Élections européennes, retrouvez notre campagne europedesgens.fr

International Publié le 15/05/2019 par PCF

71 ans de déni du droit international

Aujourd’hui, le 15 mai, les Palestiniens commémorent la Naqba, la «catastrophe»: il y a soixante et onze ans, le lendemain de la déclaration unilatérale d’indépendance d’Israël, les Palestiniens étaient expulsés de leurs villages, de leurs maisons, 800 000 devenaient des réfugiés et des exilés. Environ 500 de leurs villes et villages ont été détruits et 700 sont passés sous contrôle israélien, 17 000 km² de terres leur ont été confisqués. Des massacres qui ont coûté la vie à 15 000 d’entre eux ont été perpétrés par la toute nouvelle armée israélienne.

Un an après, le 11 mai 1949, l’État d’Israël est reconnu par l’Organisation des Nations unies, alors qu’il a fallu attendre 2012 pour que l’État de Palestine obtienne le statut d’ «État non-membre» de l’Assemblée générale de l’ONU.

Avec la loi «État-nation», adoptée en juillet 2018, Israël avait déjà démontré qu’il avait renoncé à afficher une volonté de paix puisqu’il institutionnalisait un État d’apartheid qui existait déjà de fait : l’hébreu devient la seule langue officielle, Jérusalem, même Jérusalem-Est, devient la capitale d’Israël, le développement des colonies juives est présenté comme d’intérêt national et doit être encouragé mais surtout ce texte définit Israël comme étant «l’État national du peuple juif où est appliqué son droit naturel, culturel, religieux et historique ainsi que son droit à l’autodétermination», faisant ainsi de 20% des citoyens d’Israël des sous- citoyens. Les progressistes israéliens, parmi lesquels le Parti communiste israélien, condamnent cette loi.

Après les élections israéliennes du 9 avril dernier, Benyamin Netanyahou doit présenter le nouveau gouvernement. Il a déjà promis l’annexion pure et simple de toutes les colonies en Cisjordanie occupée et l’accaparement de la zone C.

"L’impunité dont jouit Israël auprès de la communauté internationale doit cesser"

Depuis le 2 mai, des raids israéliens sur la bande de Gaza ont été ordonnés par Benyamin Netanyahou, «ces frappes massives» étant présentées comme des représailles aux tirs de roquette venant de Gaza. L’Union européenne a rappelé que «seule une solution politique peut mettre un terme à la violence». Cette violence a fait entre le 2 et le 6 mai 4 victimes civiles israéliennes ainsi qu’au moins 23 morts et plus de 150 blessés du côté palestinien. La France a condamné les tirs de roquette palestiniens mais n’a fait aucune référence au blocus de Gaza qui conduit toute une population au désespoir.

Le soutien irresponsable du gouvernement Trump bafouant, une fois de plus, le droit international conforte Israël dans sa course mortifère. L’impunité dont jouit Israël auprès de la communauté internationale doit cesser. L’Europe et particulièrement la France doivent s’engager fortement et nettement pour que les Palestiniens puissent accéder à leur droit à l’autodétermination et que les droits humains soient respectés.

Il est temps que le président de la République française reconnaisse l’État de Palestine et exige des sanctions contre un gouvernement qui se met hors la loi. Sans attendre, le gouvernement français doit mettre fin à la coopération militaire avec Israël.

Il faut envoyer au Parlement européen un maximum d’élus qui soutiendront la lutte pour les droits du peuple palestinien. Les candidats de la liste «Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent», conduite par Ian Brossat, s’engageront en faveur de la mise en place de mesures excluant les colonies et les entreprises participant à la colonisation de toute relation entre l’Union européenne et Israël, notamment en demandant la suspension de l’accord UE-Israël, tant qu’Israël ne respectera pas les résolutions des Nations unies. Ian Brossat a déclaré: «Mon engagement durant ce mandat s’inscrira comme la continuation du travail mené par les députées et députés issus de notre famille politique – Patrick Le Hyaric, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu et, plus avant encore, Francis Wurtz.»

Mathilde Caroly
membre de la commission des relations internationales du PCF
responsable du Collectif pour une paix juste et durable
entre Palestiniens et Israéliens du PCF

Notre site utilise des cookies qui nous permettent d'améliorer votre navigation et de réaliser des statistiques de visites. En utilisant www.pcf.fr, vous acceptez l'utilisation de ces cookies. En savoir plus