemble des acteurs pour étudier les propositions avancées ici ou là, en élaborer d’autres sans en évacuer aucune y compris celle d’une capitalisation du groupe AREVA à hauteur de ses besoins. Dans un seul objectif principal : éviter toute casse sociale et industrielle.

Plus globalement, il est urgent de prendre le chemin d’un nouvel essor de l’industrie créateur de milliers d’emplois couplé à un immense effort de formation et de recherche. Ce sont des conditions essentielles pour redonner espoir à notre peuple en ouvrant des perspectives de développement renouvelé.

Aucun des problèmes économiques et sociaux structurels (financement des retraites et de l’assurance maladie, besoin de financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat des actifs comme des retraités) ne peut être résolu sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi.

D’une façon générale, il est plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe afin de réorienter une politique vers des logiques de long terme et de maîtrise publique à l’opposé des logiques financières à court terme. C’est ce qu’ont proposé entre autres, les parlementaires communistes dans le cadre du débat de la loi transition énergétique.

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